28/10/2014

Adieu cher René Rielle

Ce dimanche René Rielle, père du député socialiste au Grand conseil nous a quitté. Une cérémonie religieuse sera célébrée ce jeudi 30 octobre à 17h à la Chapelle Saint-Christophe, rue centrale 7 de Crans Montana. Voici mon hommage en photos pour cet homme de valeur que j’ai côtoyé. Je saisie l’occasion pour présenter mes sincères condoléances à toute la famille Rielle et en particulier à mon ami Jean-Charles et à son épouse  Laurence Fehlmann Rielle. 

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Mon cher Papi,

En ce moment d'émotion, lorsque je pense à toi, c'est la tendresse qui m'étreint.

Parce que je me souviens...

Je me souviens de nos chevauchées dans les bois de Sauvablin et du jour où tu m'as annoncé que tu allais arrêter l'équitation parce que tu te sentais « un peu plus fragile » - c'était il y a plus de 10 ans maintenant.

Je me souviens des trois pommes par jour que tu croquais. Sais-tu comment je mange les pommes ? En entier, en ne laissant que la tige – comme toi.

Je me souviens de ta discipline matinale, quotidienne et soignée pour rester souple comme un jeune homme malgré ton âge avancé.

Je me souviens de tes randonnées en montagne et de la question rituelle que tu me posais si je t'accompagnais : « Dis, Natacha, tu prends aussi un peu de rouge pour le pique-nique ? ».

Je me souviens de Stéphanie (ta petite-fille elle aussi) qui me raconte avec joie ses journées à ski avec toi, son mari et ses enfants...tes arrière-petits-fils !

Je me souviens de notre partie de mini-golf, il n'y a pas si longtemps de cela.

Je me souviens surtout que tu avais toujours peur de ne pas me retrouver au paradis du fait que je ne suis pas baptisée. Cela nous a d'ailleurs valu de longues discussions métaphysiques. Tu lisais des ouvrages de maîtres spirituels. Le sens de la vie humaine éveillait ta curiosité et ton intérêt, tes yeux brillaient alors sans relâche.

Je me souviens de tes fêtes d'anniversaire.

Je me souviens de ta gentillesse et de ta modestie.

Comme tu l'as compris, Papi chéri, j'ai la chance d'être ta petite-fille et d'avoir ainsi le supplément de distance – lié à la génération qui nous sépare (celle de tes fils, celle de mon père) – qui me permet de retenir le bonheur plus que la tristesse, même en ce jour.

Lorsque mes enfants me demandent où vont les gens qui meurent, je leur réponds qu'ils sont dans le coeur de ceux qui les aiment. Tu es dans mon coeur, et sûrement dans le coeur de bien d'autres personnes aussi.

Mais ta foi, profonde et sereine, me fait pressentir que tu vas également rejoindre cet inconnu qui te tend les bras. Donc je te dis, mon Papi chéri : « A Dieu ». Adieu, Papi chéri.

Natacha Rielle Pégatoquet

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17/10/2014

Métier en danger: assistantes médicales en colère

Une centaine de personnes ont participé aujourd’hui à Genève à la manifestation des assistantes médicales, soutenues par leur association (AGAM) et Unia. Ce rassemblement avait pour but de dénoncer la situation suivante :
 
Jusqu’en 2006, le secteur des cabinets médicaux était couvert par une convention collective de travail (CCT), conclue entre l’Association des médecins du canton de Genève (AMG), l’Association genevoise des assistantes médicales (AGAM) et le syndicat Unia. La CCT prévoyait notamment une grille de salaires minima selon les années d’expérience et une durée du travail hebdomadaire de 40h. En 2006, les médecins ont revendiqué une augmentation du temps de travail et une baisse des salaires de 13 à 18%. Les négociations ayant échoué, le secteur se retrouve sans protection conventionnelle depuis le 1er mars 2007.
 
Depuis cette date, l'AGAM et Unia n'ont cessé de se battre contre la dégradation des conditions salariales qui mettent cette profession, principalement féminine, en danger. En effet, les salaires d'embauche se sont effondrés : 32% du personnel gagnent aujourd'hui moins que l’ancien minimum salarial conventionnel, et ce pourcentage atteint même les 48% du personnel dans les grandes structures telles que les permanences médicales et les groupes médicaux. Ces chiffres sont issus d’une étude de l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT). Conséquence : l’attractivité de la profession a fortement chuté, avec une baisse des entrées en formation et des diplômées, et une augmentation des reconversions professionnelles. De plus en plus d’assistantes bifurquent vers d’autres métiers mieux rémunérés comme celui des Assistantes en soins et santé communautaire (ASSC), profession considérée comme proche. Pourtant les ASSC gagnent en première année 5270 francs contre 4231 francs pour les assistantes médicales (selon la recommandation de l’AMG) !

Cette situation comporte des risques certains en matière de santé publique : confrontés à une pénurie de personnel qualifié, de plus en plus de cabinets médicaux engagent du personnel non qualifié (p.ex. secrétaires médicales) pour procéder à des gestes médicaux techniques du ressort de l’assistante médicale. L’exercice de ces gestes est par ailleurs soumis à l’obtention d’un droit de pratique délivré aux assistantes médicales par le médecin cantonal. La sécurité des patients risque ainsi de ne plus être assurée.


Afin de protéger la profession et la sécurité des patients, les assistantes médicales réclament donc de l’AMG des négociations pour conclure une CCT qui permette au métier de maintenir son attractivité. A défaut, seul un Contrat-type de travail, tel que prévu dans le cadre des mesures d’accompagnement contre la sous-enchère, pourrait sécuriser les salaires à l’embauche et redonner l’attractivité nécessaire à la profession pour garantir ses missions de santé publique.

Les manifestants ont appelé dès lors tant les employeurs que les autorités cantonales à prendre leurs responsabilités pour sauver un métier indispensable à la population.
 
Unia Région Genève
Communiqué de presse

 

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Pour les autres photos:

http://www.photographygeneva.com/gallery/metier-en-danger-assistantes-medicales-en-colere/

15/10/2014

Une lettre de Kobané: MAMAN, TU ME MANQUES !

Les femmes kurdes participent en grand nombre aux combats contre les djihadistes. Elles constitueraient près de 40 % de cette force estimée à 40 000 combattants. Elles sont devenues le symbole de la résistance contre les barbares djihadistes car leur réussite sera la réussite pour la liberté de toutes les femmes du moyen-orient et du monde entier. 

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Les mots d’une combattante de YPJ (Unités populaires de défense des femmes), organisation de défense du PYD (Parti de l’unité démocratique), nous fait comprendre la conviction de la femme avant-coureur à la révolution tandis que la remarquable résistance de Kobane qui guide une résistance historique continue.

 

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Voici la dernière lettre d'une combattante de YPJ à sa mère.


« Je vais bien maman. Hier on a fêté mon 19ème anniversaire. Mon ami Azad a chanté une très belle chanson pour les mères. Je me suis rappelée de toi et j’ai pleuré. Azad a une belle voix. Lorsqu’il chantait la chanson de « Maman », il pleurait en même temps. Sa mère lui manquait autant que tu me manques, ça faisait un an qu’il ne la voyait plus.
 
Hier nous avons porté secours à un ami blessé. Il avait reçu par deux balles. Il était inconscient qu’il était blessé de deux différents partis de son corps. Car il ne voyait pas la blessure du haut de sa poitrine. La deuxième balle avait juste touché le côté, nous pourrions le guérir, on lui a même donné un litre de mon sang.   

Nous sommes à l’est de Kobané maintenant, Maman. Nous sommes juste quelques kilomètres d’eux. On voit leur drapeau noir et on écoute leur radio. Parfois ils parlent en des langues étrangères qu’on ne comprend pas, mais on sent qu’ils ont peur.
Nous sommes neuf combattants dans notre groupe.

Le plus jeune, c’est Resho, il vient d’Afrîn. Il a d’abord combattu à Tal Abyad, et ensuite a rejoint nos rangs. Il ne sait pas quelle âge il a exactement. Tous ce qu’il sait, c’est qu’il a une vingtaine d’année.
Alan, est de Qamishlo, de l’un de ses plus beaux quartiers. Et lui, il a combattu d’abord à Serê Kanîye, avant de nous rejoindre. Il a quelques cicatrices de blessures sur son corps. Il a vécu une enfance marquant, il était un enfant audacieux, et il a des cicatrices de blessure qui lui ont resté de son enfance.   Il nous dit que ses blessures étaient pour Avîn.

Le plus grand c’est Dersim, il vient du mont de Qandil. Sa femme est devenue martyre à Diyarbekir, et l’a laissé seul avec ses deux enfants. Sa fille s’appelle Helin, il a gravé le prénom de sa fille sur son bras et il n’a jamais vu sa fille.  
Nous sommes dans une maison au pied des montagnes de Kobanê. On ne connaît pas un Dieu plus fort que notre Dieu.

On ne sait pas grande chose des propriétaires de la maison.

Il y a des photos d’un vieil homme et aussi d’un jeune homme. Il y a un ruban noir sur la photo du jeune, je crois qu’il est devenu martyr… Il y a également les photos de Qazi Mohamad, Mulla Moustapha Barzani et Apo. Et une ancienne carte de l’Empire Ottoman mentionnant le Kurdistan.
 
Il y a bien longtemps que l’on n’a pas bu de café, mais la vie est belle, même sans café. De toute façon, je n’ai jamais bu un café aussi bon que le tien,  maman.

 Nous sommes maintenant dans une ville calme qui n’a tué personne, qui n’a jamais connu l’injustice. Alors que maintenant c’est une ville bléssée, exilée, déportée de leur territoire, ils n’ont plus de pays. Nous sommes juste là, pour défendre une ville musulmane qui compte une dizaine de mosquées. Nous défendons cette ville et ses sacrés places contre des barbares et des mongoles.     

Maman, je viendrai te voir dès que cette sale guerre contre nous se terminera.
 
Nous allons rentrer avec Dersim à Diyarbekir pour rendre visite à ses enfants. Nos familles et nos maisons nous manquent à toutes et à tous, et nous voulons tous rentrer mais la guerre interdit la nostalgie.
 Mais je ne pourrai peut-être pas rentrer, Maman. Si ce devait être le cas, sache que j’ai rêvé toujours de te revoir et que c’est cela qui me tenait debout.
 
 La maison est à l’est de Kobané. C’est une maison frappée de toutes parts. Elle a une porte verte criblée des balles d’un Sniper. Il y a trois fenêtres, dont l’une s’ouvre à l’est. J’y ai gravé mon nom en rouge. Les rayons de soleil entrent dans la chambre par les trous faits par les balles dans la chambre, Maman.  Et c’est derrière cette fenêtre que j’aurai vécu mes derniers instants et attendu la mort. Cette même fenêtre derrière laquelle Azad a chanté sa dernière chanson, pour sa mère, avec sa belle voix. « Maman, tu me manques  »

MAMAN, TU ME MANQUES !

Ta fille, Narin


Je remercie Nuray pour la traduction de ce grand moment d’émotion.

La photo n’est évidemment pas celle de l’auteur dont on ne connait pas le visage.

 

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13/10/2014

Flash-Mob: Solidarité avec la résistance Kurde à Kobanê

Une centaine de manifestant(e)s se sont rassemblé(e)s ce soir à la Gare de Cornavin en solidarité avec Kobanê, et pour dénoncer la complicité de l’Etat Turque. Pour informer les passant(e)s de ce qui se passe maintenant à Kobanê et dans le reste du Kurdistan, certain(e)s d’entre eux et elles se sont mis par terre, pour simuler des cadavres.

Sur chaque corps allongé, une phrase qui décrit la cause de son décès :
« Massacré par ISIS »,
« Manifestante tuée pendant une manifestation pour Kobanê Diyarbakir par la police turque »,
« Violée et assassinée par ISIS »,
« Mort, pendant qu’il cherchait de traverser la frontière entre la Turquie et la Syrie pour aider le reste de son peuple »
« Jeune combattante, morte sous les feux de Daesch, pendant qu’elle protégeait des civils »…..

Ensuite une partie des participants s’est déplacée à Bel-Air, où elle a mis en scène encore une fois la flash-mob, sous les yeux des genevois et  des genevoises qui attendaient le tram.


Kobanê est l’un des trois cantons de la zone kurde syrienne, qui fait subsister un projet démocratique alternatif. La révolution kurde a permis, dans les zones sous son contrôle, la construction d’une organisation civile dans laquelle chaque minorité, qu’elle soit ethnique, religieuse ou sexuelle, de développer son autonomie dans le respect de son identité.

Depuis plusieurs semaines, la ville de Kobanê, regroupant plusieurs centaines de milliers de personnes réfugiées, est assiégée par les fascistes de « l’Etat Islamique ». Si Kobanê tombe, ce sont des centaines de milliers de personnes qui risquent d’être massacrés parce qu’elles appartiennent à des minorités religieuses (yezidis, chiites, chrétiennes) ou ethniques (kurdes, arméniennes…).

Le siège de Kobané est facilité par l’État turc qui y voit un moyen de continuer son oppression contre les kurdes.

Dans toute la Turquie beaucoup de manifestations en solidarité avec la résistance de Kobanê et contre la complicité de l'état turque ont lieu. Les manifestants sont réprimés avec force, par la police turque qui collabore avec les partis conservateurs et nationalistes.
Plus de 30 manifestants ont déjà perdu la vie, et plus de 300 manifestants ont été blessés.

La Turquie contrôle la frontière avec la Syrie: elle arrête les kurdes en provenance de Kobanê et empêche ceux qui, depuis la Turquie, tentent de rejoindre Kobanê pour aider la résistance.

La résistance kurde, composée de femmes et d’hommes, est isolée face à « l’Etat Islamique ». Nous dénonçons l’hypocrisie des États occidentaux qui continuent de voir le PKK/PYD comme « une organisation terroriste », alors que la confédération kurde au Rojava est la principale force sur le terrain face aux attaques de l’« Ètat Islamique ».

 

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12/10/2014

NON À LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS

A l’occasion de la Journée d’action européenne, environ 2000 (deux mille) personnes ont manifesté dans les rues de Genève pour réclamer l’arrêt des négociations sur trois traités de libre-échange (TISA, TAFTA et CETA, acronymes en anglais) visant toujours plus de privatisation des services publics avec, cette fois-ci, un « cliquet » de non retour.

 

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Pour plus photos:

http://www.photographygeneva.com/gallery/journee-daction-...

11/10/2014

778 personnes ont été exécutées dans 22 pays en 2013

Le Vendredi, après-midi sur place des Nations Unies du Comité Ashraf  a organisé une manifestation à l'occasion de la Journée Mondiale contre la Peine de Mort et la célébration du 25ème anniversaire du traité pour l'abolition de la peine de mort .

 

Les manifestants réclament d’Iran d’Iran est le premier per capita dans le monde et le deuxième pays après la Chine. 687 en 2013 mais 859 personnes ont été exécutées l'élection de Rouhani depuis le 14 juin 2013.

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Tendance mondiale vers l'abolition

70 pourcent de tous les États du monde (140) ont aboli la peine de mort dans leur législation ou en pratique (situation en mars 2014).

98 États ont complètement aboli la peine de mort.

7 États ne prévoient la peine de mort que pour des crimes exceptionnels tels que des crimes de guerre ou pour ceux prévus par le Code de justice militaire.

35 États ont aboli la peine de mort en pratique, mais pas dans leur législation.

Un total de 140 États ne procèdent donc plus à des exécutions actuellement.

58 États maintiennent encore la peine de mort. Toutefois, les deux tiers de la population mondiale résident dans ces pays.

Chiffres mondiaux

Pas moins de 778 personnes ont été exécutées dans 22 pays en 2013. En 2012, Amnesty International avait recensé 682 exécutions dans 21 pays du globe.

La plupart des exécutions se sont déroulées en Chine, en Iran, en Irak, en Arabie saoudite, aux États-Unis et en Somalie – dans cet ordre.

La Chine a exécuté plus de prisonniers que l’ensemble des pays du globe réunis. Toutefois, il s’avère impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale dans ce pays, ces données étant classées secret d'État. Aussi le chiffre de 778 personnes exécutées dans le monde n’inclut-il pas les milliers d’exécutions qui ont eu lieu en Chine.

Une forte augmentation des exécutions a été constatée en Iran et en Irak. L'Irak a mis à mort au moins 169 prisonniers, soit 30% de plus qu'en 2012 (129). En Iran, le nombre d'exécutions officiellement reconnues est passé de 314 en 2012 à 369 en 2013. Toutefois, selon des sources crédibles, au moins 335 autres exécutions auraient eu lieu, ce qui porterait le total à au moins 704 pour 2013.

Au cours de l’année 2013, seuls 22 États dans le monde, soit environ un sur 10, ont procédé à des exécutions – c'est un de plus qu'en 2012, mais presque un quart de moins qu'il y a dix ans (en 2003, 28 pays avaient exécuté des prisonniers).

De par le monde, 140 pays, à savoir plus des deux-tiers, sont abolitionnistes en droit ou en pratique.

Des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont été graciés dans 32 pays en 2013 – un chiffre en hausse par rapport à 2012, puisqu’il s’élevait alors à 27.

Au moins 1 925 nouvelles condamnations à mort ont été recensées dans 57 pays, soit plus qu'en 2012 (au moins 1 722 condamnations dans 58 pays).

Fin 2013, au moins 23 392 personnes se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort.

En 2013, quatre pays qui n’avaient pas eu recours à la peine de mort depuis longtemps ont procédé à des exécutions: l'Indonésie (premières exécutions depuis quatre ans), le Koweït (premières exécutions depuis six ans), le Nigeria (premières exécutions depuis sept ans) et le Viêt-Nam (premières exécutions depuis 18 mois).

À l'inverse, trois pays qui avaient exécuté des prisonniers en 2012 n'ont procédé à aucune exécution en 2013: les Émirats arabes unis, la Gambie et le Pakistan.

Les méthodes d’exécution utilisées dans le monde en 2013 ont été les suivantes: la décapitation, l'électrocution, la pendaison, l’injection létale et le peloton d'exécution.

Au moins trois personnes ont été exécutées en Arabie saoudite pour des crimes commis alors qu’elles étaient âgées de moins de 18 ans, en violation du droit international. Selon certaines informations, des mineurs délinquants auraient aussi été exécutés au Yémen et en Iran.

Dans la plupart des pays où des gens ont été condamnés à mort ou exécutés, la peine capitale a été prononcée à l'issue d'une procédure non conforme aux normes internationales d'équité des procès. Dans certains États, ces condamnations se sont notamment appuyées sur des «aveux» arrachés sous la torture ou d'autres formes de mauvais traitements, par exemple en Afghanistan, en Arabie saoudite, dans l'Autorité palestinienne (par les autorités du Hamas, à Gaza), en Chine, en Corée du Nord, en Irak, en Iran et au Pakistan.

En Inde, en Indonésie, au Japon, en Malaisie et au Soudan du Sud, des exécutions ont eu lieu sans que les prisonniers, leurs familles ni leurs avocats n'en aient été avertis à l'avance. Au Botswana, en Inde et au Nigeria, ainsi que dans certains cas en Arabie saoudite et en Iran, les corps des prisonniers exécutés n'ont pas été rendus à leur famille pour inhumation.

À la connaissance d'Amnesty International, des exécutions publiques ont eu lieu en Arabie saoudite, en Corée du Nord, en Iran et en Somalie.

Par ailleurs, des gens ont encore été condamnés à mort ou exécutés pour des infractions n'entrant pas dans la catégorie des «crimes les plus graves», définis par les normes internationales comme des «crimes intentionnels ayant des conséquences fatales». La peine capitale a ainsi été appliquée pour des infractions liées à la législation sur les stupéfiants dans au moins 13 pays d'Asie et du Moyen-Orient, ainsi que pour «adultère» (Arabie saoudite), «blasphème» (Pakistan) ou pour des crimes économiques (Chine, Corée du Nord, Viêt-Nam), des viols (Émirats arabes unis, Iran, Koweït, Somalie) et certaines formes de viol «aggravé» (Arabie saoudite, Kenya, Nigeria, Soudan).

En Corée du Nord, des prisonniers auraient aussi été exécutés pour cannibalisme, détournement de fonds, pornographie, fuite en Chine, corruption, et visionnage de vidéos interdites en provenance de Corée du Sud.


AFRIQUE

Au moins 64 exécutions ont eu lieu dans cinq pays, soit une augmentation de plus de 50% par rapport à 2012 (41 exécutions).

Cette augmentation est principalement due à une forte hausse des exécutions en Somalie – au moins 34 en 2013, contre six en 2012. Sur toutes les exécutions enregistrées dans ce pays en 2013, 19 ont eu lieu dans la région semi-autonome du Puntland.

Le Nigeria a repris les exécutions pour la première fois depuis 2006: quatre hommes ont été pendus dans l'État d'Edo, dans le sud du pays, en juin.

Le Nigeria, la Somalie et le Soudan ont été responsables à eux seuls de plus de 90% des exécutions et des deux tiers des condamnations à mort dans la région.

AMÉRIQUES

Les États-Unis ont été le seul pays de la région à exécuter des prisonniers (39 en 2013, soit quatre de moins qu'en 2012). Ces exécutions ont eu lieu dans seulement neuf États, comme en 2012 – l'État du Texas étant responsable à lui seul de 41% d'entre elles. En mai 2013, le Maryland est devenu le 18e État abolitionniste des États-Unis.

À l’exception de 15 condamnations à mort prononcées dans quatre pays, l’Amérique centrale, l'Amérique du Sud et les Caraïbes ont été des zones sans peine de mort en 2013.

Pour la première fois depuis qu'Amnesty International tient des statistiques (1980), trois pays des Grandes Caraïbes – la Grenade, le Guatemala et Sainte-Lucie – n'ont signalé aucun détenu en attente d'exécution.

ASIE-PACIFIQUE

Au moins 37 exécutions ont eu lieu dans 10 pays de la région. Toutefois, ce chiffre n'inclut pas les milliers d’exécutions qui auraient eu lieu en Chine, pays qui a mis à mort plus de prisonniers que tous les autres États du globe réunis. Il est impossible de connaître la véritable ampleur du recours à la peine capitale en Chine car ces données sont classées secret d'État.

En novembre, l’Indonésie a procédé à ses premières exécutions depuis quatre ans. Cinq personnes ont été mises à mort dans ce pays en 2013, dont deux étrangers condamnés pour trafic de stupéfiants.

Le Viêt-Nam a repris les exécutions après une pause de 18 mois et a mis à mort sept personnes par injection létale en 2013.

Comme en 2012, Singapour n'a exécuté aucun prisonnier. Après avoir mis à mort une personne en 2012, le Pakistan a de nouveau suspendu les exécutions.

Il a été impossible de confirmer le nombre exact d'exécutions en Corée du Nord. Des informations fiables ont fait état d'au moins 70 exécutions, mais Amnesty International est convaincue que leur nombre réel est bien plus élevé.

EUROPE ET ASIE CENTRALE

Aucune exécution n'a eu lieu dans cette région en 2013.

Le seul pays qui a encore recours à la peine de mort, le Bélarus, n'a en effet exécuté aucun prisonnier en 2013, ce qui fait de cette année la première sans exécution dans la région depuis 2009. Quatre condamnations à mort ont toutefois été prononcées, dont certaines à l'issue de procès manifestement inéquitables.

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD

Au moins 638 exécutions ont été recensées dans six pays. L’Iran, l'Irak et l'Arabie saoudite ont été à eux seuls responsables de 95% des exécutions confirmées dans la région.

Amnesty International n'a pas été en mesure de confirmer si des exécutions avaient eu lieu en Égypte et en Syrie.

L'Iran et l'Irak ont tout deux connu une augmentation inquiétante des exécutions (voir plus haut).

Le Koweït a repris les exécutions pour la première fois depuis 2007: il a pendu cinq hommes en 2013.

En revanche, pour la première fois depuis trois ans, les Émirats arabes unis n'ont exécuté aucun prisonnier.

http://www.amnesty.ch/fr/themes/peine-de-mort/faits-et-ch...

 

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09/10/2014

Genève, capitale des droits humains, Pas des expulsions et des renvois forcés !

La Coordination genevoise contre l’exclusion et la xénophobie a déposé auprès du Grand Conseil et du Conseil d’Etat une pétition munie de 3’496 signatures. Les personnes qui l’ont signée demandent aux autorités d’utiliser le sol genevois à d’autres fins que la construction de places de détention administrative, et condamnent fermement l’usage de cellules familiales.
 
Pour rappel, le chantier de la Brenaz II a été inauguré le 26 août dernier. Il est prévu que cet établissement serve dès 2018 à la détention administrative. Cette détention ne punit pas des délits, mais prive de liberté des personnes uniquement parce qu’elles sont sans titre de séjour (déboutées de la procédure d’asile ou séjournant sans statut légal), en vue de leur renvoi forcé.
 
Début 2013, le canton disposait des 25 places de l’établissement de Frambois. En 2018, il y en aura 168. Ainsi le nombre de places de détention administrative aura été multiplié par six en cinq ans !

Le projet prévoit en outre l’aménagement de cellules familiales, dans lesquelles des enfants pourraient être enfermés avec leurs parents. Ces cellules sont illégales, tant du point de vue de la loi genevoise (art. 6 al. 5 LaLEtr) que du droit suisse et international. Elles sont surtout profondément choquantes et indignes de Genève, où  l’on célébrera bientôt les 25 ans de la Convention des droits de l’enfant.

À ce boom de la détention administrative s’ajoute, dans le cadre de la restructuration de la politique d’asile, un projet de « centre fédéral de départ » de 260 places à partir duquel des demandeurs d’asile seront aussi renvoyés. Quelles en seront les conséquences sociales et financières pour notre canton ?

Genève ne doit pas devenir un pôle d’expulsion. Il  en va de la fidélité à une tradition humaniste séculaire et de l’image de notre ville qui abrite le siège du Haut-Commissariat aux Réfugiés, du CICR ou du Conseil des Droits de l’Homme. Il en va surtout de la dignité des Genevoises et des Genevois, qui n’ont même pas eu droit à un débat sur cette question.
 
Au-delà du dépôt de cette pétition, la Coordination contre l’exclusion et la xénophobie entend continuer son action sous différentes formes et pourra compter non seulement sur le soutien solide des dizaines d’organisations membres qui la composent, mais aussi désormais sur celui des milliers de sympathisant-e-s qui ont signé la pétition.

Lien vers la pétition « ma Genève » <http://mageneve.ch/>

Communiqué – 9 octobre 2014


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Les Kurdes n’abandonnent pas les rues

Si les manifestations des Kurdes pour protester contre les exactions de DAECH (organisation criminelle soutenue par les Etats de la région comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar) sont accueillies avec bienveillance dans le monde entier, elles sont durement réprimées en Turquie. En effet, les autorités turques ont décrété l’état d’exception dans 6 provinces et 9 villes et 22 manifestants ont été tués par les forces de l’ordre et une organisation paramilitaire appelée « Hizbullah ».

 

Les Kurdes se mobilisent également à Genève depuis trois jours pour protester contre le silence des gouvernements occidentaux et le manque du soutien efficace des forces coalisées. Ce sont les informations alarmantes faisant état des massacres à Kobane et des assassinats en deux jours de 22 manifestants en Turquie sont à l’origine de ces mobilisations. Malgré le sentiment de révolte compréhensible, les Kurdes gardent leur sang froid et manifestent dignement leur colère dans le respect des règles démocratiques. 

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08/10/2014

Le Prix Martin Ennals pour les droits de l'Homme 2014

La cérémonie de remise du Prix Martin Ennals 2014 a eu lieu hier soir à Uni Dufour. Pour cette édition le prix a été décerné à :

-Madame Alejandra Ancheita (Mexique) fondatrice et Directrice exécutive de ProDESC, qui travaille depuis plus de 15 ans avec des migrants, des travailleurs et des communautés indigènes pour protéger leurs droits du travail et leurs terres face aux entreprises transnationales minières et de l'énergie.

-Madame Cao Shunli (Chine) décédée en détention le 14 mars dernier juste après sa nomination, se battait depuis 2008 pour l'accès à l'information, la liberté d'expression et la liberté de réunion, notamment par le renforcement de la mise en œuvre domestique des mécanismes internationaux.

-Monsieur Adilur Rahman Khan (Bangladesh) travaille depuis les années 1990 sur un grand nombre de problématiques des droits humains, telles que la détention illégale, les disparitions forcées, les assassinats extra-judiciaires, et l'observation des élections avec son organisation Odhikar.

Siège de nombreuses organisations internationales et non gouvernementales, la Ville de Genève est particulièrement engagée pour la promotion de la paix et des droits humains. Fière de cet engagement, la municipalité à l'honneur d'organiser, en partenariat avec la Fondation Martin Ennals, la 21ème cérémonie de remise du Prix Martin Ennals pour les défenseuses et défenseurs des droits humains. Cet événement s'inscrit dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine des droits humains, organisée du 7 au 10 octobre 2014 à l'Université de Genève et placée sous le signe des droits de l'enfant.

Fréquemment qualifié de « Prix Nobel des droits humains », le Prix Martin Ennals récompense chaque année des personnes qui s'illustrent de manière exceptionnelle dans le combat contre la violation des droits humains par des moyens courageux et innovants. Le Prix fonde son succès sur la visibilité donnée aux nominé-e-s, leur fournissant ainsi une meilleure protection dans leurs actions sur le terrain. La sélection des nominé-e-s est effectuée par un jury indépendant composé de dix des plus importantes organisations non gouvernementales actives pour la protection des droits humains.

A cette occasion, se sont présentés: Micheline Calmy-Rey, ancienne présidente de la Confédération et présidente de la Fondation Martin Ennals, Madame Sandrine SALERNO, la Conseillère administratif de la Ville de Genève, Monsieur Zeid Ra'ad Al-Hussein, Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme, Monsieur Jean-Dominique Vassalli, Recteur de l’Université de Genève, Monsieur Alexandre Fasel, Ambassadeur, chef de la Mission permanente de la Suisse auprès de l’ONU, Hans Thoolen, (co)fondateur d’organisations non gouvernementales telles que Dutch Lawyers Committee for Human Rights et d’autres organisations internationales à Genève, Madame Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération et les militant-e-s défenseur-euse-s des droits humains en présence d’environ 500 personnes

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Allocution de Madame Sandrine Salerno
Conseillère administrative de la Ville de Genève

 


Monsieur le Haut-Commissaire aux droits de l’homme,

Madame la Présidente de la Fondation Martin Ennals,

Monsieur le Recteur de l’Université de Genève,

Madame Alejandra Ancheita,

Monsieur Adilur Rahman Khan,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur pour moi que de prendre la parole ce soir devant vous, à l’occasion de cette cérémonie de remise du Prix Martin Ennals 2014. Ce prix récompense en effet le combat d’hommes et de femmes d’exception qui luttent, souvent au péril de leur vie et de leur liberté, pour le respect des droits humains dans le monde. Ce prix, comme les témoignages que nous avons entendu tout au long de cette soirée, nous rappellent qu’il est indispensable de continuer à nous battre pour qu’enfin dans le monde chaque être humain puisse être libre de s’exprimer, de penser, d’être, quelles que soient ses opinions politiques, son identité sexuelle ou sa religion.

L’année qui vient de s’écouler restera certainement comme l’une des années les plus préoccupantes en matière de respect des droits humains. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’a lui-même rappelé il y a trois semaines, en ouvrant la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Dans un discours grave, il déplorait notamment une « année terrible pour les principes inscrits dans la Charte des Nations unies ». De Gaza à la Syrie, d'Irak en Centrafrique, d’Ukraine en Colombie, les droits humains ont été attaqués partout et sans cesse. Dans ce contexte, les défenseurs et défenseuses des droits fondamentaux paient un lourd tribut : les organisations actives dans le domaine estiment ainsi que militer pour le respect des droits humains représente aujourd’hui une activité à hauts risques dans plus de 80 pays.

Le Prix Martin Ennals vise à rappeler cette réalité et à rendre hommage au courage hors du commun de ces hommes et de ces femmes qui s’engagent pour un monde plus juste et plus humain. Au travers de la médiatisation de leurs combats respectifs, cet équivalant du Prix Nobel des Droits humains, offre une certaine protection aux nominé-e-s, en particulier dans leur pays d’origine. Je suis donc très fière que Genève, Ville des droits humains, ma Ville, co-organise ce prix depuis 2009.

Mesdames, Messieurs,

Depuis sa création en 1993, le Prix Matin Ennals a mis à l’honneur des personnalités hors du commun, se distinguant par la force de leur engagement, par leur abnégation et par leur courage. Les trois nominés de cette édition 2014 ne déroge pas à la tradition : chacun d’entre eux s’est illustré de manière exceptionnelle dans le combat contre les violations des droits fondamentaux. A ce titre, il me semble important de saluer le travail réalisé par les membres du jury du Prix Martin Ennals qui, année après année, assument la délicate tâche de faire un choix parmi les nombreux défenseurs des droits humains qui ont besoin d’une protection médiatique.

Je remercie également l’Université de Genève qui accueillie la cérémonie du Prix Martin Ennals dans le cadre de la Semaine des droits humains ainsi que Monsieur Zeid Ra'ad Al-Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, qui a accepté de perpétuer la tradition instaurée par ces prédécesseurs en remettant ce soir le Prix Martin Ennals.

Madame Alejandra Ancheita,

Au nom des autorités de la Ville de Genève, je souhaite vous féliciter très chaleureusement pour cette récompense et vous dire toute mon admiration. Depuis 15 ans, vous vous battez sans répit pour défendre les terres et les droits des migrants, des travailleurs et des communautés indigènes face aux entreprises transnationales minières et au secteur énergétique. La série d'actes d'agression et de mesures d'intimidation que vous avez affrontés rappelle que les intérêts économiques représentent parfois de terribles barrages aux droits humains. Votre parcours est exemplaire, comme le courage et la ténacité dont vous faites preuve. Vous offrez au monde un extraordinaire exemple et je suis donc très heureuse que vous soyez cette année la lauréate du Prix Martin Ennals.  

Je voudrais également saluer l’engagement et l’extraordinaire courage des deux autres nominés. J’espère que cette nomination encouragera et renforcera le pouvoir des défenseurs des droits humains dans leur lutte en faveur des droits humains, de la justice sociale et de la démocratie dans leurs deux pays.

Mesdames, Messieurs,

Au cours de cette cérémonie, nous avons mis à l’honneur les combats et le courage exemplaire de trois personnes. Mais à travers chacune de ces personnes, il est important que nous rendions hommage à toutes les militantes et tous les militants des droits humains qui s’engagent à travers le monde, dont beaucoup sont traqués, menacés, emprisonnés ou tués. A l’occasion de cette cérémonie, c’est à toutes ces héroïnes et à tous ces héros de l’ombre que nous devons aussi penser. Car c’est aussi grâce à elles et à eux que la lutte pour le respect des droits fondamentaux, pour le respect de nos droits à toutes et à tous, avance. Qu’ils en soient sincèrement remerciés ici.

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite une excellente soirée. 

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07/10/2014

"Nuit de mobilisation kurde, Aéroport de Cointrin et la RTS occupés"


Lundi soir, une centaine de kurdes s’est mobilisée pour "exprimer son désarroi face au génocide, dont leurs proches sont victimes à Koban, une région du Kurdistan en Syrie. Suite à l’attaque de Daich-Islamiste et en réponse à l’intervention aérienne de la coalition internationale.
 
Les manifestants kurdes ont occupé le hall d’arrivée de l’aéroport de Genève et celui de la RTS, appelant les occidentaux à prendre leur responsabilité face au "massacre" qui se déroule dans la ville syrienne de Kobané.

Face à l’inaction de la coalition internationale (dont la Turquie), les criminels de l’« Etat islamique » viennent d'entrer dans la ville kurde de Kobani (Kurdistan Syrie) et mènent leur sale besogne. La coalition internationale portera la responsabilité de crimes contre l’humanité commis à Kobani. Nous appelons l’opinion publique à intervenir auprès des gouvernements des pays impliqués dans ce conflit à faire cesser les massacres.



A la presse et à l'opinion publique,
La Manifestation des Kurdes, Mardi, 07 Octobre 2014 à 14 heures à la place des Nations à Genève protester les attaques d’Etat islamique contre la région Kurde à Koban en Syrie.
  

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05/10/2014

La fête de la police a été célébrée sous les bombes lacrymogènes

Pour assurer la « sécurité » du défilé de son 200ème anniversaire, la police genevoise a bloqué le centre ville face à 200 jeunes manifestants  Surarmée et comme malheureusement de plus en plus à son habitude, la police a usé une force disproportionnée. C’est à se demander, si c’était une démonstration de force pour justifier ses dépenses budgétaires, surévaluées pour un Canton comme Genève. Si la police a le droit de défiler, les libertés publiques exigent que les citoyens puissent aussi manifester. Or, l’interdiction   de la manifestation des jeunes est certainement à l’origine de la confrontation qui a fait malheureusement des victimes, y compris parmi les badauds. Genève, capitale des droits de l’homme et de la paix, ne mérite certainement pas ce genre d’images.

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03/10/2014

Plus de 500 travailleurs du bâtiment se mobilisent pour obtenir 150 francs d’augmentation

Plus de 500 travailleurs du bâtiment se mobilisent sur la plaine de Plainpalais à Genève pour obtenir 150 francs d’augmentation

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Aujourd’hui à Genève, une assemblée générale a réuni plus de 500 travailleurs issus de tous les corps de métiers des secteurs du gros œuvre, du second œuvre ainsi que des parcs & jardins sur la plaine de Plainpalais.
 
L’assemblée a manifesté sa colère et son mécontentement face à la politique salariale patronale scandaleuse de ces dernières années. Constatant que tous les secteurs d’activité dans lesquels ils travaillent sont florissants, avec des carnets de commandes pleins, les travailleurs ne comprennent pas les blocages salariaux actuels. Ils ont rappelé, par exemple, que les jardiniers et les peintres n’ont touché aucune augmentation depuis trois ans, alors que les maçons ont dû se contenter de hausses misérables.
 
Cette situation est d’autant plus inacceptable que 2013 a été une année record et que les chiffres d’affaires pour 2014 devraient encore s’accroître.
 
L’augmentation des rythmes et du stress, l’explosion du travail temporaire ainsi que la sous-traitance ont également été vivement dénoncés par l’assemblée pour être des facteurs de précarisation des conditions de travail et de salaire de tous.
 
Pour ces motifs, l’assemblée a adopté à l’unanimité une résolution qui exige une augmentation digne de 150 francs pour tous. Cette dernière, ainsi qu’une pétition ayant récolté plus de 2000 signatures en un temps record ont ensuite été remises par une délégation de militants au siège genevois de la Société Suisse des entrepreneurs (SSE).
 
Enfin, l’assemblée a délivré un message de solidarité envers leurs collègues de l’entreprise Implenia qui serait, selon les informations récoltées ce jour sur les chantiers, sur le point de procéder à plusieurs licenciements malgré une période de haute conjoncture.
 
A l’occasion de cette première assemblée qui a rencontré un énorme succès, les travailleurs genevois du gros œuvre, du second œuvre et des parcs & jardins ont fait part de leur détermination à rester mobilisés afin d’obtenir, enfin, une partie des richesses qu’ils contribuent à produire au quotidien par leur travail particulièrement pénible.

 

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01/10/2014

Genève: une manifestation pour soutenir les prisonniers politiques en Turquie

Le mercredi, après-midi sur le quai Wilson en face du Palais Wilson une vingtaine de membres du Comité TAYAD ( l’Association de Solidarité avec les Familles de Prisonniers Politiques) et Maison Populaire de Genève se sont rassemblés pour soutenir les 10’000 prisonniers politiques en Turquie. Les revendications sont nombreuses telles que l’accès au soin de 544 prisonniers politiques malades, la libération de 164 d’entre eux atteints de maladies incurables. Les manifestants réclament l’arrêt des violations des droits des prisonniers politiques détenus dans les prisons de type F depuis l’année 2000.
 
La Turquie a développé un nouveau régime carcéral dont le but principal est d’intensifier l’isolement des milliers de personnes détenues en raison de leur activité politique. Les prisons appliquant ce nouveau régime sont connues sous le nom de « Prisons de type F ». Les personnes soumises à ce régime ont vu leurs conditions de détention se dégrader gravement ce qui engendre des problèmes sur leur santé.  En plus, de nouvelles mesures mises en place par le gouvernement turc limitent le droit à la défense des personnes détenues.

Parmi les milliers de prisonniers politiques en Turquie, l’association qui représentent les familles de prisonniers TAYAD a recensé l’existence de 544 prisonniers malades, dont 162 sont atteints d’une maladie grave. Une grande partie des prisonniers gravement malades sont atteints du syndrome de Wernicke-Korsakoff. Ils ont contracté cette maladie suite à leur participation aux grèves de la faim en protestation contre l’instauration du régime de type F. Compte tenu de l’impossibilité, voir de l’absence de volonté, de la Turquie de leur offrir des conditions de détention conformes à la dignité humaine et à leur état de santé, le maintien en détention des personnes atteintes d’une maladie grave constitue une grave violation des droits fondamentaux.

Les familles des prisonniers sollicitent donc respectueusement que des mesures soient prises dans les meilleurs délais pour :

- Rappeler la Turquie  ses obligations internationales en matière de droits fondamentaux, de respect de la santé et d’accès aux soins pour les personnes détenues.
- En particulier, rappeler à la Turquie son obligation de remettre en liberté toutes les personnes gravement malades, notamment celles atteintes du syndrome de Wernicke-Korsakoff.

Les délégations du comité ont remis un dossier et une pétition à la réception de Palais Wilson, siège du Haut commissariat des droits de l'homme  en faveur des prisonniers politiques à l’adresse de Monsieur Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Monsieur Juan Mendez, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Monsieur Ben Emmerson Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte contre le terrorisme.

 

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28/09/2014

Deux places pour 3 événements

Le samedi 27 septembre à Genève, la Place des Nations-Unies a accueilli 2 événements. Tout d’abord une Manifestation de Kurdes pour soutenir les députés Kurdes en grève de la faim et protesté contre les attaques de l’Etat islamique contre la région Kurde.

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En suite, la deuxième manifestation concerne  la Journée mondiale des sourds et de la surdité de la Fédération suisse des sourds qui a choisi Genève pour son rassemblement annuel. Il s’agit du premier canton à avoir reconnu officiellement la langue des signes dans sa nouvelle Constitution.

La Fédération Mondiale des Sourds recommande à toutes les associations nationales qui comptent 123 pays d'organiser la Journée mondiale des sourds et de la surdité dans la dernière semaine ou le dernier samedi du mois de septembre.

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Un peu plus loin sur la plaine de Plainpalais a eu lieu le festival «Plaine de jeunes», le premier festival des associations de jeunesse genevoises. Plus de 60 associations ont proposé au public des spectacles, des stands et des animations. Esther Alder et Sami Kanaan ont procédé à l’inauguration officielle devant une assistance nombreuse.

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#NotInMyName #PasEnMonNom

Samedi après-midi devant l'Horloge fleurie de Genève, Shady Ammane, fondateur du Collectif Jasmin, a organisé une FlashMob contre les massacres de l'Etat prétendument islamique.

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Les Musulmans disent non à l'Etat islamique:

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L'Etat islamique ne représente ni l'Islam, ni les Musulmans.

Parce que c'est totalement anti-Islam.

Parce que vous tuez des personnes innocentes.

Parce que vous êtes injustes.

Pas en mon nom!

Parce que votre leader est un menteur.

Parce que vos actions ne représentent pas les actions des compagnons du Prophète.

Parce que votre Califat ne représente pas la communauté musulmane.

Parce que vos agissements sont inhumains.

Parce que vous n'avez pas de compassion.

 

Pas en mon nom!

Pas en mon nom!

Pas en mon nom!

L'Etat islamique ne représente pas l'Islam

 

#NotInMyName #PasEnMonNom

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22/09/2014

Rappelez-vous!

La Ville a présenté l’exposition L’étranger à l’affiche : Altérité et identité dans l’affiche politique suisse 1918 – 2010, du 22 septembre au 22 octobre, sur la plaine de Plainpalais. Retraçant l’histoire des votations sur les migrations à travers 52 affiches, l’exposition à montrer un regard nouveau sur cette question d’actualité.

Exemple flagrant de diversité, la Ville de Genève souhaite s’appuyer sur cette exposition pour promouvoir une politique d’ouverture et de non-discrimination. A ce titre, une série de conférences et tables rondes ouvertes au public seront organisées tous les mercredis durant l’exposition sur un thème spécifique en lien avec les migrations.

Cette exposition va vous rappeler se que vous avez oublié de sur la politique d’extrême droite contre les immigrants.

L’exposition a été présenter par sandrine salerno conseillère administrative et une visite guidée par Christelle Maire et Francesco Garufo de l’université de Neuchâtel.

 

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La marche pour le climat à Genève

Environ 1000 personnes ont marché pour la protection du climat et en faveur des énergies propres le dimanche 21 septembre depuis la plaine de Plainpalais jusqu'à la place des Nations.

Elles se sont jointes à la marche pour le climat organisée au niveau mondial à deux jours du sommet organisé mardi à New York. Les manifestants ont appelé la Suisse à s'engager davantage pour une protection efficace du climat.
 

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Grève de la faim de quatre député-e-s sur la Place des Nations à Genève

Quatre député-e-s d’origine kurde (trois siégeant actuellement au Parlement turc et une ancienne députée européenne) ont entamé une grève de la faim hier (21 septembre 2014) sur la Place des Nations à Genève pour attirer l’attention sur les exactions des djihadistes, appelés « Etat islamique », commises à l’égard de la population civile kurde et pour demander une aide urgente et concrète de  la communauté internationale aux Kurdes.

 

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A la presse et à l'opinion publique


Nous, soussignés Sebahat Tuncel, députée du HDP (Parti Démocratique des Peuples) et co-Présidente du HDK (Congrès Démocratique des peuples), Selma Irmak, députée du HDP et co-Présidente du DTK (Congrès de la Société Démocratique), Kemal Aktas, député indépendant de Van et co-Président du DTK, et Feleknas Uca, ex-Députée du Parlement Européen et membre du Conseil exécutif du DTK, sommes aujourd'hui en grève de la faim devant les Nations Unies pour demander une action internationale urgente contre les offensives de l'Etat Islamique sur Kobanê, au Rojava (Kurdistan de Syrie).

Nous sommes ici pour sensibiliser l'opinion publique et les politiques contre les atrocités perpétrées par l'EI à l'encontre des peuples arabe, kurde, turkmène, syriaque et des groupes religieux yézidis, chrétiens et chiites, à Sinjar (au Kurdistan d'Irak) et au Rojava.

Nous appelons les Nations Unies à soutenir par tous les moyens possibles les forces de résistance qui luttent actuellement contre l'Etat Islamique au Rojava et à Sinjar.

Nous appelons toutes les forces démocratiques, toutes les organisations humanitaires et de défense des droits humains et toutes les personnes attachées à l'humanité et la dignité à entendre le cri de ces peuples menacés de génocide.

 

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21/09/2014

«Un repas pour notre avenir»

L’association The Meal a organisé un nouveau banquet global ce samedi 20 septembre 2014 à partir de 12h00 sur la Plaine de Plainpalais en soutien aux paysans du monde entier et pour promouvoir la souveraineté alimentaire.

The Meal («Un repas pour notre avenir» en Suisse) est l’association qui se trouve à l’origine de cet événement. Fondée par Michel Baumann, vice-président de la Société internationale des droits de l’homme, et basée à Versoix, elle a organisé depuis 1999 trois repas d’envergure. «En 1999, quatre villes ont participé à l’événement. Aujourd’hui, c’est dix fois plus», indique M. Baumann qui constate une réelle évolution.
The Meal est un événement global annuel piloté depuis Genève par l'association "Un repas pour notre Avenir".

Le but est de soutenir les paysans d'ici et d’ailleurs et de plaider en faveur de l'autonomie alimentaire et du droit d'accès des populations autochtones aux ressources naturelles: terres, eaux, forêts et semences. Le concept est simple et original : se réunir en grand nombre, simultanément en de nombreux endroits de notre planète afin de partager un repas composé notamment de produits locaux. Cet événement global réunit cette année plus de cinquante lieux sur quatre continents. La plupart de ces organisations locales sont connectées pendant la manifestation par visioconférence.

Des bons de participation sont proposés sous forme de don afin de promouvoir une action globalement soutenue par l’ensemble des villes participantes ainsi que divers projets locaux. Cette année, c'est un projet de serre semi-souterraine en Bolivie et au Népal soutenu par l'association "Voix libres".

M. Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) et Madame Sandrine Salerno, conseillère administratif Ville de Genève chargée du département finance ont participé à cet évènement. Les deux ont souhaité ainsi apporter leur soutien aux paysans d'ici et d'ailleurs et sensibiliser la population à consommer local.

 

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The Meal

20 septembre 2014
Allocution de M. Barthassat,
Conseiller d’Etat chargé
du département de l’environnement, des transports
et de l’agriculture


Madame la conseillère administrative de la Ville de Genève,

Monsieur le conseiller administratif de la Ville de Genève, Monsieur Baumann,

Mesdames, Messieurs,

Quel plaisir d’être parmi vous aujourd’hui pour partager ce repas local et de défendre ensemble une cause qui me tiens particulièrement à cœur : soutenir les paysans d’ici et d’ailleurs et favoriser une agriculture locale.

Je tiens à remercier chaleureusement M. Baumann qui œuvre sans relâche depuis 1999 à la mise en place de cette manifestation à l’échelle mondiale. Vous nous offrez chaque année, une formidable opportunité de sensibiliser la population à notre agriculture de proximité. Cette année, elle est d’ailleurs particulièrement mise à l’honneur puisque nous célébrons « l’Année internationale de l’agriculture familiale » proclamée par les Nations Unies.

Avec le projet de construction de serre semi-souterraine appelée « walipinas » soutenue par l’Association « Voix libre », nous avons là un bel exemple d’outils de production simples, efficaces et écologiques pour assurer aux paysans boliviens et népalais une autonomie alimentaire et garantir une alimentation saine à leurs enfants.

L’agriculture familiale, c’est aussi une réalité à Genève. Plus de 400 exploitations familiales œuvrent quotidiennement pour offrir aux genevois des produits de saison et de qualité dans le respect des principes de développement durable.

Pour le canton, soutenir les exploitations familiales et développer l’agriculture de proximité est une priorité !

Il y a 10 ans, le canton de Genève créait la marque de garantie Genève Région-Terre Avenir, basée sur des valeurs de proximité, qualité, éthique et traçabilité. Elle s’inscrit donc parfaitement dans la philosophie de « The Meal » !

Pour permettre à la population genevoise de manger local, manger sain et manger équitable, ce sont plus de 340 entreprises qui sont certifiées à ce jour et plus de 500 produits sont labellisés !

Conclusion

Pour conclure, je souhaite à toutes les populations qui nous regardent aujourd’hui, un avenir serein dans une société responsable où cultiver ses terres, assurer une sécurité alimentaire aux générations futures n’est pas un rêve mais une réalité quotidienne.

Si aujourd’hui nous continuons tous, chacun à notre échelle, à adopter une démarche solidaire, durable et un comportement d’achat responsable, nous parviendrons ensemble à préserver les richesses de nos terroirs !

Alors bonne continuation !

 

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Manifestation kurde contre les actes de barbarie de djihadistes

Samedi après-midi une centaine de Kurde se sont rassemblés sur la place des Nations pour protester contre le massacre et les barbaries perpétrés par l'EI à Kobanê et d'énoncer les Etats qui soutiennent les djihadistes.

Depuis le 15 septembre, l'organisation terroriste qui se fait appeler l'Etat islamique (EI) mène de vastes offensives contre Kobanê (Ain al Arab), l'un des trois cantons autonomes kurdes du Rojava (Kurdistan de Syrie). Elle attaque brutalement avec une artillerie lourde ramenée d'Irak ainsi qu'avec le soutien de la Turquie voisine qui lui fait parvenir des armes et des véhicules militaires et lui ouvre sa frontière pour lui permettre d'évacuer ses blessés et les faire soigner, alors que cette frontière est fermée aux réfugiés kurdes qui fuient les attaques des djihadistes.

Malgré la mobilisation et la résistance acharnée des YPG (Unités de Protection du Peuple du Rojava) et des YPJ (Unités de femmes combattantes) qui ne manquent pas d'expérience dans le combat contre les djihadistes mais dont les moyens militaires sont limités, les djihadistes se sont emparés d'une vingtaine de villages autour de Kobanê, provoquant l'exode de milliers de personnes, et menaçant dangereusement la ville qui est quasiment encerclée. Des morts parmi les civils sont d'ores et déjà à déplorer, mais on ne connaît pas encore leur nombre.

Face à l'hypocrisie de la communauté internationale qui prétend vouloir former une coalition pour contrer l'EI mais reste indifférente à la menace que fait peser cette organisation sur les Kurdes de Syrie, les représentants des cantons autonomes du Rojava ont lancé hier un cri d’alarme, appelant à briser le silence entourant les offensives de l'EI dans la région, afin d'éviter de nouveaux massacres et une tragédie humanitaire semblable à celle de Shengal (Sinjar) au Kurdistan d'Irak. Ils ont en outre appelé la communauté internationale à agir par tous les moyens pour faire cesser le soutien de la Turquie aux djihadistes.

En dépit de leurs moyens militaires limités, les Kurdes sont unis et mobilisés pour combattre l'EI sur tous les fronts. Les autorités du Rojava et l'Union des Communautés du Kurdistan (KCK) ont lancé un appel à la mobilisation générale pour résister contre le fléau djihadiste. De son côté, le principal parti kurde de Turquie, le DBP (Parti Démocratique des Régions), organise une résistance civile, appelant à occuper la frontière entre la Turquie et Kobanê afin de permettre aux réfugiés d'entrer en Turquie et d'empêcher la livraison d'armes et de munitions à l'EI.


 À l’attention des médias !

Des députés se mettent en grève à Genève pour interpeller l’opinion public

Face à l'hypocrisie et l’impuissance de la communauté internationale, nous les députés du parti  HDP (Parti démocratique du peuple) de Turquie Selma Irmak, Sabahat Tuncel, Kemal Aktas et ex-députée Allemande au parlement européen Feleknaz Uca nous commençons une grève de la faim sur la Place des Nations à Genève dès 13h00 dimanche 21 septembre afin d’attirer l’attention sur le massacre de l'Etat islamique (EI) à Kobanê et demander une aide humanitaire d’urgence pour le peuple kurde.


- adopter immédiatement des sanctions contre les États qui soutiennent l'EI, en particulier la Turquie

- prendre des mesures urgentes pour protéger la population de Kobanê et notamment faire en sorte que les réfugiés puissent passer la frontière turque et qu'ils bénéficient d'une aide humanitaire appropriée ;

- soutenir les forces kurdes qui sont le principal rempart contre l'EI en Syrie et en Irak.

 

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Un rassemblement contre le monstre sanguinaire « Etat islamique en Irak et au levant EIIL» et contre ses maîtres !

Aujourd’hui sur la place des nations deux manifestation contre le monstre sanguinaire « L’Etat Islamique em irak et au levant EIIL » et contre ses maitres ont eu lieux.

La première manifestation à rassemblé plus d’une centaine de Kurd sur la place des nations et la deuxième en debut de soirée à rassemblé une trentaine d’hommes et de femmes libre qui ont répondu à l’appel lancé par par le Collectif Jasmin, la fondation l’Entre-Connaissance et ACOR pour exprimer leur « opposition radicale à ce mouvement » et leur « soutien aux luttes démocratiques et sociales des peuples du Moyen-Orient ».

Les intervenant.e.s ont dit haut et fort leur indignation contre les crimes perpétrés par ces sanguinaires obscurantistes. Ils.elles ont dénoncé toutes les instrumentalisations de ces crimes par les expressions racistes et islamophobes qui tentent vainement de salir l’image de l’islam portée par des centaines de milliers de croyant.e.s de par le monde et qui n’a rien avoir avec ces lectures faussées et criminelles du texte sacré. Certes la responsabilité des dirigeants criminels de ce monstre d’EIIL ne pourrait être banalisée ou justifiée mais elle ne pourrait masquer celle du silence complice des puissances, l’ouverture des frontières des pays limitrophes ou le financement et l’armement des Etats du pétrodollar !

 

Ils.elles ont appelé aussi à défendre les valeurs démocratiques et progressistes pour tous les peuples et à respecter « toutes les femmes et tous les hommes, de tous leurs droits humains, de leurs droits et de leur foi »  en rompant avec les politiques du « deux poids deux mesures » menées par les puissances et qui servent de terreaux fertiles

pour les recruteurs !

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14/09/2014

La Kermesse des Salopes

La Kermesse des Salopes, organisée par l'association Slutwalk Suisse, est née de l’idée de faire un événement différencié de la Marche habituelle mais qui permette de continuer à visibilité la question des violences sexuelles dans une perspective de genre, de manière coordonnée avec d’autres associations. La volonté est notamment de proposer un espace de réflexion autour de cette question, grâce à de la littérature, des brochures et des textes, des supports photo et vidéo, des spectacles, des ateliers d’autodéfense féministes, des jeux et surtout, des discussions avec le public. Plusieurs partenaires de la Slutwalk ont participé à la Kermesse: Livresse, le 2e Observatoire, Filigrane, la Fédération LGBT et Viol Secours, le tout avec le soutien de la Barje des Volontaires. Chacune des associations ont tenu un stand qui leur a permis de présenter au grand public leurs activités en lien avec les violences. Le stand de la Slutwalk, quant à lui, a présenté notamment deux thématiques, le Date Rape ou Viol du rencard et le Slutshaming (stigmatisation à caractère sexuel) à travers des publications et des présentations. Tout au long de l'après-midi, se sont succédé des activités diverses et variées (exposition photo, projection de documentaires, remise des Palmes de la culture du viol, témoignages, conférence gesticulée, atelier d'auto-défense féministe, pécho canard, smash patriarchy, discussions et débats) avec un public enthousiaste toujours au rendez-vous!
slutwalksuisse@gmail.com
http://slutwalk.ch/
http://www.facebook.com/slutwalksuisse

 

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Des combattantes kurdes s'engagent contre les jihadistes

Makhmour (Irak), 13 sept 2014 (AFP) - Fusil à l'épaule et grenade à la ceinture, Tekoshin, une Kurde de 27 ans, tient sa position dans les montagnes du nord irakien, prête à faire feu sur les jihadistes qu'elle combat au nom de la "lutte de libération des femmes".

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Pour elle comme pour ses compagnons d'armes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), l'objectif est de déloger du mont Makhmour les ultra-radicaux de l'Etat islamique (EI), qui sèment la terreur en Irak et dans la Syrie voisine.

Mais cette guerre de position se double d'un combat plus personnel aux yeux de Tekoshin et des dizaines de combattantes enrôlées dans les rangs du PKK, révulsées par les exactions du groupe ultra-radical contre des femmes.

"Dans les zones qu'ils contrôlent, ils interdisent aux femmes d'aller au marché" et les forcent à porter le voile, raconte Tekoshin au sujet des vastes secteurs dont l'EI s'est emparé, menaçant les Kurdes et d'autres minorités.

"Notre combat contre (l'EI) vise à défendre les femmes de cette emprise et de ce mode de pensée" poursuit-elle.

Une cinquantaine de femmes sont déployées sur le mont Makhmour, où les Kurdes turcs du PKK prêtent mains fortes aux peshmergas irakiens, appuyés par des frappes américaines.

Elles ont combattu côte à côte avec les hommes pour libérer la localité de Makhmour, assure Tekoshin.

- Déploiement mixte -

Les rebelles du PKK, qui ont pris les armes en 1984 pour créer un Etat kurde indépendant avant d'entamer des négociations de paix avec Ankara il y a deux ans, comptent de longue date des femmes dans leurs rangs.

Il en est de même pour les Comités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde en Syrie, et dans une moindre mesure chez les peshmergas irakiens.

"Nous sommes généralement organisées en groupe de quatre femmes, je commande l'un d'entre eux", raconte Tekoshin, vêtue de la tenue traditionnelle kurde, généralement portée par les hommes.

"Mais lorsque les combats éclatent, nous nous séparons et nous déployons aux côtés des hommes sur différents fronts".

Le mariage n'est pas interdit pour les rebelles du PKK, mais perçu d'un mauvais d'oeil, explique la combattante.

Elle rit lorsqu'on lui demande si elle-même a passé la bague au doigt: "la plupart d'entre nous ici ne sont pas mariés. J'ai rejoint le PKK quand j'avais 14 ans".

- 'En enfer' -

Selon elle, le fait pour les jihadistes de se retrouver nez-à-nez avec des combattantes femmes produit un effet de surprise à l'avantage des Kurdes.

"Je pense qu'ils avaient plus peur de nous que des hommes, affirme-t-elle. Ils pensent qu'ils iront en enfer s'ils sont tués par une femme."

Sur la question des armes, Tekoshin indique être plus à l'aise avec une kalachnikov. A ses côtés, Saria, 18 ans, explique timidement apprécier les mitrailleuses et les fusils d'assaut.

Saria, dont les parents sont membres du PKK, raconte s'être engagée dans la lutte contre les jihadistes comme ses deux frères et sa soeur qui combattent en Syrie.

"Lorsque j'étais enfant, je ne pensais pas prendre les armes. Mais j'ai réalisé combien ma nation (kurde) avait besoin de moi (...) et j'ai choisi cette voie", explique-t-elle.

"C'est important pour nous de trouver notre place dans la guerre, côte à côte avec les hommes."
 Dans la lutte contre l'EI, les solidarités féminines se sont largement renforcées souligne Shimal, une autre combattante âgée de 26 ans.

Assurant que les jihadistes "transforment les femmes en esclaves", elle explique que son empathie pour les victimes de l'EI est aujourd'hui égale à son attachement à la cause nationale kurde.

Une ONG syrienne a affirmé fin août que des dizaines de femmes yazidies, une communauté kurdophone et non musulmane, capturées en Irak par l'EI, avaient été forcées à se convertir à l'islam puis "vendues" pour être mariées de force en Syrie à des combattants du groupe jihadiste.

(Photo: AFP / Ahmad Al-Rubaye)

http://www.info-turk.be/433.htm#combattantes

11/09/2014

Genève, Valais et Neuchâtel fêtent les 200 ans de leur entrée dans la Confédération

Genève, Valais et Neuchâtel  fêtent les 200 ans de leur entrée dans la Confédération 

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DSC_4917.jpgAllocution de Monsieur François LONGCHAMP, 

Président du Conseil d'Etat
 
A l'occasion de la célébration du
Bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération suisse,
A Berne, place fédérale, le 10 septembre 2014 à 13h25


Monsieur le Conseiller fédéral,

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités cantonales,

Mesdames, Messieurs,
 
Ce que nous célébrons aujourd'hui, réunis sur la place fédérale, au fond, n'est pas un anniversaire. C'est bien plus que cela. En réalité, ce bicentenaire est un révélateur, voire un projecteur éclairant, non pas la Suisse d'il y a 200 ans, mais bien celle d'aujourd'hui.

Nous parlons, d'abord, d'un pays qui s'est redessiné en 1814  pour  stabiliser l'Europe. C'est l'instauration par les Empires d'un Etat-tampon, respecté pour sa neutralité, et renforcé dans ses frontières. Un Etat stabilisateur. Cet Etat, c'est la Suisse. Pas encore la Suisse contemporaine, qui naîtra en 1848. Mais bien, déjà, la Suisse moderne.  

En quoi cette Suisse pouvait-elle alors rassurer les Etats voisins ? Ce n'est pas sa taille qui en imposait mais son système. La Prusse, la Savoie, l'Autriche et la France d'un Napoléon au crépuscule, mais craint comme on peut craindre un animal blessé ; ces voisins royaux ou impériaux répondaient à des pouvoirs souverains et centralisés. Par essence, le sceptre et la couronne ne se partagent pas.

La Suisse pour sa part avait imaginé et mis en pratique la cohabitation des souverainetés, le pacte d'assistance. La Suisse allait inventer encore la libre circulation entre ses Etats membres, et le principe de délégation des compétences. Les Etats fédérés se rapprocheront si bien que, 34 ans plus tard, ils aboliront  entre eux les droits de douane et frapperont monnaie commune.

Mesdames et Messieurs,

Nous parlons, ensuite, de trois cantons qui se sont fondus dans une nouvelle nation pour en faire leur patrie.

La patrie, c'est le territoire de la nation, ce groupe humain conscient de son unité.  La patrie n'est pas un don mais une construction. Genève et ses enfants y ont leur part. Par exemple…

-      Charles Pictet de Rochemont a fait reconnaître par les puissances étrangères la neutralité et l'intégrité territoriale de la Confédération.

-      Guillaume-Henri Dufour a donné à la Suisse son drapeau, son armée, sa paix confessionnelle et même sa cartographie.

-      Louis Favre a percé les montagnes pour relier entre eux les hommes et les femmes de notre pays.

-      James Fazy a doté la Suisse d'un parlement bicaméral qui préserve la diversité cantonale.

-      Gustave Ador a obtenu le siège de la Société des Nations, ancrant  le destin de la "Suisse internationale par Genève".

-      Henry Dunant a donné au monde une conscience en initiant le droit humanitaire et les conventions dont la Suisse est dépositaire.

Nous parlons, enfin, d'une Suisse enviée, tenaillée parfois par ses contradictions mais solide. Et surtout, tellement diverse. Diverse par ses paysages de lacs et de montagnes; par la variété de ses villes et ses campagnes. Diverses par ses traditions locales. Diverses par les nations qui la composent. A Genève, ville construite par des étrangers, on compte près de 200 nationalités et toujours 60% de Suisses, car n'en déplaise à certains contempteurs, Genève reste suisse.

Mesdames et Messieurs, la nature du fil de ces 200 années, s'étirant de l'entrée de nos cantons dans la Confédération à l'instant que nous vivons ensemble pour se le rappeler, sa matière, c'est la diversité.

Notre système politique singulier fait de la coalition le principe et non l'exception. Ce système valorise les niveaux – commune, canton, Confédération – en prenant soin d'éviter, en principe, les redondances. Ce système n'est pas celui de la "démocratie directe": c'est celui du "pouvoir partagé."

Il importe que cette diversité demeure. C'est une protection et la seule attitude possible dans un monde de circulation immédiate. Il importe que les cultures demeurent. Leur réunion donne à la Suisse une identité. Il importe que l'on apprenne la langue de l'autre, dans ce pays, et résiste à la tentation de communiquer entre nous en anglais – langue à maîtriser pour d'autres usages. Il importe de chérir cet oxymore: la Suisse pluraliste est singulière!

Et de proclamer à nouveau ensemble:

Vive Genève! Vive le Valais! Vive Neuchâtel !

Et

Vive la Confédération suisse !DSC_4932.jpg

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10/09/2014

Crimes de Franco en Espagne sont scrutés à l’ONU

Cet après midi, des dizaines de manifestants se sont rassemblés, à la place des Nations à l’occasion de la présentation des rapports sur les crimes de la dictature de Franco, devant la Commission des Droits Humains de l'ONU.


Les rapporteurs spécial de l’ONU sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition. Deux rapporteurs spéciaux de l’ONU ont visité l’Espagne récemment et ont élaboré deux documents qui appuient les demandes des victimes et exigent du gouvernement espagnol qu’il collabore avec la justice. Ces deux rapports seront présentés devant la Commission des Droits Humains de l’ONU .
Cette manifestation a organisé par le Collectif Suisse Contre l'Impunité des Crimes Franquistes...


En 1936 en Espagne, le  coup d’Etat militaire avec le général Franco à sa tête, va engendrer une dictature qui durera 40 ans, jusqu’à la mort du dictateur en novembre 1975. Des milliers de personnes seront fusillées, torturées et beaucoup d’entre elles devront travailler comme esclaves ou partir en exil. 40 ans après le décès du dictateur la dissimulation et l’impunité continuent de couvrir les nombreux crimes commis par ce régime jusqu’à son agonie. Pas un seul tortionnaire n’a répondu de ses actions, et aucune des victimes n’a été officiellement reconnue comme telle. Nous dénonçons l’impunité dont ont bénéficié et continuent de bénéficier les auteurs de ces crimes. Le droit international qualifie les actes commis de crimes contre l’humanité. Nous dénonçons aussi le fait que les victimes n’aient reçu de l’Etat espagnol aucun type de réparation pour le préjudice énorme qu’elles ont subi. Maintenant, beaucoup de victimes de la dictature sont mortes et ne peuvent donc plus aspirer à connaître la vérité ou à obtenir justice et réparation pour les souffrances qu’elles ont subies.

Toutes les organisations internationales reconnues des droits humains donnent raison aux plaignant.e.s. Les arguments du gouvernement espagnol et du système judiciaire de ce pays ont fermé toutes les portes à un processus de recherche sur les crimes du franquisme. Ni la prescription, ni la loi d’amnistie de 1977 ne s’appliquent aux crimes contre l’humanité. C’est aussi une illusion de penser que ces crimes sont déjà à l’étude en Espagne, ce ne sont que des prétextes pour masquer la protection des criminels par l’Etat.
 
Nous soutenons également la plainte pour crime contre l’humanité déposée devant un tribunal pénal argentin, le 14 avril 2010, pour les actes commis en Espagne par la dictature de Franco entre le 17 juillet 1936, début du coup militaire, et le 15 juin 1977, jour de la tenue des premières élections « démocratiques ». La plainte a été déposée par les familles des victimes, des organisations sociales et des droits humains  d’Argentine et d’Espagne. S’y sont joint des centaines de plaignant·e·s et de dénonciateurs individuels (réprimés dans la dernière période de la dictature), et diverses associations syndicales, culturelles, sociales, etc.
 
La plainte est fondée sur le principe de compétence juridique ou de justice universelle, en vertu duquel les tribunaux de n’importe quel pays peuvent et doivent agir lorsque sont commis des crimes qui portent atteinte à la communauté internationale.

 

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Pour suivre les photos:

www.photographygeneva.com

09/09/2014

Genève honore le président Didier Burkhalter

Le président Suisse qui a gagné le cœur des genevois, Didier Burkhalter, a reçu lundi le prix de la Fondation pour Genève qui marque l'entrée du canton dans la Confédération. Cette remise du prix distingue également l’homme d’État qui a placé la Genève internationale au cœur de la stratégie de la politique étrangère du Conseil fédéral. Par cette distinction, la Fondation pour Genève souhaite saluer l’activité du diplomate qui cherche à consolider la relation de la Suisse avec l’Union européenne, en particulier avec nos voisins, et à développer des partenariats stratégiques avec les principales puissances émergentes et les acteurs de la mondialisation dans une série de domaines-clés de la vie internationale. Il s'est engagé à renforcer la Genève internationale: "un don pour la Suisse et au service de l'humanité" pour le citer. Il a exprimé sa conviction que "Genève donne une autre couleur au monde, en faisant rayonner sur lui la lumière du droit et de la paix". Didier Burkhalter a relevé que les efforts pour renforcer Genève résultent d'un travail d'équipe entre les services de la Confédération, les Nations - Unies et les autorités genevoises, représentées à la cérémonie par le président du Conseil d'Etat François Longchamp.

Monsieur Ivan Pictet, président de la Fondation pour Genève, Monsieur Michael Møller, directeur par intérim des Nations-Unies, M. Sami Kanaan, maire de Genève et M. François Longchamp, conseiller d’État ont pris la parole pour venter les qualités d’un président qui fait l’unanimité.

 

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Discours de M. Michael Møller

Secrétaire général adjoint des Nations Unies Directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève


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Discours de Monsieur François LONGCHAMP

Président du Conseil d'Etat


Monsieur le Président de la Confédération,

Monsieur le Directeur général a.i. de l'Organisation des Nations Unies à Genève,

Monsieur le Président du Grand Conseil, Monsieur le Maire de la Ville de Genève,

Monsieur le Président de la Fondation pour Genève, Mesdames, Messieurs,

Difficile, Monsieur le Président de la Confédération, d'ajouter une pierre à ce panégyrique. Surtout si cette pierre qu'on me demande d'ajouter ce soir au socle de la statue du Commandeur est en réalité déjà entre vos mains.

Cette pierre vient de loin. Elle est homérique. Elle est camusienne. Elle roule et n'amasse pas toujours mousse. Mais vous, inlassablement, au pied de la montagne, face aux affaires du monde et de la Suisse, vous la ramassez. Même cabossée, vous la remontez. Sans faiblir, vous la faites rouler. Au soir du 9 février 2014, dans la dignité qui sied à votre fonction et contenant vos sentiments, vous avez sobrement déclaré, en commentant le résultat du scrutin

sur l'immigration: "Ce n'est pas la fin du monde". La fin du monde, certainement pas. Mais à nouveau, l'assurance du recommencement et d'un long cheminement – ça oui. Sisyphe !

Monsieur le Président de la Confédération, Albert Camus ne vous a pas connu – tant pis pour lui – mais il a décrit la patience tenace qui vous caractérise.

"Je vois cet homme redescendre, d'un pas lourd mais égal, vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin".

C'est dans Le Mythe de Sisyphe. L'essai a paru en 1942 – six mois avant L'Etranger – augmenté d'un texte sur Kafka lui-même tiré de la revue… L'Arbalète. Appréciez l'enchaînement. Sisyphe, l'Etranger, Kafka, l'Arbalète... Vous qui aimez larder vos discours de paraboles – je dis larder, pas truffer, parce que le lard sec aux herbes appartient au terroir neuchâtelois – vous qui lardez volontiers vos interventions de métaphores devriez trouver, dans celle que je vous propose aujourd'hui, matière à vous reconnaître.

Monsieur le Président, je vous vois souriant – cela fait partie de votre personnalité – et je me dis toujours avec Camus que… Si "la lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme", alors oui, vous devez être le plus heureux des hommes.

Mais ne vous trompez pas. Je ne parle pas ici de la lutte vers les sommets politiques, que vous incarnez comme Président de la Confédération suisse et – parce que cette charge échoit à notre pays

– comme président de l'Organisation de Sécurité et de Coopération en Europe. Je parle de la lutte vers les sommets de vos idéaux. C'est à dire, vers un accomplissement qui dépasse et transcende votre personne.

Nous fêterons, vendredi prochain, le Bicentenaire de l'entrée de votre canton, Neuchâtel, dans la Confédération. De la défunte Prusse, vous avez gardé quelques séquelles: celle du sens du devoir et de l'identification à l'Etat, s'en regardant comme les premiers serviteurs. A l'arrogance, à la brutalité, vous préférez la bienveillance. La politesse même, non dans ce qu'elle a de plus conventionnel, mais de plus noble: celle fde aciliter les rapports sociaux en permettant à ceux qui en usent d'avoir des échanges respectueux et équilibrés. Rien de tout cela n'est feint, car vous avez toujours été ainsi. Et je puis en témoigner personnellement, moi qui ai le privilège de vous connaître depuis trente ans, à la faveur de fonctions ou de combats communs.

Je sais que cela forge un regard sur les autres. Un regard d'ouverture

– au sens propre. Récemment un grand journal romand titrait : "Didier Burkhalter, un président qui prend le peuple au sérieux". Cela décrit une forme d'élégance. Cependant que le peuple tient de moins en moins ses édiles en estime, vous, président de la Confédération, ne lui en tenez pas rigueur. Nourrie du flegme et du sens du devoir qui sont les vôtres, cette attitude vous confère une stature parfaitement suisse. Mouvement et proximité, grandeur et humilité. Un jour, dîner protocolaire et le lendemain, schübling. Un jour, palais officiel et le jour suivant, ferme de montagne. Un jour, gyrophares à Moscou et le lendemain, ballade à Neuchâtel.

Monsieur le Président de la Confédération, cher Didier, c'est cela qui frappe : vous êtes à l'aise partout. Romand mais suisse allemand. Discret mais attentif. Placide mais agile. Réservé mais offensif.

Aujourd'hui, ministre des affaires étrangères et président du gouvernement suisse, vous veillez à cette "Suisse internationale par Genève" – vous employez souvent cette formule – qui donne à votre action un sens si particulier. Nous vous en sommes tous ici reconnaissants.

"Il faut imaginer Sisyphe heureux" concluait Camus. C'est cette abnégation, cet engagement que la Fondation pour Genève honore en vous remettant son Prix. Le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève se réjouit de ce choix. Avec lui, la cité entière vous salue, ce soir, en ce lieu évocateur, la Salle des assemblées du Palais des Nations à Genève.

Je vous remercie.

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Conférence par Mesdames Nina Egger et Simone Fehr, 

représentantes de la jeunesse suisse auprès des Nations Unies (Youthrep) 

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Monsieur le Président de la Confédération,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-nous tout d’abord de nous présenter : Simone Fehr et Nina Egger, représentantes de la jeunesse suisse aux Nations Unies. Nous avons pour mission de sensibiliser les jeunes de notre pays à l’ONU et d’engager avec eux un dialogue sur des thèmes de portée mondiale. Nous sommes également les porte-voix de la jeunesse suisse sur la scène internationale. Si nous sommes là aujourd’hui, c’est pour vous faire part, en qualité de représentantes de la jeunesse, de notre vision de la Suisse et de la Genève internationale de demain.1

Depuis la création du Comité international de la Croix-Rouge il y a 150 ans, qui a marqué les débuts de la Genève internationale telle que nous la connaissons aujourd’hui, l’architecture politique mondiale n’a cessé de changer, et nous avec elle. Les défis n’ont pas manqué et nous avons toujours dû faire preuve de ténacité et de combativité.

Aujourd’hui encore, les nombreuses crises qui secouent le monde nous rappellent douloureusement que la paix, la sécurité et la prospérité sont loin d’aller de soi. Nombre de problèmes et de défis auxquels nous sommes confrontés revêtent un caractère transversal et universel. Ce n’est donc qu’en nous unissant que nous pourrons en reconnaître toute la complexité et trouver des solutions adéquates. L’engagement de chacun est requis !

Cela implique que nous nous interrogions une nouvelle fois sur la contribution que nous pouvons apporter, ainsi que sur le rôle qui doit revenir à la Genève internationale et, par conséquent aussi, à la Suisse.


1 Il faut encore régler la question de notre présentation par les organisateurs. Nous préférerions ne pas avoir à nous présenter, car cela entraverait la fluidité et l’impact de notre allocution.

D’un côté, Genève représente l’un des principaux piliers sur lesquels repose l’engagement de la Suisse en faveur d’un monde meilleur et plus juste. De l’autre, elle constitue un lieu où l’on s’attache à relever conjointement les défis mondiaux, à promouvoir la stabilité et à renforcer la confiance. Genève est une ville d’ouverture, de paix et de démocratie. Ce haut lieu de la coopération internationale réunit des personnes aux origines, aux religions et aux langues les plus diverses, qui s’efforcent, ensemble, de relever les grands défis de notre époque.

Genève est source de lumière

Genève, c’est bien sûr nous tous ! Genève n’existe pas indépendamment de la Suisse ; elle est notre contribution à un monde meilleur, une plateforme pour diffuser nos valeurs au-delà de nos frontières nationales et participer activement aux débats si importants de notre époque. A Genève, nous avons le privilège d’accueillir des personnes du monde entier. Par conséquent, la question de l’avenir de Genève est étroitement liée aux questions suivantes:

Qui voulons-nous être ?

et

Comment pouvons-nous contribuer à façonner le monde tel que nous le souhaitons ?

En suivant les débats sur le développement de Genève, on se rend vite compte qu’il existe deux types de politiques : une politique menée pour Genève et une politique menée à travers Genève. Ces deux politiques sont indissociables et interdépendantes, mais leur impact diffère selon l’ordre dans lequel elles sont abordées.

Privilégier la question de savoir ce qui peut se faire pour Genève ou œuvrer uniquement dans cette perspective-là ne peut être notre objectif premier. Il faut éviter que la Genève internationale devienne une fin en soi, à laquelle nous nous accrocherions pour de mauvaises raisons.

Il est bien plus important de savoir ce que nous entendons atteindre à travers Genève. Nous avons besoin d’avoir une vision claire de nos objectifs, de ce que nous voulons atteindre d’ici 20 ans. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons comment nous devons et pouvons façonner l’instrument qu’est la Genève internationale et de quels moyens nous avons besoin pour Genève.

Permettez-nous de recourir à une analogie pour illustrer cette idée :

Imaginons qu’un week-end, nous décidions de faire une excursion en Suisse. Nous commencerions par choisir une destination. Nous le faisons toujours avant de préparer notre sac à dos, car nous savons que notre équipement dépend de la destination et de l’activité choisies. Nous n’emporterons en effet pas le même matériel pour l’ascension du Säntis que pour une dégustation de vin en Valais ou une balade en bateau sur le lac de Lugano. Nous aurions donc bien du mal à faire notre sac à dos sans connaître le but de notre excursion.

Il en va de même pour le contexte qui nous intéresse ici. La question la plus importante doit être posée dès le départ : quel but la Suisse et la Genève internationale poursuivent-elles ?

Forte d’une longue tradition en matière de médiation, de recherche du dialogue et d’instauration de la confiance, la Suisse s’efforce toujours de parvenir à des solutions intégratives et participatives. Ce sont là des atouts sur lesquels nous devons continuer à bâtir et que nous nous devons de diffuser au-delà de nos frontières.

Il ne fait aucun doute qu’en définissant clairement la voie que nous entendons imprimer à notre coopération, nous influençons indirectement le contenu de tels processus. Dans ce sens, Genève devrait être un lieu qui montre la voie.

Pour ce faire, nous pouvons nous appuyer sur de précieuses expériences, puisque dans notre pays, nous sommes parvenus à franchir les barrières culturelles et linguistiques pour créer un espace de partage et de compréhension mutuelle. Nous savons que seul un dialogue sincère permet de trouver des solutions durables. Cette tradition suisse a conduit au développement de nombreux instruments politiques régionaux et nationaux susceptibles d’être transposés dans le système international, où ils pourraient être d’une grande utilité.

Il suffit par exemple de penser à notre procédure de consultation, qui a largement fait ses preuves. Tandis qu’en Suisse, de nombreux groupes d’intérêt sont appelés à se prononcer avant une prise de décision importante, cet exercice se révèle plus délicat dans le contexte de la coopération internationale. La jeunesse, en particulier, a encore de la peine à se faire entendre sur la scène internationale. Nous pouvons changer cela à travers Genève et pour Genève !

Pour favoriser des changements durables à l’échelle mondiale, il est indispensable d’associer les jeunes aux processus et débats politiques à Genève. La jeunesse n’est pas seulement l’avenir de notre planète, elle incarne aussi une chance pour le monde d’aujourd’hui : elle détient les clés de l’innovation et du progrès et peut nous fournir les solutions non conventionnelles dont nous avons urgemment besoin.

Quelques rares programmes permettent d’ores et déjà aux jeunes de participer activement aux processus décisionnels à l’échelle internationale, par exemple les programmes nationaux des délégués de la jeunesse de l’ONU, dont nous faisons partie, et le Modèle de l’OSCE. De plus, si nous débattons aujourd’hui de la création d’un mécanisme permanent pour la participation des jeunes à l’ONU, c’est grâce à la volonté et aux visions des jeunes. L’heure est clairement au changement !

Si nous reconnaissons aujourd’hui, à Genève, la valeur et le potentiel de la jeunesse, alors nous parviendrons, au cours des prochaines décennies, à développer un réseau mondial de la jeunesse, à travers lequel des impulsions pourront être données et reçues. Il faut encourager les jeunes à s’engager, à participer activement aux discussions menées à Genève, ainsi qu’à rechercher et à proposer des solutions aux problèmes existants. L’impact d’un tel échange serait double : d’une part, il enrichirait Genève de nouvelles idées créatives ; d’autre part, il relayerait la voix de Genève dans le reste de la Suisse et dans le monde entier en créant un effet multiplicateur.

Il nous semble important de souligner que Genève est non seulement un instrument de politique extérieure, mais aussi une chance de sensibiliser les jeunes de notre pays à des thèmes de portée mondiale. Il s’agit là d’un besoin urgent, car nous constatons régulièrement qu’en dépit de la petite taille de notre pays, nombre de jeunes citoyens et citoyennes de notre pays ressentent Genève et sa politique internationale comme étant très éloignées d’eux. Nous qui sommes Suisses alémaniques et prononçons notre allocution devant vous en français souhaitons jeter des ponts entre les communautés linguistiques, surmonter la « barrière de rösti » et familiariser la jeunesse suisse à la Genève internationale.

Si la Genève internationale – par extension vous-mêmes aussi, Mesdames et Messieurs – s’emploie à établir des contacts institutionnalisés et durables avec la jeunesse en Suisse, mais aussi à l’étranger, alors Genève sera en mesure de modifier durablement la coexistence internationale au XXIème siècle. Nous pourrions alors élaborer des décisions et des solutions qui auraient le mérite de gagner en légitimité, en efficacité et en durabilité. Si nous n’associons pas la jeunesse, qui se trouve au cœur de tant de thématiques-clés, nous n’arriverons pas à atteindre ce but.

Dans l’allocution qu’il a prononcée le 1er août dernier à l’occasion de la Fête nationale, le président de la Confédération a souligné que la Suisse devait rester jeune. Cela s’applique également à Genève. Il s’agit de rester en phase avec notre époque et de prendre les bonnes décisions maintenant. Notre vision est celle d’une Genève jeune aujourd’hui, dans 20 ans, dans 40 ans.

Nous sommes reconnaissantes à notre président de la Confédération de se faire le porte-parole de la jeunesse, et heureuses qu’il instaure une relation d’égal à égal avec les jeunes et qu’il leur donne l’espace nécessaire pour exprimer leurs idées.

Par ailleurs, nous souhaitons remercier vivement la Fondation pour Genève de nous avoir donné l’occasion de vous faire part de nos réflexions sur l’avenir de la Suisse et de la Genève internationale, et de passer cette magnifique soirée en votre compagnie.

Monsieur le Président de la Confédération, recevez, au nom de la jeunesse suisse, nos chaleureuses félicitations pour la distinction qui vous est remise aujourd’hui.

Nous vous remercions de votre attention.

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Discours du Président de la Confédération M. Didier Burkhalter,

Chef du Département fédéral des affaires étrangères


Monsieur le Directeur général,

Monsieur le Président du Conseil d’Etat,

Monsieur le Maire,

Monsieur le Président de la Fondation pour Genève,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis de Genève, de la Suisse, du Monde,

Il y a trente ans, presque jour pour jour, je suis venu à Genève pour travailler. Avec celle qui allait devenir mon épouse, nous avions une petite chambre au centre de la ville. Nous l’avons vécu comme un point de départ – c’était en fait un cadeau de la vie ; l’un de ces…vrais cadeaux qui n’ont pas de prix

Si Genève fut un cadeau dans notre vie, cette cité est un don pour la Suisse. Cette cité est un don pour le monde.

En particulier depuis un 22 août : il y a …quelques jours et 150 ans. C’était en 1864, lorsque les délégués de douze pays signèrent la première Convention de Genève, à l’issue d’une conférence imaginée par Henry Dunant, présidée par le général Dufour et réunie par le Conseil fédéral. Ce 22 août 1864, à l’hôtel de ville de Genève, est né le droit international humanitaire. Depuis lors Genève donne une autre couleur à l’humanité en faisant rayonner sur elle la lumière de l’humanitaire : cette lumière si pure qu’elle semble éteindre les bruits, comme lorsque le soleil se met à éclairer les montagnes à l’aube...

Peut-être est-ce d’ailleurs pour cela qu’à l’occasion de ce 150e anniversaire, j’ai écrit voici quelques jours au canton du Valais et à la commune de Zermatt, pour leur proposer non pas de déplacer, mais de rebaptiser une montagne : « l’Ostpitze » située si haut, à 4632mètres, dans le Mont-Rose, non loin du sommet de la Suisse.

Quel beau symbole ce serait que de nommer le deuxième plus haut point de Suisse et de réunir ainsi au sommet de nos valeurs comme de nos montagnes, les co-fondateurs de la Croix-Rouge avec, à côté de la pointe Dufour, et à une altitude comparable, la pointe Dunant !

Quelques années après la Convention de Genève, c’est une autre naissance qui allait avoir lieu dans la même salle de l’Hôtel de Ville de Genève, le 15 septembre 1872. Avec l’arbitrage dit de « l’Alabama » deux puissances importantes, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, acceptaient de se soumettre, non pas aux juges étrangers, mais à la décision d’une Cour internationale pour régler pacifiquement un important différend. Cette décision exceptionnelle ouvrait la voie à un nouveau type de relations entre les Etats, basée sur le droit non plus sur la seule force, une évolution faite de sagesse qui permit le développement du droit international public tel que nous le connaissons aujourd’hui. Depuis lors Genève donne une autre couleur au monde, en faisant rayonner sur lui la lumière du droit et de la paix : cette autre lumière si pure qu’elle devrait éteindre les souffrances. Elle devrait…

Au fil des ans, de nombreux autres combats vinrent s’ajouter au catalogue des vertus irriguant le cœur de Genève : pour les droits de l’homme, la santé, le développement ; pour l’environnement, les conditions de travail, le commerce ; pour les communications, et bien d’autres domaines qui marquent de leur empreinte l’évolution du monde entier et la vie de chacun de nous au quotidien.

Il suffit de regarder défiler les images du passé pour voir que la Confédération suisse a vite compris le don de Genève. Elle s’est engagée fortement et de longue date pour déployer les ailes internationales de cette ville: de Giuseppe Motta et Felix Calonder – au temps de la Société des Nations – à Max Petitpierre ou Willy Spühler en passant par Friedrich Traugott Wahlen, notamment.

Des conseillers fédéraux venus des quatre régions linguistiques et de tous les partis ont compris, avec d’autres, que Genève est réellement un don, pour le monde et pour la Suisse. Un atout exceptionnel pour défendre ses intérêts et porter haut ses valeurs, aussi haut que ses plus belles montagnes.

Et ils ont saisi le sens d’une histoire à écrire à l’encre qui ne sèche jamais : si Genève est un don, c’est surtout pour les générations suivantes. Ici on construit un monde meilleur, pour demain, pour les générations en devenir. Ici, on revendique la jeunesse – et on refuse l’amertume.

Nous sommes tous les successeurs de ces pionniers. Ce soir, nous devons être reconnaissants de leur travail, de leur vision, car sans eux nous ne serions pas là.

Ils furent les « bons travailleurs qui pour les autres ensemencent », pour reprendre les paroles d’un chant de ma région, l’hymne neuchâtelois, au moment où l’on célèbre les 200 ans de l’adhésion simultanée des trois cantons de Genève, de Neuchâtel et du Valais à la Confédération.

Nos prédécesseurs ont donc créé, construit, fait croître et prospérer le rôle international de Genève, cette « lumière de Genève ». Aujourd’hui il nous appartient d’en prendre soin.

Mais il faut faire bien plus encore : nous devons anticiper, préparer l’avenir, mettre en place les conditions pour que Genève reste un don, demain aussi. Un don pour les vagues incessantes de la jeunesse.

Je suis heureux que la Fondation pour Genève ait décidé de remettre ce prix 2014, au fond, à la Confédération suisse ; une Confédération que j’ai l’honneur de représenter cette année dans la fonction présidentielle.

Mais revenons à Genève : ce prix, si je l’accepte, et si je le prends avec moi, je ne le prends pas pour moi : j’aimerais faire comme mes prédécesseurs, regarder l’avenir – les prochaines vagues qui n’ont pas encore déferlé - et dédier cette reconnaissance aux générations futures, à la jeunesse qui est dans nos cœurs.

La jeunesse, parlons-en ! Ou plutôt, laissons-la parler, comme ce soir ! Elle vient de s’exprimer, par la voix de Simone Fehr et Nina Egger Simone et Nina merci de vos propos et merci d’être là, tout simplement ; vous représentez la jeunesse suisse auprès des Nations Unies, ensemble avec Damian Vogt, aussi présent ce soir, Damian qui m’accompagnera dans quelques jours à New York, à l’occasion de l’ouverture de la 69e Assemblée générale de l’ONU.

La jeunesse est aussi partout dans cette salle ; d’abord parce que nous avons invité les missions permanentes à venir représentées ce soir également par leur plus jeune collaboratrice ou collaborateur. Merci à tous ceux qui ont joué le jeu ! Des missions d’ailleurs dont je me réjouis qu’elles soient de plus en plus nombreuses à Genève, avec l’arrivée récente des Fidji - Bienvenue ! - et celle prévue de plusieurs

autres Etats, ce qui nous rapproche d’une présence véritablement et nécessairement universelle.

La jeunesse, ensuite, c’est aussi elle qui nous a accompagnés en musique lors de cette belle soirée. Merci de partager avec nous – et pour Genève - votre don !

La jeunesse, enfin, elle est nichée dans le cœur de chacun de nous, sans se préoccuper de l’âge le moins…Cardu monde

elle est au cœur de l’action des Nations, des organisations et ONG réunies à Genève.

Mesdames et Messieurs,

Les efforts conjugués au présent pour renforcer Genève résultent d’un travail d’équipe.

Celui qui est fait au sein des services de la Confédération et plus particulièrement du Département fédéral des affaires étrangères : que tous ses collaborateurs en soient ici remerciés !

C’est aussi un travail porté par les acteurs internationaux présents ici, qui font vivre Genève et qui la développent. J’aimerais exprimer ma gratitude à notre hôte de ce soir, les Nations Unies. Je pense en particulier à votre travail, M. le Directeur général, et à celui de toute votre équipe.

Merci de nous accueillir ici, Merci de nous ouvrir ce Palais des Nations qui est avant la maison des peuples.

Quant à M. Ban Ki-moon, son message est à la fois touchant et trop élogieux. J’aimerais surtout relever qu’avec tout ce qu’il fait pour le monde, il trouve encore le temps de penser à nous. C’est typiquement lui, et l’on peut dire en effet, qu’entre lui et Genève,…honeymoonc’estue.

Enfin, le présent de Genève et la préparation de son avenir c’est aussi un travail d’ « équipe suisse » qui se base sur une relation de confiance et une forte volonté politique commune que la Confédération partage avec la Ville de Genève et la République et canton de Genève. Ainsi, la Suisse montre qu’elle sait partager le pouvoir pour en multiplier le potentiel en faveur du peuple.

Au moment où Genève remercie la Suisse de son engagement, il me vient à l’idée que nous devrions peut-être créer un « prix miroir », celui d’une « Fondation pour la Suisse » qui permettrait au pays de remercier Genève d’être ce don, cette volonté, cet atout.

Car, au fond, « l’Esprit de Genève », ce sens de responsabilité envers l’humanité, cette essence de volonté, cette science d’indépendance et d’ouverture au monde, cette conscience de solidarité avec les plus faibles et de foi dans le progrès humain, ce dense amour de la liberté et du droit ; tout cette danse de valeurs est devenu, peu à peu, « l’Esprit de la Suisse ».

Mesdames et Messieurs,

Si Genève est une orientation pour l’avenir, nous ne devons jamais perdre le passé, l’oublier. Cet été, le monde commémore beaucoup. Il devrait se souvenir autant.

Fin juillet marquait les 100 ans des débuts du Premier conflit mondial. Cette guerre a engendré des millions de morts, d’innombrables drames et atrocités. Mais elle a aussi souligné la nécessité d’établir un endroit où les nations puissent se rencontrer, des mécanismes pour se concerter et régler leurs différends pacifiquement.

Un lieu pour se parler, tout simplement mais aussi sincèrement ; car le dialogue est la base de toute compréhension de l’autre, puis de la paix, même lorsqu’elle donne l’impression de s’évanouir comme un mirage dans le désert des souffrances. Un lieu impartial au service de l’humanité. Ce lieu, c’est Genève qui, une fois encore dès 1918, a porté haut sa devise : Post Tenebras Lux. Après les ténèbres de la guerre, la lumière de la paix !

100 ans après, nous gardons la tragédie de la Première guerre mondiale en mémoire, pour la comprendre et éviter qu’elle ne se reproduise. C’est aussi là une sorte de jeunesse. J’ai donc invité cette année des élèves de toute la Suisse à travailler, à réfléchir, à exprimer leurs sentiments sur la guerre et la paix dans le monde d’aujourd’hui, à penser au rôle de la Suisse aussi. J’ai eu le plaisir énorme de rencontrer cet après-midi, ici-même, au Palais des Nations, cette jeunesse pour qui la sincérité est naturelle.

Ces élèves venus de toute la Suisse ont pu découvrir aujourd’hui le travail de l’ONU et du CICR, la valeur ajoutée de Genève. Avec les trois classes qui vont gagner le concours, nous ferons un vrai travail de mémoire : nous nous rendrons cet automne à Ypres, une ville qui n’est plus comme une autre parce qu’elle est devenue soudainement un champ de bataille, une cité-martyre, un témoin séculaire dans une Belgique qui était neutre...

Pour nous souvenir, pour ne pas oublier, il faut aussi transmettre : la Suisse a décidé, aujourd’hui, d’émettre un signe fort, durable et concret à l’occasion de cette période de commémoration. Elle entend ériger, à Genève, un monument consacré au thème « du droit des victimes, et des devoirs des Etats ». Ce monument interactif sera offert aux Nations Unies. Il devrait trouver sa place ici même, au Palais des Nations, dans ce lieu qui appartient aux populations du monde, dans cette maison qui doit redonner l’espoir à ceux qui ont souffert.

C’est en Europe qu’ont démarré les deux conflits mondiaux. C’est ce Palais qu’on a érigé dans l’Entre-deux-guerres pour promouvoir la paix. Genève est un lieu juste pour ce travail de mémoire.

Cette œuvre se distinguera par son caractère universel : elle sera une marque de reconnaissance des souffrances de toutes les victimes des conflits, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides. Elle se veut aussi un message vers l’avenir, d’engagement de la Communauté internationale pour éviter une répétition de ces atrocités. Elle sera enfin un rappel des acquis du XXe siècle en matière de responsabilité des Etats et de devoir de protéger.

Cette œuvre de mémoire sera réalisée suite à un concours de projets qui sera lancé ces prochains mois.

Mesdames et Messieurs,

Les efforts déployés dans cette ville et dans cette maison de paix n’ont pas suffi à éviter que les ténèbres réapparaissent, il y a 75 ans, avec le second conflit mondial et son cortège d’atrocités et de victimes par dizaines de millions.

A la suite de ce nouveau cataclysme, il fallait que la lumière de Genève retrouve sa force et son flamboiement. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, Genève est devenu le premier centre de gouvernance mondiale. Les récentes discussions sur le nucléaire iranien ou sur les crises syrienne ou ukrainienne le soulignent ; elles montrent aussi que ces efforts ne sont pas suffisants, que la paix se gagne seulement à la force du cœur et seulement si ce cœur, ce courage et cette volonté sont incessants.

Genève s’est développée. Elle a atteint une notoriété si forte que le monde est convaincu qu’elle est la capitale de la Suisse. Ce qui, d’ailleurs, ne dérange pas vraiment à Berne, au bord de l’Aar. C’est là, l’art de…la Suisse

En revanche, ici à Genève, il y a parfois des interrogations surprenantes. Par exemple, peut-on vouloir se battre pour Genève en n’étant pas Genevois ? La réponse est simple : c’est toute la Suisse, d’où qu’on vienne, qui peut ressentir l’importance du rôle de Genève, pour tout le pays et pour le monde.

Le prix de ce soir en est la preuve : même un Neuchâtelois peut le recevoir ; même un Neuchâtelois, né au bord d’un lac qu’il estime être le plus beau de Suisse, peut ressentir et vivre pleinement la beauté profonde de la cité du bout du Léman.

Mesdames et Messieurs,

Pour que Genève reste demain le don qu’elle est aujourd’hui pour le monde, la Suisse, le canton de Genève et la Ville de Genève ont décidé l’an dernier de conjuguer leurs efforts.

Nous disposons enfin d’une stratégie commune. Pour améliorer les conditions matérielles de la présence internationale à Genève, à commencer par la rénovation de cet héritage universel des peuples, le Palais des Nations. Et pour renforcer les talents et les idées de Genève et à Genève.

Le Conseil fédéral enverra cet automne ses propositions au Parlement suisse, son « message » comme l’on dit. Et ce message devra être clair : Genève doit devenir un aimant et une source. L’aimant qui attire les personnes et les entreprises communes afin de les mettre au service des défis de notre monde ; et la source des gestes et des idées que notre pays peut ensuite mettre au service de l’humanité.

Le Conseil fédéral proposera au Parlement de se doter des moyens, techniques, financiers, matériels et intellectuels pour que le site international de Genève garde en son cœur une qualité d’avance. Sa concentration unique d’acteurs doit nous pousser à favoriser d’avantage les synergies. Car les défis de notre temps seront résolus par des réponses globales et multidisciplinaires. Ou mieux qu’à Genève peut-on envisager la mise en réseau d’autant de compétences essentielles?

La stratégie commune de la ville, du canton et de la Confédération c’est d’agir pour rénover les bâtiments, faciliter les processus et les implantations, renforcer la qualité du contenu par des échanges et des mises en réseau et stimuler l’offre intellectuelle que Genève met à disposition du monde.

Mesdames et Messieurs,

Avec un savant mélange d’ambition et de modestie, la Suisse internationale par Genève est dépositaire de fragments utiles pour l’avenir de notre monde. Dépositaire – comme le gouvernement suisse l’est pour les conventions de Genève ; nous ne décidons pas seul, c’est plus difficile : nous consultons, facilitons, nous tentons de convaincre.

C’est ce que nous voudrions tant en ce moment au sujet d’une réunion des Hautes-Parties Contractantes à la quatrième Convention de Genève pour renforcer le respect du droit international humanitaire.

Les tâches du monde sont encore bien lourdes et sans fin. Mais Genève est véritablement dépositaire de fragments utiles pour l’avenir du monde à construire ensemble. Pour lutter contre les ravages de la pauvreté, pour contrer de terribles épidémies ; pour plus de justice à l’égard des peuples ; pour faire triompher la paix.
  

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07/09/2014

Sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève à la Céligny

Sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève à la Céligny , du Samedi 06 septembre 2014. 

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06/09/2014

La Fête de la communication soutient les journalistes d’Aljazera

La 17ème édition de la Fête de la communication a eu lieu aujourd’hui vendredi 5 septembre au Club de la Presse à la Pastorale. Guy Mettan son directeur exécutif qui organise cet évènement sous le haut patronage de Michael Moller, directeur général par intérim de l’ONU a invité Mostefa Souag, directeur du groupe Al Jazeera qui paye un lourd tribu au nom de la liberté de la presse. Plusieurs journalistes de cette chaîne du Moyen Orient, l’équivalent de la CNN croupissent injustement en prison en Egypte. Une pétition pour leur libération a été signée et une petite manifestation a eu lieu plutôt dans l’après-midi sur la Place des Nations en leur faveur. Vers 17h00 à la Pastorale, Mostefa Souag, a tenu une conférence de presse toujours sur le même sujet. Par la suite, M. Michael Møller, directeur général par intérim de l’Office des Nations Unies à Genève,  M. François Longchamp ,président du Conseil d’Etat de la République et canton de Genève, Monsieur Rémy Pagani, conseiller administratif de la Ville de Genève, Madame Margareta STROOT-DONOS, présidente du Club suisse de la presse,  M. Francis Gurry, directeur de l'OMPI, Gianfranco Fattorini, représentant de Press Emblem Campaign et Dr. Mostefa Souag, directeur général exécutif d’Aljazeera Media Network ont pris la parole pour rappeler le rôle précieux des journalistes et leur importance dans la société d’aujourd’hui pour témoigner mais aussi dénoncer les dérives des pouvoirs autoritaires. Présence de M. Luc Barthassat Luc Barthassat. Conseiller d'Etat,  M. Antoine Droin, président du Grand Conseil, plusieurs député-e-s et conseiller-ère-s municipaux et de représentent des médias, les Organisations International. 

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Discours de Monsieur Rémy Pagani, Conseiller administratif de la Ville de Genève, dans le cadre de la Fête de la communication, Villa La Pastorale, 5 septembre 2014


Monsieur le Directeur général de l'OMPI,
Monsieur l'Ambassadeur de la Suisse auprès de l'ONU, 
Monsieur le Président du Conseil d'Etat,
Monsieur le Directeur général d'Aljazeera,
Madame la Présidente du Club suisse de la presse,
Mesdames et Messieurs les représentants du monde diplomatique, politique et économiques,
Mesdames et Messieurs les journalistes, 
Mesdames et Messieurs,

C'est toujours un plaisir pour moi d'être présent parmi vous l’occasion de cette traditionnelle fête de la communication et de pouvoir ainsi vous adresser des salutations très amicales au nom des Autorités de la Ville de Genève.

Pour avoir déjà eu ce privilège, je sais que celui ou celle qui prend la parole devant vous se doit d'être bref et concis, afin de vous laisser le temps de partager ensemble ce moment de retrouvailles et de convivialité.

Je ferai donc volontairement preuve de sobriété et je n€ m'attarderai pas longtemps sur l'importance que j'accorde aux métiers de la communication.

Je veux pas parler des créatifs, des graphistes, des imprimeurs et des photograveurs, des créateurs d'événements, des chefs de publicité, des rédacteurs et des journalistes de presse écrite, radio ou télé, des webmaster, des community managers, des producteurs, des présentateurs, des animateurs, des directeurs de la communication, des responsable de marketing, des promoteurs de vente, et j''en passe !

Je ne m'étendrai pas non plus sur le fait qu'à mes yeux, le rôles des médias demeure aujourd'hui essentiel pour assurer la bonne marche de la société démocratique dans laquelle nous avons l'immense chance de pouvoir vivre.

Que ce soit l'essor fulgurant d'Internet ou l'arrivée fracassante des réseaux sociaux, que ce soit le vieillissement du lectorat, la hausse des coût de production ou la baisse du marché publicitaire, les menaces qui planent sur la presse ne manque pas aujourd'hui.

Mais je crois pour ma part vraiment à la force et à la légitimité de l'écrit et au travail de journalistes professionnels, compétents, indépendants et audacieux.

Je ne soulignerai pas non plus  à quel point la communication est devenue la clé de voûte de notre monde ultra – et peut-être trop - connecté, et qu'elle est entrain de bouleverser totalement nos modes de vie et de pensée.

Voilà, Mesdames et Messieurs : L'être humains aura toujours besoin de communiquer pour évoluer, pour grandir, pour se construire et pour vivre.

Le monde de la communication a donc de beaux jours devant lui et peut continuer à faire la fête !

Et pour celle qui nous intéresse ce soir, et pour laquelle nous sommes tous réunies à la Pastorale, je tiens à remercier très sincèrement le Club suisse de la presse et toute son équipe.

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne rentrée et une excellente soirée.

Rémy Pagani

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Gianfranco Fattorini, représentant de Press Emblem Campaign, a souligné que les trois journalistes de Aljazeera ont été condamné à l’emprisonnement uniquement pour avoir exercé leur métier, en informant le public et en ouvrant un espace pour le dialogue. Le représentant de la PEC a rappelé que près de 100 journalistes ont été tués cette année et environ 1'400 dans les années 2000. Il a conclu en appelant la communauté internationale à créer un mécanisme international pour la protection effective des journalistes.

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05/09/2014

5ème éditions des Vendanges de la rue du Rhône, en images

5ème éditions des Vendanges de la rue du Rhône,

en images

 

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02/09/2014

Photo du jour: la lutte pour survivre

La lutte pour survivre

 

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