09/12/2012
La marche des jeunes pour la droits de l'homme
C’est après midi devant la poste Mont-Blanc une cinquantaine de jeunes et ses famille se sont ressemblées à l’occasion de la journée international des droits de l’homme qui rends hommage au 10 décembre 1948, la date ou la Déclaration universelle des droits de l’homme a été signé.
Le groupe a marché jusqu’a la place neuve et on lâchait des ballons pour cette hommage, la marche à été organisé par L'Association Internationale des Jeunes pour les Droits de l'Homme (Youth for Human Rights International)



























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16/10/2012
Les prisonniers politiques kurdes en grève de la faim illimitée

De Diyarbakir à Izmir, des centaines de prisonniers politiques kurdes observent depuis le 12 septembre une grève de la faim dans une quarantaine de prisons pour la libération du chef du PKK Abdullah Ocalan et contre la répression.
Le 14 octobre, plus de 400 prisonniers et prisonnières politiques kurdes étaient en grève de la faim illimitée. Des milliers d’autres prisonniers du PKK sont entrés en grève de la faim à partir du 15 octobre dans toutes les prisons, a déclaré Deniz Kaya, porte-parole des prisonniers politiques du PKK.
Le nombre des prisonniers du PKK est estimé à 8 mille personnes, sans compter des milliers d’autres accusés de liens avec le PKK dont des élus, journalistes, intellectuels, étudiants, avocats, syndicalistes, défenseurs des droits de l’humain et des enfants.
Les grévistes parmi lesquels figurent des femmes âgées et des journalistes réclament la libération d’Ocalan, emprisonné sur l’Ile d’Imrali, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis 27 juillet 2011 et la suppression complète des restrictions de l'usage de la langue kurde dans tous les domaines.
Les prisonniers torturés et menacés
Refusant de répondre aux revendications des prisonniers comme si rien ne s’était passé, les autorités ont recours à la torture, à l’isolation et aux menaces pour intimider les prisonniers, selon le communiqué. « Si les autorités entendent faire reculer les prisonniers, en les jetant dans des cellules, en recourant à la torture et aux menaces, cela veut dire qu’elles nous connaissent pas encore (…) Nous sommes prêts à payer le prix fort, à affronter la torture, la répression et l’isolation. Faites tout ce qui est en votre pouvoir. »
« Arrêtez de torturez nos camarades ! Si un de nos camarades tombe en martyre suite à ces traitements, on entrera dans une période où personne ne sera en sécurité, notamment les décideurs et les exécuteurs de tortures » ont averti les prisonniers.
Les familles des prisonniers ont également annoncé qu’elles entameront une grève de la faim illimitée à partir du 16 octobre pour soutenir les mêmes revendications.
Préoccupée par la dégradation de la santé des prisonniers, la Fédération des associations d'assistance juridique pour les familles de prisonniers politiques (Tuhad-Fed) a affirmé que le gouvernement AKP, parti islamo-conservateurs du premier ministre Recep Erdogan, sera tenu pour responsable de toutes les conséquences négative.
« Les revendications des prisonniers politiques sont les nôtres » a déclaré, de son côté, Selahattin Demirtas, le co-président du principal parti kurde BDP, lors du congrès de son parti le 14 octobre à Ankara.
Entre février et mars 2012, plus de 400 prisonniers politiques et des milliers de kurdes à travers le monde avaient observé une grève de la faim contre la répression et pour la libération d’Ocalan.
Campagne internationale pour Ocalan
En outre, une campagne de signature au niveau international a été lancée par l’initiative internationale « Freedom for Abdullah Öcalan and the political prisoners in Turkey ». Parmi les premiers signataires figurent notamment Abdelhak Kachouri, vice-président de la Région Ile de France en charge de la Citoyenneté, Ela Gandhi, petite-fille de Mohandas Karamchand Gandhi, le père de la nation indienne, Gery Adams, président du Sinn Féin, Leyla Zana, députée kurde et prix Sakharov, Immanuel Maurice Wallerstein, sociologue américain, Noam Chomsky, un linguiste et philosophe américain.
Maison Populaire de Genève
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22/08/2012
Des requérants au garage, malaise genevois
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20/08/2012
Vous avez dit « terroriste » ?
Une seule et courte vidéo peut-elle démentir tous les arguments de l’Etat turc et des pays occidentaux contre le PKK ? La guérilla kurde dresse chaque jour des barrages pour contrôle d’identité. Cette fois c’est différant. L’accusation de « terrorisme » et les mensonges officiels s’effondrent devant les yeux. La vidéo confirme la prise de contrôle par la guérilla depuis 23 juillet d’une vaste zone tout près de la ville de Semdinli.
Un accueil chaleureux
Les images tournées par des journalistes qui accompagnaient la délégation montrent l’accueil chaleureux de la foule. Des centaines de personnes descendues des véhicules crient des slogans en faveur du PKK et ils s’embrassent tour à tour, sous l’acclamation.
« Nous n’avons vu aucune force gouvernementale dans la région » a déclaré Gultan Kisanak, co-présidente du principal parti kurde BDP, affirmant que la délégation s'est arrêtée devant un point de contrôle de la guérilla sur la route du retour après avoir visité quelques villages.
Une vaste zone est sous contrôle du PKK depuis 23 juillet à Semdinli et depuis 4 aout à Cukurca, toujours dans la région de Hakkari. La guérilla a pris le contrôle d’une autre zone près de la ville de Hakkari, après avoir lancé le 16 aout un assaut d’envergure contre plusieurs postes des forces de l’ordre.
« Nous avons rencontré quatre guérilleros dont une femme sur la route du retour. Ils ont fait de la propagande pour leur cause » a dit de son côté Ertugrul Kurkcu, député du parti kurde BDP de Mersin.
« Selon un responsable local, sept de dix villages situés dans la zone sont vides » a-t-il ajouté, affirmant qu’un millier de villageois ont été forcé par l’armée de quitter leurs maisons.
Député libéré : Ils sont les enfants de ce pays
Quelques jours plutôt, un député avait été arrêté par la guérilla. Il s’agissait du député de parti kémaliste CHP, Huseyin Aygun, arrêté le 12 aout alors qu'il se trouvait dans sa circonscription de Dersim (Tunceli) avant d’être libéré le 14 aout.
Le député a été arrêté suite aux plaintes des habitants de Dersim, avait affirmé HPG, la branche armée du PKK, ajoutant ajouté que son arrestation était aussi pour but d’attirer l’attention sur les travaux de construction des barrages.
« Ils étaient élégants envers moi (…) ils m’ont demandé d’œuvrer plus pour la paix et de mener une politique indépendante. Aucune atteinte n’a été porté à ma vie » a déclaré le député d’origine kurde après sa libération. « Ces jeunes sont les enfants de ce pays. Ils ont dit qu’ils voulaient donner un message de la paix » a-t-il ajouté.
Le 15 aout, les femmes combattantes du PKK ont annoncé avoir “placé en garde à vue” un soldat de l’armée turque lors d’un contrôle d’identité entre les villes de Van et de Sirnak. Au moins 81 personnes dont des militaires, des gardians de village, des entrepreneurs, un maire AKP ont été arrêtés par la guérilla entre 1er mai et 13 aout 2012. La plupart ont été libérés après avoir été interrogés par le mouvement qui affirme respecter la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre, dont il fait partie.
PKK dénonce la déclaration de l’ambassadeur américain
Refusant de voir la réalité du PKK au sein du peuple kurde et de négocier pour une solution politique et pacifique, l’Etat turc et l’Occident continuent d’accuser ce mouvement de « terrorisme », toute en soutenant les « insurgés syriens » accusés de crimes de guerre par l’ONU.
Malgré le silence face à la répression anti-kurde et le soutien total de l’Occident, notamment des États-Unis et de la France, à la Turquie, le mouvement kurde s’impose de plus en plus fort pour l’avenir du Moyen-Orient, en rendant insignifiant les frontière actuelles qui divisent le Kurdistan entre quatre pays.
Le PKK a dénoncé le 16 aout la déclaration de Franchis Ricciardione, l’ambassadeur américain en Turquie, qui a accusé l’organisation de coopérer le régime Assad. « L’ambassadeur américain doit présenter ses preuves ou nous affirmerons qu’il est un grand menteur et calomniateur » a déclaré le PKK, dans un communiqué.
Vendredi 15 aout, l’ambassadeur américain avait accusé le régime syrien d’avoir armé le PKK. « Le PKK est un mouvement de la liberté et de la démocratie » a ajouté le mouvement kurde, affirmant que la déclaration de Ricciardione fait partie des mensonges du régime AKP, dans le cadre d’une guerre psychologique contre le peuple kurde.
« Nous appelons toutes les forces internationales, notamment les États-Unis, à voir la cause du peuple kurde et à abandonner la politique qui sacrifie les kurdes pour les intérêts économiques et politiques » a dit l’organisation, appelant également les mouvements politiques kurdes et les milieux démocratiques à mener une lutte commune contre la campagne de diffamation et de désinformation véhiculée par le régime AKP.
http://www.actukurde.fr/actualites/313/vous-avez-dit-terr...
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10/08/2012
Plus de 550 enfants tués par les forces de l’ordre turques
Les enfants kurdes continuent d’être victimes de l’État turc. Plus de 550 enfants ont été tués par les forces de l’ordre en 24 ans, dont quatre entre le 4 et le 7 aout. Deux enfants touchés à la tête et deux autres victimes des explosifs militaires.
Le quotidien britannique "The Guardian" a publié dans son édition du 7 aout un article sur les enfants kurdes tués par les forces de l’ordre turques, prenant le cas du petit Mazlum.

Mazlum, touché à la tête
Mazlum Akay, un enfant kurde âgé de 11 ans, a succombé le 4 aout à ses blessures dans un hôpital d’Adana, après avoir été touché à la tête par une grenade de gaz lacrymogène tiré par un policier du régime AKP en Turquie, suite à une manifestation organisée le 29 juillet par un groupe de jeunes kurdes.
Mazlum a été le 501e enfant tué par les forces de sécurité turques depuis 1988, selon les organisations des droits de l'humain, cité par le quotidien britannique. Mais le nombre serait encore plus élevé.
Dans un rapport publié en juin 2012, l’association des droits de l’homme (IHD) affirmait que 552 enfants ont été tués par les forces de l’ordre au cours des 24 dernières années, dont au moins 171 depuis 2002, l’arrivé au pouvoir de l’AKP du premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Au moins 27 enfants kurdes ont été tués au cours de l’année 2011, ajoute de son coté l’association YAKAY-DER.
Le 5 aout à Adana où vit une importante communauté kurde, des milliers de personnes ont assisté aux funérailles de Mazlum, criant des slogans tels que « Erdogan assassin! », « PKK est le peuple et le peuple est là », « Kurdistan sera le tombeau du fascisme ».
Seray avait 8 ans…
Au lendemain des funérailles, Seray Yavuz, une petite fille kurde âgée de 8 ans, a été tuée par l’explosion d’un objet qu’elle avait trouvé, vraisemblablement une bombe non-explosée de l’armée turque. Le drame est survenu à Senyayla, dans la région de Mus.
Le 7 aout, c’était au tour de Fuat Sak, un jeune kurde âgé de 18 ans, originaire d’Uludere où 34 personnes dont 19 enfants avaient été massacrées fin décembre 2011 par l’aviation turque. Le jeune Fuat a été tué par l’explosion d’un obus de mortier non-explosé qu’il avait trouvé dans le village de Yekmal, sur la frontière avec l’Irak. L’armée turque bombarde intensivement la région depuis plusieurs semaines.
Veysi a été tué et enterré secrètement

Le même jour à 5 heures du matin, l’État turc commet un autre crime, dans le village de Toprakseven à Caldiran, dans la région de Van, sur la frontière avec l’Iran. L’enfant kurde Veysi Demir, âgé de 13 ans, a été tué par des tirs de soldats turcs. Touché à la tête, le corps de l’enfant a ensuite été amené par des soldats jusqu'à l’intérieur de la frontière iranienne avant d’être enterré secrètement, a révélé l’agence de presse kurde DIHA, publiant les images de cette atrocité. Sur les images, on voyait le corps sans vie de l’enfant à moitié enterré.
En outre, au moins 2.225 enfants sont en prison, selon le Ministère de la Justice.
http://www.guardian.co.uk/world/2012/aug/07/turkish-secur...
Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde
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07/08/2012
Turquie : 2 824 étudiants et lycéens en prison
Au moins 2 824 étudiants et lycéens étaient incarcérés fin janvier 2012, dont 1 778 placés en détention préventive et 1 046 condamnés sous l’accusation d’appartenance à une organisation « terroriste », annonce le ministre de la Justice turc, en réponse à une question d’un député du CHP, parti de l’opposition kémaliste.
La Turquie est aujourd’hui la plus grande prison du monde pour les étudiants. Parmi ces étudiants incarcérés, la franco-kurde Sevil Sevimli a été libérée lundi 6 aout avec trois autres camarades par la justice turque, a déclaré à l’ActuKurde Sinem Elmas, membre du comité de soutien pour Sevil Sevimli.
Agé de 19 ans, Sevil avait été arrêtée le 10 mai pour avoir participé à la manifestation du 1e mai. Sa libération fait suite à une campagne médiatique. Son procès aura lieu le 26 septembre.
Elle est accusée d’être membre d’une organisation « terroriste », sans aucune preuve comme les autres étudiants. Près la totalité de ces étudiants sont kurdes. Des objets comme des affiches, pancartes, livres, photos, keffieh, parapluies, citrons, œufs, confisqués lors des raids organisés au domicile des étudiants à la suite d’écoutes téléphoniques et de poursuites techniques sont présentés comme des preuves « d'appartenance à une organisation terroriste. »
Une campagne de signature est lancée sur Awaaz pour la libération des étudiants.
http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/070812/turqui...
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31/07/2012
Turquie : les Alévis tirent la sonnette d'alarme.
Le désespoir envahit les Alevis face à la recrudescence de l'islamisation de la Turquie. Sous leur étiquette de pays "laïc", le gouvernement turc mène une politique de propagande, à l'encontre de la laïcité, avec comme seul objectif d'instaurer un nouveau modèle idéologique "une race, une religion, une langue".
La Fédération de l'union des Alévis de France (FUAF) fait partie de la dynamique croissante du mouvement Alévi en Europe représenté par notre Confédération Européenne qui regroupe plus d'un million d'adhérents dans 14 pays différents. Ainsi les 200 000 Alévis de tout l'hexagone, de Bordeaux à Strasbourg, se battent pour la liberté d'expression et de croyance de leurs proches. En effet, près de 25 millions d'Alévis vivent en Turquie. Ils ont même fait appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour demander la suppression des cours obligatoires religieux chez les enfants et la suppression de la mention religieuse sur la carte d'identité. La justice turque a délibérément ignoré la décision du 9 octobre 2007 de la Cour Européenne des Droits de l'Homme donnant raison à un plaignant alévi.
Malgré notre combat acharné et une résistance continue, la Turquie continue d'appliquer une politique d'ignorance, d'injustice et avance progressivement vers une guerre civile par le biais d'une politique d'assimilation et de neutralisation par l'oppression. L'Anatolie, terre des richesses et des cultures, se transforme sous nos yeux en un lieu de haine et d'obscurantisme.
Le responsable du gouvernement des affaires religieuses et du culte a refusé toutes les propositions avancées par les Alévis jusqu'à ce jour. Ainsi nos doléances telles que la prise en considération des besoins d'autres religions dans les projets de cette structure ont été rejetées. Le rôle de cet organisme, qui se nourrit de l'impôt de l'ensemble de la population, est de financer les besoins des structures islamiques tels que les imams, les cours religieux et les mosquées. Nos demandes concernant la suppression des cours religieux obligatoires dans le secondaire ou la reconnaissance et la construction de nos lieux de cultes "cemevi" ont malheureusement été en vain.
L'atteinte des libertés fondamentales ne s'arrête pas là. La Turquie démontre une ferme volonté de créer des mosquées dans les universités, d'instaurer l'éducation religieuse dans le primaire et même d'interdire l'avortement.
Que dire de la libération des coupables de l'incendie de Sivas sous le prétexte d'expiration du délai de prescription ? Doit-on encore, au XXIe siècle être brûlé vif pour que l'Europe voie la réalité en face ? Nous, les Alévis, peuple pacifiste et humaniste, demandons votre soutien afin d'éviter l'irréparable.
Erdal Kilickaya, président de la FUAF
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/30/turquie-le...
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27/07/2012
Démocratie en danger en Roumanie
“Démocratie en danger en Roumanie”
Cette après à 17 heures sur la Place des nations une trentaines manifestent se sont rassemblés pour la défense de l’Etat de droit en Roumanie. Manifestation organisée par mouvement de la diaspora roumaine né spontanément sur Facebook
COMMUNIQUE DE PRESSE - Démocratie en danger en Roumanie
Le 27 juillet 2012 – Place des Nations à 17:00 avais eu lieu une manifestation organisée par « L’ACTION pour la défense de l’Etat de droit en Roumanie », mouvement de la diaspora roumaine né spontanément sur Facebook.
Cette manifestation, organisée deux jours avant le référendum qui doit ratifier la destitution du président roumain Traian Basescu, est une réaction à la dérive autoritaire du gouvernement Ponta qui s’est livré à un véritable coup de force institutionnel depuis son arrivée au pouvoir au mois de mai.
La Roumanie se trouve aujourd’hui face à une crise politique sans précédent, la démocratie et l’Etat de droit sont remis en question. En seulement quelques semaines, le pays a vécu la destitution de l’Avocat du Peuple (l’ombudsman roumain), celle des présidents des deux chambres du Parlement et du président de la Roumanie. Le gouvernement a torpillé les institutions susceptibles de freiner son appétit anti-démocratique « à la Hongroise ». Notamment la justice et la Cour Constitutionnelle qui ont vu leurs pouvoirs réduits.
La Roumanie vit un véritable « coup d’état légal ».
Nous sommes inquiets de l’évolution des évènements et surtout de l’ambiance délétère qui règne dans le pays. Ce retour en arrière est inadmissible et dangereux pour un pays membre de l’Union Européenne. Nous refusons le chantage politique d’un référendum illégitime qui propose de choisir entre la peste et le choléra.
La « chasse aux sorcières » lancée par l’actuel gouvernement, l’épuration politique qui rappelle les années 50, les actions en force (ordonnances d’urgences, décrets qui contournent le vote du Parlement), l'arbitraire et l’esprit de vengeance envers les partisans du président Basescu, détruisent les acquis de la Révolution roumaine : liberté d’expression, démocratie, la séparation des pouvoirs, le respect des lois et de la Constitution.
Maison Populaire de Genève
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26/07/2012
Un opposant turque risque d’être renvoyé de la Suisse vers la Turquie: SOLIDARITE !
LETTRE OUVERTE
AUX AUTORITÉS SUISSES ;
AUX DÉPUTE-É-S DU PARLEMENT EUROPÉEN ;
AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES ;
AUX DÉFENSEUR-E-S DES DROITS HUMAINS ET AUX MÉDIAS.
Madame, Monsieur,
Il s'agit de l’arrestation et d'une éventuelle expulsion vers la Turquie d’un demandeur d’asile d’origine turque en Suisse.
Il s’agit de Monsieur Levent Capa, un camarade turc que beaucoup ont vu dans le mouvement à Paris, notamment au collectif des mal logés du 18e sans frontière, dans les assemblées du 20ème contre les expulsions et au bâtiment occupé du 260 rue des Pyrénées.
En 2011, après 11 ans de prison pour ses activités dans Devrimci-Sol (la gauche révolutionnaire) il se rend en Europe pour fuir la pression d’Etat et le risque d’avoir de nouveau un procès et une longue peine.
Une fois en Suisse en 2011, il connaît son premier contrôle de police et est contraint de donner ses empreintes à la police et dans la foulée M.Capa dépose une demande d’asile en Suisse.
Il doit ensuite se rendre en France où nous l'avons connu. Il cherche encore une fois à régulariser sa situation et lors d’un rendez vous à la préfecture de police de Clignancourt, on lui fait part d’une convocation en Suisse. Avant de s'y rendre, il va au consulat suisse pour comprendre sa situation. Au consulat, il est rassuré : on lui affirme qu'il va pouvoir bénéficier de l'asile mais qu'il faut retourner en Suisse. Ce qu'il fait immédiatement afin de régulariser sa situation.
Deux jours après son arrivé, il se fait arrêter et enfermer en détention administrative au sein de la prison régionale de Berne. Levent apprend alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office fédéral des migrations (OFM). Il ne connaissait pas ce refus sinon, il ne se serait jamais rendu en Suisse. Par ailleurs ce refus semble antérieur à sa convocation car il est déjà trop tard pour faire recours.
Les autorités suisses ont-elles tendu un piège à M. Levent Capa? Il est encore temps d'honorer sa promesse d'accord d'asile politique.
Depuis le début de sa détention, M. Levent Capa a entamé une grève de la faim malgré ses problèmes de santé.
Au vu de l'engagement politique de M. Capa, nous considérons que sa situation correspond pleinement aux critères déterminant l’obtention du statut de réfugié politique. Il convient de réexaminer attentivement son dossier.
Par conséquent, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes suisses, afin d’empêcher l’extradition de M. Capa vers la Turquie où il risque d’être torturé et persécuté.
A toutes fins utiles, nous vous rappelons que l’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle, ce malgré les pressions internationales et les condamnations continues de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Amnesty International, l’Organisation Mondiale contre la Torture, Human Right Watch ont clairement et explicitement dénoncé la pratique systématique de la torture en Turquie.
De plus, l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifiée et n’admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. » Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984), dont la Suisse est signataire, qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre
Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »
Nous sommes persuadés que, comme nous, vous refuserez d’assumer la responsabilité du renvoi d’un ressortissant turc dans un Etat antidémocratique, violent et criminel.
En vous remerciant d’avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
Comité de solidarité avec Levent CAPA à Paris
Contact : libertepourlevent@gmail.com
Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités suisse :
Office fédéral des migrations
Quellenweg 6
CH-3003 Berne-Wabern
T +41 31 325 11 11, F +41 31 325 93 79
http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/misc/conform.html
Département fédéral de justice et police
Service d’information
Palais fédéral ouest
CH-3003 Berne
T +41 31 322 21 11 <file://localhost/tel/%252B41%252031%2520322%252021%252011> , F +41 31 322 40 82 <file://localhost/tel/%252B41%252031%2520322%252040%252082>
http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html
United Nations High Commissioner for Human Rights :
urgent-action@ohchr.org
United Nations High Commissioner for Refugees :
1503@ohchr.org
=======================================================================
info Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
www.assmp.org
Inscription / désinscription
listes Maison Populaire de Genève
http://www.assmp.org/mail_listes/listes.html
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21/07/2012
L'hypocrisie de la Turquie au sujet des Droits de l'Homme

Le professeur Taner Akçam
Cet article a été publié le 19 juillet 2012 dans le New York Times par Taner Akçam, professeur d'histoire à l'Université de Clark (Massachusetts, USA). Le point de vue présenté par ce spécialiste de l'histoire turque contemporaine est rarement entendu dans les grands médias traditionnels. Il est pourtant très pertinent et méritait à ce titre une traduction en français.
Un nouvel ordre politique est en train d'émerger au Proche-Orient et la Turquie aspire à en devenir le leader en se positionnant contre les régimes autoritaires. Au début de cette semaine, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est allé jusqu'à dénoncer les massacres continus de civils par le gouvernement syrien comme une "tentative de génocide".
La volonté turque d'apparaître comme le champion des Droits de l'Homme dans la région constitue une initiative bienvenue mais la condamnation de la Syrie par M. Erdogan est remarquablement hypocrite. Tant que la Turquie continuera à nier les crimes commis contres les populations non-turques au début du 20ème siècle, dans les dernières années de l'Empire ottoman, ses appels en faveur de la liberté, de la justice et des valeurs humanitaires sonneront faux.
Les tentatives effectuées par la Turquie pour cultiver une image de protecteur global des droits des Musulmans sont compromises par sa tradition de nettoyage ethnique et de génocide contre les Chrétiens et de terreur contre les Arabes et les Kurdes. La mémoire de ces crimes est très vivante à travers les anciens territoires ottomans. Et la Turquie ne peut servir de modèle démocratique tant qu'elle ne reconnaîtra pas qu'une politique de violence brutale, de transferts de population et de génocide a constitué le soubassement de l'Etat turc moderne.
A partir de documents issus des archives gouvernementales ottomanes à Istannbul, qui furent naguère classés top secret, j'ai essayé de lever le voile sur un siècle de déni turc. Ces documents démontrent clairement que la politique démographique ottomane menée de 1913 à 1918 fut génocidaire. En fait, l'expression "crime contre l'Humanité" fut établie et utilisée pour la première fois en tant que dénomination juridique le 24 mai 1915, en réponse contre le génocide des Arméniens et des autres civils chrétiens.
La Grande-Bretagne, La France et la Russie avaient initialement défini les atrocités ottomanes comme des "crimes contre la Chrétienté" mais il substituèrent ensuite "Humanité" à "Chrétienté", après avoir pris en compte les réactions qu'un tel terme spécifique aurait pu susciter de la part des Musulmans dans leurs colonies.
Aujourd'hui, M. Erdogan s'essaie à devenir le porte-parole incontesté des valeurs musulmanes. En juin 2011, il a déclaré devant des milliers personnes rassemblées pour célébrer la victoire écrasante de son parti de la Justice et du Développement (AKP): "Sarajevo a gagné aujourd'hui, tout autant qu'Istanbul; Beyrouth autant qu'Izmir; Damas autant qu'Ankara; Ramallah, Naplouse, Jenine, la bande de Gaza, Jérusalem et Gaza autant que Diyarbakir".
Parler au nom des Musulmans opprimés lui a gagné une popularité. Mais si M. Erdogan aspire à défendre la la liberté et la démocratie dans la région, il doit aussi tenir compte des peurs légitimes des Chrétiens du Proche-Orient. Exactement comme les puissances européennes ont opté pour l'universalisme en 1915 en dénoncant les "crimes contre l'Humanité", M. Erdogan doit dépasser sa vision étroite de "crimes contre les Musulmans". Tous les peuples opprimés méritent protection.
Ce n'est pas par coïncidence que beaucoup de Chrétiens et d'autres minorités en Syrie soutiennent le parti Baas de Bachar el-Assad. Ils sont prêts à sacrifier la liberté pour la sécurité. Que la rhétorique turque appelle la majorité musulmane sunnite à exiger la liberté en Syrie n'allège pas l'anxiété des Chrétiens syriens quant à leur futur. Au contraire, les Chrétiens syriens, en entendant M. Erdogan et sa rhétorique négationniste, se rappellent de 1915 ce qui les conduit à percevoir la Turquie surtout une menace quant à leur sécurité.
La confrontation avec la Passé est étroitement liée à la sécurité, la stabilité et la démocratie au Proche-Orient. La négation persistante d'injustices historiques est non seulement un frein à la démocratie mais empêche également des relations stables entre les différents groupes ethniques et religieux.
Cela est particulièrement vrai dans les anciennes possessions ottomanes, où les peuples se voient les uns les autres à travers les masques de leurs ancêtres. En plus des répercussions du génocide arménien, la violence contre les Kurdes et les Arabes en Irak et les tensions entre Chrétiens et Musulmans en Syrie et au Liban continuent à empoisonner la politique contemporaine.
La popularité de l'AKP en Turquie et dans le monde musulman donne à M. Erdogan l'opportunité d'inaugurer une ère de tolérance. En reconnaissant le génocide contre les Chrétiens et les crimes contre d'autres groupes, les Turcs peuvent devenir les leaders en matière de Droits de l'Homme. Mais les efforts de la Turquie pour se dépeindre comme un parangon de liberté et de démocratie echoueront tant que la Turquie refusera d'expier les péchés ottomans.
Les puristes moraux et les réalistes purs et durs croient à tort que la poursuite de la justice et des intérêts nationaux sont mutuellement exclusifs. Mais reconnaître des torts historiques n'est pas un jeu à somme nulle.
Au Proche-Orient, le Passé est le Présent. Et la Vérité et la réconciliation font partie intégrante de l'établissement d'un nouvel ordre régional stable fondée sur le respect des Droits de l'Homme et la dignité. La Turquie devrait montrer l'exemple.
Publié par Laurent Leylekian à l'adresse : http://eurotopie.leylekian.eu/2012/07/lhypocrisie-de-la-t...
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18/07/2012
Le jet d'eau teinté de rouge pour attirer l'attention sur la journée de la Justice internationale et la Syrie!



Nous commémorons aujourd’hui la Journée de la justice internationale.
Le 17 juillet 1998, à Rome, une longue conférence diplomatique se terminait par l’adoption d’un texte révolutionnaire. Le Statut de la Cour pénale internationale.
Dans les jours précédents, des milliers de personnes étaient sorties dans les rues de Rome, au son du klaxon, pour manifester leur joie. Dans d’autres pays, du Brésil à la France, de la Croatie à l’Argentine, des dizaines de milliers de personnes faisaient part de leur espoir de manière très vocale.
Leur espoir de quoi? Que leur équipe nationale remporte la coupe du monde de football.
De justice internationale, de la création de la première cour permanente à même de juger les auteurs, présidents, ministres ou généraux, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de génocide, il n’en était presque nul part question en cet été 1998.
Et pourtant, l’espoir était aussi au rendez-vous de la justice. Très rapidement, en moins de 4 ans, plus de 60 Etats avaient déjà ratifié le statut de la Cour pénale internationale. Incroyable, inattendu, ce soutien d’une large part de la communauté internationale à la lutte contre l’impunité permettait en juillet 2012 à la Cour d’ouvrir ses portes. Nous fêtons donc cette année son dixième anniversaire. Et 60 Etats supplémentaires ont rejoint depuis la cour, portant à 121 Etats le nombre de membres.
La Cour pénale internationale, vous le savez, fait face à de nombreux défis. Elle vient de rendre son premier jugement, après 10 ans. Historique, car il porte sur l’emploi et le recrutement d’enfants soldats. Mais c’est peu. Plusieurs procès sont en cours. De nombreuses personnes ont été mises en accusation, dans 7 pays différents (RDC, RCA, Soudan, Libye, Côte d’Ivoire, Ouganda, Kenya) et des enquêtes sont en cours dans plusieurs autres, notamment la Colombie ou la Géorgie. Je l’ai dit, c’est tout de même peu. Mais c’est un début. La tâche est gigantesque, et les critiques sont évidemment aisées. Ce que l’on ne pourra jamais quantifé, c’est le nombre de souffrances évitées parce que des tyrans ont la crainte de finir dans le box des accusés.
La CPI, quoi qu’il en soit, ne peut tout faire. Elle ne doit pas tout faire. Le rôle de la CPI n’est que subsidiaire à l’action des juridictions nationales. Ainsi, comme l’affirme le préambule du Statut de Rome, «il est du devoir de chaque Etat de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux». Les Etats doivent en effet être en première ligne du combat contre l’impunité: ils doivent se doter d’un arsenal juridique à même de pouvoir efficacement poursuivre les bourreaux, selon le principe de la compétence universelle, qui permet de poursuivre des individus pour des actes commis en dehors du territoire où ceux-ci sont poursuivis. Une fois ces lois adoptées, les Etats doivent se donner les moyens de les appliquer et mener des enquêtes efficaces.
Cela vaut pour la Suisse, comme pour les autres pays.
Regardez autour de vous. Est-il possible qu’aux abords de cette rade si belle et paisible ce soir, un ancien chef de milice, un ancien tortionnaire de commissariat, un ancien haut gradé d’un régime brutal admire le même jet d’eau que nous? Et bien c’est possible. Il n’y a pas de chiffres en Suisse. Mais il y en a à l’étranger.
En Grande-Bretagne, le Home office a récemment indiqué que 700 suspects y auraient trouvé refuge. Les Pays-Bas pour leur part ont indiqué que plusieurs douzaines de suspects rwandais se trouveraient chez eux, sans même parler de ressortissants d’autre pays.
Alors qu’en est-il chez nous?
Il y a douze ans, un bourgmestre rwandais était condamné par la justice suisse à 14 ans de prison pour sa participation au génocide. C’est la seule affaire qui ait donné lieu à une condamnation en Suisse. Est-ce à dire que sur notre territoire, rare, très rares sont les tortionnaires ou les criminels contre l’humanité à trouver refuge ou à y passer leurs vacances? Certainement pas.
Plusieurs exemples, concernant des Rwandais, des Irakiens, des Algériens, des Libyens et d’autres encore viennent démontrer que des auteurs de crimes graves viennent en Suisse, soit temporairement, soit plus durablement.
TRIAL, qui fête également ses 10 ans cet été, effectue un travail qui ne concerne pas prioritairement la Suisse, sur la Bosnie-Herzégovine, le Népal, le Burundi, l’Algérie, la Tunisie, le Kenya, le Mexique, et d’autres. TRIAL garde toutefois un oeil ouvert sur ce qui se passe ici, sur ceux qui passent ici. En 10 ans, ce sont une douzaine de procédures qui ont été enclenchés par l’organisation, aboutissant parfois à des classements honteux de la part des autorités, voire même à des fuites permettant au suspect de s’enfuir. Aboutissant parfois à une renonciation à venir, comme ce fut le cas de George W. Bush l’année passée. Mais aboutissant aussi à des enquêtes, dont certaines sont en cours actuellement.
Et des enquêtes, TRIAL continue à en mener. Certains d’entre nous partent sur le terrain, par ex. en Bosnie, par ex. dans ... hum, dans d’autres pays que ne je peux pas citer, pour récolter des preuves, rencontrer des témoins et des victimes, collaborer avec des avocats ou des organisations sur place. Plusieurs autres affaires sont en cours, qui aboutiront à des plaintes ici en Suisse, mais aussi de plus en plus à l’avenir, dans des pays voisins.
Pour que ces affaires aboutissent, il faut que les autorités judiciaires et politiques soient réceptives, se donnent les moyens d’agir, de collaborer avec les collègues étrangers, mais aussi de collaborer entre services de police, entre procureurs et services d’immigrations. Il y a certainement quelques requérants d’asile qui ont commis des atrocités et qui se retrouvent chez nous. Mais il y a énormément plus de victimes qui trouvent refuge ici. Que fait-on de leurs témoignages, de leurs histoires, lorsqu’elles racontent des atrocités qui pourraient, et cela arrive, déboucher sur des poursuites pénales contre des suspects présents ou de passage en Suisse ou dans des pays tiers. Comment exploiter plus rationnellement ces informations?
Il y a quelques mois, 10’000 personnes demandaient par pétition la création d’une unité spécialisé au sein des autorités fédérales pour traquer et poursuite les auteurs de crimes internationaux. On commence à être entendu, et les choses bougent gentiment à Berne. Il va le falloir, et très rapidement. Regardez du côté de Damas. Le régime vacille, les piliers du pouvoir que sont l’armée et la police vont être amenés à rendre des comptes. Et il parait évident que des centaines ou des milliers de bourreaux vont mettre les voiles, trouver refuge ailleurs et pour certains, peut-être, probablement en Suisse. A ce moment-là, comptez sur TRIAL pour se placer clairement du côté des victimes, contre la barbarie, et pour plus de justice.
Dans quelques minutes, le jet d’eau va s’allumer de rouge. Rouge évidemment comme le sang qui coule à Damas aujourd’hui même, comme il a coulé par le passé à Sarajevo, à Kigali, au Kurdistan, en Birmanie, en Ituri, en Côte d’Ivoire, en Irak, au Darfour ou ailleurs. Mais rouge également comme la colère qui anime les artisans de la justice internationale, que ce soit à l’intérieur des instances internationales, comme la CPI, ou au sein de la société civile, comme chez TRIAL. C’est colère rouge devant la barbarie du monde, mais cette colère saine qui aboutira à l’infamie peu à peu recule devant la force et la puissance du droit.
Bon dixième anniversaire à la CPI, bon dixième anniversaire à TRIAL, et bon courage à tous pour les combats à venir.









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14/07/2012
La police du régime turc a semé samedi 14 juillet la terreur dans la ville de Diyarbakir
Résistance historique et terreur d'État à Diyarbakir
La police du régime turc a semé samedi 14 juillet la terreur dans la ville de Diyarbakir, blessant des dizaines de personnes dont trois députées et un maire. La ville a connu à la fois une journée de résistance historique et le fascisme d'AKP, parti au pouvoir.
A l’appel du principal parti kurde BDP et du Congrès pour une Société Démocratique (DTK), une plateforme d'associations et mouvements kurdes dont le BDP, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Diyarbakir, défiant l’interdiction des officielle de toute manifestation par les autorités turques.
Protestant contre les conditions de détention du chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis un an, et contre la répression sans précédente visant les kurdes, ils ont affronté des policiers dans tous les quartiers de cette grande ville.
Des milliers de policiers supplémentaires venus de 18 villes ont été déployés à Diyarbakir, en plus de 5 mille déjà mobilisés. Durant toute la journée, des hélicoptères ont survolé la ville, pendant que la police fouillait les manifestants venant d’autres villes afin d’empêcher leur entrée à la ville.
A partir de 14.00 (heure locale), plusieurs groupes ont commencé à se diriger vers la place d’Istasyon où la police a dressé des barricades, avant d’intervenir violemment dans tous les quartiers, notamment à Ofis, à Baglar et sur la place d’Istasyon, faisant massivement usage de gaz lacrymogènes.
Trois députées et un maire blessés
Plusieurs barricades de la police ont été brisées par des manifestants, tandis que la police du régime a visé directement les députés BDP sur la place d’Istasyon. Trois députées et le maire de Diyarbakir Osman Baydemir ont été blessés et hospitalisés. La députée Pervin Buldan a reçu une grenade de gaz lacrymogène sur son pied droit.
Des dizaines de personnes dont 3 députés et le maire de Diyarbakir ont été blessées lors des attaques violentes de la police du régime AKP. Les co-présidents du BDP Gultan Kisanak et Selahattin Demirtas, la co-présidente du DTK Aysel Tugluk, les députés Ertugrul Kurkcu, Sirri Surreyya Onder et Ozdal Ucer ont également subi des attaques de gaz lacrymogènes et de canons à eau.
Torture dans la rue
Des dizaines de personnes dont des enfants ont été blessées, subissant à des tortures en pleine rue. Six policiers ont violemment frappé un enfant de 8 ans dans la rue de Sanat, tandis que les policiers ont grièvement blessés trois autres personnes dans le quartier de Sehitlik. Un jeune a été mortellement subi la violence policière sur la place d’Istasyon. Ses vêtements ont été déchirés, avant de recevoir des coups de matraque sur le dos nu.
Deux journalistes arrêtés
En outre, la police a procédé à des dizaines d’arrestations. Parmi les personnes arrêtées figurent deux journalistes de l’agence kurde DIHA.
Malgré l’interdiction le principal parti kurde BDP a réussi à gagner la place d’Istasyon à Diyarbakir.
La police a semé samedi 14 juillet la terreur à Diyarbakir, visant les députés du principal parti kurde BDP:
Turquie: la police vise délibérément des manifestants:














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08/07/2012
Loten Namling: "One man, one path, free Tibet!"
Cette après midi au place des nations des centaines d’ami du peuple tibétain ont chanté avec Loten Namling , Franz Tricher, du groupe The Young Gods et d'autres musiciens genevois on soutenu l’homme en donnant un concert avec lui, cette Homme est partie de la place fédérale à Berne le 16 mai à pied pour arrivé à Genève le 8 juillet à 14h, ils ont chanté pour la liberté du peuple tibétain, la paix et l’amour.
LES BUTS
C'est avec une telle action spectaculaire que l'exilé Loten Namling veut attirer l'attention de la Suisse sur la situation de son pays: à mi-mai, il partira du de la Place Fédérale à Berne, à pied, pour se rendre au siège de l'ONU, à Genève, traînant derrière lui un cercueil symbolisant la lente agonie de patrie, marche qui doit durer des semaines.
"L'année passée, pas moins de 35 Tibétains se sont immolés par le feu, mais ces cris de désespoir n'ont pas été entendus", dit Namling. "Mon intention est de renverser cet état de choses. Durant ma longue marche de Berne à Genève, je me prosternerai toutes les 35 minutes en mémoire de ces 35 personnes, observant en cela une vieille tradition tibétaine."
Namling choisira les étapes de son pélerinage au gré des événements. Il lui sera possible de s'arrêter où bon lui semble, car son cercueil contiendra, outre son vieux luth tibétain, des habits, des provisions ainsi qu'une tente qui lui permettra de coucher à la belle étoile. A chaque étape il offrira un petit concert avec des chants patriotiques tibétains.
A quoi bon une marche aussi fastidieuse que pénible? "Pour deux raisons", explique Namling. "Premièrement: jeune homme, mon père quitta son hameau pour atteindre, en pélerin, Lhasa, distante de plus de mille kilomètres. C'était pour y devenir moine. Comme nous le savons, le long parcours du pélerin fait partie de son but. Deuxièmement: traîner un cercueil est, à mes yeux, un symbole de la lutte incroyablement opiniâtre et malheureusement infructueuse de mon peuple pour retrouver sa liberté. Et cela depuis la fin des années cinquante! Ce n'est pas une croix que je porte: c'est un cercueil."
LES OBJECTIFS
"J'en ai cinq", dit-il.
"Un: Je désire que le monde occidental libre tourne enfin son attention sur ce qui se passeau Tibet. Qu'il bouge enfin!
Deux: un appel à la Chine: que son gouvernement accorde enfin au peuple tibétain son droit fondamental, la liberté.
Trois: que tous les prisonniers politiques, dont nombre d'artistes, de musiciens, d'écrivains,soient enfin libérés.
Quatre: je demanderai à l'ONU d'envoyer au Tibet une délégation dans le but de documenter de façon neutre la situation réelle.
Cinq: exilé Tibétain depuis 22 ans en Suisse où j'ai trouvé une nouvelle patrie, je prie le Gouvernement Suisse d'initier un dialogue entre le gouvernement chinois et les représentants du gouvernement tibétain d'exil, d'inviter les deux parties à entamer un dialogue sur territoire neutre."
Et Namling d'ajouter: "Dans le monde entier, la Suisse jouit du renom d'être une démocratie modèle, d'être impartiale et d'oeuvrer pour la paix. Si des pourparlers sont possibles en Suisse, ce seront des pourparlers sérieux." Namling met tout son espoir dans cette réputation, et il espère, pour le soutien de sa cause, trouver un large écho dans toute la population, dans la presse et tout le monde politique.
Sa devise:
"One man, one path, free Tibet!"










































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02/07/2012
Pierre Maudet : un début de mandat au gaz Lacrymogène
Suite à l'appel des collectifs de soutien aux sans-papiers, environ 300 manifestant-e-s se sont réuni-e-s PACIFIQUEMENT devant l'aéroport de Genève afin de marcher jusqu'au centre de détention Frambois pour demander la fermeture de celui-ci et protester contre la politique d'asile inhumaine de la Suisse. La police à dressé des barricades devant les manifestant-e-s sur la route de Montfleury. Arrivé-e-s devant les barricades, les manifestant-e-s ont subi une attaque par gaz lacrymogène et spray au poivre, sans raison ni avertissement. Suite à quoi, une dizaine de manifestant-e-s se sont retrouvé-e-s aveuglé-e-s par terre dont une qui a perdu connaissance. Pierre Maudet, le nouveau Conseiller d'Etat en charge de la police commence son mandat au gaz lacrymogène et bafoue violemment la liberté de réunion !
Aucun conseillers d’état ne respectant pas les libertés politiques fondamentales ne devrait rester en place plus de trois jours..
Aucun Conseiller d'Etat ne peut contourner les droits humains et les libertés fondamentales ! is this what democracy looks like? Tout simplement scandaleux et révoltant!


















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01/07/2012
FERMER FRAMBOIS !
FERMER FRAMBOIS !

Dans le cadre de la marche européenne des sans-papiers et des migrant.e.s, qui tapera du pied contre toutes les formes d’injustice et de discrimination qui écrasent les couches précaires, dont notamment les sans-papiers, nous tenons vivement à agir pour dénoncer une Europe emmurée qui
empeste l’état policier.
Le 2 juillet, encerclons tou.te.s le centre de rétention de Frambois,
lieu par excellence de la violence exercée envers les migrant.e.s, dont le seul "délit" aura été de chercher une vie digne, introuvable chez eux et elles tant le déséquilibre économique mondial divise et hiérarchise. La "Genève internationale" concentre d'ailleurs à elle seule bon nombre des acteurs de cette domination. La marche reliera l’aéroport de Genève à Frambois, inversant le parcours que subissent de force les migrant.e.s renvoyé.e.s par la machine à expulsion.
Nous voulons aller les soutenir là où elles et ils sont enfermé.e.s, jouer de la musique devant leurs barreaux, partager une bouffe et l’espoir que nous serons en mesure de faire tomber ces murs, prisons et frontières comprises.
Nous faisons appel à tous les mouvements sociaux, au syndicalisme de combat, aux organisations politiques non électoralistes, aux milieux de défense des migrant.e.s et des sans-papiers, et on vous
invite à rejoindre notre lutte

Le lundi 2 juillet 2012
12h30 à l’aéroport de Genève
(arrêt bus 5 & 10 / sortie de la gare CFF)
Pour une marche jusqu’à Frambois.
Par solidarité, venez sans vos pièces d'identité !
POUR LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES
POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DES EXPULSIONS
POUR LA FERMETURE DES CENTRES DE RÉTENTION
ET POUR UN MONDE SANS FRONTIÈRES.
DES PAPIERS POUR TOU-TE-S OU PAS DE PAPIERS DU TOUT
http://actionframbois.noblogs.org
http://www.assmp.org/spip.php?article716
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30/06/2012
Le fascisme à Genève: NO PASARAN!
Ce samedi à 14 heures sur la Plaine de Plainpalais environs 1000 militants Antifascistes se sont rassemblés pour soutenir le chanteur poignardé durant la Fête de la Musique et pour condamner le laxisme des autorités et de la police face à l’extrême-droite.
Après quelques discours, dont celui du père du chanteur, les antifasciste se sont dirigés jusqu’au parc des Cropettes. Aucun incident n’est à signaler.







































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29/06/2012
Genève en Fête! Hans Erni, 103 ans et Tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau!
Genève en Fête! Hans Erni, 103 ans, inaugure la dernière partie de sa fresque onusienne et Tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau!


























































































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13/06/2012
Causes Communes 'Mendier n'est pas un crime'
Aujourd'hui à midi devant la pierre de 1932, à la plaine de Plainpalais, le Parti Socialiste Ville de Genève et une quarantaine de roms, militants, membres d'associations défendant les droits humains, ont lancé le numéro 27 du journal Causes Communes 'Mendier n'est pas un crime'. Ce numéro place le thème de la mendicité et le faux procès fait aux roms sous un nouvel éclairage. Pourquoi mendier n'est pas un crime? Pourquoi le fait d'être pauvre ne doit pas tomber sous le coup de la justice pénale? Pourquoi stigmatise-t-on le rom pour l'exemple? Vous trouverez la réponse à ces questions en commandant ce numéro de causes communes au parti socialiste, 18 rue des voisins. http://www.ps-geneve.ch/


















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11/06/2012
Basak Sahin Duman menacée de renvoi de la Croatie vers la Turquie où elle risque la torture et 7,5 ans de prison pour avoir usé de son droit à la liberté d'opinion et d'expression
LETTRE OUVERTE
AUX :
AUTORITES DE LA CROATIE ET DE L'ALLEMAGNE,
DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN,
ORGANISATIONS INTERNATIONALES,
DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME
ET
AUX MEDIAS INTERNATIONALES
Genève, le 11 juin 2012
Basak Sahin Duman menacée de renvoi de la Croatie vers la Turquie où elle risque la torture et 7,5 ans de prison pour avoir usé de son droit à la
liberté d'opinion et d'expression

Madame, Monsieur,
Nous avons été informés de l’arrestation de Madame Basak Sahin DUMAN par la police croate le 31 mai dernier à l’aéroport de Zagreb suite à un mandat d’arrêt international lancé par les autorités turques auprès d’Interpol. Mme DUMAN est actuellement placée en détention et risque d’être extradée vers la Turquie.
Mme DUMAN est une militante turque qui réside en Allemagne, pays dans lequel elle a obtenu l'asile depuis 2006. Lorsqu’elle vivait en Turquie, elle a activement milité pour la démocratisation de l'Université, contre les cellules d’isolement en prison de type F et contre la violence faite aux femmes. Aujourd’hui, l’Etat turc l’accuse et la poursuit pour avoir pris part à une manifestation revendiquant « l'Université Démocratique » ainsi que d’avoir participé à des activités dénonçant les pratiques de la torture, la mise en isolement des prisonniers politiques et la répression dans les prisons turques. C'est pour ces activités que les autorités turques l'ont condamné à sept ans et demi de prison et ont émis à son encontre un mandat d’arrêt international.
C’est sur cette base que les autorités croates l’ont interpellée le 31 mai dernier à l’aéroport de Zagreb avant de la placer en garde à vue puis en détention en vue de son extradition vers la Turquie. Si elle était effectivement extradée, elle serait immédiatement incarcérée.
Disposant du statut de réfugié politique en Allemagne depuis 2006, en vertu de la Convention de Genève de 1951, Mme DUMAN est donc, selon les normes internationales ratifiées par la République d’Allemagne, sous la protection des autorités de ce pays.
Par la présente, nous appelons à la solidarité avec Mme DUMAN qui risque d'être torturée et emprisonnée en cas d’extradition.
Nous vous rappelons que l’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle, et ce malgré les pressions internationales et les condamnations continues de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Amnesty International, l’Organisation Mondiale contre la Torture et Human Right Watch ont clairement et explicitement dénoncé la pratique systématique de la torture en Turquie à maintes reprises.
Les gouvernements allemand et croate doivent assumer pleinement leur responsabilité internationale et humanitaire : l'extradition de Mme DUMAN en Turquie violerait gravement les conventions qu'ils ont ratifiées. A ce propos, l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifiée et n’admet aucune réserve - stipule qu’ « aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »
Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »
L’Allemagne et la Croatie sont signataires de ces Conventions. A ce titre, elles ont l'obligation de protéger Mme DUMAN et de renoncer à toute extradition.
Nous vous demandons donc instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes afin d’empêcher l’extradition de Mme DUMAN vers un pays où l’attend la prison et vraisemblablement la torture.
En vous remerciant d’avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame et Monsieur, nos salutations distinguées.
Au nom du Maison Populaire de Genève
Demir SÖNMEZ
Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes, Allemagne et Croatie :
Mission permanente de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
Chef:
Son Excellence Monsieur Hanns Heinrich Schumacher
Ambassadeur
Représentant permanent
Adresse:
Chemin du Petit-Saconnex 28 c
1209 Genève
Fax: +41 22 734 30 43
Courriel: info@genf.diplo.de <info@genf.diplo.de>
Mission permanente de la République de Croatie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
Chef:
Son Excellence Madame Vesna Vuković
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire
Représentant permanent
Adresse:
Chemin Docteur Jean-Louis Prévost 21-21a
1202 Genève
Fax: +41 22 740 30 89
Courriel: cromiss.geneva@mvep.hr <cromiss.geneva@mvep.hr>
Haut-Commissariat aux droit de l’homme
urgent-action@ohchr.org <urgent-action@ohchr.org> <urgent-action@ohchr.org <urgent-action@ohchr.org> >
Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR)
1503@ohchr.org <1503@ohchr.org> <1503@ohchr.org <1503@ohchr.org> >
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10/06/2012
Néofascisme en Turquie : six maires et 58 autres étudiants arrêtés
Néofascisme en Turquie : six maires et 58 autres étudiants arrêtés
Six maires kurdes de la province de Van et le responsable locale du parti kurde BDP ont été arrêtés jeudi 7 juin par le régime Erdogan en Turquie, tandis que le maire BDP de Siirt a fait l’objet d’un mandat d’arrestation. Les policiers ont également arrêté près de 60 étudiants en médecine en un jour.
Le maire de la ville de Van Bekir Kaya et ceux de Baskale, Muradiye, Ozalp, Edremit et de Bostanici, dans la même province, ainsi que six autres personnes dont le responsable locale du principal parti kurde BDP ont été arrêtés par la police du régime répressif.
Lors de sa garde à vue, Bekir Kaya a affirmé que ces arrestations ont été effectuées sur ordre du premier ministre et du ministre de l’Intérieur. Des milliers de kurdes se sont rassemblés devant la mairie de Van et ont passé la nuit dehors pour protester contre la répression et demander la libération des maires.
Dans une déclaration commune, quarante-cinq organisations de la société civile ont dénoncé les arrestations, soulignant le travail appréciable du maire de Van après les séismes qui ont frappé cette ville en octobre et en novembre 2011. Pour ces organisations, les autorités veulent à tout prix empêcher les maires BDP issus des élections locales de mars 2009 de travailler.
Les néo-fascistes
Le Congrès pour une Société Démocratique (DTK), une plateforme d'associations et mouvements kurdes dont le BDP, a demandé la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées ces derniers jours. « Nous ne sommes pas dans une démocratie avancée mais face aux néo-fascistes » a dit l’organisation, faisant référence aux discours du premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui prétend que la Turquie n’est plus une simple démocratie mais « une démocratie avancée ».
Le député BDP de Van Özdal Uçer a déclaré devant la foule rassemblée devant la mairie que le motif de ces attaques est le grand succès de son parti dans la ville de Van lors des dernières élections locales.
Le même jour, la justice du régime AKP, parti au pouvoir depuis 2002, a lancé un mandat d’arrêt contre le maire BDP de Siirt, Selim Sadak. Apres avoir comparu devant le tribunal de Siirt, il est libéré en attendant son procès mais placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de sorti de territoire.
On compte désormais ceux qui restent dehors
Selon le BDP, plus de 190 élus kurdes dont 32 maires sur 98 et six députés sur 35 sont déjà en prison, ce qui fait la Turquie la plus grande prison du monde pour les élus, tout comme pour les journalistes avec près de 100, pour les étudiants avec plus de 600, pour les avocats avec une quarantaine, mais aussi pour les enfants, les femmes activistes et les défenseurs des droits humains. Dans certaines villes comme Sirnak, il ne reste presque plus d’élus!
58 étudiants en médecine arrêtés
Outre les maires, au moins 58 étudiants en médecine ont été arrêtés le 6 juin dans sept villes dont Ankara, Istanbul et Diyarbakir, dans le cadre de l’affaire KCK, lancée en avril 2009, quelques semaines après le succès historique du parti kurde lors des élections municipales
On ignore les accusations portées contre eux pour raison du secret apposé sur le dossier, comme pour toutes les autres arrestations politiques, ce qui renforcent les soupçons sur le travail des policiers qui produisent souvent des preuves après les arrestations.
Huit ans de prison pour avoir demandé l’enseignement gratuit
Le 7 juin, deux autres étudiants, Ferhat Tuzer et Berna Yilmaz, ont été condamnés chacun à 8 ans et cinq mois de prison par un tribunal d’Istanbul pour avoir demandé « l’enseignement gratuit » lors d’un déplacement du premier ministre Erdogan à Istanbul en mars 2010. Ces étudiants avaient alors été incarcérés pendant dix-neuf mois avant d’être libérés le 6 octobre 2011.
Répression sans précédente contre les étudiants
Au moins 66 étudiants ont été arrêtés entre le 1e et 6 juin, contre 127 au cours du mois de mai, 116 en avril et 100 en mars, selon un bilan de l’ActuKurde. Parmi eux, des dizaines ont été envoyés en prison, alors que 29 autres ont été condamnés à une peine totale de 346 ans de prisons dans le seul mois d’avril. Presque la totalité des étudiants interpellés ou emprisonnés sont kurdes, mais le régime vise tous les étudiants opposants.
http://www.actukurde.fr/actualites/262/neofascisme-en-tur...
Maison Populaire de Genève
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19:17 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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