Histoire

  • Genève, Valais et Neuchâtel fêtent les 200 ans de leur entrée dans la Confédération

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    Genève, Valais et Neuchâtel  fêtent les 200 ans de leur entrée dans la Confédération 

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    DSC_4917.jpgAllocution de Monsieur François LONGCHAMP, 

    Président du Conseil d'Etat
     
    A l'occasion de la célébration du
    Bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération suisse,
    A Berne, place fédérale, le 10 septembre 2014 à 13h25


    Monsieur le Conseiller fédéral,

    Mesdames et Messieurs les représentants des autorités cantonales,

    Mesdames, Messieurs,
     
    Ce que nous célébrons aujourd'hui, réunis sur la place fédérale, au fond, n'est pas un anniversaire. C'est bien plus que cela. En réalité, ce bicentenaire est un révélateur, voire un projecteur éclairant, non pas la Suisse d'il y a 200 ans, mais bien celle d'aujourd'hui.

    Nous parlons, d'abord, d'un pays qui s'est redessiné en 1814  pour  stabiliser l'Europe. C'est l'instauration par les Empires d'un Etat-tampon, respecté pour sa neutralité, et renforcé dans ses frontières. Un Etat stabilisateur. Cet Etat, c'est la Suisse. Pas encore la Suisse contemporaine, qui naîtra en 1848. Mais bien, déjà, la Suisse moderne.  

    En quoi cette Suisse pouvait-elle alors rassurer les Etats voisins ? Ce n'est pas sa taille qui en imposait mais son système. La Prusse, la Savoie, l'Autriche et la France d'un Napoléon au crépuscule, mais craint comme on peut craindre un animal blessé ; ces voisins royaux ou impériaux répondaient à des pouvoirs souverains et centralisés. Par essence, le sceptre et la couronne ne se partagent pas.

    La Suisse pour sa part avait imaginé et mis en pratique la cohabitation des souverainetés, le pacte d'assistance. La Suisse allait inventer encore la libre circulation entre ses Etats membres, et le principe de délégation des compétences. Les Etats fédérés se rapprocheront si bien que, 34 ans plus tard, ils aboliront  entre eux les droits de douane et frapperont monnaie commune.

    Mesdames et Messieurs,

    Nous parlons, ensuite, de trois cantons qui se sont fondus dans une nouvelle nation pour en faire leur patrie.

    La patrie, c'est le territoire de la nation, ce groupe humain conscient de son unité.  La patrie n'est pas un don mais une construction. Genève et ses enfants y ont leur part. Par exemple…

    -      Charles Pictet de Rochemont a fait reconnaître par les puissances étrangères la neutralité et l'intégrité territoriale de la Confédération.

    -      Guillaume-Henri Dufour a donné à la Suisse son drapeau, son armée, sa paix confessionnelle et même sa cartographie.

    -      Louis Favre a percé les montagnes pour relier entre eux les hommes et les femmes de notre pays.

    -      James Fazy a doté la Suisse d'un parlement bicaméral qui préserve la diversité cantonale.

    -      Gustave Ador a obtenu le siège de la Société des Nations, ancrant  le destin de la "Suisse internationale par Genève".

    -      Henry Dunant a donné au monde une conscience en initiant le droit humanitaire et les conventions dont la Suisse est dépositaire.

    Nous parlons, enfin, d'une Suisse enviée, tenaillée parfois par ses contradictions mais solide. Et surtout, tellement diverse. Diverse par ses paysages de lacs et de montagnes; par la variété de ses villes et ses campagnes. Diverses par ses traditions locales. Diverses par les nations qui la composent. A Genève, ville construite par des étrangers, on compte près de 200 nationalités et toujours 60% de Suisses, car n'en déplaise à certains contempteurs, Genève reste suisse.

    Mesdames et Messieurs, la nature du fil de ces 200 années, s'étirant de l'entrée de nos cantons dans la Confédération à l'instant que nous vivons ensemble pour se le rappeler, sa matière, c'est la diversité.

    Notre système politique singulier fait de la coalition le principe et non l'exception. Ce système valorise les niveaux – commune, canton, Confédération – en prenant soin d'éviter, en principe, les redondances. Ce système n'est pas celui de la "démocratie directe": c'est celui du "pouvoir partagé."

    Il importe que cette diversité demeure. C'est une protection et la seule attitude possible dans un monde de circulation immédiate. Il importe que les cultures demeurent. Leur réunion donne à la Suisse une identité. Il importe que l'on apprenne la langue de l'autre, dans ce pays, et résiste à la tentation de communiquer entre nous en anglais – langue à maîtriser pour d'autres usages. Il importe de chérir cet oxymore: la Suisse pluraliste est singulière!

    Et de proclamer à nouveau ensemble:

    Vive Genève! Vive le Valais! Vive Neuchâtel !

    Et

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    Pour suivre les photos:

     

    www.photographygeneva.com

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  • 1000ime articles:les 200 ans de la commémoration officiel de la restauration de la République

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    Cher et Chère lectures,

    Aujourd’hui je publie mon millième articles sur mon blog de la tribune de Genève. Comme vous le savez, je vous rend service 365 jours sur 365, 24 heures sur 24, 4 saisons sur 4, Toutes les situations j’ai travaillé pour vous.

    Jusqu’à maintenant mille articles avec environ 25’000 photos et vidéos.

    Milles mercis, celle et ceux qui ont visité mon blog et mon soutenu dans mon travail.

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    En 1798, occupée militairement, Genève est annexée à la France et devient chef-lieu et préfecture du département du Léman. Suite aux défaites de l'armée napoléonienne, les troupes françaises se retirent de la ville le matin du 30 décembre 1813. Les troupes autrichiennes arrivent à Genève dans l'après-midi, annonçant la restauration de l'ordre ancien. Le 31 décembre, une proclamation d'indépendance est préparée et un gouvernement provisoire est constitué. Genève retrouve son statut de République indépendante.

    Chaque année, Genève commémore officiellement cet épisode important de son histoire. La population est invitée à participer à cette cérémonie, organisée cette fois-ci par l’Association GE200.CH dans le cadre de la célébration du bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération suisse. 

     

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  • CÉRÉMONIE DE COMMÉMORATION DU DÉBARQUEMENT DES TROUPES CONFÉDÉRÉES AU PORT NOIR LE 1er JUIN 1814: 70 photos -2012

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    CÉRÉMONIE DE COMMÉMORATION DU DÉBARQUEMENT DES TROUPES CONFÉDÉRÉES AU PORT NOIR LE 1er JUIN 1814

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  • 23 Coups de Canons pour les 23 Cantons Suisse !

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    Commémoration de la Restauration de la République


    En 1798, occupée militairement, Genève est annexée à la France et devient chef-lieu et préfecture du département du Léman. Suite aux défaites de l'armée napoléonienne, les troupes françaises se retirent de la ville le matin du 30 décembre 1813. Les troupes autrichiennes arrivent à Genève dans l'après-midi, annonçant la restauration de l'ordre ancien. Le 31 décembre, une proclamation d'indépendance est préparée et un gouvernement provisoire est constitué. Genève retrouve son statut de République indépendante.

     

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    Je vous souhaite une bonne et

    heureuse année 2008

    Qu’elle soit pleine de joie de liberté, de paix et de justice sociale

    Demir SÖNMEZ

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Le cortège de l'Escalade: 95 PHOTOS

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  • Adieu Eolo

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    Adieu Eolo

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    Le Comité d’organisation des manifestations du 1er mai rend hommage à son camarade internationaliste

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    Eolo MORENZONI

    volontaire des Brigades internationales en Espagne

    pour y soutenir la République attaquée le 17 juillet 1936 par une partie de son armée conduite par les « nationalistes » ; commandée très rapidement par Francisco FRANCO, qui avait reçu en mars 1934 déjà la promesse de Mussolini d’armes et de subsides financiers…

    Il était le gosse du gérant du buffet de la gare de Lugano et il est parti à 16 ans, dans la nuit, en laissant une lettre à sa famille pour les informer de sa décision de rejoindre la lutte antifasciste en Espagne. Notre ami Eolo ayant choisi le camp de la démocratie, il affronta avec d’autres le camp de ceux-là qui - alors, mais aujourd’hui encore - expriment une haine féroce à l’égard des syndicats et des organisations de travailleurs, portent à bout de bras racisme et xénophobie, dénient l’universalité des droits humains.


    Les autorités suisses - qui furent parmi les premières à reconnaître le régime franquiste victorieux grâce à l’engagement des forces armées mussoliniennes et nazies - ont saisi nos compatriotes à leur retour à la fin de la guerre civile espagnole. Au prétexte qu’ils auraient servi une armée étrangère, ils furent condamnés par les tribunaux helvétiques… Pourtant, «  Rien ne nous a empêchés de nous présenter devant les juges, d’écouter avec fermeté la condamnation et de sortir de prison la tête haute  », déclarait Eolo MORENZONI lors de l’inauguration du monument érigé à la mémoire des Brigadistes rue Dancet à Genève.

     

    Nous conserverons le meilleur souvenir de son engagement et de ses choix de vie  : ils nous insufflent dignité et courage.

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    Photos : Commémoration du 9 novembre 1932

    http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2010/11/09/commemoration-du-9-novembre-1932.html


    voir également

    http://www.lescommunistes.org/spip.php ?article1068

    http://www.sinistra.ch/ ?p=110
    0

    http://blogs.mediapart.fr/blog/charles-heimberg/270611/les-fascistes-ont-apporte-la-ruine-je-suis-alle-me-battre-contre-e


    http://www.cgas.ch/1erMai/spip.php?article250

    =====================================

    Maison Populaire de Genève
    www.assmp.org

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  • Don't Forget The 6-7 Sept 1955 Pogrom

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    Don't Forget The 6-7 Sept 1955 Pogrom

    Today is the 55th anniversary of the beginning of the 6-7 September 1955 Pogrom in Turkey against Greeks and other Non-Muslim minorities. As the propaganda campaign related to the referendum on the new modification of the 1980 Constitution is being turned into a ridiculous circus show, either by the partisans or the opponents of this cosmetic changes, nobody among political leaders reminds this tragedy of the Republican period of Turkey. The Sept. 6-7, 1955 pogrom resulted in many deaths, huge property damage in Istanbul and Izmir, and precipitated the exodus of thousands of Istanbul’s ethnic Greek minority. Below is the extract of an article reported by Yorgo Kirbaki in Athens and  published on September 5, 2010, by the daily Radikal in Turkey:



    On this occasion, one of the Greece's best-selling newspapers, Ta Nea, has marked the date with the distribution of a movie on the events,
    “Pains of Autumn,” made by Turkish film director Tomris Giritlioğlu.

    “We – filmmakers – should work more for the two peoples’ wounds to be healed. For this [to be achieved], four films were made in the scope of Turkish cinema, of which two are mine. Unfortunately we do not see such examples from Greek Cinema. I expect similar works from Greek colleagues who share my artist sensitivity,” said Tomris Giritlioğlu.


    Ta Nea devoted four pages to covering the pogrom, in which it featured memories from Greece’s top-selling crime fiction novelist and screenwriter, Petros Markaris.

    Markaris, who was 18 at the time, spoke about the events at Heybeliada Island, where he was on holiday.

    “The commander of the Marine School on Heybeliada convinced the police chief not to let demonstrators set foot on the island. The police chief pulled his gun and halted the demonstrators when they arrived. I faced total devastation the following day when I went to the Beyoğlu, Fener and Kurtuluş [neighborhoods of Istanbul]. Wherever Greeks lived, that neighborhood’s school and church had been destroyed. It was impossible to walk in Beyoğlu because of the broken glass from shop windows and the rolls of fabric that had been thrown onto the street,” he said.

    “It is wrong to say that all Turks took part in or supported the events. There were Turks who helped their Greek neighbors, who protected and hid them,” he said.

    Reminiscing over some of his friends at the Austrian High School, he remembers being told, “‘Tell your complaints to Greece.’” Another student, however, said, “‘We do not approve of what has been done.’”

    Markaris said he never forgot his literature teacher telling him, “‘Petro, I want you to know, I am ashamed in the name of my people. I am apologizing to you.’ What my then 27-year-old literature teacher said, Turkey repeated 50 years later.”

    The atmosphere in Istanbul had been tense in the lead-up to the pogrom, especially because of Cyprus and demands from some for “Enosis,” or union, with Greece.

    “The word ‘Enosis’ was perceived as a curse by the Turks. The Greeks sensed they would be the scapegoats in this matter. The slogan ‘Speak Turkish, Citizen’ was becoming popular in Istanbul,” he said.

    “They blamed Adnan Menderes [first PM of Turkey in the multi-party era] for the Sep 6-7 events. However, we now understand years later that is not really an accurate reflection of what was happening. The Greek, Armenian and Jewish minorities who dominated trade in Istanbul had been living in fear since the start of World War II. There was an evil person who wanted to ‘reset’ those minorities: İsmet İnönü.”

    Markaris said President İnönü was a fan of the Germans and accused him of intending to emulate the Nazis and cleanse Istanbul of religious minorities.

    “The ‘20th Draw Safeguards’ in 1941, and the ‘Wealth Tax’ in 1942, were implemented in this scope,” Markaris said, in reference to various official policies essentially designed to economically impoverish non-Muslims.

    İnönü, however, was forced to loosen the measures after the Nazis were defeated at Stalingrad, giving religious minorities some time to recover, he said.

    As for Menderes, Markaris said he supported a liberal economy. “He let the minorities take initiative. The same Prime Minister Adnan Menderes, who the Istanbul Greeks saw as a ‘savior,’ left those people to the mercy of the mob.”

    Whether Turkey’s then-prime minister was notified of the pogrom beforehand or not, or whether the attack was a conspiracy from the secret services remains unknown.

    “The Greeks of Istanbul held Greece and Cyprus [responsible] for what happened to them. The generation that experienced those events has no sympathy for Greek Cypriots because of this,” he said.

     

    http://www.info-turk.be/385.htm#Forget

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  • Le patriarche orthodoxe dit qu'ils sont parfois crucifiés en Turquie

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    Le  patriarche orthodoxe dit qu'ils sont parfois crucifiés en Turquie

    "Nous sommes traités (...) comme des citoyens de deuxième zone. Nous n'avons pas l'impression de jouir de la totalité de nos droits en tant que citoyens turcs", a notamment déclaré le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, le chef spirituel de l'orthodoxie, en parlant de la minorité grecque orthodoxe, d'après des extraits d'une interview. Cette interview du dignitaire religieux, qui représente la communauté orthodoxe, forte de 250 millions d'âmes dans le monde, à la chaîne de télévision américaine CBS, doit être diffusé dimanche dans son intégralité.



    Le patriarche y rejette toutefois l'hypothèse d'un départ de Turquie, où il réside, déclarant : "c'est la continuation de Jérusalem et pour nous c'est une terre aussi sainte et sacrée. Nous préférons rester ici, même si (nous sommes) parfois crucifiés".



    Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a dénoncé des propos du patriarche selon lequel les membres de sa communauté sont traités en Turquie comme "des citoyens de deuxième zone", "parfois crucifiés".

    "Si le patriarche Bartholomée Ier a des plaintes à formuler à ce sujet, il peut les porter à l'attention des autorités compétentes qui feront ce qu'elles jugent nécessaires", a dit à des journalistes le ministre des Affaires étrangères, rejetant les accusations de discriminations religieuses de la part du gouvernement turc, issu de la mouvance islamiste.

    "Nous considérons l'utilisation de la comparaison avec la crucifixion comme étant extrêmement malheureuse (...) J'aimerais y voir un lapsus", a estimé M. Davutoglu. "Nous ne pouvons accepter des comparaisons que nous en méritons pas."

    Le patriarcat oecuménique orthodoxe siège à Istanbul depuis l'Empire byzantin, qui s'est effondré en 1453 quand les Turcs se sont emparés de Constantinople, ex-Byzance (fondée par l'empereur Constantin en 330), aujourd'hui Istanbul.

    Environ 2.000 Grecs orthodoxes vivent toujours en Turquie. (AFP, 19 déc 2009)

     

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  • Plus jamais ça ! 9 novembre 1932

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    Le 9 novembre 1932, il y a 77 ans, l’armée suisse tire sans sommation contre des manifestants protestant contre la tenue d’un meeting fasciste, treize personnes sont tuées sur la plaine de Plainpalais. Nous avons un devoir de mémoire.

     

     

     

    se souvenir et agir

     

    lundi 9 novembre 2009

     

    à 17h30 sur la Plaine de Plainpalais

     

    allocutions près de la Pierre

     

    vin chaud & soupe

     

    18h34 hommage par citation

     

    des treize victimes du 9 novembre 1932

     

     

    Brève chronologie

     

    Novembre 1932, partout en Europe et aux Etats-Unis c’est la crise économique. Depuis dix ans le fascisme règne en Italie, toutes les libertés sont supprimées. Les procès politiques se suivent. En Allemagne Hitler prépare le dernier assaut décisif qui le conduira au pouvoir le 30 janvier 1933. A Genève, l’Union Nationale de Géo Oltramare rêve d’instaurer en Suisse une dictature fasciste. L’un de ses membres siège depuis deux ans au Conseil d’Etat à côté des Radicaux

    et Libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n’ont qu’une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.

     

     

    1930 - Elections cantonales : le Parti socialiste qui compte 37 sièges au Parlement genevois n’est pas représenté au Conseil d’Etat, où on n’y trouve que des représentants de la droite *.

     

     

    1931 - La gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers, un Conseiller d’Etat radical démissionne.

     

     

    1932 - La Suisse compte 4 millions d’habitants et 54'000 chômeurs. Genève compte 178'374 habitants, 93’249 sont actifs et 29’514 sont assurées contre le chômage. Plus de 8'000 personnes sont au chômage, dont 1410 seulement reçoivent des secours des caisses d’assurance chômage.

     

     

     

    Février Lors de la Conférence pour le désarmement à Genève le Conseil d’Etat fait appel à l’armée, des mitrailleuses sont montées sur des camions des travaux publics.

     

     

    Juin La fusion de l’Ordre politique national (OPN, parti fasciste) et de l’Union de défense économique (UDE, issue des milieux patronaux) crée l’Union nationale (UN).

     

    5 novembre apparition sur les murs de la ville de l’affiche annonçant la « Mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker » pour le mercredi 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.

     

    6 novembre Le Parti socialiste demande l’interdiction de l’assemblée de l’UN.

     

    7 novembre Réponse négative du Conseil administratif de la Ville de Genève.

     

    8 novembre Réponse négative du Conseil d’Etat genevois. L’assemblée générale du Parti socialiste décide d’une contre-manifestation pour le lendemain.

     

    9 novembre 17h30 Arrivée à Genève des 610 soldats envoyés par le Département militaire fédéral à la demande du Conseil d’Etat genevois du même jour.

     

    19h10 Arrivée des premiers contre-manifestants.

     

    20h30 Début du meeting de l’Union nationale.

     

    21h15 La 1ère compagnie, soit 108 hommes, se déplace du boulevard du Pont-d’Arve vers la rue de Carouge, elle traverse la foule de la queue de la contre-manifestation de la gauche, 18 soldats sont désarmés.

     

    21h34 La troupe est rassemblée dos au mur du Palais des expositions et, sur le commandement du Major Perret, ouvre le feu : 150 coups sont tirés provoquant la mort de 13 personnes** et en blessant 65.

     

     

    ** Les 13 victimes de la tuerie du 9 novembre 1932 : Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu) - Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne) - Edouard Quillet, 34 ans, employé à l’Armée du Salut - Edmond Junod, 29 ans, mécanicien -Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce - Emile Henry,55 ans, batelier - Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger - Oscar

    Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir) - Emile Guignet, 27 ans - Melchior Allemann, 31 ans, employé d’hôtel, militant socialiste - Hans Brugger, 28 ans – Alphonse Kolly, 41 ans - Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures.

     

     

     

     

    Communauté genevoise d’action syndicale

     

    Parti du travail

     

    Parti socialiste genevois

    solidaritéS

     

    Parti écologiste genevois

     

    Les Communistes

     

    Groupe pour une Suisse sans armée

     

    Association de soutien aux combattants des Brigades internationales

     

    Comité Amérique centrale

     

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  • Mémoires blessées

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    Mémoires blessées Genève le, 27 janvier 2009

    Demir SÖNMEZ 1.jpg

    Mesdames, Messieurs, chers amis,

    L'Histoire humaine est parsemée de mémoires blessées. Nul ne doit peut ignorer ces faits, car cela reviendrait à ignorer son Histoire. Il n'existe pas d'individu sans mémoire, il n'existe pas de peuple sans mémoire. Cette dernière représente sa vie, son passé... bref son histoire.

    Au cours des siècles, les peuples ont subi des catastrophes innombrables, des massacres, des génocides... Et ils ont transmis leurs souffrances de génération en génération jusqu'à nos jours avec l'espoir d'éviter la répétition des atrocités d'hier. Il n'est pas possible de nier ces événements. Les ignorer signifient nier l'existence profonde des peuples qui les ont vécus.

    Force est de constater que l'Humanité n'a pas tiré de leçons de ces souffrances et n'a pas réussi d'arrêter ces atrocités. Elle les a transmises aux générations actuelles comme des blessures dans les cœurs, dans les mémoires. Soigner ces cœurs et mémoires blessés est un des devoirs les plus sacrés de l'Humanité.

    Les auteurs de ces atrocités n'ont jamais demandé pardon alors que c'est une question élémentaire pour soulager en tant soi peu les cœurs et les mémoires blessés. Faut-il le rappeler, ces derniers n'ont jamais revendiqué la vengeance. Ils se sont insurgés contre la tyranie, contre l'inacceptable.

    Les mémoires d'hier sont encore vives dans les esprits : amérindiens, algériens, peuples d'Afrique et d'Asie, arméniens, juifs; victimes des dictatures d'Argentine, de Chili, de Colombie, d'Espagne, d’Irak, de Turquie..., avec leurs cortèges d'exécutions sommaires, de disparitions, de tortures, etc. Pourtant, de nouvelles souffrances sont vécues à Gaza et au Kurdistan. Il y a encore quelques jours, l'Humanité a observé en direct le massacre des palestiniens à Gaza par l'armée israélienne. Qui est coupable? L'Etat d'Israël ou la communauté internationale dans son ensemble? Pendant que nous commémorions les mémoires blessées, une nouvelle page -parmi d'autres- s'y est ainsi ajoutée.

    On aurait souhaité que ces souffrances n'aient jamais existé et que nous n'organisions pas d'expositions, de conférences ou de manifestations sur ces événements. Nous sommes sûrs que ces jours viendront. Est-il possible d'empêcher le lever du soleil?

    Nous nous inclinons devant les cœurs et mémoires blessés.

    Maison du Peuple de Genève

    Demir SONMEZ

    www.assmp.org

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