Le blog de Demir SÖNMEZ - Page 2

  • Journée internationale de l’action contre les stages non-payés

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    Une centaine de stagiaires des Nations unies ont manifesté mercredi devant le siège de l’organisation à Genève, dans le cadre d’une initiative mondiale pour attirer l’attention sur les difficultés de celles et ceux qui accomplissent ces stages non payés.

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    Grève mondiale des stagiaires – Journée internationale de l’action contre les stages non-payés 
     
     
    Le 20 février 2019 marque la 3ème grève mondiale des stagiaires organisée par la coalition générale des stagiaires. La jeunesse internationale s’unit pour s’opposer à la tendance inquiétante et grandissante de l’exploitation, l’exclusion et les stages non-payés. 
     
    A Genève, les stagiaires et les jeunes travailleurs des organisations de l’ONU prennent part à la manifestation « UNpaid is UNfair » Elle a pour but de montrer sa solidarité avec les jeunes à travers le monde qui se voient refusés d’entreprendre un stage car ils ne peuvent pas se payer le luxe de travailler gratuitement. 
     
    La manifestation est soutenue par un certain nombre de comités de stagiaires à Genève, l’association des stagiaires de Genève, le syndicat Public Service International, le syndicat de l’ONUG, le parti des Verts de Genève, les Jeunes Vert-e-s Suisse, la Jeunesse Socialiste Genevoise, le Parti Socialiste Genevois, solidaritéS, le SIT (Syndicat Interprofessionnel des travailleuses et travailleurs). 
     
    La grève générale des stagiaires été composée d’une série d’évènements organisés par des groupes locaux d’à travers le monde, dans des villes telles que Genève, New York, Bangkok, Montréal, Bruxelles et Copenhague. Les actions incluront des sit-ins, des walkouts, des marches et des débats. L’action se déroulera sous la bannière d’une grève pour démontrer l’organisation ascendante de la force de travail des stagiaires et pour appuyer sur le fait que des stages justes sont un problème vital pour la jeunesse. 
     
    Les organisations soutenant l’action demandent un accès égal à des stages justes et de qualité. 
     
    Égal : les stages doivent être payés pour les rendre accessibles à tous, c’est-à-dire qu’ils doivent être indépendants de la provenance sociale ou économique de la personne. 
    Juste : les stagiaires doivent recevoir des droits au travail de base, tels que la protection contre le harcèlement et des conditions de travail justes. 
    Qualité : les stages doivent offrir une expérience significative qui aide les jeunes à transiter avec succès de l’éducation à l’emploi. 
     
    Les stages non-payés sont les plus souvent associés avec les professions liées à l’industrie, telles que les affaires publiques, les finances et les secteurs médiatiques. Toutefois, ils grandissent en nombre dans d’autres secteurs dans le monde. En Europe, il est estimé qu’il y a plus de trois millions de jeunes par année qui travaillent en tant que stagiaires non-payés, ce qui équivaut à l’entièreté la force de travail du Danemark. Pendant que les défenseurs de stages non-payés soutiennent que ceux-ci sont une « expérience d’apprentissage », les stagiaires réalisent un travail qui aurait pu être accompli par un employé ou un consultant, qui pourtant reçoivent déjà qu’une maigre rémunération ou une pauvre protection au travail. De plus, comme les stages sont devenus un tremplin pour accéder au marché du travail, ceux qui ne peuvent pas se permettre de travailler gratuitement sont laissés à l’abandon. Ceci réduit la mobilité sociale, augmente les inégalités et gâche les talents de nombreux jeunes, alors que l’ONU prêche exactement le contraire. 
     
    A Genève, où les organisations internationales accueillent des centaines de stagiaires et dont environ 80% restent impayés, en comparaison à d’autres lieux d’affectations, la situation est aggravée par les coûts exorbitants de la vie quotidienne. En général, seuls ceux et celles ayant le soutien financier de leur famille (ou autres financements) peuvent se permettre d’intégrer l’une des organisations de l’ONU. Selon un rapport publié par le Fair Internship Initiative, la participation de personnes moins privilégiées à des stages non-payés est 3,5 fois moins représentée que pour les stages payés. La moitié de ceux acceptant un stage non-payé à l’ONU admettent que ce dernier a causé des difficultés financière à eux-mêmes ou à leur famille, ou a impacté de manière négative leurs conditions de vie (certains incluant même des cas d’impacts permanents sur leur santé). L’ONU affirme combattre la discrimination, promeut l’égalité des opportunités et la valorisation de la jeunesse désavantagée, alors que ses pratiques internes démontrent exactement le contraire.
     
    Entre 2017 et 2018, l’UNICEF et l’HCR ont commencé à payer un léger salaire à ses stagiaires, bien que ce dernier reste inadéquat pour ce qui est de couvrir les dépenses de la vie quotidienne. En même temps, les Etats membres de l’OMS ont formellement demandé en 2018 que l’organisation paie ses stagiaires avant 2020, mais son exécution est encore peu claire. 
     
    Le Joint Inspection Unit of the UN system a publié un rapport compréhensible en juin 2018 avec de nombreuses recommandations, telles que payer ses stagiaires. Le rapport sera étudié en automne 2019 par l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
     
    En décembre 2018, un rapport du Haut-Commissariat aux Réfugiés a clairement exprimé que « les stages non-payés (…) excluent de facto les plus marginalisés qui ne peuvent pas se permettre de travailler sans rémunération » et « limitent la liberté de choix de la jeunesse ». Pour cette raison, selon le rapport, les stages « devraient être remplacés par des stages payés », malgré le fait que cette organisation elle-même ne paie pas ses stagiaires. 
     
    En avril 2019, les agences de l’ONU débattront d’une réforme à la Haute Commission sur le Management de l’ONU. Le Fair Internship Initiative demande à tous les Etats membres et à l’ONU d’entièrement appliquer les recommandations du Joint Inspection Unit
     
    La grève générale des stagiaires a déjà reçu l’appui d’un certain nombre d’organisations et de leaders tels que des syndicats, des politiciens, des avocats, des ONGs et du monde académique. L’élan s’est aujourd’hui amplifié, les jeunes s’étant unis pour demander aux employeurs et aux politiciens de reconnaître la valeur du travail des stagiaires, ainsi que des dangers découlant des stages non-payés et de qualité médiocre. 

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  • Les "gilets jaunes" ont manifesté devant l'ONU à Genève

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    Plus de mille de gilets jaunes se sont rassemblés sur place des Nation Unies à Genève pour crier leur désarroi face au gouvernement français et à l'attitude des forces de sécurité.

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    Pour voir la suit des photos:

    http://www.photographygeneva.com/gallery/manifestation-des-gilets-jaunes-devant-lonu-a-geneve/

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  • Manifestation lumineuse contre les politiques xénophobes et racistes

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    Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblées sur la place Neuve avec des flambeaux et banderoles pour des conditions d’accueil dignes, contre les politiques xénophobes et racistes et contre l’entrée en vigueur de la nouvelle « Restructuration du domaine de l’asile ».


    La manifestation lumineuse au départ de la place Neuve a traversé la ville jusqu’au Parc des Cropettes.

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    Contre le durcissement des conditions d’accueil

    En avril 2019, la restructuration de l’asile entrera en vigueur en Suisse. En vue de faciliter l’« accélération des procédures » projetée par cette modification de la Loi sur l’asile (LAsi), la confédération prévoit d’administrer la gestion des procédures d’asile dans des CFA (Centres Fédéral pour requérant.e d’Asile). Ces centres sont en réalité le reflet d’une politique d’asile qui accroit volontairement la précarité de personnes vulnérables à travers l’isolement, l’enfermement ou le renvoi et s’inscrivent ainsi dans la continuité d’une logique carcérale, criminalisante, raciste, excluante et répressive de l’État envers les personnes en exil.

    Au Grand-Saconnex, la Confédération, le SEM (Secrétariat d’Etat aux Migrations), le canton de Genève et de la commune du Grand-Saconnex, prévoient de remplacer l’actuel foyer des Tilleuls par la construction d’un complexe comprenant un Centre Fédéral de renvoi de 250 places, une prison de détention administrative de 50 places ainsi qu’un service de police et des douanes. Collé au tarmac de l’aéroport international de Genève, le centre est imaginé comme un gigantesque complexe de renvoi. Il participe et renforce la politique hypercarcérale portée par le canton de Genève déjà placé en tête des expulsions.

    La vie des personnes requérantes s’apparentent à de la semi-détention

    Dans ces centres fédéraux destinés à « héberger » jusque 140 jours les personnes demandant l’asile, les diverses restrictions et privations qui conditionneront la vie des personnes requérantes s’apparentent à de la semi-détention : couvre-feux (horaire de sortie entre 9h et 18h), annonce obligatoire en entrant et en sortant, prise d’empreintes digitales, fouilles au corps, sanctions internes au bon vouloir arbitraire du personnel chargé de la sécurité, impossibilité de conserver les appareils électroniques personnels ainsi que les denrées alimentaires, travaux d’intérêts généraux payés 3.75 CHF de l’heure, scolarisation des enfants au sein même du centre, etc. Dans un tel contexte disciplinaire, arbitraire et infantilisant, il sera quasi impossilible pour les personnes requérantes d’asile de créer une vie sociale digne ou de construire les solidarités nécessaires qui leur permettraient de protéger leurs droits juridiques voire même leurs droits fondamentaux. Le cadre de ces centres, gouvernés principalement par une logique sécuritaire et contrôlés par un dispositif intrusif et carcéral, restreint excessivement et sans justifications l’autonomie des personnes demandant l’asile en Suisse.

    Nous ne voulons pas d’une Genève où l’on enferme et expulse à tour de bras des gens qui quittent leur pays et qui trouvent comme seul accueil une prison ! C’est pourquoi nous ne cesserons de lutter contre ceux qui participent à cette politique de l’enfermement, pour qui les personnes en exil ne sont qu’un flux à gérer, cacher, exploiter et renvoyer au plus vite.

    Refusons la construction d’un nouveau Centre Fédéral, ni à Genève, ni ailleurs.

    Refusons la violence structurelle imposée par cette nouvelle loi aux personnes en exil.

    Refusons le renforcement progressif d’un système raciste et xénophobe par l’État.

    https://renverse.co/Contre-le-durcissement-des-conditions-d-accueil-1877

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    Pour voir la suit des photos:

    http://www.photographygeneva.com/gallery/manifestation-lumineuse/

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  • Manifestations anti-WEF à Genève

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    Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées sur place de la Navigation à Genève contre la venue de Bolsonaro, Netanyahu le Forum Economique Mondial (WEF) de Davos et contre la chasse aux pauvres et le racisme, les droits des femmes et des personnes LGBT*IQ+, pour des mesures urgentes contre le réchauffement climatique.

    En solidarité avec celles et ceux qui luttent au Brésil, en Palestine, en Italie, en Colombie, en Turquie, en kurdistan et partout ailleurs contre ces dirigeants réactionnaires, montrons qu’il existe une autre Europe et une autre Suisse. Celle des milliers de femmes qui se préparent une grève féministe en 2019, celle qui fera une grève du climat, celle qui refuse de renvoyer des réfugié·e·s ou encore qui refuse les réformes fiscales injustes (RIE3, RFFA…) qui volent les pays les plus pauvres. 

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    Discours de Ramazan Baytar Appel de solidarité avec la Députée kurde Leyla Güven et les autres grévistes kurdes de la faim

    Le 7 novembre 2018, la députée kurde Leyla Güven a entamé dans la prison de Diyarbakir où elle est détenue une grève de la faim pour demander la levée du régime d’isolement imposé à Öcalan. Dans sa déclaration faite à cette occasion, elle dit : « Nous avons plus que jamais besoin d’Öcalan. Le message qu’il peut transmettre est très important. Il faut qu’il rencontre ses avocats et sa famille ! Je revendique la fin de son isolement. »  

    L’action de Leyla Güven a suscité un grand mouvement de solidarité, d’abord dans les prisons de Turquie, puis dans la société civile. Par solidarité, le 27 novembre, des milliers de prisonniers politiques ont entamé des grèves de la faim tournantes de 10 jours.

    Ainsi, à l’exemple de Leyla Güven, Nasir Yagiz, un militant kurde réfugié au Kurdistan d’Irak, a commencé une grève de la faim illimitée le 21 novembre, dans les locaux de la représentation du HDP à Hewlêr (Erbil).

    Le 17 décembre, le mouvement s’est élargi à la diaspora kurde en Europe : 15 militants kurdes à Strasbourg et un autre, Ilhan Sis, au Pays de Galles, ont entamé une grève de la faim illimitée.  

    Début janvier, 250 prisonniers politiques détenus dans différentes prisons de Turquie se sont engagés dans une grève de la faim illimitée.

    Ce dont il est question ce n’est pas de demander des droits pour une personne quelconque mais d’exiger des droits élémentaires pour l’ensemble des prisonniers politiques, du peuple kurde et de son leader. Il s’agit d’exprimer la volonté du peuple kurde en faveur d’un changement démocratique en Turquie et par conséquent au Moyen-Orient.

    Les faits sont là et les motifs de notre lutte sont évidents : c’est depuis l’isolement total de notre Leader Abdullah Öcalan que la Turquie à détruit militairement une dizaine de villes kurdes, emprisonné des dizaines de député du HDP et des milliers d’opposants, fermé des milliers d’association de la société civile et qu’ainsi le gouvernement de l’AKP a mis en œuvre sa politique national islamiste à l’exemple de Hitler et de son argumentation nationale-socialiste.

    La situation est urgente, alarmante ! La santé des grévistes est préoccupante.

    Nos revendications sont dès plus élémentaires ; la fin de l’isolement d’Abdullah Öcalan. Le respect de la volonté du peuple kurde. La paix sociale.

    Rappelons les paroles de Leyla Guven qui est à son 73ème jour de grève de la faim :

    « Je suis au point où je respire la vérité d'une vie pour laquelle je suis heureuse d'embrasser la mort. Je vous salue avec la conviction que nous réussirons et de l’autre côté des murs qui nous séparent en ces jours de résistance, je vous salue avec la chaleur d’une camarade qui caresse votre cœur révolutionnaire. »

    Vive la solidarité ! Vive la résistance !

    Centre société démocratique kurde de Genève

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  • Les étudiant-e-s font la grève pour sauver la planète 

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    Plus de 5000 milles  d’écoliers, apprentis et étudiants sont descendus dans la rue à Genève  pour défendre le climat et destinée à réclamer des mesures politiques urgentes en matière d'environnement.  

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    le 18 janvier, des milliers de jeunes ont manifesté dans 16 villes de Suisse, inaugurant ainsi l’année climatique 2019.

    Ce vendredi, plus de 22 000 écolières, écoliers et sympathisants ont répondu à l’appel du Mouvement de la grève pour le climat suisse et sont descendus dans la rue. Cette grève est la plus grande protestation d’écolières et d’écoliers en Suisse depuis 16 ans, et ce malgré les menaces de sanctions disciplinaires de la part de nombreux établissements scolaires. Aux villes qui avaient déjà fait grève en décembre se sont ajoutées Genève, Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, Lucerne, Zoug, Baden, Aarau, Delémont, Bienne, Soleure et Coire. Au total, des grèves ont eu lieu dans 16 villes suisses.

    Ce nouveau mouvement de jeunes suisse a fait de la grève son instrument principal. L’objectif : dénoncer la faiblesse de la politique climatique en place, en Suisse et dans le monde. Les jeunes s’organisent via des chats Whatsapp et des conférences téléphoniques ; la mobilisation, elle, se fait via les réseaux sociaux.

    "Je trouve cela bien que des milliers d’écolières et d’écoliers se soient retrouvés dans toute la Suisse pour critiquer l’état actuel de la politique climatique et exprimer leur mécontentement! Nous avons peur pour notre avenir, c’est pour cela que nous descendons dans la rue” a déclaré Constantin, gréviste à Baden.

    Dans les rues, les manifestantes et manifestants ont scandé des slogans sur l’avenir, le climat et la planète. Dans de nombreuses villes, ils ont également tenu une minute de silence pour le climat et les vies humaines déjà victimes de la catastrophe climatique.

    "Nos politiciens portent une immense responsabilité dans la catastrophe climatique en cours, et tel est le message que je veux leur faire passer aujourd’hui. Si tant de jeunes doivent désormais descendre dans la rue pour exiger une politique climatique acceptable, c’est en partie à cause d’eux”, explique Maude Suarez, originaire de Le Locle (Neuchâtel), qui a participé pour la première fois à la grève.

    En décembre 2018 déjà, plus de 4000 jeunes de Bâle, Berne, St-Gall et Zurich avaient suivi l’appel de la jeune Suédoise Greta Thunberg, militante pour le climat, et avaient manifesté contre la crise climatique au lieu d’aller à l’école.  

    Toutes les informations sur le mouvement ainsi que ses revendications se trouvent sur le site Internet climatestrike.ch.

     

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    Pour voir la suit des photos

    http://www.photographygeneva.com/gallery/la-greve-pour-le-climat-a-geneve/

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  • Les photographes sont là… Courage Demir!

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    Je partage avec vous la lettre de soutien de mon ami grand photographe M. Jean-Paul Levet. Mille mercis pour votre sensibilité.

    Un photographe traduit en justice !!!

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    Les bras m’en tombent…Comment en arriver là, alors que son œil grand angle est braqué sur la quantité des évènements, que ce fabuleux photographe reporter de presse, couvre à longueur d’année sur les manifestations politiques ou culturelles de Genève.

    Il faut aller sur son Blog, pour voir son travail, des centaines d’images captivantes prises dans des conditions difficiles, où il faut savoir passer l’appareil au dessus des têtes du public ou de la police,… avec qui il a toujours eu de bonnes relations  même en pleine bousculade.

    Il a l’art de se confondre au milieu de la foule, promenant ses objectifs au bout des bras.

    Demir a de nombreuses relations dans les milieux officiels et protocolaires. C’est le roi des copains dont je fais partie.

    En 2016, il a été honoré lors  d’une exposition place des Nations pour l’ensemble de son œuvre sur les témoignages  des causes humanitaires internationales.

    Pour conclure, je suis persuadé que la Justice aura  la « décence » de classer cette affaire. Si ce n’était pas le cas et que l’amende est appliquée, j’ose espérer que l’association des photographes de presse, ouvrira une souscription.

    Je serai le premier à participer.

    Les photographes sont là… Courage Demir.

    Jean-Paul Levet photographe

    Bernex, 27 novembre 2018

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  • Ma carte d’identité est mon avenir

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    Je partage avec vous l’entretien que Sylvain Thèoz à fait pour Causes Communes, bimestriel des Socialistes de la Ville de Genève, Merci à Sylvain pour ce beau travail.

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    Ma carte d’identité est mon avenir

     

    Entretien Sylvain Thévoz

    Si quelqu’un pense ne pas connaitre Demir Sönmez, il est assuré pourtant de l’avoir déjà vu quelque part. Camarade de toutes les manifestations, accompagné toujours de son appareil photo ; figure de toutes les luttes sociales et pour les droits humains, l’épicentre de son engagement se trouve à la place des Nations, mais il vient de loin. Qui est-il vraiment ?

    Je retrouve Demir pour que l’on partage un repas, son histoire. Généreux, passionné, Demir est né en 1960 à Erzurum, ancienne capitale d’Arménie. Sa date exacte de naissance, il ne la connaît pas. Sa carte d’identité suisse annonce un énigmatique 00.00. Âgé de deux ans, on lui détecte une tuberculose. Le médecin annonce, péremptoire : celui-là n’a aucune chance de survivre. sa grande-mèrel’emmène alors à Ankara. Il y grandit. Son père est orgine arménien, sa mère kurde, mais le génocide de 1915 a été caché et le père de Demir ne lui dira qu’à 50 ans qu’il est arménien, pour protéger la famille de la répression. Dès son adolescence, Demir se lance dans la militance. Il est cinq fois emprisonné en raison de ses activités politiques. En 1978, à 18 ans, il est en taule et torturé. Le 12 septembre 1980, l’armée turque organise un coup d’état, instaure un régime militaire. Il étudie les sciences politiques à l’université, rencontre sa femme et se marie en 1986. En 1990, la situation est intenable. Menacé, il quitte la Turquie et demande l’asile en Suisse. Il est accueilli par d’anciens camarades de lutte à Genève. Il ne retournera plus en Turquie. Sa mère décèdera sans qu’il puisse la revoir. Il ne peut retourner voir son père malade.

    Devenir Suisse sous conditionnelle

    Il vit d’abord dans les baraquements pour les requérants d’asile le long de la piste d’aéroport, dans des conditions correctes mais avec une liberté restreinte. Il se sent comme un poisson hors de l’eau, ne comprend rien à cette nouvelle vie. Il sait juste que la Suisse est un pays riche, produisant du chocolat et que c’est un symbole de démocratie mondiale.

    Sa femme le rejoint 9 mois après son arrivée à Genève. Deux enfants naissent, l’un en 1993, l’autre en 1996, la situation économique est toujours précaire. En 1994 il fonde la maison populaire de Genève, une association qui existe encore aujourd’hui. Il n’a pas le droit de travailler durant ces années, sa femme travaille dans un restaurant. En 1999, obtention du permis C, et naturalisé au tout début des années 2000. Jusqu’à cette délivrance, il attendait quotidiennement une réponse de l’ODM, regardant chaque jour la boîte aux lettres 3 à 4 fois. Mais la nationalité obtenue est conditionnelle ! S’il avait été condamné en Suisse ou dans un pays de l’Union Européenne par un tribunal, on lui aurait retiré son passeport. De 2000 à 2005 il était en quelque sort un Suisse au conditionnel.

    La militance se poursuit

    Demir a tout le temps continué à militer. Il rejoint le PS grâce à Laurence Fehlmann-Rielle rencontrée lors d’une coordination de soutien au peuple kurde. « Je suis photographe, journaliste » dit-il fièrement. Depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui il a publié plus de 1'400 articles. « Je veux être le photographe des peuples opprimés » ! En 2016, une photographie de Demir d’une banderole révélant la mort de Berkin Elvan, adolescent tué par la police sur la place Taksim à Istanbulest exposée place des Nations. La Turquie cherche à faire censurer cette photo. Le Conseil administratif résiste. Demir devient un exemple mondial de la lutte pour la liberté d’expression. Quel est son modèle ? « Che Guevara » dit-il spontanément. Et à Genève ? « La place des nations ! On lui doit tout. »

    Les idéaux et le quotidien

    Au-delà de la lutte pour les idéaux, le quotidien n’est pas toujours rose. Manque de soutiens pour ses expositions, suspicion lors du délivrement d’autorisation, refus divers. « Je suis politique et donc suspect. Les élu.e.s étaient contents.e.s de s’afficher avec moi suite à l’exposition sur la place des Nations, mais après, il n’y a pas eu de vrai soutien » explique-t-il, un brin amer.  Son avenir comme photographe est incertain. Lucide, il explique : « Je ne vois pas loin devant moi. Je suis dans une situation de précarité, mais mon sort est pareil à celui de toutes et tous les photographes genevois.es. C’est très dur pour la profession,  la presse en général aujourd’hui ». Il vit une sorte d’exil dans l’exil, décrivant  Genève sans fards : « Si tu n’es pas Suisse, d’origine genevoise, si tu ne parles pas bien français, les exclusions s’accumulent. Régulièrement, dans les manifestations, la police vient vers moi pour me demander mes papiers et chercher à m’intimider. J’ai même un procès devant le tribunal de police. Un policier m’a collé un motif ridicule pour m’incriminer alors que je faisais mon travail. Imagine : un journaliste devant un tribunal de police à Genève ! Heureusement, le camarade Christian Dandrès me défend, j’ai confiance.» Demir est de toutes les luttes, mais il est aussi en lutte. Un appel ? « J’aurai besoin du soutien de mes camarades dans cette épreuve, je compte sur toutes et tous. Genève est la ville internationale des droits humains, mais au quotidien, nous avons encore un grand chemin à faire pour l’égalité et le respect de ceux-ci, ici comme ailleurs ». Demir n’a pas touché à son repas. On se dit au-revoir ou plutôt à bientôt. Rendez-vous à la prochaine manifestation. Elle sera peut-être pour l’indépendance et la liberté de Demir d’exercer son travail !

    Lien: http://www.ps-geneve.ch/wp/wp-content/uploads/2018/12/CC49_final.pdf

     

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  • Wanders et Bekele à nouveau hors norme à la Course de l'Escalade

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    Deuxième victoire époustouflante et record consécutif pour l’athlète du Stade Genève Julien Wanders lors de la 41e édition de la Course de l'Escalade. Sous la pluie et par des températures clémentes (10 degrés), le néo-détenteur du record d’Europe du 10 km sur route a abaissé  de 12 secondes en 20’46 le record du parcours qu’il a établi en 2017. « C’était plus dur que prévu. Pendant deux tours, je n’étais pas sûr de pouvoir aller beaucoup plus vite », a soufflé heureux le prodige de 22 ans à l’arrivée après avoir été mis à mal par son copain kenyan Fredrick Kiptoo sur les deux premiers tours. Puis, grosse attaque de Wanders dans la montée de la rue St Léger. Kiptoo termine comme l’an passé 2e, cette fois à 12 secondes. Le Russe Rinas Akhmadeev complète le podium deux secondes derrière. L’autre Genevois d’exception, le marathonien Tadesse Abraham, a rejoint la ligne d'arrivée 5e, à 31 secondes de Julien Wanders, après avoir tenu la dragée haute sur le premier tour.

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    Chez les dames, passe de quatre pour la Genevoise d’adoption Helen Bekele (ETH), licenciée comme Wanders au Stade Genève. La princesse éthiopienne et marathonienne de classe mondiale a fait une course d’attente, avant d’attaquer à plusieurs reprises dans la dernière boucle avant de parvenir à se défaire, sur la fin, d’un duo d’Angolaises : Peruth Chemutai termine comme en 2016 2e à 2 secondes, Esther Chebet 3e, à 11 secondes. Vaudoise, vice-championne du monde de course de montagne, Maude Mathys fini excellente 8e à 1’28 de Bekele.

    Les résultats complets de toutes les courses, sont disponibles sur le site de Datasport

    (https://services.datasport.com/2018/lauf/escalade/).

    Malgré la pluie persistante dimanche matin, qui n’a que peu entamé la motivation des enfants et les difficultés de certaines marcheuses et marcheurs à atteindre la ligne de départ à Veyrier samedi soir, le nombre de participants à avoir franchi la ligne d’arrivée est de plus de 40'600 personnes. 

    Résultats des courses Escaladélite :

    Elite Femmes

    Helen Bekele (ETH) 23’52
    2. Peruth Chemutai (UGA) 23’54
    3. Esther Chebet (UGA) 24’02
    4. Cynthia Kosgei (KEN) 24’13
    5. Mercyline Jeromoh (KEN) 25’04
    6. Daria Mykhailova (UKR) 25’08
    7. Katsiaryna Karneyenka (BLR) 25’12
    8. Maude Mathys (SUI) 25’20
    9. Stephanie Barnes (GBR) 25’25
    10. Malika Akkaoui (MAR) 25’32

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    Elite Hommes 

    1. Julien Wanders (SUI) 20’46
      2. Fredrick Kiptoo (KEN) 20’59
      3. Rinas Akhmadeev (RUS) 21’01
      4. Florian Carvalho (FRA) 21’04
      5. Tadesse Abraham (SUI) 21’17
      6. Soufiyan Bouqantar (MAR) 21’24
      7. Alex Kibarus (KEN) 21’29
      8. Yoann Kowal (FRA) 21’33
      9. Bernard Matheka (KEN) 21’36
      10. Daba Teshome (ETH) 21’36

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    Michael Kleiner

    Responsable relations médias

    Course de l'Escalade

    Jerry Maspoli

    Président du Comité d'organisation

    Course de l'Escalade 

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    Pour voir la suit des photos:

    http://www.photographygeneva.com/gallery/la-41eme-course-de-lescalade-a-geneve/

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  • Les Genevois fêtent le 150ème anniversaire de son journal « Le Courrier"

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    Les Genevois fêtent le 150ème anniversaire de son journal « Le Courrier" à la salle communale de Plainpalais. 

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  • Demir Sönmez, un phare sur la planète photo

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    Je partage avec vous l’interview que le journaliste Aram Gareginyan de Sputniknews  a réalisé avec moi lors de mon dernier voyage en Arménie. Merci à Aram Gareginyan pour ce beau travail et à Yeghisapet Tellalian pour la traduction du russe vers le français. 

     
    Demir Sönmez, un phare sur la planète photo
     
    Le photographe Demir Sönmez a participé à des manifestations à plusieurs reprises en Turquie, et, plusieurs fois dans sa vie, il a été arrêté. Pour quelle raison ? Parce qu’à côté d’autres activistes, il a milité et lutté en Turquie pour l’égalité entre tous les citoyens, quelle que soit leur origine ethnique ou religieuse, ce qui est loin d’être évident au pays héritier de l’Empire ottoman. 

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    Depuis déjà de nombreuses années, Demir Sönmez porte un grand angle à la place de l’oeil gauche, et, de l’oeil droit, il observe tout lereste sur 360 degrés ! C’est dire si l’addiction au selfie, ce n’est pas son truc, il est, tout au contraire, naturellement tourné vers les autres. Sa seule ambition est de capter la vie et de la montrer telle qu’elle respire, mal, tout autour de lui. Depuis la fin des années 70, il a participé aux mouvements d’opposition en Turquie, au départ comme activiste, puis comme photographe et comme journaliste. Ironie du destin, lui que son père a appelé « Fer (Demir) », s’est retrouvé plusieurs fois derrière les barreaux.
     
    Depuis 1990, ne se sentant plus en sécurité en Turquie, il s’est installé à Genève, sans renoncer en rien à son combat de toujours pour les Droits de l’Homme et la démocratie :
     
    «Là, à Genève, près du Palais des Nations, on peut observer, presque chaque jour, des manifestants brandissant leurs pancartes. Ils viennent tous dire quelque chose, sur leur peuple, sur ce qui les concerne, sur leurs droits. Durant les six ou sept dernières années j’ai pris en photo près de 2500 manifestations, presqu’une par jour ! Il y a eu des Kurdes, des Tamils, des Chrétiens d’Orient, et bien des représentants d’autres peuples, » dit Demir Sönmez.
     
    Une expo dérangeante

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    A lui, chroniqueur maintenant de longue date à Genève, on a confié en avril 2016, pour le 70 ème anniversaire de l’Organisation des Nations-Unies, la charge d’organiser une exposition. 
     
    «J’ai sélectionné cinquante de mes photographies. Parmi ces clichés, des manifestations contre la guerre, pour la paix, pour les Droits de l’Homme, pour l’égalité hommes-femmes, pour la liberté d’expression, » raconte Sönmez, qui poursuit :
     
    «Quelques jours après l’inauguration, le représentant de la Turquie auprès du bureau de l’ONU à Genève s’est adressé aux autorités suisses pour exiger qu’une photo soit retirée de cette exposition. De quoi s’agissait-il ? Vous vous rappelez sans doute la manifestation au Parc Taksim à Istanbul, en 2013. Les manifestants brandissaient des pancartes avec l’inscription : « je suis Berkin Elvan ». Ce nom, Berkin Elvan, c’est celui d’un adolescent de 14 ans, sorti chercher du pain, banalement. Soudain, il se retrouve emporté par le courant de la manifestation que la police disperse, touché à la tête par une grenade lacrymogène. Neuf mois de coma, et il est mort. »
     
    « Alors en 2014, des Turcs démocrates et d’autres turcophones ont manifesté pour dénoncer cette injustice à Genève même et j’ai choisi d’exposer leur photo. »
     
    « Mais des diplomates turcs se sont adressés aux autorités de Genève pour exiger, disaient-ils, qu’on cesse de calomnier le nom d’Erdogan. Ils ont d’une part affirmé que la liberté d’expression, c'est très bien, mais que, sur la pancarte, on pouvait lire : « la police m’a tué sur ordre du Premier Ministre de Turquie ». Et à l’époque, précisément, le Premier Ministre, c’était Erdogan! Pourtant, les diplomates ont prétendu que l’affirmation sur la pancarte constituait un mensonge, niant toute responsabilité gouvernementale dans le drame.
     
    Face à cela, les autorités genevoises ont refusé de céder aux exigences de la partie turque. « Notre Ville est la capitale des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression » ont déclaré les Suisses ». « Et c’est alors que l’ambassade turque à Berne s’est à son tour mêlée de l’affaire, s’adressant directement au gouvernement fédéral. Là encore, le Cabinet ministériel a soutenu la décision des autorités de la capitale helvétique ». 
     
    « Ensuite, le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglou, est venu en personne réitérer l’exigence turque. Et, pour la troisième fois, les responsables genevois ont affirmé avec insistance que la photographie resterait en place jusqu’à la fin de l’exposition ».
     
    La Suisse ne cède pas
     
    « Cela a été, à ma connaissance, un des premiers cas où un pays européen n’a pas cédé aux exigences d’Erdogan concernant une question de morale sociale », affirme Sönmez. Plus encore, les représentants des autorités suisses ont soutenu Sönmez en assistant personnellement à l’exposition. Il y avait aussi des dizaines de ses collègues journalistes, dont des Turcs démocrates, ainsi que des artistes, des scientifiques et de simples citoyens.
     
    Si, d’aventure, vous rencontrez Sönmez dans la rue, son allure vous rappellera l’image du bon grand père qu’on imagine illustrer tant de contes orientaux. Le nom de Demir Sönmez pourrait se traduire par « le fer (Demir) qui ne refroidit jamais (Sönmez, littéralement qui ne s’éteint pas) ». Pourtant, Demir n’a pas de métal à la main, ni arme à feu, ni mitrailleuse; son fer à lui, c’est sa volonté inébranlable, qui n’a en rien diminué sur la route entre la Turquie de ses combats et la Genève prospère, où il s’est aujourd’hui réfugié. 
     
    Il a séjourné à plusieurs reprises en prison pour activismes pratiquement pendant cinq ans. Il connait bien Taner Akçam, l’universitaire turc qui vient d’authentifier, dans un ouvrage remarquable1, les télégrammes de Talaat Pacha, ministre de l’intérieur de Turquie en 1915, qui donna personnellement les ordres de déportations à toutes les préfectures, organisant méthodiquement le génocide des Arméniens, des Assyriens et de toutes les minorités non musulmanes de l’Empire ottoman.
     
    Demir Sönmez, Taner Akçam et bien d’autres démocrates en Turquie ont lutté ensemble pour que leur pays devienne meilleur et que des personnes issues de minorités ethniques et religieuses y deviennent des citoyens égaux en droit.
    Mais comment donc, demandera-t-on, un homme qui ne dispose individuellement d’aucun droit peut-il faire pour vivre en Turquie ?
     
     
    Sönmez le sait pour l’avoir vécu depuis son enfance, à Erzeroum, une ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants de l’Est du pays. Sa mère est Kurde du Dersim et il n’y a pas si longtemps qu’il a appris que son père est Arménien. Il a vécu son enfance dans les années 70, quand la langue kurde était interdite en Turquie et que la moindre référence aux événements de 1915 était passible d’emprisonnement. 
     
    Sönmez ne connaît pas la haine

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    Pohoto: Jacqueline Messerli
     
    Sönmez n’a pas de haine contre les Turcs. « J’ai beaucoup d’amis et de collègues parmi les Turcs, » souligne-t-il. Ce n’est pas la première fois qu’il vient en Arménie, il était déjà à Erevan en 2015, pour le centenaire du génocide, puis à l’occasion de la visite du pape François 1er ; et il était aussi présent en octobre dernier pour le Sommet de la Francophonie dans la capitale arménienne.
     
    Sönmez est fidèle au peuple de sa mère. Il s’est trouvé en Irak durant les mois les plus tourmentés de la guerre, il a fait un reportage dans un camp de réfugiés, et il s’est même rendu au Kurdistan irakien pour le référendum de fin septembre 2017. De partout donc, le Demir Sönmez de fer ramène inlassablement des photographies par centaines. Il attire spectateurs et amis d’une force qui ferait pâlir le plus puissant des aimants. Il lui suffit de vous regarder et de vous sourire. Et c’est tout ? Oui, parce que, à bord de son sourire, rien n’affleure de métallique, et que tout entier il se révèle simplement humain.
     
    1 Killing Orders. Talat Pasha’s Telegrams and the Armenian Genocide, édité courant 2018 par Palgrave McMillan, ISBN 978-3-319-69786-4
     
    Interprété du russe et adapté par Yeghisapet Tellalian.
     
    Pour la version originale en russe de cet interview, voir:
     
     
     
     
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  • Situation scandaleuse à l'aéroport de Zurich

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    Une vingtaine de personnes kurdes sont actuellement détenues à l'aéroport de Zürich en vue de leur expulsion vers... l'Afrique du Sud!!!En effet, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), à l'appui d'arguments tout à fait abusifs a justifié le fait de ne pas examiner les demandes d'asile de ses personnes.

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    Les personnes concernées vivaient en Irak, en Syrie, en Turquie et au Kirghizistan. Toutes ont dû s'exiler pour des motifs liés à leur origine kurde. Parmi elles se trouvent 4 familles, le politicien Osman Erdal et le journaliste Mustafa Mamay, pour lequel Reporters sans frontières et la "European Federation of journalists" se sont déjà mobilisés. Toutes ont demandé l'asile en Suisse dès leur arrivée à Zurich, afin de pouvoir trouver protection aux persécutions subies. 

    Pourtant, en très peu de temps, TOUTES ces personnes ont reçu de la part des autorités suisses, un refus d'examiner leur demande d'asile sur le fond, arguant que leurs dossiers pouvaient être traités par le pays tiers sûr par lequel elles avaient transités. Cette décision ressemble fortement aux décisions de non entrée en matière rendues dans le cadre du règlement Dublin III.  Sauf qu'ici, le pays de transit en question est l'Afrique du Sud (!!) qui aux dernières nouvelles ne fait pas partie dudit règlement!!

    En rendant cette décision, le SEM semble naviguer en eau trouble. En plus du caractère légalement douteux des décisions de non-entrée en matière, il argumente dans une des décisions que l'intéressé peut retourner en Afrique du Sud car c'est un Etat tiers sûr et que l'intéressé y a déjà "séjourné" (art. 31 al. b point c LAsi). Pourtant le SEM reconnaît également que son "séjour" en Afrique du Sud n'a duré que "3-4 jours"!!! 

    Au-delà de la violente absurdité des décisions, les autorités suisses détiennent ces familles en toute illégalité! Encore récemment, le Conseil fédéral prenait position sur la détention administrative en précisant que "...l'application de mesures de contrainte aux familles et aux mineurs relève de l'exception [...] La détention administrative relevant du droit des étrangers est exclue pour le mineurs de moins de 15 ans." Pourtant, les familles – qui, par ailleurs, sont, pour certaines,  détenues à l'aéroport de Zurich depuis plus de 40 jours – ont des enfants de 3, 5, 6, 8 et 13 ans, la plus jeune est à peine âgée de 2 ans! 

    Les conditions de détention sont insupportables, surtout pour les enfants qui n'arrivent même plus à manger les repas proposés.

    Il est urgent de réagir, certaines des personnes détenues peuvent être déportées dans de brefs délais!

    Nous appelons les personnes solidaires et les organisations à se mobiliser !

    Nous appelons les médias à ne pas maintenir dans l’ombre ces pratiques totalement immondes dont nous avons eu échos grâce à quelques réseaux de soutien!

    Toutes les personnes concernées doivent être libérées immédiatement et leur demande d’asile doit être examinée en Suisse !

    Pour plus d'informations cliquez sur le lien suivant:

    infos kurdes détenus à Zurich.pdf

     

     

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  • Sommet de la francophonie à Erevan: j'y étais!

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    Je me suis rendu 5 fois jusqu'à maintenant, en Arménie mais je n'ai jamais travaillé en tant que journaliste dans de telles conditions. Je pensais que quelque chose avait changé, mais rien n’a changé au contraire les conditions de travail ont régressé. Un ancien journaliste est Premier ministre. La francophonie est un grand mensonge! Ils vivent ensemble mais chacun de son côté. Je suis vraiment désolé de dire que si Charles Aznavour n'était pas décédé, que serait-il passé lors de ce sommet? Le sommet s’est complètement transformé en un «hommage à Charles Aznavour ». 

     
    Le seul point positif du sommet se sont les activités culturelles. Le forum représente une bonne opportunité économique pour les grands pays comme la France, le Canada ou la Belgique Pour les autres pays francophones du continent africain ou asiatique ils se sont contenté de faire la figuration. Le stand de la Suisse est ridicule, il est représenté par une société arménienne!!! 
     
    "Vivre ensemble", mais chacun de son côté. 
     
    Les chefs d’État étaient à un endroit, les invités dans un autre et les journalistes sous une grande tente mais nous sommes tous réunis en Arménie pour la francophonie. La carte d’accréditation donnée aux journalistes n’a aucune différence avec celle des invités. 
     
    Aucun avantage ou facilité pour faire son travail correctement. A tout moment un membre du staff peut venir et vous faire sortir des lieux. 
     
    À la journée d’ouverture du sommet les journalistes ont tous été placé dans une loge au troisième étage de la salle, la scène se trouvait à 100 - 150m de là et nous étions des dizaines de photographes et de cameramans entassés dans une loge de 2m sur 10m de long, et de plus il y avait des bénévoles qui nous ont demandé d’où l’on venait et de quitter la loge alors que les discours débutés. 
     
    J’invite tout le monde a se rendre en Arménie et a persévérer la culture du peuple arménien, mais pas en tant que journaliste, car vous êtes un criminel potentiel. C’est le constat que je tire de mon séjour en Arménie pour couvrir ce sommet de la francophonie marqué par le décès de Charles Aznavour.

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    Pour voir la suit des photos de la sommet francophonie 

    http://www.photographygeneva.com/gallery/sommet-de-la-francophonie-2018-erevan-darmenie/ 

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  • La Ville de Genève honore Celine van Till avec la Médaille « Genève reconnaissante »

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    La Ville de Genève honore Celine van Till avec la Médaille « Genève reconnaissante » Mme Celine van Till, jeune sportive d’élite, conférencière et ambassadrice pour les personnes en situation de handicap, reçoit lundi 8 octobre 2018 la Médaille « Genève reconnaissante ». Au nom des autorités de la Ville de Genève, M. Sami Kanaan, Maire de Genève, lui remet cette distinction au cours d’une cérémonie qui se déroule à 18h au Palais Eynard.

     

    Cavalière très talentueuse, Celine van Till faisait partie du cadre Juniors suisse en dressage lorsqu’elle eut un grave accident de cheval en 2008, qui l’a laissée handicapée. Depuis dix ans, elle se bat pour retrouver ses moyens pas à pas, geste après geste, et reconquérir sa passion pour la vie et le sport. Ainsi, elle a réussi à prendre part aux Jeux paralympiques d’été de Rio en 2016, offrant au sport genevois l’une de ses plus belles expressions.

     

    Aujourd’hui, Celine van Till a décidé de se lancer un nouveau défi en passant de l’équitation à l’athlétisme, avec comme objectif de participer aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

     

    Par ailleurs, titulaire d’un Bachelor en management-marketing pour sportives et sportifs d’élite, elle s’engage désormais pleinement en tant qu’ambassadrice pour l’intégration par le sport des personnes en situation de handicap.

     

    La Ville de Genève a souhaité rendre hommage au parcours impressionnant de Celine van Till qui a su faire preuve de qualités de battante hors du commun et a démontré, à force de courage et de persévérance, que la pratique sportive, pour les personnes valides comme pour les personnes handicapées, représente un fantastique moyen de s’accomplir et de se dépasser.

     

    « Merci et bravo pour les victoires que vous avez remportées sur vous-mêmes, pour cette ouverture aux autres et cette envie de gagner en surmontant les difficultés, et surtout cette joie de vivre renouvelée que vous nous faites partager. C’est une magnifique leçon d’espoir et de courage, c’est une très belle leçon de vie que vous nous donnez» a déclaré le Maire de Genève Sami Kanaan en lui remettant la Médaille « Genève reconnaissante ».

    Communiqué de presse, 8 octobre 2018

     

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  • Charles Aznavour; un nom lié à un pays et à un peuple

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    Charles Aznavour est un artiste de renommée mondiale, aimé et adulé par des millions de personnes à travers le monde.

    Aujourd’hui en présence des représentants de l’Ambassade d'Arménie en Suisse, des centaines d’Arméniens anonymes, des amis de l’Arménie et des fans d’Aznavour se sont rassemblés à l’Église Apostolique Arménienne de Genève Saint Hagop pour assister à une messe de requiem. 

    Le destin de Charles Aznavour est intimement lié à l’Arménie. Qui ne connait pas ce talentueux chanteur qui fait partie de l’Arménie où de nombreuses places et rues lui sont dédiées et où des statues à son effigie ornent plusieurs villes du pays.

    Il restera immortel par sa générosité, son talent et son répertoire musical va devenir un classique à enseigner dans les conservatoires de musique. Adieu l’artiste!

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    Discours Mme A. Harutyunyan

     

    Révérend Père,

    Mesdames et Messieurs,

    Ces derniers jours, en préparant mon intervention je pensais constamment combien il était difficile de parler d'un homme à propos de qui tout est dit et tous les mots qu'on pouvait dire à son sujet seraient insuffisants. Les plus belles phrases ne pourront pas décrire les émotions que chacun de nous a éprouvées en apprenant la nouvelle du décès de Charles Aznavour.

    Cependant, le 5 octobre à Paris, le président Macron a brisé tous les stéréotypes. Avec son discours remarquable et très émotionnel, il a réussi à rendre au Grand Maître l'hommage qu'il mérite en faisant de cet instant un moment historique.

    Des millions de personnes à travers le monde ont suivien silence et avec émotion la majestueuse cérémonie des obsèques nationales organisées à Paris : des adieux solennels, austères et sobres, où le drapeau tricolore, le modeste bouquet de fleurs aux couleurs de l'Arménie et le brancard furent plus somptueux que tout autre dispositif.

    Le peuple français, représenté par Macron, a prouvé qu’il savait apprécier ses grands hommes à leur juste valeur au moment de leur faire ses adieux.

    Charles Aznavour n'a pas gardé le silence même ce jour-là. En 1988, après le tremblement de terre, il avait réuni tous ses copains artistes pour chanter pour l'Arménie. En quittant ce monde, il a fait en sorte que tout le monde parle de nouveau de l'Arménie et du peuple arménien. Nous n'avons pas le droit de trahir l'image de l'Arménien créé par Charles Aznavour à travers le monde, un nom qu'on peut prononcer partout sans avoir besoin de chercher des qualificatifs pour le présenter.

    Charles Aznavour était un homme de grande valeur, une légende, ressortant du cadre national étroit.

    Comme le Premier-ministre de la République d'Arménie l'a souligné lors de la cérémonie d'adieux, le meilleur hommage à Charles Aznavour serait l'émergence et le développement d'une Arménie libre et heureuse. Par conséquent, il appartient à chacun de nous, d'essayer au quotidien, de faire de notre mieux pour atteindre cet objectif et d'être digne de partager avec lui le sentiment singulier d'être Arménien.

    Merci!

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  • Brésiliens de Suisse:le fascisme ne nous représente pas et ne nous représentera jamais!

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    Samedi après midi, environ 200 Brésiliens de Suisse se sont rassemblés sur la Place des Nation à Genève contre le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro à la présidentielle dans leur pays et contre la discrimination contre les femmes et les LGBT.

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    Bonjour à tous. Premièrement nous voulons remercier chacun d’entre vous pour votre présence, merci d’être venus nous soutenir.

    Nous voudrions vous expliquer un peu pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser aujourd’hui, ce 29 septembre 2018. Cette journée entrera dans l’histoire comme un jour de lute et de resistance des femmes (mais pas que, des hommes sont aussi présents aujourd'hui) contre la montée du fascisme dans notre pays, le Brésil. Nous nous joignons à des milliers, des millions d’hommes et de femmes dans le monde qui comme nous s’opposent à ce discours fasciste qui met notre jeune démocratie en péril. Notre démocratie a été fragilisée depuis le coup d’état parlementaire de 2016 qui a amené à la destitution de la présidente Dilma Roussef. Ce coup d’état parlementaire a aussi mené à d’autres crimes politiques envers des défenseurs des droits humains : ainsi nous n’oublions pas non plus Marielle Franco, assassinée brutalement, et la prison politique de l’ex-président Luis Inacio Lula da Silva.

    A l’heure d’aujourd’hui, nous sommes à l’aune des élections présidentielles au Brésil, et l’un des candidats se nomme Jair Bolsonaro. Mais qui est-il? Cet homme est un candidat d’extrème droite, un ancien militaire nostalgique de la dictature militaire qui avait contrôlé le pays de 1964 à 1985. Son idole, le colonel Brilhante Ustra était chef d’un centre d’emprisonnement, de torture et de la mort à Sao Paulo. Au moins 50 personnes ont perdu la vie sous le commandement d’Ustra et sous ses ordres plus de 300 personnes ont été torturées, dont beaucoup de femmes, et même une femme alors enceinte.

    Son discours est fasciste, raciste, homophobe, misogyne, intolérant, autoritaire et fait l’éloge de la violence. Ses mots menacent nos droits, notre liberté et notre démocratie.

    Cet homme a profité d’un moment de fragilité politique dans notre pays et se présente comme la solution miracle contre la corruption et la violence. Il y a cependant un problème : il souhaite bannir la violence des rues en imposant un régime violent, il veut bannir la violence en la remplaçant par encore plus de violence. Quant à la corruption, je dois vous dire que sa fortune s’est multipliée de manière douteuse depuis son entrée en politique il y a 22 ans.

    Le projet politique de ce candidat d’extrême droite vont à l’encontre des droits de l’homme et dont le programme politique et économique amèneront notre pays dans le chaos.

    Voici quelques exemples:

    -diminution de la majorité pénale à 16 ans -armer la population

    -Diminuer le quotat de places à l’université

    -la privatisation de nos richesses et de nos ressources naturelles

    Nous nous tenons donc ici aujourd’hui, nous faisons partie d’un mouvement de millions de femmes qui s’est créé sur les réseaux sociaux. Notre revendication commune se résume en deux mots : PAS LUI (elenao en portugais). Sur facebook ce groupe rassemble près de 4millions de femmes organisant, comme nous, des manifestations dans plus de 100 villes au Brésil et 65 villes dans le monde entier.

    Nous sommes ensemble, unies par une même cause, mais nous souhaitons cultiver la diversité, nous souhaitons montrer notre respect pour la différence : oui, nous soutenons différents programmes politiques différents candidats. Mais LUI, ne nous représente pas. Nous sommes ici aujourd’hui pour clamer PAS LUI, JAMAIS LUI. Nous sommes ici pour poursuivre la lute contre tout ce que cet homme représente : non à la répression, non au totalitarisme, non à la violence. Nous sommes beaucoup plus fortes que la haine.

    L’histoire même du Brésil est une ode à la diversité. Cette diversité est aujourd’hui notre banière. Le fascisme ne nous représente pas et ne nous représentera jamais

    Pour la liberté, pour l’égalité et pour une vie exempte de violence! PAS LUI, LUI JAMAIS

     

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  • Manifestation nationale pour l'égalité salariale et contre les discriminations

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    Des femmes et des hommes venus de toute la Suisse ont défilé à Berne en faveur de l’égalité salariale entre hommes et femmes et contre la discrimination, dans une loi qui sera soumise au Conseil national le 24 septembre prochain.Ce rassemblement a été convoqué par plus de 40 organisations.

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    APPEL À TOUTES LES FEMMES « pour une grève des femmes* et féministe"
     
    Comme dans de nombreux pays, en Suisse nous manifestons pour l’égalité, contre le sexisme et les discriminations.
    Mais cette fois, nous voulons aller plus loin : jusqu’à une grève des femmes*, une grève féministe qui aura lieu le 14 juin 2019.
     
    Nous en avons assez d’attendre : 37 ans que le peuple a voté un article constitutionnel sur l’égalité. 22 ans que nous avons une Loi sur l’égalité. Mais nos salaires et nos retraites sont toujours plus bas, trop souvent misérables. Si nous travaillons à temps partiel, c’est que nous assurons les deux tiers du travail domestique, éducatif et de soins : le ménage, la cuisine, la lessive, les enfants, les petits-enfants, les proches malades ou âgés. Ce travail, sans lequel la Suisse ne fonctionnerait tout simplement pas, n’est pas rémunéré, mais produit de la richesse. Ce travail doit être valorisé !
    Nous en avons assez du sexisme et de toutes les formes de violence. L’égalité, c’est vivre sans la peur d’être agressée, travailler sans la crainte d’être harcelée, rentrer à la maison sans l’angoisse d’être maltraitée. Respecter nos corps, nos vies, c’est mettre fin à toutes les violences à l’encontre des femmes* et reconnaître notre droit à décider par et pour nous-mêmes.
     
    Nous voulons une société fondée sur l’égalité et la solidarité, sans discriminations, sans sexisme et sans violence à l’encontre des femmes* quels que soient notre couleur de peau, notre culture, origine ou religion, notre passeport, notre orientation sexuelle ou
    identité de genre, notre âge ou statut.
     
    C’est pourquoi, le 14 juin 2019, nous ferons grève.
     
    Notre grève sera globale : sur les lieux de travail et à la maison. Elle sera adaptée aux possibilités de chacune: croiser les bras un moment ou toute la journée, déranger au lieu de ranger, occuper l’espace public la journée et la nuit ! Notre grève ne sera pas contre les hommes, mais contre un système patriarcal qui a fait son temps. Le 14 juin 2019, les hommes solidaires seront invités à soutenir les femmes* en grève.
     
    Participez, vous aussi !
    Collectif pour une grève des femmes* et féministe

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    Pour voir la suit des photos

    http://www.photographygeneva.com/gallery/manifestation-pour-legalite-salariale-hommes-femmes-a-berne/

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  • Manifestation pour les droits des paysan.ne.s

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    Á l'occasion de la tenue de la 39e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, ce matin sur la Place des Nations à Genève, plusieurs dizaines de représentant-e-s des organisations paysannes membres de la Vía Campesina à travers le monde et des militants locaux se sont rassemblés pour s'exprimer en faveur:
        • de la souveraineté alimentaire
        • du maintien de la biodiversité et de la protection de l'environnement
        • de plus de justice, d'un monde solidaire et des conditions de vie saines pour tous !

    Ils ont réclamé l'adoption sans délai de la Déclaration sur les droits des paysans qui est négociée au sein du Conseil des droits de l'homme depuis de nombreuses années.

    Selon Melik Özden, Directeur du CETIM, "Ne vous fiez pas à l''apparence. Certes, nous sommes ici avec quelques dizaines de leaders paysan.ne.s, mais ces personnes représentent des centaines de millions de paysan.ne.s. Ce sont elles qui nourrissent l'humanité. Ce sont elles qui sont garantes de la biodiversité et de la protection de l'environnement. Pour qu'ils-elles puissent remplir leur rôle, on doit leur offrir des conditions de vie et de travail dignes. C'est ce que vise la Déclaration onusienne. C'est pourquoi, nous appelons tous les États membres du Conseil des droits de l'homme à voter en faveur de cette Déclaration la semaine prochaine." 

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  • Le magazin Yves Rocher de Genève bouclée par les grévistes!

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    Une délégation de travailleurs de l'usine de cosmétiques Flormar en Turquie et de dirigeants syndicaux d'IndustriALL et de Sendicat petrol-is ont manifesté devant le magasin Yves Rocher France dans le centre de Genève avant de se rendre à une réunion de l'Organisation internationale du travail dans l'entreprise.

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    Au début de cette année, l’usine de cosmétiques Flormar en Turquie a licencié 132 travailleurs pour avoir rejoint le syndicat Petrol-İş. La marque Flormar est majoritairement détenue par Yves Rocher. Petrol-İş a suivi la procédure judiciaire turque et a été reconnu à Flormar par le ministère du Travail. Lorsque la reconnaissance du syndicat a été accordée, l'entreprise a licencié les travailleurs syndiqués. IndustriALL a lancé une campagne internationale appelant l'entreprise à réintégrer les travailleurs.
     
    Les travailleurs sont sur le piquet de grève à l’extérieur de leur usine depuis 128 jours. ils ont amené le piquet de grève en Europe. Demain, ils iront au siège de la société à Paris, où ils remettront 123 000 pétitions signées demandant à Yves Rocher de réintégrer les travailleurs licenciés et de reconnaître le syndicat.
     
    Flormar est une marque de cosmétiques possédée à 51% par le Groupe Rocher qui détient également la marque Yves Rocher. En effet, le 16 août 2016 Groupe Rocher annonçait avoir acquis 51% de Flormar, son concurrent turc, en poursuivant ainsi son internalisation.
     
    Basée à Rennes, Yves Rocher est une marque mondiale de cosmétiques et de produits de beauté. L’entreprise est présente dans 88 pays et emploie 13.500 personnes, outre plus de 215.000 personnes employées indirectement. Kosan cosmétique emploie 400 travailleurs et produit pour l’enseigne Flormar, numéro un du maquillage en Turquie, avec 21% de la part du marché. L’usine exporte aussi ses produits aux marchés de 104 pays, principalement vers les pays en développement. 

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  • Cent kilos de charbon déversés devant le consulat d'Allemagne à Genève

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    Retour à l'expéditeur. Les membres du collectif BreakFree Suisse ont déversé tôt ce matin 100 kilos de charbon devant le consulat d'Allemagne à Genève. Ils demandent l'arrêt immédiat de l'offensive contre la forêt millénaire de Hambach, un moratoire sur l'importation d'électricité carbonée Allemande et l'accélération de la transition énergétique Suisse.

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    Loin d'être un champion de la transition écologique, l'Allemagne est extrêmement impliquée dans l'exploitation et la combustion du charbonqui représentait encore en 2017 36,6% de son mix énergétique.

    La République Fédérale n'atteindra pas- et de très loin - son objectif national de diminution de ses émission de gaz à effet de serre fixé à - 40% (par rapport à 1990) pour 2020[1]. Et pour cause, en 2017 elle a exporté 55 Terawatt-heure d'électricitémajoritairement produite via des sources d'énergies fossiles (charbon, fuel, gaz) ; ce volume d'exportation représente en "équivalent carbone", les émissions annuelles d'un pays commela Hongrie[2].

    Le premier pays consommateurde son électricité est la Suisseavec 17,7 Terawatt-heureachetés en 2017 à RWE, une des plus grands producteurs allemands d'électricité. La demande helvétique, qui était de plus de 12 Terawatt-heure en 2016, est d'ailleurs en forte augmentation. En plus de ses émissions territoriales, la Suisse participe donc à cet immense volume de gaz à effet de serre et aux destructions directes qu'il génère.

    RWE exploite trois mines géantes de ligniteen Rhénanie, en ayant avalé villages, cultures et forêts sur une centaine de kilomètres carrés. La forêt la plus précieuse est celle de Hambach près de Cologne. Elle a pu se développer sans intervention au cours des derniers 12 000 ans. Par sa composition d'essences et sa faune riche d'espèces en voie de disparition, la forêt de Hambach est unique en Europe[3]. La mine voisine en avale chaque année un peu plus, tant et si bien qu'il n'en reste aujourd'hui que moins de 10 pourcent. Elle constitue un patrimoine commun essentiel. Des centaines de protectrices et protecteursy ont construit des maisons des cimes et tentent d'empêcher la déforestation permettant la progression des excavatrices[4].

    L'exécutif de la région a débuté la semaine dernière des opérations d'expulsion et de coupedans la forêt, ouvrant des voies d'accès pour de plus gros engins de chantier. Plusieurs milliers de policierset des dizaines de blindés sont en ce moment même en action[5]. L'intervention extrêmement violente fait scandale dans un pays très attaché à son patrimoine forestier et dont une partie de l'opinion est consciente de sa responsabilité climatique. Dimanche, une marche de soutienen direction de la forêt a réuni entre 4000 et 8000 personnes, tandis que plusieurs actions de blocage de la mine ont été mises en œuvre[6].

    Les membres du collectif BreakFree ainsi que de très nombreux citoyen.ne.s Suisses refusent d'être complices de la destruction de la forêt millénaire, de l’extension de la mine et de l'aggravationdu péril climatique. Nous avons décidé de renvoyer symboliquement le charbon à l'envoyeur.

    Nous appelons 1) à l’arrêt immédiat de l'offensivecontre la foret millénaire de Hambach, 2) à un moratoire sur l'importation d'électricité carbonée allemandeet 3) à l'accélération de la transition énergétiqueau sein de la Confédération.

    La Suisse doit respecter les engagements climatiques pris lors de la COP21 et cesser d'importer de l'électricité allemande produite à partir d'énergies fossiles. Il en va de l'avenir immédiat de nos enfants et de la vie de plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde entier.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Collectif BreakFree Suisse

    Contact Médias

    Olivier de Marcelluselviejo@riseup.net

    Guillaume Durin guillaume_durin@hotmail.com

    [1]https://allemagne-energies.com/2018/01/09/le-paysage-energetique-allemand-en-2017/

    [2]https://sandbag.org.uk/project/carbon-haven/

    [3]https://foretdehambach.org/information-sur-la-foret/la-foret-de-hambach/especes-menacees/

    [4]https://www.democracynow.org/2017/11/15/special_report_from_the_occupied_forest

    [5]https://www.dw.com/en/german-police-arrest-hambach-forest-activists/a-45504419

    [6]https://hambachforest.org/blog/2018/09/16/press-announcement-16-09-18/

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  • Plus de 2000 Tamouls manifestent à Genève

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    Lundi après midi environ 2000 Tamouls venu de toute l’Europe se sont rassemblés au parc des Cropettes pour défiler avec des banderoles jusqu’à la place des Nations pour demander justice et dénoncé le génocide du peuple Tamoul. Arrivés, ils ont rendu honneur à Ratnasingam Senthilkumaran qui s’est immolé devant la place des nations le 5 septembre 2013, la famille du décédé était elle aussi sur place. Les pleurs et la tristesse étaient au rendez-vous de cet hommage.

    Parmi les revendications:  demande de l’ouverture de l’enquête internationale indépendante sur la crimes de guerre, les crimes contre humanité et le génocide commis contre le peuple tamoul par les gouvernement sri lankais depuis 1948.
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  •  Cortège de la fête des vendanges de Russin 2018

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    La fête des vendanges met un point d'honneur à mettre en avant les produits du terroir genevois, un véritable hommage au vignoble genevois.

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  • Rassemblement contre l’exécution des activistes Kurde!

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    Environ d'une centaines de kurdes vivant en Suisse se sont rassembles sur la place des Nation Unies à Genève contre la violations des droits de l’homme, depuis le début de l’année, des nombreux prisonniers politiques majoritairement kurdes ont été exécutés par les autorités iraniennes. Depuis les derniers jours, 4 autre prisonniers politique Kurde ont été exécutés. Actuellement, des dizaines de prisonniers politiques et des activistes kurdes et iraniennes sont dans l’attente de leurs exécutions. De plus, il y a juste quelque jour que le gouvernement iranien a pris pour cible, un camp des réfugiés et des militants  politiques pacifistes Kurdes iraniens en Iraq, par les missiles Balistiques. Plusieurs personnes ont été tuées et blessées.  

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    Appel des manifestants pour mettre fin à l'agression et les attaques du gouvernement iranien contre le peuple kurde !

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    Ce jour-là, trois prisonniers politiques kurdes, Ramin Hussein Panahi, Zaniyar et Loghman Moradi, ont été pendus en même temps.

    En outre, le camp des familles et le bureau des deux partis principaux politiques Kurde opposés au régime iranien, le Parti démocratique du Kurdistan et le Parti démocratique du Kurdistan d’Iran qui se battent pour la résolution pacifique de question kurde en Iran depuis de nombreuses années, ont été pris pour cible par les missiles iraniens.

    Le camp et les bureaux politiques se situent à Koy Sanjaq à 200 km de la frontière entre l'Iran et l'Irak.

    À la suite de ces attaques de missiles, 15 personnes ont perdu la vie et des dizaines ont été blessées, et les habitants du camp de réfugiés Kurdes iraniens ont également quitté leurs maisons pour protéger leurs vies et se sont réfugiés dans les montagnes environnantes.

    Malheureusement, à ce jour aucune organisation ou institution international n'a condamné ces attaques du régime iranien. Même le gouvernement irakien ne s’est pas opposé à cette violation de la souveraineté de son territoire, et ne s’est pas engagé pour aider des victimes de l'attaque.

    Nous, les manifestants sur la Place des Nations, condamnons fermement toutes les formes d’attaque contre les militants politiques et pacifistes Kurde, l’exécution et l’assassinat d’activistes environnementaux et civils et les actes subversifs du gouvernement iranien dans d’autres pays du monde, et nous demandons aux Nations Unies et à ses Etats membres de :

    1-    Condamner l'exécution et l'assassinat systématiquement de militants politiques, civils et environnementaux par le gouvernement iranien, et faire pression sur la République islamique d’Iran pour qu’il mette un terme à toutes les peines et les punitions inadmissible visant les militants pacifiste Kurdes.

    2-    Condamner les bombardements et les attaques contre les bureaux des partis politiques kurdes et le camp des familles de réfugiés kurdes iraniens en Irak, et de les prendre sous la protection internationale,

    3-    Condamner la violation de la souveraineté irakienne et la région fédéral du Kurdistan et le lancement des missiles sur le territoire de ce pays.

    4-    Former une commission internationale pour enquêter sur ces attaques et les exécutions arbitraires par le gouvernement iranien.

    Genève, le 15 septembre 2018

    courriel : contact@zagros-centre.org

     

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  • Evacuez les Erythréens de Lybie!

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    Vendredi après midi des dizaines Erythréen·ne·s et ses amies se sont rassemblés en face le Palais de Wilson pour demander l'évacuation des migrant·e·s africains (en l'occurrence des Erythréen·ne·s) de Lybie, où ils subissent des exactions.

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    “Nous relayons ici l'appel d'une grande partie de la communauté érythréenne à Genève qui est profondément préoccupée par la situation de chaos que vivent les réfugié·e·s érythréen·ne·s, notamment en Lybie. Ils·elles subissent d’atroces sévices (exploitation, privations, détention dans des conditions inhumaines, tortures, viols, etc.)... autant de traitements qui, dans un déni absolu des droits fondamentaux, de la dignité la plus élémentaire et au su de la communauté internationale, provoquent d’indescriptibles souffrances et de profonds traumatismes.

    Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) se doit d’urgemment prendre une action holistique. Le fait que les Erythréen·ne·s ne puissent pas s’attendre à une quelconque protection de la part de leur gouvernement devrait précisément renforcer la responsabilité du HCR et de la communauté internationale, Suisse comprise.

    Un réseau de communautés érythréennes à travers le monde est résolu à se mobiliser aussi longtemps que des solutions tangibles ne seront pas mises en œuvre afin d’évacuer les réfugié·e·s érythréen·ne·s vers des lieux sûrs”.

     

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  • Rassemblement à Genève: Un monde Zéro carbone

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    Le 8 septembre, des milliers de rassemblements ont lieu partout dans le monde et à Genève à la place du Molard plus une centaine de manifestant.e.s se sont rassemblés pour demander à leur politiques de s’engager à construire un monde Zéro carbone, accessible à tous. 

    A Genève, cette manifestation sera aussi l'occasion de préparer la marche climat du 13 octobre, avec un débat ouvert à tous sur les mutations nécessaires pour arriver à une société "climato-compatible".

    Les Manifestants demandent une politique climatique ambitieuse !
     
    Notre parlement peine à mettre en œuvre les engagements pris lors de la signature de l’Accord de Paris. Nous avons besoin de changements radicaux pour préserver au-delà de 2050 le climat tel que nous le connaissons.
     
    Descendons dans la rue
     
    Samedi, 13 octobre 2018 à 13h30  à Rue du Mont -Blanc zone piétonne

     

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  • Sami Kanaan,  "une journée sur l’avenir du journalisme »

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    Sami Kanaan, le maire de Genève organise une journée sur l’avenir du journalisme, des conférences, débats et hackathon nourriront l’événement qui se tiendront le 14 septembre au Musée d’ethnographie.

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    LE TEMPS DES ACTES

    Y aura-t-il encore un seul titre de la presse écrite sur support papier en Suisse romande d’ici 2 ou 3 ans ? Un « vrai » journal, imprimé sur du papier ? Au rythme où se succèdent les restructurations, ou plutôt les liquidations, on peut sérieusement en douter. Plutôt que de rester dans une attitude réactive, il devient urgent de faire preuve de lucidité et de se poser quelques bonnes questions, afin de tenter de trouver des réponses adéquates, même si c’est ardu. C’est précisément ce que je souhaite faire en proposant une journée comme #ACTMedia. Une journée pour remettre les modèles en question. Une journée pour mettre l’intelligence collective au service du bien commun. Car il s’agit bien là d’une affaire qui nous concerne toutes et tous.

    Qui d’autre comme rempart à la désinformation que des médias libres ? Qui d’autres pour garantir un contre-pouvoir qui permet à la démocratie de fonctionner, plus ou moins correctement ?

    J’ai également souhaité que le programme d’#ACTMedia soit dédié en partie à la nouvelle loi sur les médias électroniques. Cette révision est une opportunité pour donner au service public les moyens de ses ambitions et surtout d’éviter de laisser le champ libre aux Google, Amazon et autres Facebook... C’est pour cette raison que les travaux qui nous occuperont le 14 septembre 2018 seront restitués à la Confédération dans le cadre de la consultation fédérale.

    Dans l’attente de vous voir et de partager autourde cette thématique, je vous adresse à toutes et à tous mes meilleurs messages.

    Sami Kanaan

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    Communique de presse

    4 Septembre 2018

    ACTMedia, une journée pour penser ensemble

    l’avenir du journalisme

    Des rédactions qui ferment, la manne publicitaire qui s’effrite, un domaine économique qui essaye de se recomposer autour de la nouvelle donne digitale. La situation de la presse romande est mauvaise. C’est face à ces difficultés et aux craintes qu’elles suscitent que Sami Kanaan, Maire de Genève, souhaite réunir les journalistes, les élus politiques, les milieux académiques et plus largement toute personne 

    intéressée, le 14 septembre 2018 au Musée d’ethnographie de Genève pour un événement baptisé #ACTMedia.

    La diversité des médias et les moyens nécessaires pour développer une activité journalistique de qualité sont une condition nécessaire à l’épanouissement d’une démocratie solide et vivante. Il est donc urgent de trouver une réponse adéquate à l’appauvrissement du paysage médiatique romand. Mais la formule magique n’existe pas. #ACTMedia a été imaginé comme un jalon dans une réflexion plus large qui devra se poursuivre.

    #ACTMedia questionnera ainsi les soutiens publics aux médias, la notion de service public, les différents modèles de financement existant mais aussi, faisant le lien avec l’année de mairie de Sami Kanaan, les enjeux posés et les opportunités offertes par la digitalisation.

     L’événement s’inscrit de plus dans le cadre de la consultation en cours sur la nouvelle loi sur les médias électroniques (LME), établissant les conditions du soutien de la Confédération aux médias. Les résultats des travaux de la journée nourriront donc la position de la Ville de Genève, qui sera transmise au Conseil fédéral.

    Enfin, partant du principe qu’il n’est pas envisageable de penser en dehors du cadre actuel en se cantonnant aux outils habituels des conférences et débats, Sami Kanaan a souhaité intégrer à #ACTMedia l’association OpenGeneva qui proposera d’aborder de manière participative différentes problématiques dans le cadre d’un hackathon.

     

    #ACTMedia

    Une journée publique de débats, de conférences et de hackathons pour penser l’avenir du journalisme.

    14 Septembre 2018, Musée d’ethnographie de Genève, 9h-19h30 

    PROGRAMME

    9h : Lancement du hackathon de la presse

    12h30 : Débat : Médias locaux et collectivités publiques de proximité : quels modèles de soutien ?

    Conférences :

    14h30 :  Faits et chiffres 2018 de la presse régionale, un avenir sans pub 

    Par Philippe Amez-Droz, Collaborateur scientifique et chargé de cours Medi@Lab, Université de Genève

    15h30 :  Les médias et le numérique : Une opportunité pour repenser le lien aux publics

    Par Nathalie Pignard-Chesnel, Professeure, Académie du journalisme et des médias, Université de Neuchâtel

    16h15 :  Googlization et concentration des médias : le paradoxe de la raréfaction de l’information de qualité

    Par Patrick-Yves Badillo, Directeur de Medi@LAB / Université de Genève

    18h : Panel National LME : Quel cadre pour les médias électroniques en Suisse ?

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    PROGRAMME

    CAFÉ-CROISSANT

    Dès 9h

    HACKATHON DE LA PRESSE

    De 9h30 à 17h

    Les thèmes médias, démocratie, digitalisation vous

    intéressent et vous avez envie de proposer, élaborer

    et partager des solutions originales, pratiques et

    concrètes sur ces sujets ? #ACTMedia est fait pour

    vous. Saisissez l’opportunité de passer de la parole

    aux actes !

    DÉFI I Open source : une solution au service

    des médias ?

    DÉFI II Consommation numérique :

    Quels enjeux pour la démocratie ?

    DÉFI III Philanthropie : Nouvelle source

    de financement des médias ?

    DÉFI IV Mutualisation des coûts et des

    technologies : Quelles opportunités pour servir

    le journalisme ?

    DÉFI V Mission de service public du journalisme :

    Quels moyens pour garantir sa qualité ?

    DÉJEUNER-DÉBAT

    Collation dès 12h

    Débat à 12h30 Médias locaux et collectivités

    publiques de proximité : quels modèles de soutien ?

    Modération NAPPEY Grégoire, ancien rédacteur

    en chef du Matin

    CONFÉRENCES : ACTES ET FAITS

    14h30 Faits et chiffres 2018 de la presse

    régionale, un avenir sans pub.

    15h30 Médias et numérique : une opportunité

    pour repenser le lien aux publics.

    16h15 Googlization et concentration des

    médias : le paradoxe de la raréfaction de

    l’information de qualité.

    JURY HACKATHON DE LA PRESSE

    17h15 Présidé par Sami Kanaan,

    Maire de Genève

    PANEL NATIONAL LME

    18h Quel cadre pour les médias électroniques

    en Suisse ?

    Modération FAVRE Alexis, RTS

    APÉRITIF

    19h30

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  • Rassemblement contre la politique d’asile inhumaine !

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    Une centaine de manifestant.e.s se sont rassemblés face au Consulat italien de Genève contre la politique d'asile inhumaine de l'Italie, de la Suisse et de l'Union Européenne.

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    Communique de presse

    150 êtres humains pris en otage par Matteo Salvini

    L’Italie anéantit le droit d’asile, la Suisse et l’UE ferment les yeux

    Après plusieurs jours durant lesquels plus de 150 hommes et femmes ont été retenu·e·s en captivité sur le bateau qui les avait sauvés en haute mer, une solution a enfin été trouvée et leur débarquement autorisé, malgré la volonté du vice premier ministre italien, Matteo Salvini, d’en empêcher le débarquement dans n’importe quel port de la péninsule.

    Exigeant que «l’Europe fasse sa part avec le fardeau des migrants», le ministre Salvini ne fait pas seulement preuve d’un mépris sans limites à l’égard d’hommes et de femmes qui fuient la misère et la mort en les réduisant à l’état de «fardeau» : il les a pris en otage pour pouvoir négocier avec les pays membres de l’UE.

    Cette ignominie fait suite à une escalade de déclarations et opérations anti-immigré·e·s qui ont légitimé et banalisé des agressions racistes en Italie même. Dans au moins trois cas, ces agressions se sont soldées par la mort des agressés coupables d’une couleur de leur peau non conforme.

    Malgré le recul qui lui a été imposé, Matteo Salvini a réaffirmé publiquement sa volonté d’empêcher l’accueil de réfugié·e·s en Italie. Et pour donner un relief symbolique particulièrement fort à cette volonté, il s’affiche à Milan en compagnie du premier ministre hongrois, Viktor Orban, le héraut de l’Europe blanche et chrétienne!

    En Italie, les forces antiracistes et antifascistes et des secteurs humanistes de la société se mobilisent contre ces dérives. La magistrature d’Agrigente a par ailleurs ouvert une enquête visant Matteo Salvini pour séquestration de personnes, arrestation illégale et abus de pouvoir sur les réfugié·e·s bloqué·e·s à Catane.

    Ce à quoi, le même Salvini se permet de répondre publiquement en affirmant que «ce sont des millions d’italiens qu’il faudra alors inculper», manifestant de la sorte son mépris absolu pour les lois et la Constitution du pays.

    C’est pourquoi il est indispensable que, à l’extérieur de l’Italie aussi, antiracistes et antifascistes, défenseur·e·s des droits humains et du droit d’asile se rassemblent devant les consulats d’Italie pour manifester contre la politique inhumaine du gouvernement italien et de son ministre de l’intérieur Matteo Salvini.

    En Suisse, c’est durant cette semaine, notamment ce mercredi, que des rassemblements seront organisés dans plusieurs villes devant les représentations italiennes.

    Ici, en Suisse, nous nous mobilisons aussi pour dénoncer la responsabilité des autorités fédérales et cantonales qui s’asseyent sur leurs engagements en terme d’accueil des réfugié·e·s, qui n’ont eu de cesse de durcir le droit d’asile et se font les exécuteurs zélés des Accords de Dublin en renvoyant des centaines de requérants, majoritairement vers l’Italie (pensons à A. Said renvoyé la semaine dernière). Ici aussi, nous exigeons un accueil digne et immédiat des personnes en exil!

    Plus largement, c’est toute la politique «d’Europe forteresse» pratiquée par l’UE qu’il faut dénoncer, pour les embûches, la misère et la mort qu’elle sème sur l’ensemble du parcours migratoire de celles et ceux qui ne cherchent qu’à fuir la guerre et/ou la misère.

    Mobilisons-nous pour dénoncer les politiques inhumaines de l’Italie, de la Suisse et de l’UE!

    Org. et soutiens: solidaritéS, UNIA Genève, Syndicat SIT, CGAS, Potere Al Popolo Suisse, PS Genève, Les Verts genevois, Solidarité Tattes, Parti du Travail, Cartel Intersyndical de la fonction publique, SSP Genève, StopExclusion… 

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  • Les patrons passent à l’ère digitale!

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    La Fédération des Entreprises Romandes fêtes leurs 90ème anniversaire à Palexpo.

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  • Le dictateur Erdoğan aimerait faire disparaitre Arat Dink!

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    Le rassemblement des Mères de samedi qui a eu lieu pour la sept centième fois devant le Lycée de Galatasaray le 25 août 2018 a été perturbé par des attaques perpétrées par des forces fascistes masquées musulmanes d’Erdoğan. Le but était de briser la résistance fière des Mères de samedi et de ses sympathisants, dont c’était la sept centième édition du rassemblement.

    En fin de compte, 47 personnes ont été détenues en garde à vue et des centaines de personnes ont été la cible d’attaques sauvages de la part de la police. Le fait que des mamans et des proches des disparus soient détenus en garde à vue en utilisant des méthodes sauvages est la preuve irréfutable de l’existence du système fasciste qui perdure en Turquie.

    Les quelques brèves images concernant cette attaque ont choqué les spectateurs. Les policiers se concentraient sur une personne ciblée dans la foule: il s’agissait d’Arat DINK*, le fils du journaliste Hrant DINK*, assassiné par les forces de l’Etat.

    Ces forces fascistes, qui ont reçu des instructions d’Erdoğan, attaquent d’une manière emportée et avec insistance afin d’arrêter Arat DINK. Principalement Garo PAYLAN, parlementasire du parti HDP (Parti démocratique des peuples),Serpil Kemalbay, Hüda KAYA, Ahmet SIK et le Mères de samedi entourent Arat DINK et se posent en bouclier humain afin de le protéger.

    Pendant plusieurs minutes, les forces fascistes d’Erdoğanattaquent aveuglement, tels des animaux sauvages. Après une résistance qui dure plusieurs minutes elles n’arrivent pas à leur fin et se retirent.

    Le message véhiculé par ces images et clair et net: Nous pouvons vous détenir en garde à vous quand et comme nous voulons et vous faire disparaitre. Cette fois-ci leur sinistre jeu n’a pas eu de suite et les parlementaires de l’Etat et les résistants n’ont pas livré Arat, le fils de Hrant DINK, aux hordes d’assassins.

    Eh bien, est-ce la fin? Non, les attaques s’intensifieront à l’avenir et la lutte démocratique sera plus féroce. Mais sous le dictat d’Erdoğan, des millions de personnes ont été détenues en garde à vue et subi des tortures depuis 2002. Plusieurs centaines de milliers de personnes pourrissent dans des prisons, autant ont été obligées de vivre en exil. Des centaines de provinces, de sous-préfectures et villages ont été complètement détruits. Des millions de kurdes ont été déracinés de leurs terres avec force. Ils ont été contraints de déménager et d’émigrer et des milliers de femmes, d’enfants, de jeunes, de personnes âgées ont été massacrés par les forces fascistes d’Erdoğan.

    Oui, le dictat fasciste d’Erdoğan ne sent pas le besoin de faire disparaitre des gens en garde à vue. Tout se fait ouvertement. Personne ne sent le besoin de rendre des comptes. Dans la Turquie d’Erdoğan, toutes les valeurs humaines, la morale, le droit, la justice et les droits humnains ne sont que des mots insignifiants.

    Le fasciste Erdoğan, tout comme les dictateurs fascistes est l’ennemi de l’opposition. Toute personne qui participe à une manifestation organisée sans son ordre et sa permission est son ennemi et l’ennemi du système et doit être annéantie.

    C’est pour cette raison que les Mères de samedise font attaquer sauvagement et qu’Arat DINK devient une cible privilégiée. C’est à travers ce dernier qu’un message est véhiculé à l’ensemble de l’opposition: Nous continuerons à vous faire taire et disparaitre, comme les milliers de disparus, comme nous avons assasiné Hrant DINK. C’est votre tour maintenant. Mais ils ont échoué cette fois-ci. Les peuples de ces contrées se sont érigés comme une seule voix, un suel coeur et n’ont pas permis qu’un massacre soit perpétré. C’est comme s’ils ont voulu dire: Nous n’avons pas pu protéger Hrant DINK mais nous ne permettrons pas que vous tuiez son fils.

    Quand Hrant DINK a été assasiné le 19 janvier 2007 Erdoğan était au pouvoir et maintenant, le même Erdoğan sanguinaire fais des manoeuvres pour faire taire sa famille fière qui ne se tait pas et qu’il n’arrive pas à faire faire taire.

    Je m’incline avec respect devant les résistants.

    *Hrant Dink a été le fondateur, le directeur de publication et le chroniqueur en chef de l’hebdomadaire Agos, un journal édité à Istanbul en arménien et en turc. Il a été assassiné le 19 janvier 2007 à d’Osmanbey à Istanbul, devant les locaux de son journal bilingue Agos.

    *Arat Dink est un journaliste d’origine arménienne et rédacteur en chef d’Agos, un hebdomadaire bilingue turco-arménien publié à Istanbul.

    Demir SÖNMEZ 


    Photo Kerim Eren.jpgPhoto: Kerim Eren 

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  • Genève: Lula candidat à la présidence du Brésil en 2018

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    Mercredi après midi à Genève, sur la place des Nations plus cinquantaines personnes se sont rassemblés contre l'emprisonnement de l'ex-président Luiz Inacio Lula Da Silva et pour soutenir sa candidature à la présidence du Brésil.

    Le Parti des travailleurs de PT en Brésil, à choisi la date du 15août pour inscrire la candidature son lieder historique àniveau officiel.

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    Appel au
    Comité Internationale LuLa Libre-Suisse

    Inscription et lancement de la candidature de Lula à la présidence du Brésil
    Lula Innocente. Lula Candidat. Lula Président.

    Chers camarades, chères  camarades
    La vie nous impose des défis et l’histoire nous impose des décisions.

    Nous sommes ici camarades, avec l’objectif d’unir nos forces pour défendre le Brésil et sa souveraineté. Et cela passe nécessairement pour la défense de notre peuple et de notre démocratie. L'inscription et le lancement aujourd'hui à Brasilia de la candidature de Luís Inácio Lula da Silva constituent un acte de lutte contre le coup d'État, en faveur de l'État de droit et de la démocratie au Brésil et en Amérique latine.

    La situation politique actuelle qui a conduit à des coups d'État successifs dans le continent, avec une forte participation et le soutien des grands médias et des secteurs importants dans le pouvoir judiciaire, nous impose la décision de lutter avec conviction contre ces forces destructrices, tant au Brésil qu'en Amérique latine. Ces forces du libéralisme économique visent à soumettre la classe ouvrière à un régime de semi-esclavage, à retirer ses droits et à assouplir les lois du travail, et à imposer aux moins favorisés un régime de misère et de pauvreté sans accès à la santé, à l'éducation, aux projets cultures et les possibilités d’ascension sociale et économique.

    Pour réaliser ce projet diabolique et criminel, la droite libérale a pour objectif de détruire les gouvernements de gauche à travers des coups d'Etat, mais aussi de détruire toutes les forces progressistes telles que les partis de gauche comme le PT et les représentants des mouvements sociaux. populaire, comme l’a démontré l'assassinat de la conseillère municipale Marielle Franco et du conducteur Anderson Pedro Gomes, ainsi que de nombreux assassinats de paysans, en particulier dans le centre-ouest, le nord et le nord-est du Brésil. Il est important de noter ici, camarades, que les politiques mises en œuvre par les gouvernements Lula et Dilma, en matière d’insertion sociale et contre cette politique désastreuse de la droite, sont les projets d’inclusion sociale et de la distribution des revenus, dont nous connaissons déjà très bien.

    Mais ces agents pervers du capitalisme au Brésil ne se sont pas arrêtés là. Ils ne se reposeront pas tant qu'ils n'auront pas atteint leur objectif le plus élevé, à savoir, obtenir l'impossibilité absolue de que Lula soit à nouveau président du pays; comme une forme d’injustice en vers celui qui était le meilleur président de l'histoire brésilienne et son leader le plus populaire, connu et respecté internationalement. En oublions que, Lula a terminé son mandat avec l'approbation du gouvernement brésilien avec un 87%. L’objectif d’empêcher la candidature de Lula c'est pour la droite au Brésil la fermeture du cycle du coup d’Etat. Sans cet empêchement, le coup n’est pas pleinement réalisé. Et c’est pourquoi, camarades que nous sommes ici et nous devons nous battre pour la candidature de Lula et son élection à la présidence de la République du Brésil.

    Il est impératif et urgent de soutenir la lutte pour l'élection de Lula, dans cette situation politique de terre brûlée, créée par les dirigeants du coup d’État et  soutenue par l'élite esclavagiste brésilienne. N'oublions pas que "la vie nous impose des défis et que l'histoire nous impose des décisions".

    Donc, c’est pourquoi nous devons prendre des décisions et avoir l’attitude de nous défendre contre les griffes de l’impérialisme international.

    Camarades, si nous nous battons ensemble nous serions fortes; parce qu’être du bon côté de l’histoire nous redonneras la satisfaction et nous donne la certitude que si nous nous battons ensemble pour la justice nous serons victorieux à la fin. Car bien que la droite ait beaucoup d’argent, nous avons un candidat qui possède l’arme la plus puissante de cette guerre, c’est-à-dire le soutien de tout un peuple, qui grandit chaque jour en prise de conscience. Mais nous devions être conscientes aussi que tout dépend de nous capacité de mobilisation. Rappelons-nous que l'abandon des luttes n'est pas une expression du vocabulaire de Lula.

    Le coup contre le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff est l’une des attaques les plus lâches contre la démocratie brésilienne, avec des caractéristiques fascistes et misogynes, fomentées par de fausses accusations de responsabilité, que le président n’a pas commises et dont elle a été ensuite acquittée. Absolution qui a été absolument ignorée par le Parlement brésilien, par la Cour suprême et le Tribunal supérieur, qui restent assis sur le processus qui jugerait la fausse mise en accusation et donnerait certainement le droit au retour de Dilma Vana Rousseff à la présidence de la République.

    En fait, nous savons que ce coup n’a pas commencé exactement avec la démission d’un président élu avec plus de 54 millions de voix. Il a commencé par tenter de déstabiliser et de criminaliser les politiciens de gauche depuis le premier mandat de l'administration Lula, poursuivant les attaques contre le président Dilma. Toutes ces actions déstabilisantes ont culminé après par l’ordre lancer par le Juge Sergio Moro contre l'ancien président Lula, sur la base des fausses accusations injuste et surtout inconstitutionnelle; comme une chasse implacable, passant au dessus de la loi et en déchirant notre Carte Magna: la Constitution.

    Camarades, aillons la conviction de que, soutenir à Lula c’est défendre la démocratie, c'est aussi soutenir et défendre sa stratégie politique et celle de son parti le Partis des travailleurs (PT). Lula est un prisonnier politique aujourd'hui, lequel n’épargnerais pas sa force pour défendre le Brésil malgré son injuste emprisonnement. Et en tant que génie de la politique, il saura quand et comme avancer, surtout s’il compte avec notre soutien et notre lutte. Se battre pour Lula, c'est se battre pour le Brésil, se battre pour notre continent.

    LULA LIBRE LULA INNOCENT LULA CANDIDAT. LULA PRÉSIDENT!

    Comité Internationale LuLa Libre-Suisse
    Genève, le 15 août 2018

     

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  • Le grand feu d'artifice de Genève 2018

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    Le Pont du Mont-Blanc, le Grand feu d'artifice de Genève, 400.000 personnes et plus de 5'000 allumages électroniques. 

    Genève le 11.08.2018

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    Pour voir la suit des photos

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