Le blog de Demir SÖNMEZ - Page 11

  • Les Tamoules marchent pour la justice !

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    Plus  4000 Tamoules de différents pays européens se sont rassemblés ce matin parc des Cropettes à 11h00, appelés par les associations tamouls pour la justice.

    Les manifestants ont défilé depuis la parc cropettes de Genève jusqu’à la place des Nations en agitant des drapeaux de l’Eelam tamoul, Ils ont défilé avec des banderoles et des pancartes en faveur de l’autodétermination du peuple tamoul et dénoncé les «génocidaires».

    Les manifestants ont demandé la création d'un tribunal international pour juger les crimes de guerre commis en 2009 par les autorités du Sri Lanka.

     

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    DISCOURS DU 21 SEPTEMBRE 2015 A GENEVE AVEC LA COLLABORATION DU CFTF.

    BONJOUR A TOUTES ET à TOUS

    .. ELORUKUM VANAKKAM

    En ce jour de Manisfestation du Peuple Tamoul, le Comité des Femmes Tamoules de France s’adresse à toutes les femmes Tamoules ainsi qu’aux Défenseurs de Droits de l’Homme de l’ONU, afin qu’ils prennent conscience de la gravité de la situation au Sri Lanka..

    Le Peuple Tamoul au Sri Lanka est victime des pires violations des Droits Humains par un Gouvernement dont la négligence et le mépris de ces Droits ont été documentés par les Organismes des Droits de l’Homme..

    Depuis la fin de la guerre au Sri Lanka que deviennent les femmes Tamoules qui ont enduré des moments difficiles et qui portent en elles ce lourd fardeau en silence ? Soient aussi 70.000 veuves de guerre et 40.000 handicapées d’après guerre..

    Toutes ces femmes qui ont été victimes de nombreuses violences et qui furent soumisent à des actes injurieux doivent savoir que dans cette douleur des femmes Kurdes.. des femmes Rwandaises.. des femmes de l’Inde et d’Afrique s’unissent pour lutter contre les viols et pour dénoncer les agressions et les discriminations qu’elles subissent.. .

    Les dissimulations de viols au Sri Lanka ainsi que les représailles par les forces de sécurité sri lankaises ont suscité l’indignation de l’Organisation des Droits Humains concernant les femmes Tamoules qui ne sont plus en mesure de vivre dans le respect et dans la dignité.

    La sécurité dans ce pays est gravement entravé..

    Des organismes tel que Amnesty International.. Le Centre de Recherche sur les Femmes au Sri Lanka ainsi que l’Organisation Suisse d’Aide aux Réfugiés et d’autres organisations des Doits de l’Homme tel que Les Femmes pour la Paix ont lancé une campagne de soutien pour faire pression sur le gouvernement sri lankais, afin d’arreter et de poursuivre les soldats et les coupables de ces crimes sur ces femmes en tant que Crimes Contre l’Humanité ..

    En faisant l’effort de présenter vos assaillants devant la justice pour la protestation contre les atrocitès commises par l’armée sri lankaise, vous briserez le silence de ce sentiment de honte et de culpabilité tout comme la stigmatisation que le viol engendre chez la femme et au sein de la famille, incitant de façon tacite ou explicite au suicide..

    En vous exprimant, en apportant votre témoignage, sans dévoiler votre identité.. En denonçant vos agresseurs, vous ferez condamner les coupables de ces crimes de guerre.. En agissant vous épargnerez à d’autres femmes de subir les mêmes agressions car vous avez droit à la protection de l’ONU en tant que témoins et victimes de crimes de guerre..

    Ceci aussi en mémoire  de..

    - Kirushanthi KUMARASWAMY,  jeune étudiante de  18 ans  originaire de Jaffna, violée et tuée le 07 aout 1996 au point de contrôle de Kaithady par des soldats de l’armée sri lankaise ..   Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE

     

    En mémoire de  ..

    - Rajani VELAUTHAPILLAI, jeune femme de 22 ans, violée et tuée le 30 septembre 1996 au point de contrôle de Kondavil par des soldats de l’armée sri lankaise ..  Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE

     

    A la mémoire de..

    - Madame Murugesapillai KONESWARI, mère de famille de 45 ans, originaire de Batticaloa, violée et tuée devant son mari et ses enfants le 17 mai 1997 par des soldats de l’armée sri lankaise .. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

     

    A la mémoire de..

    - Carmelitta violée et tuée le 12 juillet 1999 dans le village de Pallimunai à Mannar Island     par des soldats de l’armée sri lankaise.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

     

    A la mémoire de..

    Isapriya, Journaliste à TamilNet et Combattante pour un Tamil Eelam libre violéé et tuée par des soldats de l’armée sri lankaise.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

    Et à la mémoire de toutes les Combattantes Tamoules qui ont été faites prisonnières et qui ont été violées et tuées en cette date du 18 mai 2009..

    Et n’oublions pas les 800 femmes  Tamoules a qui ils ont pratiqué une interruption volontaire de grossesse forcée en cette même année 2009.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

    *Malgré la fin du conflit, l’ampleur de la violence spécifiquement dirigée contre les femmes et les filles reste préoccupante..

    Cette violence condamnable par le Tribunal Criminel International est définie comme un acte politiquement motivé en violation des Droits Humains, un Crime Contre l’Humanité et un instrument de torture politique visant la démoralisation et l’humiliation du Peuple Tamoul et de la femme Tamoule ..

    Le Code Pénal sri lankais proscrit également les viols et toutes autres formes d’abus et d’exploitation sexuelle mais le Gouvernement étant corrompu ces crimes restent largement impunis..

    Nous savons qu’il est difficile d’exprimer la douleur du viol et pourtant c’est en agissant que vous pourrez aider votre peuple à lutter pour son indépendance comme toutes ces femmes Tamoules qui ont lutté et qui ont sacrifié leur vie telle Annai POOPATHY qui donna sa vie par une grève de la faim jusqu’à sa mort le 19 avril 1988..

    Pour cela, prenez conscience que le destin est entre vos mains.. En faisant condamner les coupables  vous reprendrez confiance en vous .. Vous retrouverez confiance en votre Peuple.. Vous ne vivrez plus dans le silence car TOUS LES ETRES HUMAINS NAISSENT LIBRES ET EGAUX EN DROITS DANS LE RESPECT ET DANS LA DIGNITE..

    NOUS VOUS REMERCIONS..

    MIKKA NANRI

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  • VIVA VIVALDI !

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    10 octobre 2015

    Victoria Hall, Genève

    l'Association AVETIS lance son nouveau projet, la série des concerts VIVA!

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    VIVA VIVALDI 

    Orchestre de chambre "Les solistes de Neuchâtel"
    Sergey Ostrovsky, direction
    Varduhi Khachatryan, mezzo-soprano
    Astrig Siranossian, violoncelle
    Chouchane Siranossian, violon

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    Concert VIVA VIVALDI, où, outre les chefs d’œuvre du grand compositeur vénitien comme « Les quatre saisons », « Stabat Mater », Concerto pour violoncelle, etc, le public va découvrir les œuvres rares de Vivaldi, écrites sur le thème arménien et sur le roi d’Arménie, Tigran le Grand, interprétées par l'Orchestre de chambre "Les solistes de Neuchâtel" sous la direction de Sergey Ostrovsky, Varduhi Khachatryan, mezzo-soprano, Chouchane Siranossian, violon et Astrig Siranossian, violoncelle.
    Bon concert!
    www.avetis.ch

     

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  • ALTERNATIBA LÉMAN 2015

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    Les photos de la Alternatiba  Léman:

    festival transfrontalier des initiatives locales pour le climat et le bien vivre ensemble

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    Pour voir la suite des photos ->

    http://www.photographygeneva.com/gallery/alternatiba-leman-2015/ 

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  • Vidéo, Vidéo, Vidéo, L'État espagnol se montre coupable de protéger un terroriste "djihadiste" responsable de la mort de nombreux kurdes de Syrie :

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    Vidéo, Vidéo, Vidéo

     

     


    http://www.pydrojava.com/الأسبان-يطعمون-ارقى-الديمقراطيات-في-ا/

     

    Selon l'annonce de la Page FB du "YPD"  - Parti d'Union Démocratique - (Syrie) :

     

    Cet homme (Oussama Abdul Mohsen) est un terroriste "djihadiste", membre de "Jabhat Al-Nusra" qui est la branche d'Al Qaïda en Syrie. Voici un rapport en langue arabe qui parle de lui et précise comment il a fait fermer son compte FB couvert de drapeaux d'Al Qaïda et de slogans "djihadistes".

     

    Voir la vidéo qui le démontre :

    According to the announcement on YPD - Democratic Union Party (Syria) ,s page, This man( Usama Abdul Muhsen) . he was terrorist, and member of (Jabhat Al-Nusra) which is a Al-Qaeda branch in Syria. And here is a report in arabic talking about him and how he closed his facebook account, which was full of Al-qaeda's flag and it slogans. here is a the proof

     

     

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  • Welcome to refugees - Réfugiés bienvenus

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    Imaginez que vous deviez quitter la vie que vous avez passé votre existence à construire, n'emportant que quelques vêtements,  photos et peut-être le jouet favori de vos enfants et tout laisser derrière vous. Vous passerez par environ trois pays et traverserez la mer sur une barque de fortune.
     
    Cela arrive pendant que vous lisez cet article à  des centaines de personnes qui doivent fuir leur pays de guerre et de mort.

    "Personne ne choisit d'être un réfugié" c'est ça ou la mort. Ils ne demandent pas grand chose,  un franc, un habit ou un mot pour sensibiliser le monde.
    Il y a déjà eu trop d'enfants noyés dans la mer. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas échoué sur une plage que nous ne devons rien faire.

    Réveillons-nous maintenant et soyons solidaires.

     

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    Imagine having to run away from the life you spent years building, grab a few clothes, pictures and may be your children's favourite toy, leave the rest! You will be walking across three countries minimum and cross the sea in a tiny old boat.. There's not much space for anything else.
     
    This is happening as you read this article to hundreds of thousands of people escaping their countries from all the wars and deaths.
     
    "No one chooses to be a refugee" but it's either that or death, they don't ask for much, one franc, one piece of clothing or even just a word to raise awareness is more than enough.

    There has been enough babies drowning in the sea already, just because they didn't wash up on the beach doesn't mean we don't have to do something, let's wake up people and show our Solidarity.

    The time is now

     

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  • FRAGMENTS: Le génocide des Arméniens et l’œuvre suisse vus par la presse

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    Association Fragments en collaboration avec la HEAD – Genève (Haute École d’art et de design), Filière Architecture d’intérieur
     
    Et si nous laissions aux documents le soin de nous raconter l’Histoire ? Le centenaire du génocide des Arméniens, à Saint-Gervais, se commémore au travers des archives de la presse suisse. Les coupures de journaux exposées, sélectionnées parmi les milliers d’articles rédigés sur le sujet au début du siècle dernier, jettent sur les événements un éclairage de terrain. Précieux !

    Reportages, descriptions des massacres, élans de solidarité, instigations de traités diplomatiques : le premier génocide de l’ère moderne a connu dans notre région, peut-être plus qu’ailleurs, des retentissements importants. Scénographiée par des étudiant-e-s de la HEAD, cette exposition vivante se veut un pont entre un passé qui n’est pas encore apaisé et notre présent peuplé d’histoires.


    EXPOSITION: Entrée libre


    16 SEPTEMBRE – 25 OCTOBRE 2015


    Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h
    Salles : Käthe Kollwitz, 1er étage + Robert Filliou, 2ème étage
    www.saintgervais.ch

     

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    Discours de Madame Sévane Haroutunian

    Mesdames et messieurs, chers invités, bonsoir,

    L’association Fragments est très heureuse de vous accueillir ce soir et de vous présenter, à l’issue d’un long travail, l’exposition : Fragments. Le génocide des Arméniens et l’œuvre suisse vus par la presse.

    C’est sur l’idée et l’initiative de Raffi Garibian que cette exposition est née et sous sa coordination qu’elle a pris forme jour après jour.

    Le but de cette exposition, dont le titre est suffisamment explicite, je pense, n’est bien sûr pas de donner une vision exhaustive de l’histoire – exhaustivité par ailleurs impossible avec les sources que nous avons choisies comme base de recherche – mais de présenter une sélection d’articles basée sur deux lignes directrices : les événements ayant lieu dans l’Empire ottoman et la mobilisation se mettant en place en Suisse, d’une part pour montrer comment les événements sur place étaient perçus ici et d’autre part pour rappeler l’œuvre de soutien qu’ils ont suscités au sein de la population suisse.

    Cette sélection se veut la plus représentative et fidèle possible de la vision de la presse suisse à ce moment historique, moment qui a créé un passé commun entre Arméniens et Suisses. Cela n’a pas été sans peine de sélectionner, parmi plusieurs milliers, les trente articles élus ; et nous ne pouvons qu’espérer qu’ils susciteront la curiosité chez certains d’aller fouiller par eux-mêmes ces sources qui sont très faciles d’accès depuis leur numérisation et mise en ligne.

    En plus de dépoussiérer ces vieux articles, il a fallu également leur redonner vie et c’est grâce à Irma Cilacian, architecte, et son étudiante de la HEAD, Lisa Glatz, que nous avons pu relever ce défi. Le sujet a été proposé lors d’un workshop de la HEAD et il faut souligner que le challenge était grand de mettre en scène non pas des objets d’art, mais des objets de lecture. Au milieu de neufs candidats et projets tous intéressants et personnels, Lisa s’est distinguée : elle a su s’approprier non seulement l’histoire mais l’outil, le journal, et lui redonner corps dans toute sa valeur. Elle a su créer un dialogue entre contenu et contenant, une unité rare entre scénographie et objets exposés.

    C’est l’ordre chronologique qui s’est imposé à nous comme parcours, permettant de traiter d’abord trois périodes distinctes : la période hamidienne, la période des Jeunes-Turcs, puis la période kémaliste. Il était bien sûr nécessaire d’aborder ensuite la problématique des traités de paix de la fin de la guerre, expliquant certaines tensions non résolues aujourd’hui encore ; puis finalement, en hommage à la Suisse et pour conclure sur une note un peu plus « heureuse », nous avons mis en avant l’aide suisse à travers le Foyer arménien de Begnins et Genève, Foyer qui a permis de redonner vie à de nombreux enfants, réfugiés, dont l’intégration a par la suite été parfaitement réussie.

    Nous avons tenu à compléter cette exposition et les différentes thématiques abordées par un cycle de conférences, discussions et projection, programmé sur toute sa durée, mis en place par le travail considérable et les soins de Meda Khachatourian.

    Cette exposition n’aurait pas été possible,  bien sûr, sans Saint-Gervais Genève le Théâtre, avec son directeur Philippe Macasdar et toute son équipe, qui nous a gracieusement mis à disposition les lieux.

    Nous profitons de cette occasion pour remercier très chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué par leur aide précieuse à la réalisation de cette exposition et sans qui nous n’aurions pu donner jour à Fragments.

    Pour terminer : ce que nous avons souhaité avant tout, tout au long de la mise en place de cette exposition, c’est proposer un voyage dans le temps, dans un moment d’histoire non pas seulement arménien et suisse, mais mondial et humain, un voyage à travers des articles de presse d’il y a cent ans, à travers des fragments pour permettre à tout un chacun de s’approprier ce moment d’histoire.

    En espérant que vous prendrez le temps de vous asseoir et de vous approprier, à votre tour, journaux et histoire, nous vous souhaitons, mesdames et messieurs, une bonne lecture.

     

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    Discours de Madame Taline Garibian

    Mesdames et messieurs, chers amis,

     « Nous redoutons la lassitude, puis le silence. Nous craignons le classement prématuré de la question arménienne dans les archives des États et dans celles de la société des Nations ».

    C’est avec ces mots qu’Anthony Krafft-Bonnard essayait en 1930 d’attirer l’attention de ces concitoyens sur le sort réservés aux Arméniennes et aux Arméniens de l’Empire Ottoman pendant la Première Guerre Mondiale dans un texte intitulé Arménie. Justice et réparation. Fer de lance de l’œuvre suisse en faveur des Arméniens, le pasteur Krafft-Bonnard discerne déjà avec perspicacité ce danger, à la fois imminent et indistinct que représente le silence et sa conséquence première : l’oubli.

    Il faut dire qu’il avait déjà fait preuve d’une certaine sagacité quelques années plus tôt lorsqu’il écrivait, je cite, l’ « oubli des faits ne peut que fausser les esprits et compromettre définitivement la victoire du droit dans le tragique problème arménien ».

    Je pourrais ajouter à ces deux exemple un texte de 1935 appelé Pétrole, Arménie, Orphelins dans lequel, vous l’aurez compris, il dénonce l’industrie pétrolière et l’instabilité qu’elle engendre au Moyen-Orient et ce notamment au détriment du peuple arménien.

    Au-delà des capacités quasi prophétiques du pasteur Krafft-Bonnard, je crois qu’il faut souligner la persistance de certains enjeux historiques et politiques. Parce qu’à l’extermination du peuple succède la politique du déni, celle qui, encore un siècle après, d’Istanbul à Genève, en passant parfois par Berne, s’acharne à imposer le silence et à empêcher méthodiquement qu’aucune lumière ne vienne éclairer l’histoire.

    Le silence et l’oubli que redoute le pasteur et auxquels on peut rajouter aujourd’hui l’obscurité ne sont pourtant pas une fatalité et la multitude d’événements consacrés au Génocide des Arméniens en cette année de centenaire est là pour le rappeler. Et si la question arménienne peut sembler trop souvent enfouie dans les archives des états et dans celles de la Société des Nations, il ne tient qu’à nous de les en ressortir !  

    C’est, à mon sens, ce que doit montrer une exposition comme celle que nous vous présentons aujourd’hui.

    Alors que la reconnaissance du Génocide des Arméniens rencontre un siècle après les faits une opposition encore vive et offensive et que les témoins de l’époque ne sont plus là pour raconter, les documents restent, parlent et suffisent à rapporter les faits.

    Les articles de presses décrivent ce qui fait l’actualité d’une époque. Bien sûr la forme journalistique a bien changé. Le vocabulaire utilisé semble parfois désuet et les images sont extrêmement rares, pour ne pas dire inexistantes. Pourtant, hier comme aujourd’hui des dépêches de l’ATS tombent chaque jour et des comptes rendu précis des événements sur place paraissaient. Ces récits, souvent repris d’un journal à l’autre ont indéniablement, en leur temps, fait une sorte de buzz, si vous me permettez ce petit anachronisme, à l’image de la pétition qui en 1897 a réunit près d’un demi million de signature.

    Alors au delà du buzz qui ne dure que le temps d’un instant, nous souhaitons vivement que cette exposition permette de réfléchir à ce génocide bien sûr, à l’exil aussi et, peut être surtout, au vaste élan de solidarité et d’accueil qu’il a déclenché. Parce qu’il s’agit évidemment de l’histoire de ce qui fit, il y a un siècle, l’actualité suisse mais on doit aussi malheureusement penser à l’actualité de cette histoire.

    Je vous remercie.

     

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    Discours de Madame Hasmik Tolmajian, Ministre plénipotentiaire de l’Ambassade de la République d’Arménie à Genève.

     

    Monsieur le Conseiller,

    Monsieur le Directeur,

    Chers Amis,

    Ce n’est pas une exposition ordinaire qui nous réunit aujourd’hui. C’est l’Histoire des horreurs, c’est l’histoire d’un enfer, l’histoire d’un crime ultime qui se dresse devant nous, vivante, cruelle, qui se raconte à travers ces puissants et précieux témoins centenaires.

    Elle démontre le très large retentissement en Suisse des événements qui se sont produits en Turquie lors de la Première Guerre mondiale, des événements qui devraient être qualifié plus tard comme le 1er Génocide du 20ème siècle et servir de base pour l’invention et la définition de ce terme néologique.

    Ces fragments de la presse helvétique frappent par leur suivi minutieux de ces horreurs, leurs indications et descriptions précises, leurs reportages riches, leurs chroniques détaillées, la justesse et profondeur de l’analyse, par la parfaite connaissance du terrain, mais aussi des enjeux géopolitiques et des jeux diplomatiques autour de la question arménienne.

    Ils décrivent déjà les atrocités turques commises à l’encontre des Arméniens et leur patrimoine culturel et religieux comme un crime contre l’humanité, un crime contre la culture, un crime contre la civilisation. Ils soulignent déjà la nécessité d’une justice devant l’histoire et mettent en garde contre les tentatives de minimiser l’ampleur et la cruauté de ce crime (on ne parle pas encore des tentatives de négationnisme, ce terme n’existant pas encore !).

    La Gazette de Lausanne, sous le titre « La destruction d’un peuple », écrivait en 1916 « Cette fois nous approchons de la fin. Il est peu probable qu’on parle à l’avenir des massacres arméniens en Turquie, car tout ce qu’il restait de l’ancien peuple simple, énergique, confiant, tout est détruit… »

    Déjà en 1920, avant même la conférence de Lausanne, la Sentinelle titrant son éditorial « Le crime des puissances » s’indignait « parmi tant d’événements révoltants, il y en a aucun de plus répugnant que la manière dont les grandes puissances ont traité l’Arménie depuis qu’elles ont reconnu son indépendance sur le papier. On a créé une petite république arménienne au Caucase, mais on a tout fait pour la laisser écraser… ».

    Ces témoins authentiques du passé reflètent aussi le très grand mouvement de solidarité qui a lié le peuple suisse au peuple arménien, à jamais. Une solidarité qui a porté à la fameuse pétition de 1896, dont le nombre de signatures reste à ce jour le record absolu de la démocratie suisse (500'000 signatures pour une population d’environ 3 millions à l’époque). Ce mouvement de solidarité qui englobait la Confédération helvétique tout entière – Genève, Lausanne, Berne, Zurich, Bale, Neuchâtel, le Jura Bernois, la Suisse Orientale, s’est concrétisé avec la création du Foyer arménien de Begnins par le Pasteur Anthony Krafft-Bonnard après le génocide, et qui a formé le premier noyau de la communauté arménienne de Suisse.

    Aujourd’hui encore, c’est avec une reconnaissance profonde que nous lisons ces lignes parues dans la presse suisse, il y a plus de cent ans  : « Nous nous associons de plus profond de note cœur indigné et révolté au mouvement de protestation provoqué en Suisse pour mettre fin aux atrocités qui ensanglantent l’Empire Ottoman et nous sommes fiers de penser que cette initiative généreuse a pris naissance dans notre pays, grand plus que jamais par le cœur de ceux qui l’habitent.

    De nombreux Arméniens rescapés du Génocide ont choisi comme terre d’accueil ce pays grand par le cœur de ceux qui l’habitent. Ils lui ont exprimé leur gratitude en lui apportant, à leur tour, leur cœur, leur dévouement, leur travail acharné. Ils sont devenus acteurs du développement de la Suisse, acteurs de l’amitié entre l’Arménie et la Suisse.

    Je voudrais remercier très chaleureusement le Théâtre Saint-Gervais d’avoir accueilli cette exposition,  Raffi Garibian, pour cette initiative, l’équipe des jeunes chercheurs, les commissaires – Taline Garibian et Sévane Haroutunian, qui ont fait un travail remarquable symbolisant ainsi la relève par la jeune génération, sans oublier la Haute Ecole de Design, la HEAD avec la filière architecture d’intérieur, en particulier Irma Gandolfi-Cilacian et Lisa Glatz pour la scénographie, Meda Khachatourian et tous ceux qui ont apporté leur contribution à sa réalisation.     

    Le droit des victimes et de leurs descendants à la mémoire et à la dignité, la lutte contre l’impunité, la condamnation des tentatives de négation et de justification du Génocide sont essentiels pour la justice, mais aussi pour que de tels crimes ne se reproduisent plus jamais et pour rendre possible la réconciliation des peuples.

    C’est avec cette conviction que l’Arménie avait pris l’initiative de présenter ici, à Genève, au Conseil des droits de l’homme, le 27 mars dernier, la résolution pour la prévention du Génocide. Elle a été adoptée par consensus, avec le coparrainage de 72 pays. Par cette résolution, le Conseil des droits de l’homme s’adressait aussi à l’Assemblée Générale des Nations Unies en demandant de proclamer le 9 décembre – le jour de l’adoption de la Convention internationale pour la prévention du Génocide – « Journée internationale de commémoration et de dignité des victimes des génocide ». Faisant suite à cette résolution, vendredi dernier, le 11 septembre, l’Assemblée Générale a entériné cette Journée par une résolution, adoptée par consensus.

    Il y a cent ans, la Gazette de Lausanne écrivait « C’était une nation qui avait remis la réalisation de ses désirs profonds à un avenir lointaine, au temps heureux où le règne de la justice s’établirait sur la terre. Dans le présent il ne voulait que le droit de vivre… ».

    En 1915 ce peuple, mon peuple, a été cruellement privé de son présent, privé de son droit de vivre, mais j’espère et je crois en ces temps heureux où la justice s’établira sur la terre pour permettre la réalisation de ses rêves. 

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  • Nelson Mandela à Genève

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    Les hommages à Mandela continuent à travers le monde deux ans après son décès. Le dernier en date vient de voir le jour aujourd'hui avec l'inauguration d'un mémorial au parc Rigot. A la place d'une statue, le jeune artiste de 26 ans qui l'a conçu a préféré installer 4m2 de mâts censés nous rappeler les barreaux de prison qui ont enfermé le célèbre prisonnier pendant 27 ans.

    Léonard de Muralt,  étudiant à la Haute école d’art et de design (HEAD). Au terme du concours, c’est son projet «Hating only harms the hater» (la haine nuit seulement à celui qui hait) qui a été retenu par un jury composé de personnalités politiques genevoises, de représentants de la Genève internationale et d’artistes.

    A cet inauguration se sont  présentés ;  M. François Longchamp, président du Conseil d'Etat de Genève,M. Antoine Barde Préside Grand Conseil M. Jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD – Genève ,M. Michael Møller, directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, M. Alexandre Fasel, chef de la Mission permanente de la Suisse auprès de l’ONU et des autres organisations internationales à Genève,S.E. Monsieur l'Ambassadeur Abdul Samad Minty, Mission permanente de l'Afrique du Sud auprès de l'ONUG et les autres organisations internationales, M. Carlos Medeiros, président du Conseil municipal en Ville de Genève.  M. Rémy Pagani, conseiller administratif de la Ville de Genève en charge duDépartement des constructions et de l'aménagement et l'artiste étudiant et M. Léonard de Muralt  lauréat du concours « Hommage à Nelson Mandela ».

     

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  • Hommage aux lanceurs d'alerte sur la place des Nations

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    Vernissage des sculptures en hommage aux défenseurs de la liberté, Assange, Snowden et Manning sur la place des Nations

    Vous avez jusqu’à vendredi 18 septembre pour admirer et photographier les figures en bronze de Julian Assange, Chelsea Manning et Edward Snowden qui sont actuellement exposées sur la Place des Nations. Trois héros modernes qui incarnent le courage et l’audace contre le mensonge d’Etat. Merci au sculpteur italien Davide Dormino pour cette belle oeuvre et dommage de la voir partir ce vendredi alors qu’elle a toute sa place à Genève.

     

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  • Genève: plusieurs centaines manifestants pour soutenir les réfugiés

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    Dans le cadre de la journée de mobilisation internationale «Europe says welcome!» plus de 700 manifestants ont défilé cet après-midi dans les rues de Genève pour soutenir les réfugiés. Le mot d’ordre en Suisse:  «Ouvrons les frontières, protégeons les migrants”. Manifestation de solidarité envers les réfugiés, organisée par plusieurs associations, partis politiques et syndicats. Un cortège de plus de 700 personnes à parcouru Genève de la Place de Neuve au siège de l'UNHCR

     

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    http://www.photographygeneva.com/gallery/la-journee-de-mobilisation-internationale-europe-says-welcome-2/

     

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  • Journée mondiale de prévention du suicide

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    Les photos de la traditionnelle soirée de STOP SUICIDE au Bateau Genève

     

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  • STOP SUICIDE 2015: Là pour toi

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    15 ANS DE MOBILISATION


    « En 15 ans l’action de STOP SUICIDE a diamétralement modifié le regard porté sur la prévention du suicide des jeunes romands. »

    Fabienne Bugnon, marraine de STOP SUICIDE depuis sa création

    Historique


    Début 2000, des collégiens genevois sont confrontés à l’omerta qui entoure le suicide d’un de leurs amis. Ils font face au tabou des adultes – professeurs, parents, politiques - alors qu’eux éprouvent le besoin d’en parler et d’affronter cette terrible réalité. S’en suit l’organisation d’une marche silencieuse à travers Genève qui réunit plus de 200 personnes. Profitant de cet élan en faveur de la prévention, un groupe de collégiens fonde l’association STOP SUICIDE.

    Il y a 15 ans, personne ne voulait parler du suicide des jeunes. Pourtant, seul ledialogue permet de rompre l’isolement, de prendre en compte la crise suicidaire d’un jeune, dedéconstruire les idées reçues et les mythes sur le suicide.

    Evolution


    Progressivement, le groupe de collégiens bénévoles s’est transformé en une équipe de jeunes professionnels engagés sur différents aspects de la prévention du suicide des jeunes. Tout au long de l’année, l’association anime des ateliers de sensibilisation auprès des jeunes (foyers, écoles, maisons de quartier, etc.), et promeut la prévention auprès des journalistes, des politiques et de tous les acteurs du réseau santé-social.

    Grâce à des partenariats variés, à l’engagement de son équipe et du comité, à la création de campagnes percutantes, STOP SUICIDE a gagné en légitimité. L’association est désormais reconnue comme un acteur-clé dans la prévention du suicide des jeunes en Suisse Romande.

    2015 marque un tournant dans la diffusion de la campagne grâce à de nouveaux soutiens.

    Plusieurs cantons nous aident à diffuser la campagne dans les établissements scolaires (GE, FR), auprès des médecins et pharmaciens (VD) et des communes (NE). En 10 ans, le nombre de communes participant à la campagne est passé de 16 à 105, et le nombre de cantons de 1 à 6 !

    STOP SUICIDE diffuse son matériel de prévention auprès des jeunes avec l’aide d’associations estudiantines, du relais des enseignants-es et doyens-nes, de structures de prévention, de professionnels de la santé, d’acteurs socioculturels ou lors d’actions de terrain.


    EVENEMENTS
    La campagne se déroulera du 3 septembre au 3 décembre en Suisse romande. Afin d’attirer la curiosité du public et de faire de la prévention autrement, nous proposons des évènements mixant culture, art et échanges avec le public.

    10.09.15 : SOIREE OFFICIELLE 10 SEPTEMBRE

    Bateau, Genève, 19h – 00h

    La traditionnelle soirée de STOP SUICIDE aura lieu au Bateau Genève. Le Jet d’eau sera illuminé en rouge pour marquer la Journée mondiale de prévention du suicide. Ouvert à toutes et à tous, cette soirée sera placée sous le signe de la curiosité et du partage.

    Elle proposera plusieurs découvertes : exposition « le suicide en face », performance artistique de deux jeunes genevoises, stand photo #lapourtoi. Trois témoins s’exprimeront sur « les jeunes dans la prévention » et seront suivis d’un apéritif dinatoire et du concert de Groovah (funk, groove, latin). Les DJs Fuckingreatimes prendront la relève jusqu’à la fermeture !

    10.09 au 13.09.15 : MOBILISATION POUR L’ACTION 72 HEURES

    Genève, Fribourg, Lausanne

    Nous proposons de faire le pont entre réel et virtuel en créant une chaîne de prévention participative à l’aide du #lapourtoi et des objets de prévention développés. Nous lancerons notre action le 10 septembre au Bateau Genève, investiront, à l’aide de jeunes bénévoles, les centres villes de Fribourg (11) puis de Lausanne (12) pour terminer à Genève (13).

    26.09.15 : PLAINE DE JEUNES

    Plaine de Plainpalais, 11h – 20h

    STOP SUICIDE tiendra un stand lors de l’événement Plaine de Jeunes, qui réunira 60 associations de jeunesse.

    02.10.15 : CONTES A S’AIMER

    Atelier Mademoiselle F, Crassier, Vaud, 20h

    3 contes ont été créés autour de la campagne. Ils seront joués par Loraine Pernet et Fabienne Penseyres et seront suivis d’un échange avec le public.

    NOVEMBRE : DES MAUX DE SOLITUDE

    Pièce de théâtre-danse créée et jouée par une jeune troupe de Plan-les-Ouates.

    03.12.15 SOIREE DES 15 ANS

    Programme à venir !

    Pour informations:

    http://www.stopsuicide.ch/site/10septembre

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  • Sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève à la Bernex

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    Le samedi 5 septembre, c’est la date qu’a choisi le Conseil municipal pour sa sortie annuelle. Le choix  s’est porté sur Bernex, lieu de naturalisation de Carlos Saraiva Medeiros, Président du Conseil municipal de la Ville de Genève.

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    Un parcours hors du commun de Carlos Medeiros né en 1965 à Lisbonne. Il a 10 ans lorsqu’éclate la révolution des œillets, qui met fin à la dictature de Salazar au Portugal. Adolescent, c’est au parti le plus à droite du parlement qu’il adhère. Plusieurs fois, l’élu MCG a laissé transparaître sa nostalgie de l’ordre qui régnait sous la dictature.

    En 1987, il émigre en Suisse, «avec 300 francs en poche» et sans parler un mot de français. A Genève, il enchaîne les emplois mal rémunérés. L’homme est un bosseur et se fait peu à peu une place. Il ouvre notamment un bistrot puis, plus tard, fonde son entreprise dans le secteur de la vente.

    Sa carrière politique débute en 2005, lorsqu’il adhère au MCG, qui vient d’être créé. Vice-président du parti cantonal, il préside la section Ville. Il est député au Grand Conseil depuis 2013 et conseiller municipal avant d’être élu Président du Conseil municipal de la Ville de Genève

     

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    Pour voir la suite des photos ->

    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.465695950275746.1073741967.267465280098815&type=3

     

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  • Pour Aylan et les autres: des genevois font entendre une voix citoyenne de soutien aux demandeurs d'asile

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    Plus de 300 personnes se sont réunies ce vendredi soir a la Place Neuve pour un rassemblement de soutien aux réfugiés et contre la politique migratoire des États européens et de la Suisse en matière de réfugiés. La mobilisation a été annoncée  spontanément jeudi sur les réseaux sociaux, après la découverte du corps et des images d’Aylan, un Syrien de 3 ans gisant sur une plage de Turquie. 

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    Des enfants qui meurent en tentant de rejoindre l'Europe, il y en a presque tous les jours.

    Chaque semaine, depuis plusieurs années, des photos d’enfants noyés sur les rives de la Méditerranée sont prises. Ces images, terribles, sont relativement accessibles.

    C'est la banalité du mal : gavés d'images, nous détournons les yeux et nous occupons d'autre chose.

    Mais rarement une photo, par sa composition, n'a dégagé une telle puissance dramatique. Ainsi comme vous, la photo d’Aylan, nous l'avons reçue comme un coup de poing dans le ventre.
    Malgré la prolifération des images, nous n'étions pas préparées à la voir.
     
    Elle nous a prises par surprise. Nous avons reconnu un petit corps et des petits pieds semblables à nos petits garçons lorsqu'ils sont dans l'abandon du sommeil.
     
    Nous n'avons pu réprimer des sanglots de désespoir et d'impuissance devant l'horreur.

    Nous n'avions pas, dans l'immédiat, le coeur à passer à autre chose.
     
    Ce rassemblement a lieu pour que cette image terrible ne soit pas oubliée de sitôt.
     
    Combien d’enfants ont été perdus pendant des traversées…
    Combien d'enfants aussi, sont arrivés seuls au monde…  

    Cet été, mon petit garçon à moi a joué, pendant de belles journées ensoleillées, avec son seau, sa pelle, son ballon, sur le sable d’une plage de Méditerranée, sur une rive italienne sur laquelle d'autres petits débarquent par la mer, la nuit ou au petit matin, dans l'obscurité et le froid.

    Nos enfants nous jugerons un jour sur l'attitude que nous avons envers les gens qui demandent une protection et sont prêts à venir construire l’avenir des pays qui les accueillent.
     
    Nos enfants nous jugeront sur les murs que nous avons érigés à nos frontières.

    Nous refusons d'écouter les contre-vérités propagées par l'extrême-droite, et ceux qui voient les étrangers comme un problème ou un danger.

    Nous trouvons leur discours insupportable, toxique, il nous brûle les oreilles.

    Nous demandons à nos dirigeants politiques, à nos parlements et aux partis politiques d'avoir le courage de s'affranchir totalement des idées propagées par les milieux xénophobes.

    Nous demandons à nos dirigeants et à nos parlements, en cette rentrée politique 2015, de mettre un terme à cette politique d'immigration qui consiste à mettre des bâtons dans les roues à l'intégration, et au contraire :
    -      d'encourager les actions citoyennes,
    -      la solidarité,
    -      l'accueil des réfugiés aussi bien chez l'habitant que dans des structures mises en place.

    Nous demandons, purement et simplement, qu'une partie des ressources données à la défense soit mise au service de l'accueil des populations.

    Nous demandons que les autorités et les parlements, au lieu de refuser l'immigration, l'organise.

    Nous demandons aux organes et aux portes-paroles des diverses communautés religieuses d'user de la grande influence qui est la leur afin d'encourager les mouvements d'entraide et d'accueil des personnes.

    Ces gens ont besoin de nous, mais nous avons aussi besoin d'eux.

    Nous souhaitons une libre circulation effective, pas à deux vitesses, afin que les petits enfants comme Aylan puisse traverser les mers et les frontières en toute sécurité.

    Nous demandons la régulation du marché du travail, qui doit accompagner la libre circulation.

    Nous refusons que des murs soient érigés en nos noms.

    Nous, citoyens, attendons une démonstration de courage politique. La Suisse peut faire beaucoup plus et beaucoup mieux . Elle a l'impératif d'agir.

    Il est temps d'ouvrir les frontières .

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    sont pas une fatalité, ils sont le résultats de choix politiques !

    La politique migratoire ultra répressive de l’Europe et de la Suisse poussent les migrant-e-s à emprunter des chemins toujours plus dangereux et alimente des réseaux mafieux de passeurs sans scrupule. Cette politique doit  être fermement combattue car elle n’est pas seulement inefficace elle est criminelle.
     
    Pour justifier l’injustifiable, une véritable propagande de déshumanisation des migrant-e-s a été mise en place. Le lexique utilisé est celui des catastrophes naturelles, on parle de « déferlante », de « tsunami » et j’en passe. Si l’image d’Aylan a créé une onde de choc c’est parce qu’elle nous rappelle que ce sont des humains qui sont désignés sous ces termes, que ce sont des humains qui sont visés par des vagues d’arrestation et d’incarcération, que ce sont des humains qui meurent par milliers sur la route de l’Europe, en mer, dans les camions ou dans les centres de détention.

    Nous avons donc le devoir aujourd’hui de condamner la politique de la Suisse en la matière.

    En ce moment à Genève, une prison est sur le point d’être achevée construite dans le seul but d’incarcérer des migrant-e-s n’ayant commis aucun autre crime que celui de ne pas détenir les bons papiers.
    Hier encore Amine a été renvoyé ligoté et encasqué par vol spécial.

    En ce moment Mohamed est en grève de la faim pour protester contre son renvoi forcé,  il disparaît chaque jour un peu plus.
     
    Oui,  en Suisse aussi, la politique migratoire sécuritaire, raciste et répressive fait des victimes. Les accords Dublin dont la Suisse est signataire servent de pretexte pour débouter les migrant-e-s vers le premier pays d’accueil européen sans tenir compte des conditions qui les attendent dans ces pays.

    Alors que le nombre de femmes, d’hommes et d’enfants fuyant les privations et les répressions est en augmentation,  alors que les demandes d’asile dans les ambassades suisses à l’étranger ont été supprimées, Simonetta Sommaruga  mise sur une politique migratoire répressive : diminution drastique de l’asile, déboutements plus rapides, renvois plus nombreux et doublement des places de détention administratives.

    Alors oui l’heure est à la colère. Contre un racisme d’état. Contre un politique criminelle. L’heure est à la colère et  à la révolte. A la suite des migrants de No Bunkers qui ont refusé leur traitement inhumain il est important de continuer la lutte pour la dignité de toutes et tous. Pour que plus jamais la mer ne charrie les corps d’innocents morts sur la route de l’Europe.

     

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    Allocution d’Aldo Brina,Aldo Brina, chargé d’information sur l’asile, CSP

    « Je travaille dans une association qui défend les réfugié-e-s. Dans notre pratique quotidienne, nous déposons beaucoup de demandes de visas humanitaires ou de regroupement familial pour les réfugié-e-s qui sont en Suisse, et dont les proches sont encore de l’autre côté de la mer. Jusqu’à peu encore nous pouvions faire des demandes d’asile par les ambassades, mais comme vous le savez cette possibilité a été supprimée en 2012, et ce malgré un référendum que nous avons par la suite sèchement perdu. Cette procédure avait pourtant permis de sauver près de 2’600 vies en 30 ans. Des personnes qui avaient pu voyager saines et sauves vers notre pays.

    Inutile de vous dire que la plupart des demandes que nous déposons aujourd’hui pour des gens à l’étranger, notamment celles de visas humanitaires, sont refusées. Y compris pour des Syrien-ne-s qui ont de la famille en Suisse. Ces refus, et plus généralement l’absence de voies légales pour se rendre en Europe, contraignent celles et ceux qui doivent fuir leur pays à entreprendre un dangereux voyage. Il me semblait important ici de témoigner au nom des professionnel-le-s de terrain, que le jeune Aylan n’est malheureusement que le symbole ultra-médiatisé d’une réalité plus large encore. Autrement dit, dans nos bureaux se trouvent peut-être déjà, en ce moment même, les noms de futurs corps que l’on retrouvera dans quelques semaines inanimés sur une plage du sud de l’Europe. C’est le lien entre notre politique migratoire et ce qui se passe à Bodrum, à Lampedusa ou ailleurs.

    Pourquoi ? Pourquoi tout cela arrive-t-il ? L’émotion est très vive, et nous aurons tôt fait, pour éviter d’affronter trop longtemps l’absurdité d’un petit corps recroquevillé sur le sable, d’adopter des discours simplistes et de désigner des coupables. N’allons pas trop vite. Les défis migratoires sont complexes, et tous ceux qui prétendent pouvoir y apporter des solutions en quelques slogans se mentent au mieux à eux-mêmes, au pire à tout le monde. En plus, une partie des décisions politiques de notre pays sont déjà prises sur la base d’une autre émotion, la peur, et notre pays s’en porte plus mal chaque jour. Ne tombons pas dans le même panneau, et sachons nous tenir droit avec cette blessure béante du pourquoi au fond de notre être.

    Ne pas s’énerver ne signifie pas ne pas s’engager, bien au contraire. Quantité d’actions et de mouvements proposent de se tenir aux côtés des réfugiés, de leur ouvrir des espaces où ils sont à nouveaux des êtres humains, et plus seulement des formulaires ou des statistiques. Aide juridique, accompagnement social, proposition d’activités sportives ou culturelles, accompagnement scolaire, être une famille d’accueil, recherche des fonds, manifestations, actions coups de poing… il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. N’hésitez pas à contacter les nombreuses associations qui s’engagent déjà sur le terrain. Je vous remercie de votre attention. » Discours prononcé au rassemblement « Aylan et les autres »,
     Genève, le 4 septembre 2015

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  • Les Vendanges de Genève à la rue du Rhône

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    Les Vendanges de Genève à la rue du Rhône

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    Pour voir la suite des photos ->

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  • Aylan et les autres: rassemblement vendredi à 18H30 à place Neuve

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    "Sur une plage de Bodrum, un tout petit garçon de trois  ans et son frère de cinq ans ont été retrouvés morts hier matin. Ils  essayaient de rejoindre l'Europe, afin de trouver un moyen de se rendre  au Canada, où leur tante les attendait, car leur pays d’origine, la  Syrie, est en guerre.


     Ils auraient pu prendre un paquebot, un train  ou un avion, et arriver sains et saufs, si les frontières de l'Europe  n'avaient pas été fermées pour eux.


     Ils auraient pu déposer une  demande d’asile auprès de l’Ambassade de Suisse en Turquie, si la  procédure d’ambassade suisse n’avait pas été abrogée par la dernière  révision de la Loi sur l’asile.
     

    Nous nous rassemblerons vendredi à  18h30 à la place Neuve, devant l'entrée du parc des Bastions, dans le calme et le recueillement, afin de signifier que nous,  citoyennes et citoyens, en avons assez d'être complices de ces  politiques migratoires meurtrières.

     

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     Joignez-vous à nous avec une bougie, un poème, un dessin ou une banderole."

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  • Torturé en Turquie, poursuivi en Allemagne et emprisonné en Suisse. Quel parcours!

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    Mardi après-midi environ une centaine de personnes se sont rassemblées à la place de Neuve pour demander la libération de Monsieur Yesilçali et pour dénoncer la collaboration de la Suisse et de l'Allemagne avec les violations des droits humains des opposant-e-s au régime en place en Turquie. Torturé en Turquie, poursuivi en Allemagne et emprisonné en Suisse. Quel parcours!

    Depuis le 16 avril 2015, cette personne est détenue en Suisse en raison de son activité politique d'opposant au gouvernement turc. Monsieur Mehmet Yesilçali, ancien prisonnier politique est victime de torture en Turquie et actuellement réfugié politique en Suisse, se trouve détenu à la Prison centrale de Fribourg suite à une demande d'extradition de l'Allemagne. Ce pays lui reproche d'avoir participé à cinq réunions d'opposant-e-s sur le territoire allemand et d'avoir organisé des soirées et des conférences publiques en Suisse. Les problèmes posées par une éventuelle extradition ont déjà été dénoncés par de nombreuses organisations suisses et ils ont fait l'objet d'une motion du Conseiller national Jans Beat, lors de la dernière session parlementaire.

    Une centaine de personnalités se sont mobilisées en faveur de la libération de Monsieur Yesilçali en signant un appel contre son extradition. Parmi les signataires figurent de nombreux parlementaires fédéraux et cantonaux, des syndicalistes, des professeurs universitaires suisses et étrangers, des avocats, des syndics et autres personnes de la société civile. Une trentaine d'organisations suisses et étrangères ont également signé cet appel.

    ORGANISATIONS SIGNATAIRES :
    1. Association Européenne des Juristes pour la Démocratie et les Droits de l’homme (EJDH/ELDH)
    2. Juristes démocrates suisses (JDS/DJS)
    3. Juristes progressistes vaudois (JPV)
    4. Association des juristes progressistes (AJP), Genève
    5. Ligue Suisse des Droits de l’Homme (LSDH)
    6. Solidarité sans frontières, Suisse
    7. Centre Europe Tiers Monde (CETIM), Suisse
    8. Centre kurde des droits de l’homme, Genève
    9. Parti Suisse du Travail / POP, Suisse
    10. solidaritéS, Suisse
    11. National Jericho Movement, USA
    12. Syndicat UNIA, région Genève
    13. Bleiberecht, Berne
    14. Augenauf, Berne
    15. Collectif de solidarité contre la criminalisation d’ATIK, Suisse
    16. Revolutionäre Jugendgruppe (RJB), Berne
    17. Fédération des travailleurs de Turquie (ITIF), Suisse
    18. Nouvelle jeunesse démocrate (YDG), Suisse
    19. Revue Femme nouvelle (YK), Suisse
    20. Fédération des travailleurs immigrés (IGIF), Suisse
    21. Fédération pour les droits démocratiques (IDHF), Suisse
    22. Centre de la communauté démocratique kurde (DEM-KURD), Suisse
    23. Association pour les droits de l’homme et la solidarité (IHDD), Suisse
    24.Plateforme pour l’unité des travailleurs et la fraternité des peuples 
    25. Parlement européen des exilés (ASM)
    26. Parti socialiste de la refondation (SYKP)
    27. Association Maison Populaire, Genève
    28. Observatoire des Pratiques Policières (OPP), Genève
    29. Bureau des juristes contemporains / Cagdas Hukuk Bürosu (CHB), Turquie

     

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  • Hommage à Saïd El Saïd

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    Hommage à Saïd El Saïd


    Saïd El Saïd, notre grand ami et complice, est décédé le 23 juillet 2015.

    Défenseur infatigable des droits de tous les Palestiniens, Saïd est né à Haifa, il y a 70 ans. Il avait 2 ans lorsque lui et sa famille ont été chassés de leurs terres par les milices sionistes armées. Saïd, tout comme des milliers d'autres Palestiniens et Palestiniennes, n'avait jamais pu retourner dans sa patrie. Il nous manquera énormément.

     

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    Ode à Saïd
    J’adore Saïd. Il incarne tout ce qu’il y a de bon, décent et empathique et beaucoup plus. Il est le rire d’un enfant qui vient d’apprendre à courir ; la panique de jeunes amoureux qui se dépêchent de refaire vite le lit lors d’un retour inattendu des parents : le large sourire qui nous enivre lorsque le vent rare et doux de la justice emplit la pièce et nous donne de l’espoir.

    Saïd est tout cela pour des gens bien - ceux et celles qui le sont et ceux et celles qui aspirent à l’être. Il a été avec nous depuis le début des temps et il nous sourira bien après que la dernière pluie de météorites (d’étoiles filantes) ait atteint son but et que nous soyons partis.

    Palestinien de naissance, humain par profession, libre par choix ,Saïd est un musulman, un chrétien, un juif et aucun de ceux-ci Pendant que beaucoup marchent main dans la main au rythme de la sécurité, vite et facilement, Saïd a voyagé longuement et durement pour élever sa famille bien-aimée, pour faire entendre nos voix et que nous gardions le moral. Même aujourd’hui dans ses derniers jours avec nous, Saïd parle avec détermination et sans regrets ; regrettant seulement que lorsqu’une Palestine libre et indépendante, un Etat pour ceux et celles sans état verra le jour, il ne sera plus là pour s’en réjouir.

    Pour Saïd la résistance est bien plus qu’une simple mélopée et BDS n'est pas qu’un choix. Ce sont des engagements sacrés au nom de onze millions de personnes de sa Nation, sans compter ceux qui les  ont précédés.

    Le voyage de Saïd se terminera trop tôt là où tout a commencé, où il a toujours été avec la Palestine. Comme tous les Palestiniens et les Palestiniennes, jeunes et vieux, passés et à venir, il était à Deir Yassin lorsque le génocide s’est abattu sur eux tandis que le monde dormait et une traînée de larmes a commencé. Il marchait dans les rues, maculées de sang, de Jénin et de Tulkarim, et dans celles d’une centaine d’autres villages palestiniens brutalisés ou dévastés sans raison autre que leur existence même. Il a connu les rues misérables des camps de réfugiés qui s’étendent depuis la destruction de Yarmouk jusqu’au désespoir éprouvé dans le temps de Sabra-Shatilla. Pour Saïd, si le littoral de Gaza est peu sûr, de par sa résistance il devient fierté et dignité sans limites. Saïd a pleuré à côté d’oliviers séculaires, ravagés par le même mal qui a démoli le village bédouin d’Al-Araqib à maintes reprises. A Al-Quds, il incarne tous les jeunes garçons, pierre à la main, qui, par sa résistance, honore la clé encore suspendue au cou de sa grand-mère. Il est le prisonnier, détenu sans inculpation, qui entame une grève de la faim aussi longtemps que sa Nation sera affamée jour après jour après jour.

    Oui. Saïd est la Palestine fière, résiliente et éternelle. Cela a été, cela est et il en sera toujours ainsi.
    J’ai été vraiment chanceux de connaître beaucoup de grands hommes et femmes –« un premier parmi ses égaux » Saïd est l’un d’eux. Sa vie a été une vie de chaleur humaine, d’émerveillement (étonnement ?) et de sagesse. Il va me manquer cruellement.

    Si la compassion doit être notre monnaie, Saïd est le plus riche de tous les humains ; si l’humanité doit être notre source de lumière, il est le soleil qui brille à travers les nuits les plus sombres pour nous mener à bon port. Si la grandeur se mesure à la taille du cœur, alors Saïd est vraiment parmi nos géants.

    Etre triste est bien trop facile en ce moment. Cela peut nous couper le souffle et nous laisser sans voix. Alors sourire, crier, remercier Saïd, cet homme rare, ce cadeau merveilleux. N’aie pas peur. Il continuera de vivre là où les femmes et les hommes de conscience et de convictions luttent pour la vérité et pour la justice.


    Mon frère. Merci pour ton amitié, ton inspiration, ton soutien et ta force inébranlables (indéfectibles).
    Je n’ai aucune idée où tu vas aller Saïd mais si j’ai vraiment de la chance, j’irai moi aussi là où tu es.
    Alors jusqu’à notre prochaine rencontre…
    S. Cohen
    BDS Genève, 24 août 2015

     

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  • La Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme

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    Les photos de  Manifestations de la Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE  - 22 août 2015

    Succès de la manifestation pour la fin du spécisme
    Genève: «Oui à l’altruisme, non au spécisme!» ont scandé les participant-e-s au cortège organisé par l’association PEA - Pour l’Egalité Animale
    .

    Une première en Suisse

    Dans le cadre de la Journée internationale pour la fin du spécisme, 800 personnes (1000 au plus fort du cortège) ont manifesté samedi à Genève en demandant une plus grande considération des animaux. Selon le site officiel de la Journée mondiale ainsi que les tracts distribués lors de l’événement, «le spécisme, par analogie avec le racisme et le sexisme, désigne l'idéologie qui considère que la vie et les intérêts des animaux peuvent être méprisés uniquement parce qu'ils sont d'une autre espèce.» (Voir site: http://www.end-of-speciesism.org/fr/)

    Discours puissants

    Les discours prononcés au début de la marche ont appelé la société à cesser de considérer les animaux comme une simple ressource ou une marchandise. Tiffany Tchang, géologue et membre de l’association PEA, a déclaré: «Il est grand temps de nous éloigner du spécisme et nous diriger vers une société qui prend en considération tous les êtres faisant une expérience subjective de leur vie.»
     
    Slogans créatifs

    «Ni dans les labos, ni dans les frigos,
    justice pour les animaux», «Tous différents, tous égaux!
    Nous sommes tous des animaux!», «Labos, abattoirs
    , spécisme, y en a marre!» ont scandé les participants à la marche organisée par l’association romande PEA.

    Revendications
    fortes
    Les manifestant-e-s ont demandé l’abolition du statut de propriété des animaux, la fin des abattoirs et de la pêche, l’arrêt de l’utilisation des animaux comme du matériel de laboratoire et la considération de tous les êtres sensibles indépendamment de leur espèce.

    Pétition: 1600 signatures en 3
    semaines

    A l’occasion de la manifestation, une pétition a été créée, demandant à ce que le respect des animaux et la prévention contre le spécisme soient intégrés dans les programmes scolaires helvétiques. En à peine trois semaines, celle-ci affiche déjà plus de 1600 signatures. (Voir pétition)

    Conférences après la ma
    nifestation
    Des conférences autour de l’éthique animale auront également lieu lors de la soirée du samedi et le dimanche 23 août.

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    Pour voir la suite des photos ->

    http://www.photographygeneva.com/gallery/la-journee-mondiale-pour-la-fin-du-specisme/

     

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  • Le dentiste gratuit pour tous!

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    Action d’Ensemble à Gauche pour le remboursement des soins dentaires : un projet de loi pour un système solidaire !

    Ce vendredi 21 août au matin, à l’occasion du lancement de sa campagne pour les élections fédérales, Ensemble à Gauche s’est rendu devant la Clinique de médecine dentaire universitaire pour annoncer le dépôt futur d’un projet de loi au Grand Conseil demandant la mise en place d’une assurance de soins dentaires. Un élément crucial de santé publique, aujourd’hui source de très grandes inégalité
    s dans l’accès aux soins.
     
    Ces dernières semaines, sur l’impulsion notamment des sections du PST/POP et de solidaritéS, deux initiatives cantonales en Vaud et à Neuchâtel pour la mise en place d’assurances cantonales obligatoires prenant en charge le remboursement des soins dentaires ont fait un tabac auprès de la population, recueillant largement plus que le nombre de signatures requis. A Genève, Ensemble à Gauche va déposer un projet de loi analogue devant le Grand Conseil sous peu, et envisage également le lancement d’une initiative populaire, la droite majoritaire devant sans doute refuser cette mesure sociale pourtant élémentaire.
     
    De trop nombreuses personnes reno
    ncent aux soins dentaires
    Les soins dentaires coûtent en effet quelque 4 milliards de francs par an au niveau national, dont près de 90% sont à la charge exclusive des patients. Pour cette raison, une partie de la population, en particulier les personnes les plus démunies, diffère des traitements indispensables, au risque de développer d’autres pathologies plus graves (infectieuses, cardiaques, cancéreuses…).
     
    Selon la philosophie actuelle imposée par la vision néolibérale, la santé bucco-dentaire est considérée comme une pure question de responsabilité individuelle. Or, chacun sait que la prévention joue un rôle important dans le maitien d’une bonne santé des dents, et de trop nombreuses personnes renoncent aujourd’hui à des visites régulières préventives chez l’hygiéniste dentaire pour des raisons financières.
     
    Selon une enquête genevoise publiée en 2012, 15 à 20% de la population renonce aujourd’hui à se soigner (34% pour les très bas revenus) pour les soins en général. Dans trois quarts des cas, ce sont les soins dentaires qui passent à la trappe !
     
    Financement solidaire et assuran
    ce fédérale comme horizon
    Une assurance cantonale obligatoire des soins dentaires sur le modèle de l’AVS représenterait un prélèvement de 0,4 à 0,5% sur les salaires et les charges patronales. Pour une minorité de non-cotisants à l’AVS, elle incomberait au budget de la santé et reposerait donc largement sur l’impôt direct progressif. Un tel système est compatible avec le droit fédéral, ce qui permet aujourd’hui de commencer une série de batailles sur le plan cantonal (des projets sont aussi actuellement à l’étude au Valais, au Tessin, etc.) dans l’optique de mettre en place à terme une véritable assurance fédérale, comme ça a été le cas avec l’assurance maternité, d’abord introduite à Genève.
     
    Citations
     
    JEAN BATOU, candidat EàG au C
    onseil national (Liste 6)
    « Il y a plus douloureux encore que la fraise du dentiste, c’est sa facture ! Et pour celle-ci, il n
    existe pas d’anesthésie. Conséquence : aujourd’hui, dans l’arc lémanique, la santé dentaire des populations défavorisées correspond à celle des habitants des pays en voie de développement. Cette absence de solidarité est socialement inacceptable et économiquement absurde : elle provoque un grand nombre de souffrances inutiles, impose à terme des traitements lourds qu’il aurait été possible d’éviter, et ponctionne le budget global de la santé. Avec une assurance dentaire solidaire, personne ne devrait renoncer pour des raisons financières aux contrôles préventifs et aux soins dont il a besoin. »
     
    THIBAULT SCHNEEBERGER, candidat EàG au C
    onseil national (Liste 6)
    « Vu les coûts élevés des soins dentaires, ce problème concerne bien sûr tout particulièrement les personnes à l’aide sociale, mais aussi de nombreuses familles aux revenus modestes ou même moyens. On le voit bien avec le développement d’un tourisme médical particulièrement inacceptable : certains vont jusqu’en Espagne ou même en Hongrie pour se faire soigner les dents. C’est absurde et surtout irrationnel en terme de suivi des patients, voire de qualité des soins. Il faut mettre fin à cette mé
    decine à deux vitesses. »
     
    BERNARD CLERC, candidat EàG Conseil national (Li
    ste 18 · Génération 1968)
    « Les dépenses de santé (et non pas les « coûts » de la santé) sont une production de richesse en Suisse, puisque le secteur de la santé représente 11.5% du PIB en 2014 et 380’000 emplois equivalent plein temps. Le financement en est aujourd’hui assuré à 61% par les ménages de manière non progressive, et 6% seulement par les entreprises, à travers l’assurance accident. L’avenir est à une assurance santé solidaire financée par des cotisations paritaires. Une assurance dentaire solidaire marquerait  
    un pas dans cette direction. »

    Communiqué de presse · Genève, Vendredi 21 août 2015

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  • Les feux d'artifice 2015 à Genève

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    Les feux d'artifice 2015 à Genève

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    Pour voir la suite des photos ->

    http://www.photographygeneva.com/gallery/les-feux-dartifice-2015-a-geneve/

     

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  • Hiroshima et Nagasaki,70 ans après: plus jamais ça!

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    Plus d'une cinquantaine de personnes se sont rassemblées hier  sur la Place des Nations avant de partir en cortège jusqu'au Parc de l'Ariana où trône le monument  commémoratif d'Hiroshima et ce pour les 70 ans du bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki.   DSC_8978.jpg

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    Discours d’Amanda Gavilanes,
    Conseillère municipale en Ville de Genève | candidate aux élections nationales

    70 ans après Hiroshima : pour une véritable politique de non-prolifération et de désarmement nucléaire.

    A l’heure actuelle, la question nucléaire semble être devenue obsolète. Que ce soit le nucléaire civil ou militaire, ces deux points ont été rayés de l’ordre du jour de l’agenda politique mondial. La prolifération de conférences alibis contribuent à vider de leur substance les traités internationaux conclu ces cinquante dernières années en matière de désarmement nucléaire. La prise de conscience collective qui a eu lieu après Hiroshima a laissé place à l’indifférence.

    Au lieu de tendre vers le désarmement progressif et la non prolifération, les principales puissances (USA, Chine, Russie, Royaume Uni, France), toutes signataires du traité de non-prolifération, s’engagent dans un processus de modernisation de leur armement nucléaire. Cette course aux armements est aujourd’hui devenue une course 2.0. On ne cherche plus à posséder le plus grand nombre d'ogives nucléaires, mais les armes les plus destructrices et précises possibles.

    Les USA prévoient de produire 480 bombes B61-12 d’ici au milieu des années 2020. Ces bombes sont particulièrement dangereuses, car leur précision et les dommages collatéraux réduits qui les caractérisent augmentent la tentation de s’en servir.

    La Chine prévoit la production de nouveaux missiles balistiques et de trois sousmarins lance missiles pouvant transporter 12 missiles chacun.

    La Russie souhaite remplacer tout ce qui lui reste de son armement soviétique. Ils lancent la production de 3 nouveaux types de missiles nucléaires, dont SS-27 qui pourra porter plusieurs ogives susceptibles d’être lancés sur différentes cibles. La Russie va également produire 8 nouveaux sous-marins capables de lancer des missiles, de nouveaux avions bombardiers, de nouveaux missiles balistiques et des rampes de lancement mobiles.

    Le Royaume Uni a annoncé a annoncé ses plans pour se débarrasser de ses 180 ogives nucléaires vieillissantes, mais va tout de même produire de nouveaux sousmarins
    lanceurs de missiles balistiques en remplacement des anciens.

    La France, notre pays voisin, développe un nouveau missile pour ses sous-marins, le M-51, qui comporte plusieurs ogives et a une portée intercontinentale, ainsi que des ogives modernisées. Elle développe également un nouveau missile sol-air d’une portée de 500 km.
    Rappelons également que 4 pays possédant l’arme nucléaire, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord, ne sont pas signataires du traité de non prolifération.

    Au vu des faits exposés, un constat s’impose : il règne une profonde hypocrisie au royaume des grandes puissances nucléaires. La politique du « don’t ask don’t tell » semble être devenue la règle. L’équilibre de la terreur est encore et toujours le seul qui prévale sur la scène internationale. Nous pouvons donc nous demander, à juste titre, quel est l’avenir du traité de non prolifération et du désarmement nucléaire si les principaux acteurs en font fi. C’est à nous, maintenant, d’endosser le rôle de En Suisse, comme vous le savez, nous ne possédons pas l’arme nucléaire, et cela malgré certaines velléités dans les années 50-60. Notre pays participe néanmoins au
    développement de l’industrie nucléaire, ses banques, dont la BNS, les finançant à hauteur de 5,2 milliards par an.

    Aujourd’hui, le GSsA se mobilise non seulement pour commémorer les victimes d’Hiroshima et Nagasaki, mais également pour tirer la sonnette d’alarme : il est temps de cesser le feu !

    Nous nous associons également aux pacifistes japonais qui luttent actuellement pour le maintien d’une constitution japonaise pacifiste. En effet, le gouvernement de Shinzo Abe veut abroger l’article 9 de la constitution qui stipule que le Japon ne possède pas d’armée mais des troupes d’auto-défense. Il est important que les Japonais-es puissent conserver cette clause, née de la grande introspection d’après-guerre.

    Restons unis pour la paix et pour le désarmement nucléaire.
    Je vous remercie de votre attention.

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    Discours de Madame Anne Mahrer Conseillère nationale Canton Genève



    HIROSHIMA : 6 août 1945 – 6 août 2015
    Il y a un arbre, près de chez moi, qui s’appelle Firmiana simplex ou l’arbre d’Hiroshima, le seul à avoir résisté miraculeusement au bombardement.
     
    Cette bouture, offerte par le Japon en 2004 à la commune de Jussy, pour honorer la mémoire du docteur Marcel Junod, habitant de la commune, a pris racines au Centre horticole de Lullier, qui veille sur elle.
     
    Il y a, dans le parc de la Paix à Hiroshima, le seul monument dédié à un étranger. Il salue l’engagement humanitaire de Marcel Junod, médecin et délégué du CICR qui fut l'un des premiers témoins du désastre d'Hiroshima et, en dépit de toutes les pressions visant à en dissimuler les conséquences sur la population, le premier à organiser les secours sur place en août 1945.
     
    Son récit poignant témoigne de la situation apocalyptique dans la ville atomisée. Il dira : l'âge atomique est ouvert.
    Une cité japonaise de 400.000 âmes est détruite en quelques secondes. Une page de l’histoire est tournée.
    Il lancera un appel à l’interdiction immédiate de la bombe atomique.
     
    Aujourd’hui, 6 août 2015, la Conférence des Parties, réunie à New York du 27 avril au 22 mai, chargées d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, s’est soldée par un échec.
     
    Aujourd’hui, à Hiroshima et Nagasaki, on meurt encore des conséquences du bombardement.
     
    On a crié "Plus jamais ça !"... après Hiroshima et Nagasaki, après Three Mile Island…, comme après Tchernobyl et Fukushima…
     
    En japonais et en chinois, le mot crise est composé de deux idéogrammes : l’un signifie «danger» et l’autre «opportunité».
    Les dangers, nous les connaissons, et les opportunités ne manquent pas. Mais le politique a la mémoire courte et le courage à géométrie variable !
     
    Devra-t-on encore longtemps déplorer des catastrophes nucléaires ? les commémorer et attendre la suivante ?..
    Ou verra-on enfin monter une génération qui prendra les décisions qui permettent de les éviter ?

     

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    Discours de Thibault Schneeberger, solidaritéS


    Nucléaire civil et militaire :
    les deux faces d’une même pièce

    70 ans après Hiroshima et Nagasaki, on s’interroge encore : comment et pourquoi des crimes de guerre d’une telle ampleur ont-ils été possibles ?
     
    Comment concevoir la mort de 150'000 ? 200'000 ? 250'000 personnes ? Comment imaginer un température qui monte à 4000°c au cœur de l’explosion ? Un souffle jusqu’à 800 km/h ? Comment imaginer les incendies, les cadavres, les blessés, les survivants, la dévastation totale à l’échelle de villes entières ?
     
    L’échelle de ces événements est d’autant plus difficile à comprendre quand on sait que les japonais étaient, selon les termes mêmes du chef d’état-major particulier du président Truman, déjà « battus et prêts à capituler ».
     
    Si ces bombes étaient donc militairement évitables et qu’elles ont quand même été larguées, c’est qu’il y avait un caractère fondamentalement expérimental à cette opération.
     
    En effet, la population japonaise a été le cobaye d’un double essai nucléaire grandeur nature pour le compte du complexe militaro-industriel. Car si ce n’était aussi à des fins de test, pourquoi alors larguer deux bombes, et deux bombes de type différent ? Une à l’uranium sur Hiroshima et une au plutonium sur Nagasaki ?
     
    Malgré l’horreur de la réalité au sol, les images de ces champignons nucléaires ont aussi été une formidable opération de promotion pour l’industrie nucléaire, qui fait la preuve de sa puissance de feu phénoménale, garantissant une fascination et un développement partout sur la planète dans les décennies qui suivront, tournant ainsi une force potentiellement génocidaire en toute-puissance « désirable ». Ces bombes, qui auraient dû en toute logique marquer la fin de toute expérience nucléaire, n’en ont été que le début.
     
    70 ans après Hiroshima et Nagasaki, nous ne sommes pas à l’abri d’un nouvel Hiroshima. Il y a près de 20'000 armes nucléaires dans le monde, dont 2000 prêtes à être tirées en quelques minutes. Pudiquement appelées « armes de dissuasion », elles ne dissuadent plus personne et sont, dans les faits, au mieux, des menaces de suicide collectif à l’échelle de l’humanité.
     
    70 ans après Hiroshima et Nagasaki, nous devons exiger la fin de ces armes génocidaires, à savoir un désarmement nucléaire total, en premier lieu des grandes puissances qui possèdent suffisament d’ogives pour provoquer plusieurs fois l’apocalypse : les USA, la Russie de Poutine, le Royaume-Uni, la Chine, mais aussi ceux qui en possèdent dans la plus grande opacité comme Israël par exemple.
     
    Contrairement à la France qui possède 300 ogives parfaitement opérationnelles qui lui coûtent 4 milliards par an, la Suisse n’a heureusement jamais possédé de bombe atomique. Et pourtant… si on avait suivi l’establishment militaire de l’époque, les mêmes qui cherchent à nous vendre pour des milliards des avions de combat, des Mirages, des FA-18, des Gripen, etc., si on les avait écoutés, la Suisse aurait poursuivi un programme d’armement nucléaire coûteux, inutile, nuisible et très dangereux. Heureusement, grâce à la pression populaire notamment (entre autres des initiatives populaires), ces projets n’ont jamais abouti.
     
    Des traités internationaux prétendent désormais depuis près de 50 ans limiter la diffusion de ces armes nucléaires. En réalité, le traité de non-prolifération n’a pas significativement limité la diffusion du nucléaire. Au contraire ! Non seulement il n’a pas tenu ses promesses de non-prolifération puisque la plupart des pays qui possédaient déjà des armes nucléaires ont continué à les développer, pendant que d’autres se la sont procurés, souvent même en violation de leurs engagements ; mais surtout, ce traité agit comme un pompier pyromane : il veut prétend stopper l’expanion du nucléaire militaire et contribue à développer le nucléaire « pacifique » (sic) civil.
     
    Or, chacun sait que nucléaire civil et nucléaire militaire sont les deux faces d’une même pièce, non seulement parce qu’ils ont une origine commune, puisque le nucléaire s’est d’abord développé pour un usage militaire avant un usage civil. Mais surtout parce que l’uranium et le plutonium, respectivement combustibles et sous-produits des centrales nucléaires civiles, sont les deux ingrédients à choix pour produire des bombes.
     
    Pour transformer l’uranium utilisé dans les centrales en uranium utilisable dans des bombes, il suffit de laisser tourner les centrifugeuses un peu plus longtemps! Quant au plutonium, c’est un sous-produit facilement extractible des centrales, dont quelques kilos suffisent pour une explosion.
     
    Bref, on le sait très clairement, et c’est bien là toute l’hypocrisie des négociations actuelles autour du nucléaire iranien : tant qu’il y aura des centrales nucléaires, il y aura des bombes en puissance. Des bombes pour les raisons de proximité technologique, mais aussi parce que chaque centrale nucléaire est susceptible d’exploser en cas d’incident ou d’attaque.
     
    Et la Suisse est bien placée pour le savoir puisqu’elle héberge de vieilles centrales nucléaires très dangereuses, comme celles de Mühleberg, ou Beznau : la plus ancienne du monde encore en activité… Beznau, dont le réacteur n°1 est fermé depuis quelques semaines et pour encore 3 mois, ce qui est loin d’être rassurant quant à son état. Le simple fait qu’on envisage encore de poursuivre son exploitation au-delà est en soi déjà un scandale !


    Si nous sommes incapables de simplement fermer la plus vieille centrale du monde, on voit que nous sommes bien loin de la sortie du nucléaire pourtant promise !
     
    On le voit bien avec la volonté de maintenir à tout prix en service des vieilles centrales vieillissantes et dangereuses, que certains à Berne veulent voir en activité durant 50, 60 ans, voire au-delà… alors même que la moyenne de durée de vie des centrales dans le monde est de 30 ans…
     
    On le voit avec le projet de libéralisation totale du marché de l’électricité qui va à vent contraire de la nécessité de maîtrise publique pour maîtriser la consommation et organiser la transition énergétique… un projet contre lequel il faudra se battre de manière déterminée !
     
    On le voit plus généralement dans l’absence d’ambition des politiques énergétiques menées au niveau fédéral,
     
    On le voit : la sortie du nucléaire, qui a fait l’objet de si beaux discours après Fukushima, est encore très loin d’être une réalité. Pour la concrétiser, c’est une véritable mobilisation populaire dont nous avons besoin !
     
    Le nucléaire civil comme militaire est une technologie en équilibre sur le fil.
    Or, l’équilibre de la terreur, même en équilibre, n’en reste pas moins la terreur.
     
    Pour la paix, pour la planète, il n’y a donc qu’une voie possible : de toute urgence, sortir du nucléaire, civil et militaire !

     

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    Discours de Roger DENEYS,

    Député au Grand Conseil genevois

    Plus jamais ça !

    Chères amies, Chers amis,

    Au nom du parti socialiste genevois et du parti socialiste suisse, j'aimerais tout d'abord exprimer notre plus profonde amitié et solidarité aux victimes et familles des victimes du bombardement sur Hiroshima le 6 août 1945. Et aussi aux victimes du bombardement sur Nagasaki, le 9 août 1945. Nous sommes de tout cœur avec les Japonaises et Japonais victimes de ces actes barbares.

    Les chiffres ont été évoqués, avec toutes les imprécisions que peut comporter un décompte aussi macabre. Ville rasée, 75'000 morts immédiats, 250'000 personnes tuées au total, des civils, des familles, des enfants, des personnes âgées. Pas d'abord des militaires. Pas des dirigeants, politiques ou militaires, responsables de la guerre, mais d'abord des civils.

    D'ailleurs, comme on peut le lire sur l'article de wikipédia relatif à cet acte abominable, "des personnes comme la philosophe Hannah Arendt <https://fr.wikipedia.org/wiki/Hannah_Arendt> ou le procureur lors des procès de Nuremberg <https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_de_Nuremberg> , Telford Taylor <https://fr.wikipedia.org/wiki/Telford_Taylor> , considèrent ces bombardements comme des crimes de guerre <https://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_de_guerre> 13 <https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_d%27Hiroshima_et_Nagasaki#cite_note-13> selon les termes de l'article 6b des statuts du Tribunal militaire international, adoptés par les Alliés eux-mêmes lors des accords de Londres <https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Londres> du 8 août 1945, le surlendemain de l'explosion de Hiroshima et la veille de celle de Nagasaki."

    Oui, à raison, considérés comme des crimes de guerre.

    Parce que si la guerre est abominable, c'est bien d'abord parce qu'elle tue des personnes qui ne sont pas parties prenantes aux conflits.

    Et d'Hiroshima et Nagasaki, qui sont l'incarnation la plus sordide de la folie humaine, on ne doit rien oublier.

    Plus jamais ça.

    Plus jamais le recours à des bombes atomiques pour bombarder des civils, des villes, des campagnes, des militaires. Notre planète.

    Plus jamais le nucléaire, militaire mais aussi civil, dont nous ne maîtrisons pas les effets destructeurs et les dangers à des échelles de temps inconcevables pour nous. Et Fukushima est aussi là pour nous le rappeler

    Plus jamais la guerre, toute aussi folle, destructrice et profondément abjecte quand elle ne se concrétise pas par le recours à des armes nucléaires.

    Et c'est là que, 70 ans plus tard, la triste réalité de notre monde contemporain doit nous rappeler que "Plus jamais ça", ce n'est pas qu'un vœu pieux, qui plus est démenti par l'Histoire de ces 70 dernières années.

    C'est une nécessité pour l'Humanité, une nécessité que nous devons plus que jamais concrétiser.

    A ce propos, la Suisse doit aujourd'hui justement montrer davantage l'exemple.

    Bien plus. Bien mieux. Parce que nous sommes un pays "riche", un pays de nantis qui se prétend "neutre". Et que ce n'est pas avec une armée qui coûte 5 milliards de francs par an (sic !) que nous montrons l'exemple de la neutralité active, du modèle que nous pourrions incarner en renonçant définitivement à une sécurité basée sur une armée nationale telle qu'on les concevait du temps de la 2ème guerre mondiale ou de la guerre froide.

    Il y a près de 30 ans, déjà convaincu par cette nécessité de cesser ce délire militariste, j'avais décidé de ne pas y participer et j'avais objecté. A l'époque, en Suisse, j'avais fait 3 mois en prison pour cette raison; d'autres en ont fait bien plus.

    Aujourd'hui, l'acte d'objecter, toujours aussi fondamentalement nécessaire, est devenu bien plus "facile" ici en Suisse. Mais, ailleurs sur cette terre, ce geste courageux et juste n'a rien perdu de ses dangers. Qu'on pense aux réfugiés et requérants érythréens, stigmatisés par la droite conservatrice en Suisse, que nous devons soutenir, en les accueillant ici en Suisse et les félicitant même pour leur geste; qu'on pense aussi à toutes les personnes contraintes, sur notre planète, de s'enrôler, de force, dans ce délire militariste.

    C'est d'ailleurs ce constat de folie et de destruction de l'Humanité, des hommes, des femmes, des enfants, des personnes âgées, lors d'un voyage au Rwanda en 1993, avant les massacres, dans un camp de déplacés à proximité de la ligne de front séparant les rebelles et l'armée gouvernementale, qui m'avait convaincu ensuite de m'engager aussi en politique.

    Pour que cela change.

    Pour que le "plus jamais ça" devienne une réalité pour l'ensemble de nos semblables vivants sur cette planète.

    Hiroshima est notre mémoire.  Nous ne devons jamais l'oublier.
    Comme nous ne devons jamais oublier que même si nous ne sommes pas si nombreux, ici, à la Place des Nations, en réalité la très grande majorité de l'Humanité souffre des armées et du nucléaire.

    C'est aussi pour cela qu'il est important de faire changer davantage la Suisse, aussi en allant voter cet automne pour des partis et des personnes qui s'opposent aux délires militaires et nucléaires.

     Avant de conclure, je tiens encore à remercier chaleureusement Contratom, le GSSA et le Bureau International de la Paix (IPB) pour l'organisation de cette manifestation de commémoration. Ces trois organisations sont indispensables car elles contribuent, avec des moyens qui sont sans commune mesure avec ceux des lobbies militaires et nucléaires, au futur de l'Humanité. A Genève, en Suisse, mais aussi partout ailleurs sur notre planète malmenée.

    Bravo et merci à elles ! Bravo et merci à vous !

    Plus jamais ça !

    Roger Deneys, Commémoration 70 ans d'Hiroshima. 6 août 1945- 6 août 2015. 

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    Discours de Monsieur de François Lefort
    Député au Grand Conseil de la République et Canton de Genève Membre du bureau


    Hiroshima 6, août 1945, il y a septante ans, c’est un lundi, au Japon, 8h15, la ville s’anime, une population traumatisée par 8 ans de guerre, des réfugiés par milliers, vivre pour beaucoup est une angoisse, pourtant certains doivent prendre tranquillement leur thé, d’autres se demander où trouver de la nourriture, certains sont déjà passés au temple shinto de leur quartier, les enfants sont à l’école, tous se demandent quand finira cette guerre et puis soudain ils ont dû voir comme Kekemi Masuda s’en rappelle« dans le ciel bleu trois avions qui se dirigeaient vers l’ouest »  et puis plus rien n’existe, l’enfer a pulvérisé la ville.

    Nagasaki, 9 août 1945, il y a septante ans, c’est un jeudi,  il est 11h01, à cette heure tout le monde s’active, dans les foyers, les usines, les écoles et à l’université. Et soudain plus rien n’existe, l’enfer a pulvérisé la ville.

    Tout le monde connaît ces dates des premiers bombardements atomiques et nous sommes réunis ici aujourd’hui, comme des milliers de personnes dans le monde dans des centaines d’endroits,  pour célébrer le 70ème anniversaire de ces funestes bombardements, par devoir de mémoire, mais surtout pour exorciser le danger toujours présent que cela se reproduise.  

    Nous d isons plus jamais ça ! Parce que nous avons peur que cela arrive encore. N’ayons pas honte d’avoir peur car cette peur est réaliste parce qu’il y a un risque.

    Tout le monde connaît ces dates mais peu savent ce qui s’est passé après, à Nagasaki, les heures et les jours après la bombe. Un rare témoin Takashi Paul Nagaï, un survivant parlera pour les victimes et les survivants dans un livre intitulé Les cloches de Nagasaki, avant de mourir en 1951 des suites de l’exposition aux radiations.

    Parle ici un professeur sauvé parce qu’il était occupé à creuser un abri :

    « … il laissa tomber la houe qu'il avait gardée en main, et stupéfié de ce qu'il voyait, s'arrêta, bouche bée... les bâtiments de l'institut pharmaceutique avaient disparu, tout comme ceux de la biochimie et ceux de la pharmacopée. La clôture n'existait plus, ni les maisons au-delà. Tout ce qu'il pouvait apercevoir, c'était une mer de flammes. Même ce physicien, spécialiste de l'énergie nucléaire, n'eut pas l'idée qu'il s'agissait d'une bombe atomique; il ne s'imaginait pas que la science américaine eût progressé à ce point. et les étudiants ? se demandait-il. Il se pencha vers le sol, et un frisson le parcourut tout entier : était-il possible que toutes ces formes inanimées, étendues par terre, fussent ses étudiants... il crut qu'il n'avait pas encore recouvré la conscience. C'est un cauchemar, un cauchemar, se répétait-il. Même en temps de guerre, des choses pareilles n'arrivent pas !... Il se pinça, se prit le pouls. Mais non ! Il vivait; c'était vrai. Il secoua un corps tout proche de lui allons, levez-vous, cria-t-il. Nulle réponse ! Alors, il saisit le gisant par les deux bras, s'efforça de le soulever. Sous ses doigts, la peau s'en alla par lambeaux, comme d'une pêche mûre. Okamoto était bien mort…Comme le suivant, gémissant, se retournait, le professeur courut vers lui, le saisit dans ses bras Murayama, Murayama, cria-t-il, tandis qu'il mettait sur ses genoux le garçon écorché. Reprenez-vous ! Monsieur le professeur... ah... monsieur le professeur, dit le malheureux, et sa tête retomba sur le côté. Il était mort…. puis, il passa au suivant, Araki. Le visage d'Araki était gonflé comme une citrouille; la peau s'en allait par plaques. ...des oreilles, du nez des cadavres, le sang souvent filtrait; évidemment, ils étaient morts le cerveau écrasé. Chez certains, avec le sang, une écume aussi sortait de la bouche. Au moins leur agonie avait été courte : ils avaient été jetés au sol et assommés avec une force terrible……Le professeur se mit à crier de toutes ses forces, vers les quatre points cardinaux : à l'aide, y a-t-il quelqu'un ? Il écoutait, l'oreille tendue, mais ce que le vent lui apporta, par instants, ce furent seulement d'autres cris d'appels. Ceux-ci sortaient de dessous les maisons écrasées; ils étaient désespérés, terribles : sauvez-moi ! Au secours, j'étouffe ! Quelqu'un de grâce ! Je brûle, vite un peu d'eau ! Maman, maman ! »

    Voilà ce qui se passait quelque part à Nagasaki vers 11h25 le 9 août 1945. Voilà ce qui se passait partout à Nagasaki, et dans ses campagnes environnantes ravagées par les flammes, ce 9 août comme cela s’était produit 3 jours avant à Hiroshima.

    Mais personne ne l’a su.

    Hiroshima,  Nagasaki plus de deux cent mille morts, des centaines de milliers de blessés, pratiquement tous des civils

    Mais personne ne l’a su tout de suite.

    Le premier étranger qui pénétra à Nagasaki fut un attaché de l’ambassade suisse Markus Weidenmann qui envoya un télégramme à Tokyo au délégué du CICR le médecin genevois Marcel Junod.

    Quelques mots extrait de ce télégramme : « j'ai visité Hiroshima le trente - conditions épouvantables - ville oblitérée - quatre-vingt pour cent tous hôpitaux détruits ou sérieusement endommagés - inspecté deux hôpitaux d'urgence conditions indescriptibles -effet bombe mystérieusement sérieux - à présent meurent en grands nombres - estimation est que plus cent mille blessés encore dans hôpitaux d'urgence - manquant cruellement pansements médicaments »

    Voilà la réalité des bombardements atomiques ! Une destruction hallucinante ! Une souffrance indescriptible ! Et pourtant on sait peu de choses, parce qu’on ne montre que peu de choses malgré les dizaines de kilomètres de pellicules tournées à Hiroshima et Nagasaki par l’armée américaine, il faudra attendre 1954 pour pouvoir lire en français le témoignage de Paul Nagaï, il faudra attendre  même le début des années 60 pour voir quelques images, minuscules extraits de ces dizaines de kilomètres de films encore classés au secret aujourd’hui.

    Ce secret nécessaire pour que la guerre atomique ne reste qu’une menace indicible, et non un crime de guerre ! Ce secret nécessaire à la guerre psychologique qui perdure encore aujourd’hui

    Le 10 août 1945, après les bombardements il restait une bombe atomique, la quatrième  dans l’ordre de la création.

    Depuis cette date a commencé une course à l’armement nucléaire. plus de 2000 essais atomiques ont été réalisés.

    Ces essais atomiques cumulent aujourd’hui à 510 000 kt de TNT c’est à dire plus de 25 000 fois la puissance de la bombe de Nagasaki et ont englouti des sommes astronomiques pour nourrir cette menace permanente. Aujourd’hui neuf états se partagent environ 4.400 armes nucléaires opérationnelles, dont près de 2.000 sont maintenues en état d'alerte opérationnelle élevée.

    Cela semble beaucoup mais si l’on compte toutes les armes et ogives nucléaires encore intactes qui  devaient être démantelées dans le cadre des accords de réduction et limitation des armes nucléaires, le stock total est encore de plus de 17.000  armes nucléaires, principalement en mains russes et américaines.

    Plus de 17 000 bombes atomiques ! Un chiffre faramineux ! Pratiquement autant qu’à la fin de la guerre froide !

    Un chiffre ahurissant ! Des investissements militaires colossaux !

    Une puissance pouvant détruire plusieurs fois cette planète !

    Et alors aujourd’hui que se passe-t-il ?

    Les cinq grandes puissances du club nucléaire déploient de nouveaux missiles porteurs et semblent déterminés à conserver indéfiniment leurs arsenaux.

    A côté, la Chine, l'Inde et le Pakistan  augmentent leurs stocks d'armes nucléaires et leurs capacités de lancement de missiles.

    Voilà la situation !

    Aucun de ces pays ne montre une volonté sincère de réduire et d'abandonner l’arme nucléaire, parce que ces armes sont une marque de statut international et de puissance, de menace pour le contrôle des ressources.

    Aucun de ces pays ne montre une volonté sincère d'abandonner l’arme nucléaire, et tous les signaux nous montrent le contraire.

    Certes les négociations continuent. A Lausanne récemment un accord aurait été obtenu avec l’Iran pour son renoncement à l’arme atomique. Mais hier Obama avertissait que si le congrès rejetait l’accord avec l’Iran, alors la seule solution pour empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire serait la guerre.  Quelle drôle de méthode !

    Certes les négociations continuent mais à quoi servent-elles quand des pays comme la Russie consacrent 21% de leur budget à la modernisation de leur  arsenal.

    Plus grave ! Les stratèges de ce pays sont convaincus que la Russie sera attaquée à l’arme nucléaire et se prépare à une guerre totale pour les ressources.

    La guerre psychologique !  La guerre des nerfs continue et s’aggrave mais il y a un risque que Dr Folamour ne soit à la fin pas seulement une comédie morbide.

    Il y a un risque et le risque augmente qu’une catastrophe nucléaire se produise.

    L’échec du désarmement augmente le risque que d’autres pays se  procurent des armes nucléaires. C’est ce que nous voyons et pourtant les conséquences de l’explosion d’une seule arme nucléaire sont connues et seraient catastrophiques, étendues et durables.

    La seule garantie contre l’utilisation des armes nucléaires est de les éliminer sans tarder.

    Cette course à l’armement continue de consommer des ressources financières considérables, inimaginables, des centaines de milliards de dollars, alors que le réchauffement climatique s’aggrave et nécessite des investissements à la hauteur des risques encourus par la population humaine, et tout cela se fait en prévision d’une guerre totale pour les ressources d’énergie fossile.

    Les Verts, vous le savez, sont des pacifistes, les Verts sont des antinucléaires, les Verts proposent la fin du nucléaire civil comme du nucléaire militaire.

    Proposer cela c’est proposer la paix contre la menace ! C’est proposer la vie contre la peur ! C’est proposer un autre monde ! C’est la sortie du nucléaire, c’est la transition énergétique des énergies fossiles vers les énergies renouvelables !

    Ces propositions sont le chemin vers un monde plus sûr sans nucléaire ni civil, ni militaire !

    Voilà l’autre chemin alternatif à la guerre totale pour les ressources fossiles.

    Voilà le seul autre chemin. !

    Pacifistes, nous sommes aux côtés de tous les pacifistes qui peuvent compter sur nous comme nous comptons sur eux pour que nos sociétés prennent ce chemin plus sûr.

    Ce soir nous sommes réunis pour nous souvenir de  ces bombardements et nous remercions tous les pacifistes de se mobiliser tous les jours pour un monde plus sûr sans nucléaire ni civil, ni militaire.

    Nous sommes reconnaissants à cette coalition pacifiste mondiale de la campagne internationale pour le désarmement nucléaire de s’investir tous les jours, et pas seulement les jours anniversaires,  pour ce monde plus sûr, qui s’appelle la paix

    Par la colombe et l’olivier

    Peut-être viendra-t-elle demain

    La paix

    Comme le chantait Georges Moustaki pour Hiroshima

     

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  • Manifestation de solidarité avec la communauté Yézidie

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    Lundi 3 août 2015, plus de mille personnes se sont rassemblées au Parc des Cropettes puis sur la place des Nations-Unies à l'occasion du premier anniversaire du début de l’offensive de l’État Islamique sur la ville et le mont Sinjâr, durant laquelle plus de 600 civils kurdes yézidis furent massacrés pendant leur fuite et plusieurs milliers enlevés et portés disparus. 

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    Le Conseil Yezidi de Sinjar en Irak et le Conseil Yezidi irakien en Exil

     
    Nous demandons à l’Union Européenne et aux USA leur soutien politique dans l’installation de la paix et de la sécurité
     

    Lw 3 aout 2014 les terroriste de l’Etat islamique attaquent la communauté Yézidis vivant au pied de la montagne de Sinjar (Shangal). Créant la fuite de près d’un demi-million de Yezidis de leurs maisons pour éviter la mort certaine que leur réservaient les djihadistes de l’EI. Des milliers de Yézidis sont capturés par l’Etat Islamique. Au total plus de 10 00 Yézidis seront soit exécutés, soit enterrés vivant dans des fosses. Des millier de filles et de femmes Yézidis seront capturées et refendues sur le marché d’esclaves sexuelles ou offertes butin de guerre à des émirs de l’organisation terroriste. Des milliers d’enfant sont ainsi capturés, arrachés des bras de leurs parent pour devenir de parfaits djihadistes.
     
    Un après le soixante-quatorzième génocide contre la communauté yézidis, la situation ne s’est guère améliorée. La ville de Sinjar est toujours sous l’occupation des djihadistes de l’Etat Islamique. Plus d’un demi-million de Yézidis vivent dans des camps de réfugiés ou même l’eau vient à manquer. Plus de cinq milles cinq cent femmes sont toujours aux mains des islamistes et sont systématiquement violés, battues plusieurs fois par jour. Trois mille cinq cent enfants yézidis se trouvent dans des camps de rééducation islamique de Daesh, afin de devenir plus tard des bombes humains. On retrouve certain de ces enfants yézidis jusqu’en Afghanistan. Les Yezidis qui constituent peuple millénaire de la Mésopotamie sont en train d’être exterminé.
     
    Contrairement aux Chrétiens et au Juif, nous les Yézidis nous ne pouvons pas prétendre au statut de « Dhimmi », car nous ne faisons pas partie des « gens du livre » au sien d’un système régie par la Charia, les Yézidis n’ont pas le droit d’exister. C’est soit la conversion à l’islam, soit la confrontation. Enfin les Yézidis sont les gardiens des anciennes croyances de la civilisation mésopotamiennes préislamique. Or les terroristes djihadistes détruisent toutes l’histoire, toute civilisation et religion antérieures à l’islam.
     
    Ni Bagdad, ni erbil ne nous ont protégés contre l’EI et contre nos voisins arabe quand ils sont venus nous massacrer, C’est suite à cela qu’une force armée Yézidis, YBS (Unité de Protection de Sinjar) et le conseil Yézidis de Sinjar ont été fondé par les Yézidis dans le but de créer une auto-gouvernance. Nous demandons aux nations Unis et à l’Union Européenne de reconnaitre et de soutenir l’auto-gouvernance nécessaire à la survie du peuple Yézidis en Irak. L’Europe ou aucun autre pays ne peut accueillir un demi-million de Yézidis doit soutenir les forces Yézidis à reconquérir leurs terres et ainsi favorisé le retour de ses réfugiés sur leurs terres ancestrales.

     

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  • Fête nationale 2015

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    Fête nationale 2015

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  • Manifestation contre l'enfermement des migrants en lutte

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    Environ deux cent personnes ont manifesté jeudi après-midi sur la plaine de Plainpalais et au centre-Ville pour dénoncer les arrestations de six membres du collectif No Bunkers.

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    Communiqué de presse 30.07.15

    Vers de vraies solutions

    Aujourd’hui même, une délégation de notre collectif No Bunkers a rencontré la délégation du Conseil d’Etat incarnée par le Conseiller d’Etat M. Poggia. Lors de cette rencontre, de nombreux points de discussions ont été abordé et le collectif est heureux d’annoncer que des solutions durables se dessinent pour la sortie de la crise dite du Grütli.

    149 places pour l’automne
    Le dialogue initié s’est poursuivi et commence a porté ses fruits notamment pour des solutions de relogements des personnes en bunkers. Ainsi 69 places « en dur » (dans des bâtiments déjà existants) ouvriront durant le mois de septembre. 80 autres places aménagées dans des containers modulables seront disponibles aux alentours de la fin septembre. C’est ainsi pas moins de 149 places qui vont être créées et permettront d’atténuer quelque peu la crise. Si bien sûr la situation reste loin d’être satisfaisante puisque Genève compte 250 personnes actuellement dans les bunkers, nous nous félicitions de cette avancée.
    Concernant le Collectif, nous nous réjouissons également que l’Etat, et M. Poggia en particulier, travaille, à trouver une solution de relogement provisoire au 15 août en attendant le relogement définitif au mois de septembre des migrants.

    Dialogue et arrestations
    Lors de cette discussion, nous avons également échangé avec la délégation du Conseil d’Etat sur la situation extrêmement problématique des arrestations des migrants actuellement membre du collectif. M. Poggia nous assuré que les pressions sur les membres du collectif n’étaient pas admissibles et que le Conseil d’Etat n’avait aucune volonté de placer les personnes du collectif dans une situation particulière ! En effet, de notre point de vue, le dialogue ne peut se poursuivre avec les arrestations et les intimidations dont sont victimes les migrants du collectif. Espérons que le message soit passé !

    Et la suite ?
    Loin de s’arrêter, les discussions avec le Conseil d’Etat continueront afin de permettre de soutenir l’effort vers un horizon sans bunkers. Dans ce cadre, déjà deux solutions sont en projet permettant d’accueillir 20-40 migrants fin 2015 et 100 migrants fin 2016. Les efforts doivent être maintenus afin que l’on puisse atteindre cet objectif humainement responsable et juste à savoir de se priver du recours aux bunkers comme lieux de vie.

     

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  • « La Turquie fournit des armes à Daesh »

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    RASSEMBLEMENT DES KURDES DE BELGIQUE

    «Erdogan s’en prend aux Kurdes pour des raisons électorales»

    Plusieurs organisations kurdes se sont rassemblées à Bruxelles, ce mardi, pour dénoncer la « politique militariste » de la Turquie, dirigée contre les Kurdes.

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    Une centaine de manifestants kurdes ont bravé la pluie ce mardi matin à Bruxelles pour exprimer leur colère envers la Turquie et envers les offensives organisées par Ankara contre les Kurdes, notamment. Depuis vendredi, Ankara a entamé une campagne militaire avec des bombardements lourds contre le PKK (le Parti des travailleurs du Kurdistan, que la Turquie qualifie d’« organisation séparatiste terroriste ») et contre des populations civiles dans le Sud-Kurdistan, en Irak. Depuis vendredi, plus de 1.000 personnes ont également arrêtées par les autorités turques. Ces personnes sont suspectées de terrorisme. Selon les autorités turques, elles sont liées soit au groupe « Etat islamique » soit au PKK

    Mardi, à Bruxelles, les manifestants kurdes sont restés silencieux sous leurs drapeaux – du Kurdistan, mais aussi de nombreux drapeaux représentant le visage de Abdullah Öcalan, fondateur et dirigeant du PKK. Seuls quatre représentants kurdes ont pris la parole, et n’y sont pas allés par quatre chemins. Ils dénoncent le « sabotage des négociations avec les Kurdes » par Ankara, la « politique militariste » du président turc et la volonté de ce dernier de « rétablir l’Empire ottoman ».

    « Le conflit en cours en Turquie n’est pas une guerre menée par la Turquie. C’est la guerre de Recep Tayyip Erdogan qui veut maintenir son pouvoir, a déclaré Zübeyir Aydar, membre du conseil exécutif du Congrès national du Kurdistan (KNK). L’AKP (le Parti de la justice et du développement, du président turc Recep Tayyip Erdogan, NDLR) organise cette provocation en vue des élections à venir. Ils veulent empêcher toute victoire du parti kurde. »

    « La Turquie fournit des armes à Daesh »

    Doru Eyyup est le représentant européen du parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples). Il insiste également sur les intentions électorales de Recep Tayyip Erdogan et de l’AKP, pour expliquer les offensives contre les Kurdes de ces derniers jours. « Erdogan mène une guerre contre notre parti et contre notre peuple. Avec l’entrée du HDP au parlement turc, suite aux dernières élections législatives (en juin), nous avons empêché Erdogan de construire son empire. Tout le monde sait que la Turquie ne mène pas une guerre contre Daesh mais contre la population kurde. La preuve : les bombardements sont concentrés sur la région du Kurdistan ! La Turquie a des intentions électorales. Mais elle ne pense pas aux conséquences néfastes de ses actes… »

    Pour ces deux représentants kurdes, la Turquie présente à la communauté internationale les offensives en cours comme étant des opérations dirigées contre le groupe « Etat islamique ». « Mais ce n’est qu’une image, insiste Zübeyir Aydar. La vérité est que la Turquie et l’Etat islamique se sont mis d’accord dans cette histoire. Il n’y a pas de conflit entre eux, en réalité. La Turquie fournit des armes à Daesh, tout le monde le sait. Elle aide les djihadistes de l’extérieur. La Turquie met des bâtons dans les roues du processus depuis le début. Elle n’est pas claire. »

    « Nous ne voulons pas la guerre »

    Ce mardi matin, les organisations kurdes représentées à Bruxelles ont demandé à la communauté internationale, à l’Otan en particulier (vers qui la Turquie s’est tournée ce mardi pour demander un soutien pour assurer la protection de sa frontière sud) et à l’Union européenne d’intervenir dans ce dossier pour « reprendre des négociations pacifiques avec le peuple kurde ». « Nous ne voulons pas la guerre, a insisté Zübeyir Aydar. Nous souhaitons que les forces internationales face office de médiateurs entre nous, pour que la guerre ne dure pas un jour de plus. »

    Zübeyir Aydar estime que les Kurdes ne participent pas aux attaques ; qu’ils ne font que « se défendre ». Doru Eyyup est plus franc sur la question de la réponse kurde aux attaques turques : « Les Kurdes sont une force importante au Moyen-Orient. Bien sûr qu’il va y avoir des ripostes kurdes. Les Kurdes ont les moyens de mener une guerre de résistance. » Mais le représentant européen du HDP insiste : il souhaite une sortie de crise pacifique et négociée. Via une intervention de l’Union européenne, par exemple. « Avec des pressions économiques contre la Turquie, l’UE a la capacité d’arrêter cette guerre ».

    Le Soir, CATHERINE JOIE, Mardi 28 juillet 2015

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  • Scandaleux: l'Otan appuie la Turquie dans son offensive contre les Kurdes

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    L'Alliance atlantique, réunie en urgence mardi à Bruxelles à la demande de la Turquie, a apporté un soutien appuyé à Ankara dans sa double offensive contre les rebelles kurdes et le groupe État islamique.

     

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    "L'Otan suit les développements de très près et nous assurons notre allié turc de notre forte solidarité", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, à l'ouverture de la réunion des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance.

    "Le terrorisme sous toutes ses formes ne peut en aucun cas être toléré ou justifié", a argué M. Stoltenberg, en évoquant "l'instabilité aux portes de la Turquie et aux frontières de l'Otan".

    Longtemps accusé de complaisance vis-à-vis des organisations radicales en lutte contre le régime de Damas, le gouvernement islamo-conservateur turc vient d'opérer un virage après l'attentat suicide meurtrier de Suruç (sud de la Turquie), attribué à l'EI, et la mort d'un de ses soldats tué lors d'une attaque jihadiste à la frontière syrienne.

    Le président Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé mardi que son pays ne céderait pas à la menace "terroriste" et poursuivrait avec "détermination" sa lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    "Il est hors de question de reculer. C'est un long processus et ce processus se poursuivra avec la même détermination", a promis M. Erdogan au moment où s'ouvrait la réunion de l'Otan consacrée à la situation sécuritaire en Turquie.

    - Zone de sécurité -

    Depuis vendredi, l'armée turque mène des raids aériens contre des objectifs jihadistes en Syrie. Ankara a aussi donné son feu vert, longtemps attendu, à l'utilisation de la base d'Incirlik (sud) aux avions américains qui bombardent l'EI en Syrie et en Irak.

    Lundi, les Etats-Unis et la Turquie ont décidé de muscler leur coopération militaire pour éradiquer l'EI du nord de la Syrie, le long de la frontière turque.

    "Le nettoyage de ces régions et la création d'une zone de sécurité permettra le retour chez eux" des 1,8 million de réfugiés syriens installés en Turquie, a plaidé mardi M. Erdogan.

    Ce nouveau partenariat vise à "établir une zone débarrassée de l'EI et d'améliorer la sécurité et la stabilité le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie", a déclaré à l'AFP un responsable militaire américain en marge d'une visite du président Barack Obama en Ethiopie.

    Les détails de l'accord évoqué par Washington restent toutefois à définir.

    Selon le responsable américain, il impliquerait un soutien turc aux "partenaires au sol" des Etats-Unis, à savoir les troupes de l'opposition syrienne modérée. En revanche, il ne s'agit pas d'instaurer la "zone d'exclusion aérienne" réclamée par Ankara.

    - Processus de paix en péril -

    Parallèlement, la Turquie a l'intention de poursuivre ses frappes contre les rebelles du PKK dans le nord de l'Irak jusqu'à ce qu'ils déposent les armes.

    Cette campagne risque de faire voler en éclats le fragile processus de paix engagé en 2012 pour mettre un terme à une rébellion qui a fait 40.000 morts depuis 1984.

    "Il est impossible de poursuivre (le processus de paix) avec ceux qui s'en prennent à l'unité nationale", a déclaré M. Erdogan, en visant les militants du PKK.

    Toutefois, si les alliés de la Turquie ont applaudi unanimement son offensive contre l'EI, certains paraissent nettement plus réservés sur celle qui vise les rebelles kurdes, même si Washington considère qu'Ankara a "le droit de se défendre" face aux PKK.

    "Il faut faire attention à ne pas confondre les cibles", a mis en garde lundi le président François Hollande devant des journalistes après s'être entretenu au téléphone avec M. Erdogan.

    "L'autodéfense doit être proportionnée", a lui-même souligné ce week-end le secrétaire général de l'Otan, en excipant des "progrès" permis par le processus de paix engagé entre Ankara et les Kurdes.

    Mais la double offensive engagée par Ankara contre le PKK et les jihadistes nourrit la suspicion. Certains affirment que la priorité des Turcs est la lutte contre les Kurdes, plutôt que celle contre l'EI.

    Washington défend "le droit" d'Ankara à viser des "cibles terroristes"

    La Maison Blanche a défendu dimanche le droit de la Turquie à frapper les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan, après une série de raids aériens qui menacent le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis 2013 entre Ankara et le PKK.

    Le vice-conseiller à la Sécurité nationale Ben Rhodes, qui accompagne le président américain Barack Obama dans sa visite au Kenya, a rappelé depuis Nairobi que les Etats-Unis considéraient le PKK comme une "organisation terroriste" et estimé que la Turquie avait "le droit de mener des actions contre des cibles terroristes".

    M. Rhodes a parallèlement salué les offensives turques contre le groupe Etat islamique (EI), "bien plus affirmées" ces derniers jours.

    La Turquie s'est résolument engagée vendredi dans la lutte contre les jihadistes de l'EI en Syrie en menant ses premières frappes sur leurs positions. Elle a dans le même temps décidé de frapper des positions du PKK dans le Kurdistan irakien, où ce groupe a des camps.

    Les frappes contre les rebelles kurdes, les plus importantes déclenchées contre eux depuis quatre ans, risquent de faire voler en éclats les négociations engagées en 2012 par Recep Tayyip Erdogan, l'actuel président turc, pour mettre un terme à une rébellion qui a fait 40.000 morts depuis 1984.

    Les Etats-Unis ont mis le PKK sur leur liste noire, mais entretiennent de bonnes relations avec le gouvernement régional kurde dans le nord de l'Irak qui lutte contre le groupe EI. (AFP, 26 juillet 2015)

    http://www.info-turk.be

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  • Des avions turcs bombardent les Kurdes en Irak

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    Des avions turcs ont bombardé des positions militaires du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans l'Irak voisin vendredi soir, a annoncé un porte-parole du PKK.

    "A environ 23H00 (20H00 GMT) ce soir (vendredi), des avions militaires turcs ont commencé à bombarder nos positions près de la frontière, avec l'accompagnement d'importants tirs d'artillerie", a déclaré à l'AFP ce porte-parole, Bakhtiar Dogan.

     

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    Les frappes ont visé les positions du PKK dans les montagnes du nord de la province de Dohuk, située dans la région autonome du Kurdistan en Irak, a ajouté ce porte-parole.

    Le PKK, interdit en Turquie, dispose de plusieurs camps d'entraînement dans la province de Dohuk, qui est aussi frontalière des régions kurdes de Syrie.

    Le porte-parole du PKK a ajouté que les avions turcs avaient survolé sans frapper les montagnes de Qandil, une zone au nord de la capitale du Kurdistan irakien Erbil, utilisée comme refuge par la direction politique du PKK.

    Si elles se confirment, les frappes turques en Irak contre le PKK interviendraient le même jour que les premières opérations turques contre le groupe Etat islamique en Syrie.

    Quatre jours après l'attentat suicide meurtrier attribué à l'EI qui a visé la ville frontalière de Suruç (sud), des avions de combat F16 de l'armée de l'air turque ont bombardé au petit matin et en fin de soirée des cibles de l'organisation jihadiste en territoire syrien.

    Ces premiers raids aériens de la Turquie marquent un tournant dans la politique syrienne du régime islamo-conservateur turc, longtemps accusé par ses alliés de fermer les yeux, voire de soutenir les organisations radicales en guerre contre le régime de Damas. (AFP, 25 juillet 2015)

    Frappes aériennes: un tournant risqué dans la politique d'Ankara

    La décision de frapper militairement le groupe Etat islamique en Syrie constitue un tournant dans la politique jusqu'à présent très ambivalente d'Ankara, mais la Turquie court aussi le risque de représailles, et de voir les Kurdes tirer profit de cette nouvelle donne, estiment des experts.

    L'aviation turque a lancé vendredi son premier raid aérien contre des positions djihadistes en territoire syrien, rompant avec une retenue qui alimentait les suspicions sur l'attitude d'Ankara. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les frappes turques ont tué 9 combattants jihadistes.

    "Le signal est politique tout autant que stratégique", estime Michael Stephens, de l'antenne au Qatar du Royal United Services Institute (RUSI), un centre de réflexion britannique.

    En restant l'arme au pied face à la progression de l'EI, "les Turcs étaient arrivés à un point où leur réputation était quelque peu entachée. L'Etat islamique est devenu trop important pour que la Turquie puisse continuer de faire mine de l'ignorer", ajoute-t-il.

    Pour Didier Billion, de l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) à Paris, cette intervention "signifie que la Turquie entre réellement dans la coalition" internationale menée par les Etats-Unis pour lutter contre l'EI en Irak et en Syrie, dont Ankara était jusqu'à présent un partenaire discret.

    Les bombardements turcs "ne sont pas un simple avertissement" mais constituent "une nouvelle séquence politique", assure-t-il.

    Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a assuré vendredi que "les opérations commencées aujourd'hui" contre l'EI mais aussi les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bête noire d'Ankara, "ne sont pas ponctuelles, elles vont se poursuivre".

    Certains analystes voient aussi un repositionnement d'Ankara dans le "grand jeu" qui se déroule entre puissances de la région à la faveur du conflit syrien.

    "La Turquie donnait jusqu'à présent la priorité à la lutte contre les forces du président Assad plutôt que l'Etat islamique. Les développements des derniers jours suggèrent que cela change", affirme Ege Seckin, spécialiste de la Turquie basé à Londres, dans une analyse diffusée par l'institut d'études géopolitiques IHS.

    Pour ce chercheur, il est "aussi probable que la Turquie cherche à s'assurer une position en Syrie" face à la montée en puissance de Téhéran, soutien avéré du régime de Damas, qui se profile après le récent accord sur le nucléaire iranien.

    - Moins de tension avec Washington -

    La décision d'Ankara de permettre à l'aviation américaine d'utiliser la grande base d'Incirlik, dans le sud du pays, pour agir en Syrie va offrir à Washington un tremplin idéal pour frapper l'EI. Et lever un point de tension entre Ankara et Washington, qui réclamait cette mesure avec insistance.

    "Il y a beaucoup d'autres bases dans la région d'où les Etats-unis peuvent opérer, mais être à une centaine de kilomètres à peine de la zone de contact offre au énorme avantage en terme de logistique et de frappes au sol", souligne Michael Stephens.

    Il faut s'attendre à voir arriver sur la base "toute une panoplie" de moyens aériens, "des avions d'attaque au sol et des drones", ajoute-t-il.

    Le risque de voir les Kurdes de Syrie -et par extension ceux de Turquie- tirer profit de cette nouvelle donne vient toutefois compliquer l'équation pour la Turquie. Ankara a d'ailleurs pris soin de conjuger son coup de filet vendredi contre des militants présumés de l'EI présents sur son sol par des opérations visant des rebelles du PKK.

    "La Turquie cherche aussi à prévenir les aspirations autonomistes kurdes, et à assurer sa domination sur les groupes armés d'opposition en Syrie", souligne Ege Seckin.

    Dans ce cadre, les frappes turques pourraient présager "une entente avec les Américains" pour "l'établissement d'une zone-tampon" en Syrie, près de la frontière turque, permettant de contrer les djihadistes comme leurs adversaires kurdes.

    Pour Aaron Stein, collaborateur du Atlantic Council Rafic Hariri Center, implanté aux Etats-Unis, Ankara "veut que les opérations aériennes frappent l'EI dans la région, mais sans devenir un soutien aérien au PKK".

    Le renforcement annoncé de la sécurité à la frontière turco-syrienne répond aussi au risque de voir cet engagement militaire en Syrie se traduire en représailles avec un regain d'attentats sur le territoire turc.

    Pour Michael Stephen, "les Turcs sont sur une corde raide, parce que s'ils commencent à attaquer l'EI à la racine et dans ses ramifications, ils vont se venger. Ils en sont conscients". Des avions turcs bombardent les Kurdes en Irak. (AFP, 25 juillet 2015)

    http://www.info-turk.be/443.htm#avions

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  • Les manifestants réunis aujourd’hui à Genève condamnent l’attentat de ISID (DAECH) à Suruç et dénoncent la complicité du gouvernement turc

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    Aujourd’hui, une centaine de personnes se sont réunies à la zone piétonne de Mont-Blanc à Genève pour protester contre l’attentat à la bombe commis par ISID (DAECH) à Suruç (Turquie) qui a fait 28 morts et une centaine de blessés parmi les étudiants, séjournant au Centre culturel d’Amara. Membres de la Fédération des associations des jeunes socialistes, ces jeunes,  provenant d'Istanbul, voulaient se rendre à la ville kurde syrienne Kobane pour contribuer à sa reconstruction.

     

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  • Appel Urgent :Manifestations contre massacre à Suruc

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    Appel urgent

    Ce matin, 300 jeunes, membres de la Fédération des associations des jeunes socialistes d'Istanbul, ont été victimes d'un attentat à la bombe de ISID (DAECH) alors qu'ils faisaient halte au centre culturel d'Amara à Suruc (Turquie) avant de se rendre à Kobane pour la reconstruction de cette ville kurde en Syrie. Selon les informations à notre disposition, plusieurs dizaines de jeunes seraient morts suite à cet attentat. Nous tenons comme responsable de ce massacre l'Etat turc et ses pions ISID (DAECH) qui paniquent face à la résistance héroïque de la population de Kobane et ses acquis.
     
    Pour protester contre ce massacre, nous organisons une manifestation aujourd'hui (lundi 20 juillet) à 17h dans la zone piétonne de Mont-Blanc à Genève.

     

     

    Lundi, 20 juillet 2015 à 17H00
    zone piétonne de Mont-Blanc à Genève


    Nous invitons tous les patriotes, démocrates, révolutionnaires et défenseurs des droits humains à y participer.

    Centre Société Démocratique Kurde de Genève
    Maison Populaire de Genève
    Genève, le 20 juillet 2015

     

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  • Championnat d'Europe de Triathlon 2015 à Genève

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    Les photos de la championnat d'Europe de

    Triathlon 2015 à Genève

     

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    Pour les photos :

    http://www.photographygeneva.com/gallery/championnat-deurope-de-triathlon-2015-a-geneve/ 

    Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

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