07/10/2015

Conférence internationale pour une économie verte et inclusive

DSC_6952.jpg

DSC_6937.jpg

DSC_6984.jpg

Discours prononcé par Mme Alder lors de l'ouverture de la Conférence de Green Cross International.


Monsieur le président de Green Cross International,
Vos Excellences,
Monsieur le Directeur de Green Cross International,
Monsieur l’ancien Conseiller administratif et vice-président de Green Cross International,
Mesdames et Messieurs,
 
Permettez-mois tout d’abord de vous dire que c’est un grand honneur pour la Ville de Genève d’accueillir la Conférence internationale pour une économie verte et inclusive.
 
Au nom des autorités de la municipalité, j’ai donc l’immense plaisir de vous souhaiter la bienvenue.
 
Je suis très impressionnée par le nombre de personnalités de premier plan qui participent à cette conférence.
 
Et en tant que maire écologiste de Genève, je suis très heureuse aussi de vous voir réunis en si grand nombre, car c’est pour moi un signe de la ferme volonté que nous avons tous de voir la COP 21 aboutir à un résultat positif.
 
Les enjeux de la conférence de Paris sont énormes, à la mesure des attentes qu’elle suscite.
La COP 21 ne peut pas se permettre un échec, et nous ne pouvons pas cette fois nous contenter d’une vague déclaration d’intention des Etats comme cela a été le cas lors du Sommet de Copenhague en 2009.
 
Non, nous avons besoin d’un accord international contraignant, applicable à tous les pays qui prendront part à la COP 21.
 
Nous savons qu’il faut impérativement maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2 degrés Celsius d’ici à la fin du siècle, car il en va de la survie de nos sociétés.
 
Il est réjouissant de constater que dans la perspective de la COP 21, de nombreux Etats ont communiqué des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
 
La Suisse a été le premier Etat à le faire au mois de février.
 
Le Conseil fédéral vise une baisse des émissions de 50% d’ici à 2030 par rapport à 1990, dont 30% en Suisse.
 
Et comme une partie des émissions est produite par les pays dont nous importons les biens, les 20% restants devront être réduits par le biais de projets à l’étranger.
 
La Chine et les Etats-Unis, les deux plus grands Etats pollueurs de la planète, se sont aussi engagés à réduire leurs émissions de manière conséquente.
 
L’annonce faite en juin par le G7 en faveur d’une économie décarbonisée est également réjouissante.
 
En outre, les campagnes de désinvestissement de l’industrie des énergies fossiles s’étendent grâce à l’action du mouvement 350.org et de son fondateur Bill McKibben.
 
Depuis 2012, ce sont environ 440 fondations philanthropiques, institutions religieuses, collectivités publiques, fonds de pension et institutions académiques du monde entier qui se sont engagés à ne plus soutenir les énergies fossiles.
 
Il est en effet absurde de prétendre baisser les émissions de gaz à effets de serre sans toucher à la production des énergies fossiles, et c’est là sans doute le talon d’Achille de la COP 21, qui va se concentrer uniquement sur la réduction des émissions.
 
Plus que jamais, il est nécessaire de renoncer au pétrole, au charbon et au gaz au profit des énergies renouvelables.
 
Malgré les efforts consentis par de nombreux Etats, notamment dans le cadre du Protocole de Kyoto, les émissions de CO2 ne cessent d’augmenter.
 
L’organisation Climate Action Tracker a calculé que les propositions faites par les Etats dans le cadre de la COP 21 mettent la planète sur la voie d’une augmentation de 3 degrés Celsius d’ici à 2100.
 
Et si les Etats devaient continuer la politique qu’ils mènent actuellement, la hausse de température atteindra 4 degrés d’ici la fin du siècle.
 
Les scientifiques nous ont prévenus : si nous ne réussissons pas à limiter rapidement les émissions de gaz à effet de serre, le seuil fatidique des 2 degrés sera dépassé avant 2050, avec des conséquences très négatives pour le monde entier.
 
Même si des signaux plutôt pessimistes nous parviennent à moins de deux mois de la Conférence de Paris, je le répète : la COP 21 n’a pas droit à l’échec.
 
Je suis certaine que vos réflexions contribueront positivement au résultat de cette conférence, et je tiens à saluer l’initiative de Green Cross International et son engagement en faveur du climat.
 
Je crois personnellement beaucoup à la mobilisation des acteurs non-étatiques et de la société civile dans la lutte contre les changements climatiques.
 
Au début du mois de juillet, j’ai participé au Sommet mondial Climat et Territoires organisé à Lyon en vue de la COP 21, qui réunissait justement des acteurs non-étatiques.
 
J’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreux maires du monde entier, des représentants de la société civile et des responsables de collectivités locales et d’ONG.
 
J’ai été impressionnée par l’énergie positive qui émanait des participants et par leur forte mobilisation.
 
Ce Sommet a permis de démontrer le pouvoir d’action des collectivités locales.
 
D’innombrables initiatives et innovations intéressantes ont été présentées, et chacune peut avoir un impact sur le développement durable.
 
A la mi-septembre, Genève a accueilli pour la première fois un Festival du mouvement écologiste Alternatiba durant tout un week-end.
Ce Festival a démontré l’impressionnante capacité de la société civile à se mobiliser en faveur du climat.
 
Quant aux villes, du fait que plus de la moitié de la population mondiale vit en zone urbaine, elles ont un rôle de premier plan à jouer.
 
Les villes sont en effet responsables directement et indirectement de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre découlant de la consommation d’énergie.
 
Elles sont donc des acteurs centraux de la transition énergétique et de la mise en œuvre des objectifs climatiques.
 
Comme vous le savez certainement, la Ville de Genève est très engagée sur le front du développement durable.
 
Les engagements de la ville liés à la politique énergétique et climatique s’appuient sur une action entamée depuis les premières crises pétrolières des années 1970.
 
Genève a fait à ce moment le choix de la sobriété énergétique et de l’action sur ses consommations d’énergie.
 
Divers programmes ont été engagés entre 1980 et 2000 avec comme principaux résultats la stabilisation des consommations d’électricité et la réduction de près de 40% de la consommation d’eau potable et de plus de 40% de la consommation de chauffage du patrimoine immobilier.
 
Il y a moins de 10 ans, Genève a décidé de se désengager des énergies fossiles en adoptant une stratégie « 100% renouvelable ».
 
Cela signifie notamment que la municipalité s’efforce de rendre ses 800 bâtiments 100% renouvelables et performants sur le plan énergétique en améliorant l’isolation et en mettant en œuvre des technologies utilisant les énergies renouvelables.
 
Aujourd’hui, 80% des rénovations ou constructions que projette la Ville répondent aux exigences du 100% renouvelable.
 
En 2010, la Ville de Genève a franchi une étape supplémentaire en signant les Engagements d’Aalborg, qui couvrent l’ensemble des thématiques du développement durable, de la gouvernance à la bonne gestion des ressources naturelles et financières, de la solidarité sociale à la lutte en faveur du climat.
 
C’est sur la base de ces Engagements qu’elle a élaboré un Programme stratégique de développement durable qui a fait l’objet d’un large processus de consultation de la société civile.
Elle a adopté à ce moment un nouvel objectif « zéro émission de CO2 en 2050 ».
 
De plus, la Ville de Genève a rejoint en 2010 la Convention européenne des Maires qui s’engage à dépasser les objectifs climatiques et énergétiques de l’Union européenne d’ici 2020.
 
Ces objectifs consistent à diminuer de 20% la consommation d’énergie, à couvrir plus de 20% des besoins énergétiques par des énergies renouvelables, et à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre.
 
La Ville de Genève est très fière d’avoir pu, dès 2012, diminuer ses émissions de CO2 de plus de 20%.
 
J’ajoute que la promotion d’une économie inclusive, c’est-à-dire d’une économie de proximité, qui se veut responsable, sociale et solidaire, fait partie des objectifs de développement durable de la Ville de Genève.
 
Plusieurs activités sont développées dans ce cadre-là par un service de la Ville, le Service Agenda 21-Ville durable.
  
Ce service est notamment chargé de soutenir l’Economie sociale et solidaire, qui est un secteur économique privé à but non lucratif ou à lucrativité limitée, distinct de l'économie publique et de l'économie privée à but lucratif.
 
L’Economie sociale et solidaire base son action sur le respect de critères éthiques, sociaux et écologiques, en mettant l’accent sur la personne avant le profit.

La Chambre genevoise de l’Economie sociale et solidaire compte plus de 270 entreprises et organisations.
 
Pour la seule ville de Genève, l’économie sociale et solidaire représente environ 18'000 emplois, correspondant à près de 14'000 équivalents plein-temps.
 
Mesdames et Messieurs,

Nous sommes tous conscients que la résolution du problème du changement climatique n’ira pas sans une profonde transformation de nos manières de vivre, de produire et de consommer.
 
Il est urgent de trouver un modèle de croissance qui garantisse le respect de l’environnement.
 
Nous avons aujourd’hui les moyens de combattre le changement climatique.
 
Ce qui nous manque, c’est une vision et une volonté communes, une volonté politique de faire prévaloir le bien commun sur certains intérêts économiques et financiers qui dégradent délibérément  l’environnement.
 
Nous avons besoin d’ « une nouvelle solidarité universelle », comme le dit le pape François dans son encyclique sur la crise écologique.
 
Ce n’est pas un rêve romantique et naïf, mais la seule possibilité d’affronter le plus grand défi de notre temps.
 
Je vous remercie pour votre attention et je vous souhaite beaucoup de plaisir dans vos réflexions durant ces deux jours.

 

DSC_6978.jpg

DSC_7037.jpg

DSC_7038.jpg

DSC_7040.jpg

DSC_7055.jpg

DSC_7062.jpg

DSC_7074.jpg

DSC_7084.jpg

DSC_7093.jpg

DSC_7112.jpg

DSC_7122.jpg

DSC_7123.jpg

DSC_7125.jpg

DSC_7131.jpg

DSC_7135.jpg

DSC_7151.jpg

DSC_7154.jpg

DSC_7155.jpg

DSC_7156.jpg

DSC_7157.jpg

DSC_7158.jpg

DSC_7159.jpg

DSC_7160.jpg

DSC_7162.jpg

DSC_7164.jpg

DSC_7194.jpg

DSC_7215.jpg

DSC_7256.jpg

DSC_7309.jpg

DSC_7324.jpg

DSC_7328.jpg

DSC_7332.jpg

DSC_7336.jpg

DSC_7339.jpg

DSC_7345.jpg

DSC_7347.jpg

DSC_7351.jpg

DSC_7352.jpg

DSC_7354.jpg

DSC_7356.jpg

DSC_7358.jpg

DSC_7360.jpg

DSC_7362.jpg

DSC_7366.jpg

DSC_7367.jpg

DSC_7373.jpg

DSC_7457.jpg

DSC_7458.jpg

DSC_7480.jpg

DSC_7478.jpg

DSC_7082.jpg

 

05/10/2015

J'ai 70 ans

Club presse Suisse a organisé conférence de presse pour la jour A l'occasion du 70e anniversaire des Nations Unies, Genève organise une Journée Portes ouvertes qui se tiendra au Palais des Nations le samedi 24 octobre 2015. Cet événement est organisé avec le soutien des autorités suisses et proposera une multitudes d'activités telles que des concerts, expositions ou encore des visites guidées. L'un des points culminants de la Journée sera l'inauguration d'une nouvelle œuvre d'art de l'artiste italien Michelangelo Pistoletto, une sculpture intitulée "Renaissance" et composée de 193 pierres, une pour représenter chacun des 193 Etats membres de l'ONU.

A cet conférénce de presse  se sont  présentés ;  M. François Longchamp, président du Conseil d'Etat de Genève, M. Michael Møller, directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, M. Alexandre Fasel, chef de la Mission permanente de la Suisse auprès de l’ONU, Mme Esther Alder, Maire de Genève, M. Ivan Pictet, Président de la Fondation pour Genève, M. Michelangelo Pistoletto, Artiste italien, auteur de l'oeuvre "Renaissance" qui sera inaugurée dans le parc de l'Ariana le samedi 24 octobre 2015 et Monsieur Guy Metta, directeur Club suisse de la presse

 

DSC_6683.jpg


SAMEDI 24 OCTOBRE : LE PALAIS DES NATIONS OUVRE SES PORTES ET INVITE LE PUBLIC À VENIR CÉLÉBRER LE 70ÈME ANNIVERSAIRE DES NATIONS UNIES

Le Palais des Nations, siège de l’Office des Nations Unies à Genève, ouvrira ses portes au grand public le samedi 24 octobre 2015 à l’occasion du 70ème anniversaire des Nations Unies.

Portée par le thème « Une ONU forte pour un monde meilleur », la Journée Portes ouvertes sera un des événements phares organisés à l’échelle mondiale pour souligner l’anniversaire historique de l’organisation internationale créée à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale et composée aujourd’hui de 193 États membres.

Le Directeur général de l’ONUG, Michael Møller, se réjouit d’accueillir des milliers de personnes au Palais des Nations pour célébrer les réalisations des Nations Unies.  « En tant que centre opérationnel du système multilatéral, Genève est le siège de nombreuses agences onusiennes œuvrant pour la paix, les droits de l’homme et le bien-être.  Nous invitons le public à découvrir leurs activités et bien plus le 24 octobre », déclare-t-il.

De 10h00 à 17h00, les visiteurs pourront voir quelques-uns des splendides espaces du Palais des Nations, haut lieu de la diplomatie internationale qui accueille chaque année quelque 10’000 réunions.  En plus de la Salle des Assemblées et de la Salle des droits de l’homme et de l’alliance des civilisations, les visiteurs pourront découvrir le travail et les activités de plus de 80 missions permanentes et organisations onusiennes et internationales basées à Genève.

L’un des moments forts de la Journée : l’inauguration, à midi, d’une nouvelle œuvre d’art de l’artiste italien Michelangelo Pistoletto dans le parc de l’Ariana.  La sculpture, Rebirth, reprenant le symbole de l’infini, sera composée de 193 pierres représentant les États membres actuels des Nations Unies.  Le grand public est invité à participer à cette inauguration en présence des représentants de ces États membres présents à Genève, de l’artiste lui-même et d’autres personnalités et dignitaires.

Par ailleurs, de nombreuses activités seront proposées tout au long de la journée : visites guidées, expositions d’art et de photos, concerts, danse - dont un ballet présenté par le Grand Th éâtre de Genève - activités sportives, jeux et activités pour jeunes et moins jeunes.  La journée sera particulièrement haute en couleurs.  Le programme de la Journée est disponible à l’adresse suivante : www.onug.ch/portesouvertes

La Journée Portes ouvertes est organisée avec le soutien du pays hôte, des autorités genevoises et des membres de la famille onusienne basés à Genève.

Une navette assurera la correspondance entre la Gare Cornavin et la Place des Nations de 11h00 à 17h00 le samedi 24 octobre 2015, avec un départ toutes les 20 minutes.

Faits saillants de la Journée :

  • Plus de 80 stands, ainsi que des expositions photographiques et d’œuvres d’art
  • Inauguration d’une nouvelle sculpture dans le parc de l’Ariana, œuvre de l’artiste italien Michelangelo Pistoletto
  • Ballet, danse et concerts de musique classique et jazz
  • Visites guidées gratuites du Palais des Nations et de la Bibliothèque
  • Simulation 3D du plus grand accélérateur de particules du monde, le Grand collisionneur de hadrons du CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire
  • L’agence des Nations Unies pour les réfugiés montera une tente destinée à accueillir les réfugiés
  • Activit és et jeux pour les enfants – concours de dessins, marionnettes, cours de danse, jeux variés
  • Acheter vos timbres-poste personnalisés au comptoir de l’Administration postale des Nations Unies et envoyez une carte postale à vos amis et à vos proches


Note pour les rédactions :
Les éléments suivants peuvent être téléchargés depuis la page Internet suivante : http://bit.ly/1KOAVPF
Visuel de la Journée Portes ouvertes
Vidéo de promotion de 30 secondes sur la Journée Portes ouvertes
Images B-roll de M. Pistoletto et sa sculpture
Sélection de photos du Palais des Nations
Contacts pour la presse
Rhéal LeBlanc, Presse et relations externes, ONUG – rleblanc@unog.ch - 022 917 23 36 / 076  691 04 22 

 

DSC_6685.jpg

DSC_6689.jpg

DSC_6705.jpg

DSC_6711.jpg

DSC_6713.jpg

DSC_6725.jpg

DSC_6741.jpg

DSC_6748.jpg

DSC_6751.jpg

DSC_6754.jpg

DSC_6773.jpg

DSC_6780.jpg

DSC_6782.jpg

DSC_6792.jpg

DSC_6823.jpg

DSC_6846.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.   

Week-end de mobilisation

 La Communauté  Albanaise, Tunisienne et  kurde ont rencontré les candidates et candidats aux élections fédérales, Liliane Maury Pasquier et Robert Cramer ont organisé une journée d'action et de mobilisation à Genève et Berne. 

DSC_5720.jpg

DSC_5724.jpg

DSC_5728.jpg

DSC_5729.jpg

DSC_5741.jpg

DSC_5749.jpg

DSC_5753.jpg

DSC_5756.jpg

DSC_5770.jpg

DSC_5774.jpg

DSC_5777.jpg

DSC_5781.jpg

DSC_5795.jpg

DSC_5797.jpg

DSC_5818.jpg

DSC_5838.jpg

DSC_5863.jpg

DSC_5870.jpg

DSC_5883.jpg

DSC_5888.jpg

DSC_5902.jpg

DSC_5917.jpg

DSC_5951.jpg

DSC_5972.jpg

DSC_5989.jpg

Soirée rencontre débat entre les candidates et candidats aux élections nationales et  les membres de la communauté tunisiennes

 

DSC_6396.jpg

DSC_6399.jpg

DSC_6401.jpg

DSC_6407.jpg

DSC_6416.jpg

DSC_6419.jpg

DSC_6426.jpg

DSC_6436.jpg

DSC_6450.jpg

DSC_6453.jpg

DSC_6462.jpg

DSC_6463.jpg

DSC_6466.jpg

DSC_6468.jpg

DSC_6474.jpg

DSC_6475.jpg

DSC_6480.jpg

DSC_6489.jpg

DSC_6509.jpg

DSC_6513.jpg

DSC_6517.jpg

DSC_6520.jpg

DSC_6525.jpg

DSC_6529.jpg

DSC_6545.jpg

DSC_6547.jpg

DSC_6556.jpg

DSC_6566.jpg

 

Meeting de soutien au peuple Kurde

 

DSC_6579.jpg

DSC_6580.jpg

DSC_6591.jpg

DSC_6592.jpg

DSC_6596.jpg

DSC_6619.jpg

DSC_6621.jpg

DSC_6632.jpg

DSC_6642.jpg

DSC_6649.jpg

DSC_6657.jpg

DSC_6662.jpg

Mobilisation de Liliane Maury Pasquier et Robert Cramer  

DSC_6021.jpg

DSC_6032.jpg

DSC_6033.jpg

DSC_6045.jpg

DSC_6065.jpg

DSC_6069.jpg

DSC_6072.jpg

DSC_6090.jpg

DSC_6150.jpg

DSC_6158.jpg

DSC_6180.jpg

DSC_6184.jpg

DSC_6204.jpg

DSC_6215.jpg

DSC_6222.jpg

DSC_6229.jpg

DSC_6235.jpg

DSC_6246.jpg

DSC_6311.jpg

DSC_6315.jpg

DSC_6334.jpg

DSC_6384.jpg

 Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.   

03/10/2015

"Tes vêtements pour la dignité"

Vendredi après-midi, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le Grand Conseil en vieille ville pour une collecte d'habits et de chaussures en faveur du vestiaire social.
Cette action rejoint dans l'esprit l'appel lancé par le Parlement des jeunes, en partenariat avec Caritas Genève et le CSP, intitulé "Tes vêtements pour la dignité", Adressée aux jeunes genevois-e-s

Voir flyer en pièce jointe, et sur facebook:

https://www.facebook.com/vetementsdignite

 

DSC_5601.jpg

DSC_5607.jpg

DSC_5615.jpg

DSC_5616.jpg

DSC_5620.jpg

DSC_5624.jpg

DSC_5629.jpg

DSC_5631.jpg

DSC_5632.jpg

DSC_5634.jpg

DSC_5639.jpg

DSC_5645.jpg

DSC_5652.jpg

DSC_5662.jpg

DSC_5669.jpg

DSC_5672.jpg

DSC_5680.jpg

DSC_5683.jpg

DSC_5686.jpg

DSC_5691.jpg

DSC_5694.jpg

DSC_5705.jpg

DSC_5708.jpg

DSC_5716.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

24/09/2015

Exposition photos du 100ème commémoration du génocide arménien: J'y étais par Demir SÖNMEZ

Chère amie, cher ami,
vous êtes conviés demain au vernissage de mon exposition photos à l'Almacèn au 6 rue des Grottes.  Venez nombreux  boire le verre de l'amitié et découvrir mes photos sur un sujet qui me tiens beaucoup à cœur. "La 100ème commémoration du génocide arménien. L’exposition se poursuivra jusqu'à dimanche 27 septembre. 

Invitation Vernissager expo du 100ème  commémoration du génocide Armenien .jpg


En Arménie, Demir Sönmez a redécouvert une partie de ses racines. Chacune de ses images essaye d'entrer dans l'esprit des gens et des choses, du temps et de la pierre. Et de les illuminer. Que dire lorsqu'il a eu la chance de voir le Massis de l'autre part de l'Araxes: saisir l'Ararat depuis l'Arménie était un rêve qui s'est réalisé lors d'une occasion solennelle et de mémoire éternelle: le centenaire du Médz Yeghérn. Il l'a fait avec une coulisse particulière, qu'il a enrichi par sa présence: notre Groupe Parlementaire Suisse-Arménie.
Nous lui serons toujours profondémment reconnaissants.
Sarkis Shahinian, Secrétaire général du Groupe Parlementaire Suisse-Arménie.

 

=================================================
Exposition photos

“100ème commémoration du génocide arménien: J’y étais” par Demir SÖNMEZ

Vernissage vendredi de 1800 à 20h00

Samedi 26 septembre de 13h00 à 20h00

Dimanche 27 septembre de 13h00 à 18h00

à l’Almacén

6 rue des Grottes

1201 Genève

22/09/2015

Les Tamoules marchent pour la justice !

Plus  4000 Tamoules de différents pays européens se sont rassemblés ce matin parc des Cropettes à 11h00, appelés par les associations tamouls pour la justice.

Les manifestants ont défilé depuis la parc cropettes de Genève jusqu’à la place des Nations en agitant des drapeaux de l’Eelam tamoul, Ils ont défilé avec des banderoles et des pancartes en faveur de l’autodétermination du peuple tamoul et dénoncé les «génocidaires».

Les manifestants ont demandé la création d'un tribunal international pour juger les crimes de guerre commis en 2009 par les autorités du Sri Lanka.

 

DSC_5046.jpg

DSC_5073.jpg

DSC_5086.jpg

DSC_5106.jpg

DSC_5108.jpg

DSC_5113.jpg

DSC_5123.jpg

DSC_5129.jpg

DSC_5135.jpg

DSC_5142.jpg

DSC_5145.jpg

DSC_5147.jpg

DSC_5149.jpg

DSC_5154.jpg

DSC_5170.jpg

DSC_5187.jpg

DSC_5204.jpg

DSC_5196.jpg

DSC_5211.jpg

DSC_5212.jpg

DSC_5218.jpg

DSC_5221.jpg

 

DSC_5285.jpg

DISCOURS DU 21 SEPTEMBRE 2015 A GENEVE AVEC LA COLLABORATION DU CFTF.

BONJOUR A TOUTES ET à TOUS

.. ELORUKUM VANAKKAM

En ce jour de Manisfestation du Peuple Tamoul, le Comité des Femmes Tamoules de France s’adresse à toutes les femmes Tamoules ainsi qu’aux Défenseurs de Droits de l’Homme de l’ONU, afin qu’ils prennent conscience de la gravité de la situation au Sri Lanka..

Le Peuple Tamoul au Sri Lanka est victime des pires violations des Droits Humains par un Gouvernement dont la négligence et le mépris de ces Droits ont été documentés par les Organismes des Droits de l’Homme..

Depuis la fin de la guerre au Sri Lanka que deviennent les femmes Tamoules qui ont enduré des moments difficiles et qui portent en elles ce lourd fardeau en silence ? Soient aussi 70.000 veuves de guerre et 40.000 handicapées d’après guerre..

Toutes ces femmes qui ont été victimes de nombreuses violences et qui furent soumisent à des actes injurieux doivent savoir que dans cette douleur des femmes Kurdes.. des femmes Rwandaises.. des femmes de l’Inde et d’Afrique s’unissent pour lutter contre les viols et pour dénoncer les agressions et les discriminations qu’elles subissent.. .

Les dissimulations de viols au Sri Lanka ainsi que les représailles par les forces de sécurité sri lankaises ont suscité l’indignation de l’Organisation des Droits Humains concernant les femmes Tamoules qui ne sont plus en mesure de vivre dans le respect et dans la dignité.

La sécurité dans ce pays est gravement entravé..

Des organismes tel que Amnesty International.. Le Centre de Recherche sur les Femmes au Sri Lanka ainsi que l’Organisation Suisse d’Aide aux Réfugiés et d’autres organisations des Doits de l’Homme tel que Les Femmes pour la Paix ont lancé une campagne de soutien pour faire pression sur le gouvernement sri lankais, afin d’arreter et de poursuivre les soldats et les coupables de ces crimes sur ces femmes en tant que Crimes Contre l’Humanité ..

En faisant l’effort de présenter vos assaillants devant la justice pour la protestation contre les atrocitès commises par l’armée sri lankaise, vous briserez le silence de ce sentiment de honte et de culpabilité tout comme la stigmatisation que le viol engendre chez la femme et au sein de la famille, incitant de façon tacite ou explicite au suicide..

En vous exprimant, en apportant votre témoignage, sans dévoiler votre identité.. En denonçant vos agresseurs, vous ferez condamner les coupables de ces crimes de guerre.. En agissant vous épargnerez à d’autres femmes de subir les mêmes agressions car vous avez droit à la protection de l’ONU en tant que témoins et victimes de crimes de guerre..

Ceci aussi en mémoire  de..

- Kirushanthi KUMARASWAMY,  jeune étudiante de  18 ans  originaire de Jaffna, violée et tuée le 07 aout 1996 au point de contrôle de Kaithady par des soldats de l’armée sri lankaise ..   Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE

 

En mémoire de  ..

- Rajani VELAUTHAPILLAI, jeune femme de 22 ans, violée et tuée le 30 septembre 1996 au point de contrôle de Kondavil par des soldats de l’armée sri lankaise ..  Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE

 

A la mémoire de..

- Madame Murugesapillai KONESWARI, mère de famille de 45 ans, originaire de Batticaloa, violée et tuée devant son mari et ses enfants le 17 mai 1997 par des soldats de l’armée sri lankaise .. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

 

A la mémoire de..

- Carmelitta violée et tuée le 12 juillet 1999 dans le village de Pallimunai à Mannar Island     par des soldats de l’armée sri lankaise.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

 

A la mémoire de..

Isapriya, Journaliste à TamilNet et Combattante pour un Tamil Eelam libre violéé et tuée par des soldats de l’armée sri lankaise.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

Et à la mémoire de toutes les Combattantes Tamoules qui ont été faites prisonnières et qui ont été violées et tuées en cette date du 18 mai 2009..

Et n’oublions pas les 800 femmes  Tamoules a qui ils ont pratiqué une interruption volontaire de grossesse forcée en cette même année 2009.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

*Malgré la fin du conflit, l’ampleur de la violence spécifiquement dirigée contre les femmes et les filles reste préoccupante..

Cette violence condamnable par le Tribunal Criminel International est définie comme un acte politiquement motivé en violation des Droits Humains, un Crime Contre l’Humanité et un instrument de torture politique visant la démoralisation et l’humiliation du Peuple Tamoul et de la femme Tamoule ..

Le Code Pénal sri lankais proscrit également les viols et toutes autres formes d’abus et d’exploitation sexuelle mais le Gouvernement étant corrompu ces crimes restent largement impunis..

Nous savons qu’il est difficile d’exprimer la douleur du viol et pourtant c’est en agissant que vous pourrez aider votre peuple à lutter pour son indépendance comme toutes ces femmes Tamoules qui ont lutté et qui ont sacrifié leur vie telle Annai POOPATHY qui donna sa vie par une grève de la faim jusqu’à sa mort le 19 avril 1988..

Pour cela, prenez conscience que le destin est entre vos mains.. En faisant condamner les coupables  vous reprendrez confiance en vous .. Vous retrouverez confiance en votre Peuple.. Vous ne vivrez plus dans le silence car TOUS LES ETRES HUMAINS NAISSENT LIBRES ET EGAUX EN DROITS DANS LE RESPECT ET DANS LA DIGNITE..

NOUS VOUS REMERCIONS..

MIKKA NANRI

DSC_5264.jpg

 

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

21/09/2015

VIVA VIVALDI !

10 octobre 2015

Victoria Hall, Genève

l'Association AVETIS lance son nouveau projet, la série des concerts VIVA!

IND.png

VIVA VIVALDI 

Orchestre de chambre "Les solistes de Neuchâtel"
Sergey Ostrovsky, direction
Varduhi Khachatryan, mezzo-soprano
Astrig Siranossian, violoncelle
Chouchane Siranossian, violon

1viva vivaldi 2.jpg


Concert VIVA VIVALDI, où, outre les chefs d’œuvre du grand compositeur vénitien comme « Les quatre saisons », « Stabat Mater », Concerto pour violoncelle, etc, le public va découvrir les œuvres rares de Vivaldi, écrites sur le thème arménien et sur le roi d’Arménie, Tigran le Grand, interprétées par l'Orchestre de chambre "Les solistes de Neuchâtel" sous la direction de Sergey Ostrovsky, Varduhi Khachatryan, mezzo-soprano, Chouchane Siranossian, violon et Astrig Siranossian, violoncelle.
Bon concert!
www.avetis.ch

 

ALTERNATIBA LÉMAN 2015

Les photos de la Alternatiba  Léman:

festival transfrontalier des initiatives locales pour le climat et le bien vivre ensemble

DSC_3514.jpg

DSC_3358.jpg

DSC_3364.jpg

DSC_3367.jpg

DSC_3377.jpg

DSC_3381.jpg

DSC_3534.jpg

DSC_3667.jpg

DSC_3680.jpg

DSC_4093.jpg

DSC_4003.jpg

DSC_3645.jpg

DSC_3385.jpg

DSC_3407.jpg

DSC_3417.jpg

DSC_3420.jpg

DSC_3421.jpg

DSC_3427.jpg

DSC_3428.jpg

DSC_3431.jpg

DSC_3440.jpg

DSC_3448.jpg

DSC_3458.jpg

DSC_3467.jpg

DSC_3471.jpg

DSC_3477.jpg

DSC_3478.jpg

DSC_3482.jpg

DSC_3487.jpg

DSC_3490.jpg

DSC_3500.jpg

DSC_3504.jpg

DSC_3507.jpg

DSC_3519.jpg

DSC_3357.jpg

DSC_3526.jpg

DSC_3527.jpg

DSC_3529.jpg

DSC_3551.jpg

DSC_3574.jpg

DSC_3581.jpg

DSC_3584.jpg

DSC_3605.jpg

DSC_3606.jpg

DSC_3616.jpg

DSC_3632.jpg

DSC_3651.jpg

DSC_3657.jpg

DSC_3665.jpg

DSC_3673.jpg

DSC_4022.jpg

DSC_4040.jpg

DSC_4044.jpg

DSC_4069.jpg

DSC_4086.jpg

DSC_4089.jpg

DSC_4099.jpg

DSC_4105.jpg

DSC_4109.jpg

DSC_4204.jpg

DSC_4212.jpg

DSC_4227.jpg

DSC_4250.jpg

DSC_4707.jpg

DSC_4709.jpg

021_7582.jpg

021_7593.jpg

021_7601.jpg

021_7612.jpg

021_7614.jpg

021_7633.jpg

021_7649.jpg

021_7683.jpg

DSC_4715.jpg

DSC_4734.jpg

DSC_4749.jpg

DSC_4765.jpg

DSC_4783.jpg

 

Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/gallery/alternatiba-leman-2015/ 

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

20/09/2015

Vidéo, Vidéo, Vidéo, L'État espagnol se montre coupable de protéger un terroriste "djihadiste" responsable de la mort de nombreux kurdes de Syrie :

Vidéo, Vidéo, Vidéo

 

 


http://www.pydrojava.com/الأسبان-يطعمون-ارقى-الديمقراطيات-في-ا/

 

Selon l'annonce de la Page FB du "YPD"  - Parti d'Union Démocratique - (Syrie) :

 

Cet homme (Oussama Abdul Mohsen) est un terroriste "djihadiste", membre de "Jabhat Al-Nusra" qui est la branche d'Al Qaïda en Syrie. Voici un rapport en langue arabe qui parle de lui et précise comment il a fait fermer son compte FB couvert de drapeaux d'Al Qaïda et de slogans "djihadistes".

 

Voir la vidéo qui le démontre :

According to the announcement on YPD - Democratic Union Party (Syria) ,s page, This man( Usama Abdul Muhsen) . he was terrorist, and member of (Jabhat Al-Nusra) which is a Al-Qaeda branch in Syria. And here is a report in arabic talking about him and how he closed his facebook account, which was full of Al-qaeda's flag and it slogans. here is a the proof

 

 

19/09/2015

Welcome to refugees - Réfugiés bienvenus

Imaginez que vous deviez quitter la vie que vous avez passé votre existence à construire, n'emportant que quelques vêtements,  photos et peut-être le jouet favori de vos enfants et tout laisser derrière vous. Vous passerez par environ trois pays et traverserez la mer sur une barque de fortune.
 
Cela arrive pendant que vous lisez cet article à  des centaines de personnes qui doivent fuir leur pays de guerre et de mort.

"Personne ne choisit d'être un réfugié" c'est ça ou la mort. Ils ne demandent pas grand chose,  un franc, un habit ou un mot pour sensibiliser le monde.
Il y a déjà eu trop d'enfants noyés dans la mer. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas échoué sur une plage que nous ne devons rien faire.

Réveillons-nous maintenant et soyons solidaires.

 

DSC_3978.jpg

 

 

DSC_3869.jpg

DSC_3878.jpg

 


Imagine having to run away from the life you spent years building, grab a few clothes, pictures and may be your children's favourite toy, leave the rest! You will be walking across three countries minimum and cross the sea in a tiny old boat.. There's not much space for anything else.
 
This is happening as you read this article to hundreds of thousands of people escaping their countries from all the wars and deaths.
 
"No one chooses to be a refugee" but it's either that or death, they don't ask for much, one franc, one piece of clothing or even just a word to raise awareness is more than enough.

There has been enough babies drowning in the sea already, just because they didn't wash up on the beach doesn't mean we don't have to do something, let's wake up people and show our Solidarity.

The time is now

 

DSC_3889.jpg

DSC_3900.jpg

DSC_3920.jpg

DSC_3929.jpg

DSC_3981.jpg

DSC_3987.jpg

DSC_3998.jpg

DSC_3993.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 
Tous droits réservés
Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.
Pour toute demande, merci de me contacter.

FRAGMENTS: Le génocide des Arméniens et l’œuvre suisse vus par la presse

Association Fragments en collaboration avec la HEAD – Genève (Haute École d’art et de design), Filière Architecture d’intérieur
 
Et si nous laissions aux documents le soin de nous raconter l’Histoire ? Le centenaire du génocide des Arméniens, à Saint-Gervais, se commémore au travers des archives de la presse suisse. Les coupures de journaux exposées, sélectionnées parmi les milliers d’articles rédigés sur le sujet au début du siècle dernier, jettent sur les événements un éclairage de terrain. Précieux !

Reportages, descriptions des massacres, élans de solidarité, instigations de traités diplomatiques : le premier génocide de l’ère moderne a connu dans notre région, peut-être plus qu’ailleurs, des retentissements importants. Scénographiée par des étudiant-e-s de la HEAD, cette exposition vivante se veut un pont entre un passé qui n’est pas encore apaisé et notre présent peuplé d’histoires.


EXPOSITION: Entrée libre


16 SEPTEMBRE – 25 OCTOBRE 2015


Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h
Salles : Käthe Kollwitz, 1er étage + Robert Filliou, 2ème étage
www.saintgervais.ch

 

DSC_2666.jpg

DSC_2696.jpg

DSC_2714.jpg

DSC_2721.jpg

DSC_2745.jpg

DSC_2766.jpg

DSC_2774.jpg

DSC_2775.jpg

DSC_2777.jpg

DSC_2781.jpg

DSC_2787.jpg

DSC_2788.jpg

DSC_2792.jpg

DSC_2796.jpg

DSC_2797.jpg

DSC_2799.jpg

DSC_2811.jpg

DSC_2827.jpg

DSC_2829.jpg

DSC_2831.jpg

DSC_2835.jpg

DSC_2849.jpg

DSC_2864.jpg

DSC_2898.jpg

Discours de Madame Sévane Haroutunian

Mesdames et messieurs, chers invités, bonsoir,

L’association Fragments est très heureuse de vous accueillir ce soir et de vous présenter, à l’issue d’un long travail, l’exposition : Fragments. Le génocide des Arméniens et l’œuvre suisse vus par la presse.

C’est sur l’idée et l’initiative de Raffi Garibian que cette exposition est née et sous sa coordination qu’elle a pris forme jour après jour.

Le but de cette exposition, dont le titre est suffisamment explicite, je pense, n’est bien sûr pas de donner une vision exhaustive de l’histoire – exhaustivité par ailleurs impossible avec les sources que nous avons choisies comme base de recherche – mais de présenter une sélection d’articles basée sur deux lignes directrices : les événements ayant lieu dans l’Empire ottoman et la mobilisation se mettant en place en Suisse, d’une part pour montrer comment les événements sur place étaient perçus ici et d’autre part pour rappeler l’œuvre de soutien qu’ils ont suscités au sein de la population suisse.

Cette sélection se veut la plus représentative et fidèle possible de la vision de la presse suisse à ce moment historique, moment qui a créé un passé commun entre Arméniens et Suisses. Cela n’a pas été sans peine de sélectionner, parmi plusieurs milliers, les trente articles élus ; et nous ne pouvons qu’espérer qu’ils susciteront la curiosité chez certains d’aller fouiller par eux-mêmes ces sources qui sont très faciles d’accès depuis leur numérisation et mise en ligne.

En plus de dépoussiérer ces vieux articles, il a fallu également leur redonner vie et c’est grâce à Irma Cilacian, architecte, et son étudiante de la HEAD, Lisa Glatz, que nous avons pu relever ce défi. Le sujet a été proposé lors d’un workshop de la HEAD et il faut souligner que le challenge était grand de mettre en scène non pas des objets d’art, mais des objets de lecture. Au milieu de neufs candidats et projets tous intéressants et personnels, Lisa s’est distinguée : elle a su s’approprier non seulement l’histoire mais l’outil, le journal, et lui redonner corps dans toute sa valeur. Elle a su créer un dialogue entre contenu et contenant, une unité rare entre scénographie et objets exposés.

C’est l’ordre chronologique qui s’est imposé à nous comme parcours, permettant de traiter d’abord trois périodes distinctes : la période hamidienne, la période des Jeunes-Turcs, puis la période kémaliste. Il était bien sûr nécessaire d’aborder ensuite la problématique des traités de paix de la fin de la guerre, expliquant certaines tensions non résolues aujourd’hui encore ; puis finalement, en hommage à la Suisse et pour conclure sur une note un peu plus « heureuse », nous avons mis en avant l’aide suisse à travers le Foyer arménien de Begnins et Genève, Foyer qui a permis de redonner vie à de nombreux enfants, réfugiés, dont l’intégration a par la suite été parfaitement réussie.

Nous avons tenu à compléter cette exposition et les différentes thématiques abordées par un cycle de conférences, discussions et projection, programmé sur toute sa durée, mis en place par le travail considérable et les soins de Meda Khachatourian.

Cette exposition n’aurait pas été possible,  bien sûr, sans Saint-Gervais Genève le Théâtre, avec son directeur Philippe Macasdar et toute son équipe, qui nous a gracieusement mis à disposition les lieux.

Nous profitons de cette occasion pour remercier très chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué par leur aide précieuse à la réalisation de cette exposition et sans qui nous n’aurions pu donner jour à Fragments.

Pour terminer : ce que nous avons souhaité avant tout, tout au long de la mise en place de cette exposition, c’est proposer un voyage dans le temps, dans un moment d’histoire non pas seulement arménien et suisse, mais mondial et humain, un voyage à travers des articles de presse d’il y a cent ans, à travers des fragments pour permettre à tout un chacun de s’approprier ce moment d’histoire.

En espérant que vous prendrez le temps de vous asseoir et de vous approprier, à votre tour, journaux et histoire, nous vous souhaitons, mesdames et messieurs, une bonne lecture.

 

DSC_2909.jpg

DSC_2902.jpg

Discours de Madame Taline Garibian

Mesdames et messieurs, chers amis,

 « Nous redoutons la lassitude, puis le silence. Nous craignons le classement prématuré de la question arménienne dans les archives des États et dans celles de la société des Nations ».

C’est avec ces mots qu’Anthony Krafft-Bonnard essayait en 1930 d’attirer l’attention de ces concitoyens sur le sort réservés aux Arméniennes et aux Arméniens de l’Empire Ottoman pendant la Première Guerre Mondiale dans un texte intitulé Arménie. Justice et réparation. Fer de lance de l’œuvre suisse en faveur des Arméniens, le pasteur Krafft-Bonnard discerne déjà avec perspicacité ce danger, à la fois imminent et indistinct que représente le silence et sa conséquence première : l’oubli.

Il faut dire qu’il avait déjà fait preuve d’une certaine sagacité quelques années plus tôt lorsqu’il écrivait, je cite, l’ « oubli des faits ne peut que fausser les esprits et compromettre définitivement la victoire du droit dans le tragique problème arménien ».

Je pourrais ajouter à ces deux exemple un texte de 1935 appelé Pétrole, Arménie, Orphelins dans lequel, vous l’aurez compris, il dénonce l’industrie pétrolière et l’instabilité qu’elle engendre au Moyen-Orient et ce notamment au détriment du peuple arménien.

Au-delà des capacités quasi prophétiques du pasteur Krafft-Bonnard, je crois qu’il faut souligner la persistance de certains enjeux historiques et politiques. Parce qu’à l’extermination du peuple succède la politique du déni, celle qui, encore un siècle après, d’Istanbul à Genève, en passant parfois par Berne, s’acharne à imposer le silence et à empêcher méthodiquement qu’aucune lumière ne vienne éclairer l’histoire.

Le silence et l’oubli que redoute le pasteur et auxquels on peut rajouter aujourd’hui l’obscurité ne sont pourtant pas une fatalité et la multitude d’événements consacrés au Génocide des Arméniens en cette année de centenaire est là pour le rappeler. Et si la question arménienne peut sembler trop souvent enfouie dans les archives des états et dans celles de la Société des Nations, il ne tient qu’à nous de les en ressortir !  

C’est, à mon sens, ce que doit montrer une exposition comme celle que nous vous présentons aujourd’hui.

Alors que la reconnaissance du Génocide des Arméniens rencontre un siècle après les faits une opposition encore vive et offensive et que les témoins de l’époque ne sont plus là pour raconter, les documents restent, parlent et suffisent à rapporter les faits.

Les articles de presses décrivent ce qui fait l’actualité d’une époque. Bien sûr la forme journalistique a bien changé. Le vocabulaire utilisé semble parfois désuet et les images sont extrêmement rares, pour ne pas dire inexistantes. Pourtant, hier comme aujourd’hui des dépêches de l’ATS tombent chaque jour et des comptes rendu précis des événements sur place paraissaient. Ces récits, souvent repris d’un journal à l’autre ont indéniablement, en leur temps, fait une sorte de buzz, si vous me permettez ce petit anachronisme, à l’image de la pétition qui en 1897 a réunit près d’un demi million de signature.

Alors au delà du buzz qui ne dure que le temps d’un instant, nous souhaitons vivement que cette exposition permette de réfléchir à ce génocide bien sûr, à l’exil aussi et, peut être surtout, au vaste élan de solidarité et d’accueil qu’il a déclenché. Parce qu’il s’agit évidemment de l’histoire de ce qui fit, il y a un siècle, l’actualité suisse mais on doit aussi malheureusement penser à l’actualité de cette histoire.

Je vous remercie.

 

DSC_2925.jpg

DSC_2912.jpg

DSC_2929.jpg

Discours de Madame Hasmik Tolmajian, Ministre plénipotentiaire de l’Ambassade de la République d’Arménie à Genève.

 

Monsieur le Conseiller,

Monsieur le Directeur,

Chers Amis,

Ce n’est pas une exposition ordinaire qui nous réunit aujourd’hui. C’est l’Histoire des horreurs, c’est l’histoire d’un enfer, l’histoire d’un crime ultime qui se dresse devant nous, vivante, cruelle, qui se raconte à travers ces puissants et précieux témoins centenaires.

Elle démontre le très large retentissement en Suisse des événements qui se sont produits en Turquie lors de la Première Guerre mondiale, des événements qui devraient être qualifié plus tard comme le 1er Génocide du 20ème siècle et servir de base pour l’invention et la définition de ce terme néologique.

Ces fragments de la presse helvétique frappent par leur suivi minutieux de ces horreurs, leurs indications et descriptions précises, leurs reportages riches, leurs chroniques détaillées, la justesse et profondeur de l’analyse, par la parfaite connaissance du terrain, mais aussi des enjeux géopolitiques et des jeux diplomatiques autour de la question arménienne.

Ils décrivent déjà les atrocités turques commises à l’encontre des Arméniens et leur patrimoine culturel et religieux comme un crime contre l’humanité, un crime contre la culture, un crime contre la civilisation. Ils soulignent déjà la nécessité d’une justice devant l’histoire et mettent en garde contre les tentatives de minimiser l’ampleur et la cruauté de ce crime (on ne parle pas encore des tentatives de négationnisme, ce terme n’existant pas encore !).

La Gazette de Lausanne, sous le titre « La destruction d’un peuple », écrivait en 1916 « Cette fois nous approchons de la fin. Il est peu probable qu’on parle à l’avenir des massacres arméniens en Turquie, car tout ce qu’il restait de l’ancien peuple simple, énergique, confiant, tout est détruit… »

Déjà en 1920, avant même la conférence de Lausanne, la Sentinelle titrant son éditorial « Le crime des puissances » s’indignait « parmi tant d’événements révoltants, il y en a aucun de plus répugnant que la manière dont les grandes puissances ont traité l’Arménie depuis qu’elles ont reconnu son indépendance sur le papier. On a créé une petite république arménienne au Caucase, mais on a tout fait pour la laisser écraser… ».

Ces témoins authentiques du passé reflètent aussi le très grand mouvement de solidarité qui a lié le peuple suisse au peuple arménien, à jamais. Une solidarité qui a porté à la fameuse pétition de 1896, dont le nombre de signatures reste à ce jour le record absolu de la démocratie suisse (500'000 signatures pour une population d’environ 3 millions à l’époque). Ce mouvement de solidarité qui englobait la Confédération helvétique tout entière – Genève, Lausanne, Berne, Zurich, Bale, Neuchâtel, le Jura Bernois, la Suisse Orientale, s’est concrétisé avec la création du Foyer arménien de Begnins par le Pasteur Anthony Krafft-Bonnard après le génocide, et qui a formé le premier noyau de la communauté arménienne de Suisse.

Aujourd’hui encore, c’est avec une reconnaissance profonde que nous lisons ces lignes parues dans la presse suisse, il y a plus de cent ans  : « Nous nous associons de plus profond de note cœur indigné et révolté au mouvement de protestation provoqué en Suisse pour mettre fin aux atrocités qui ensanglantent l’Empire Ottoman et nous sommes fiers de penser que cette initiative généreuse a pris naissance dans notre pays, grand plus que jamais par le cœur de ceux qui l’habitent.

De nombreux Arméniens rescapés du Génocide ont choisi comme terre d’accueil ce pays grand par le cœur de ceux qui l’habitent. Ils lui ont exprimé leur gratitude en lui apportant, à leur tour, leur cœur, leur dévouement, leur travail acharné. Ils sont devenus acteurs du développement de la Suisse, acteurs de l’amitié entre l’Arménie et la Suisse.

Je voudrais remercier très chaleureusement le Théâtre Saint-Gervais d’avoir accueilli cette exposition,  Raffi Garibian, pour cette initiative, l’équipe des jeunes chercheurs, les commissaires – Taline Garibian et Sévane Haroutunian, qui ont fait un travail remarquable symbolisant ainsi la relève par la jeune génération, sans oublier la Haute Ecole de Design, la HEAD avec la filière architecture d’intérieur, en particulier Irma Gandolfi-Cilacian et Lisa Glatz pour la scénographie, Meda Khachatourian et tous ceux qui ont apporté leur contribution à sa réalisation.     

Le droit des victimes et de leurs descendants à la mémoire et à la dignité, la lutte contre l’impunité, la condamnation des tentatives de négation et de justification du Génocide sont essentiels pour la justice, mais aussi pour que de tels crimes ne se reproduisent plus jamais et pour rendre possible la réconciliation des peuples.

C’est avec cette conviction que l’Arménie avait pris l’initiative de présenter ici, à Genève, au Conseil des droits de l’homme, le 27 mars dernier, la résolution pour la prévention du Génocide. Elle a été adoptée par consensus, avec le coparrainage de 72 pays. Par cette résolution, le Conseil des droits de l’homme s’adressait aussi à l’Assemblée Générale des Nations Unies en demandant de proclamer le 9 décembre – le jour de l’adoption de la Convention internationale pour la prévention du Génocide – « Journée internationale de commémoration et de dignité des victimes des génocide ». Faisant suite à cette résolution, vendredi dernier, le 11 septembre, l’Assemblée Générale a entériné cette Journée par une résolution, adoptée par consensus.

Il y a cent ans, la Gazette de Lausanne écrivait « C’était une nation qui avait remis la réalisation de ses désirs profonds à un avenir lointaine, au temps heureux où le règne de la justice s’établirait sur la terre. Dans le présent il ne voulait que le droit de vivre… ».

En 1915 ce peuple, mon peuple, a été cruellement privé de son présent, privé de son droit de vivre, mais j’espère et je crois en ces temps heureux où la justice s’établira sur la terre pour permettre la réalisation de ses rêves. 

DSC_2943.jpg

DSC_2934.jpg

DSC_2945.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 
Tous droits réservés
Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.
Pour toute demande, merci de me contacter.

17/09/2015

Nelson Mandela à Genève

Les hommages à Mandela continuent à travers le monde deux ans après son décès. Le dernier en date vient de voir le jour aujourd'hui avec l'inauguration d'un mémorial au parc Rigot. A la place d'une statue, le jeune artiste de 26 ans qui l'a conçu a préféré installer 4m2 de mâts censés nous rappeler les barreaux de prison qui ont enfermé le célèbre prisonnier pendant 27 ans.

Léonard de Muralt,  étudiant à la Haute école d’art et de design (HEAD). Au terme du concours, c’est son projet «Hating only harms the hater» (la haine nuit seulement à celui qui hait) qui a été retenu par un jury composé de personnalités politiques genevoises, de représentants de la Genève internationale et d’artistes.

A cet inauguration se sont  présentés ;  M. François Longchamp, président du Conseil d'Etat de Genève,M. Antoine Barde Préside Grand Conseil M. Jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD – Genève ,M. Michael Møller, directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, M. Alexandre Fasel, chef de la Mission permanente de la Suisse auprès de l’ONU et des autres organisations internationales à Genève,S.E. Monsieur l'Ambassadeur Abdul Samad Minty, Mission permanente de l'Afrique du Sud auprès de l'ONUG et les autres organisations internationales, M. Carlos Medeiros, président du Conseil municipal en Ville de Genève.  M. Rémy Pagani, conseiller administratif de la Ville de Genève en charge duDépartement des constructions et de l'aménagement et l'artiste étudiant et M. Léonard de Muralt  lauréat du concours « Hommage à Nelson Mandela ».

 

DSC_3212.jpg

 

 

DSC_2970.jpg

DSC_2981.jpg

DSC_2990.jpg

DSC_2993.jpg

DSC_3002.jpg

DSC_3005.jpg

DSC_3008.jpg

DSC_3010.jpg

DSC_3011.jpg

DSC_3017.jpg

DSC_3028.jpg

DSC_3032.jpg

DSC_3036.jpg

DSC_3041.jpg

DSC_3048.jpg

DSC_3053.jpg

DSC_3056.jpg

DSC_3059.jpg

DSC_3065.jpg

DSC_3079.jpg

DSC_3087.jpg

DSC_3100.jpg

DSC_3105.jpg

DSC_3111.jpg

DSC_3127.jpg

DSC_3139.jpg

DSC_3160.jpg

DSC_3170.jpg

DSC_3193.jpg


Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 
Tous droits réservés
Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.
Pour toute demande, merci de me contacter.

15/09/2015

Hommage aux lanceurs d'alerte sur la place des Nations

Vernissage des sculptures en hommage aux défenseurs de la liberté, Assange, Snowden et Manning sur la place des Nations

Vous avez jusqu’à vendredi 18 septembre pour admirer et photographier les figures en bronze de Julian Assange, Chelsea Manning et Edward Snowden qui sont actuellement exposées sur la Place des Nations. Trois héros modernes qui incarnent le courage et l’audace contre le mensonge d’Etat. Merci au sculpteur italien Davide Dormino pour cette belle oeuvre et dommage de la voir partir ce vendredi alors qu’elle a toute sa place à Genève.

 

L1004083.jpg

L1004115.jpg

L1004118.jpg

L1004126.jpg

L1004129.jpg

Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/gallery/hommage-aux-defenseurs-de-la-liberte-assange-snowden-et-manning-sur-la-place-des-nations/

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ.
Tous droits réservés
Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.
Pour toute demande, merci de me contacter.

13/09/2015

Genève: plusieurs centaines manifestants pour soutenir les réfugiés

Dans le cadre de la journée de mobilisation internationale «Europe says welcome!» plus de 700 manifestants ont défilé cet après-midi dans les rues de Genève pour soutenir les réfugiés. Le mot d’ordre en Suisse:  «Ouvrons les frontières, protégeons les migrants”. Manifestation de solidarité envers les réfugiés, organisée par plusieurs associations, partis politiques et syndicats. Un cortège de plus de 700 personnes à parcouru Genève de la Place de Neuve au siège de l'UNHCR

 

DSC_2210.jpg

DSC_2207.jpg

DSC_2248.jpg

DSC_2195.jpg

DSC_2197.jpg

DSC_2204.jpg

DSC_2229.jpg

DSC_2242.jpg

DSC_2243.jpg

DSC_2247.jpg

DSC_2259.jpg

DSC_2264.jpg

DSC_2271.jpg

DSC_2285.jpg

DSC_2307.jpg

DSC_2310.jpg

DSC_2319.jpg

DSC_2324.jpg

DSC_2325.jpg

DSC_2329.jpg

DSC_2345.jpg

DSC_2359.jpg

DSC_2366.jpg

DSC_2369.jpg

DSC_2371.jpg

DSC_2376.jpg

DSC_2379.jpg

DSC_2384.jpg

DSC_2386.jpg

L1004045.jpg

L1004047.jpg

L1004055.jpg

L1004056.jpg

L1004058.jpg

L1004060.jpg

L1004063.jpg

L1004067.jpg

L1004069.jpg

L1004071.jpg

L1004073.jpg

Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/gallery/la-journee-de-mobilisation-internationale-europe-says-welcome-2/

 

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

11/09/2015

Journée mondiale de prévention du suicide

Les photos de la traditionnelle soirée de STOP SUICIDE au Bateau Genève

 

DSC_1982.jpg

DSC_1987.jpg

DSC_1989.jpg

DSC_1992.jpg

DSC_1995.jpg

DSC_1998.jpg

DSC_2004.jpg

DSC_2011.jpg

DSC_2016.jpg

DSC_2020.jpg

DSC_2023.jpg

DSC_2026.jpg

DSC_2027.jpg

DSC_2031.jpg

DSC_2032.jpg

DSC_2034.jpg

DSC_2043.jpg

DSC_2045.jpg

DSC_2049.jpg

DSC_2053.jpg

DSC_2055.jpg

DSC_2076.jpg

DSC_2079.jpg

DSC_2086.jpg

DSC_2107.jpg

DSC_2108.jpg

DSC_2110.jpg

DSC_2112.jpg

DSC_2115.jpg

DSC_2119.jpg

DSC_2121.jpg

DSC_2123.jpg

DSC_2126.jpg

DSC_2134.jpg

DSC_2137.jpg

DSC_2138.jpg

DSC_2140.jpg

DSC_2144.jpg

DSC_2146.jpg

DSC_2147.jpg

DSC_2157.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

 

10/09/2015

STOP SUICIDE 2015: Là pour toi

15 ANS DE MOBILISATION


« En 15 ans l’action de STOP SUICIDE a diamétralement modifié le regard porté sur la prévention du suicide des jeunes romands. »

Fabienne Bugnon, marraine de STOP SUICIDE depuis sa création

Historique


Début 2000, des collégiens genevois sont confrontés à l’omerta qui entoure le suicide d’un de leurs amis. Ils font face au tabou des adultes – professeurs, parents, politiques - alors qu’eux éprouvent le besoin d’en parler et d’affronter cette terrible réalité. S’en suit l’organisation d’une marche silencieuse à travers Genève qui réunit plus de 200 personnes. Profitant de cet élan en faveur de la prévention, un groupe de collégiens fonde l’association STOP SUICIDE.

Il y a 15 ans, personne ne voulait parler du suicide des jeunes. Pourtant, seul ledialogue permet de rompre l’isolement, de prendre en compte la crise suicidaire d’un jeune, dedéconstruire les idées reçues et les mythes sur le suicide.

Evolution


Progressivement, le groupe de collégiens bénévoles s’est transformé en une équipe de jeunes professionnels engagés sur différents aspects de la prévention du suicide des jeunes. Tout au long de l’année, l’association anime des ateliers de sensibilisation auprès des jeunes (foyers, écoles, maisons de quartier, etc.), et promeut la prévention auprès des journalistes, des politiques et de tous les acteurs du réseau santé-social.

Grâce à des partenariats variés, à l’engagement de son équipe et du comité, à la création de campagnes percutantes, STOP SUICIDE a gagné en légitimité. L’association est désormais reconnue comme un acteur-clé dans la prévention du suicide des jeunes en Suisse Romande.

2015 marque un tournant dans la diffusion de la campagne grâce à de nouveaux soutiens.

Plusieurs cantons nous aident à diffuser la campagne dans les établissements scolaires (GE, FR), auprès des médecins et pharmaciens (VD) et des communes (NE). En 10 ans, le nombre de communes participant à la campagne est passé de 16 à 105, et le nombre de cantons de 1 à 6 !

STOP SUICIDE diffuse son matériel de prévention auprès des jeunes avec l’aide d’associations estudiantines, du relais des enseignants-es et doyens-nes, de structures de prévention, de professionnels de la santé, d’acteurs socioculturels ou lors d’actions de terrain.


EVENEMENTS
La campagne se déroulera du 3 septembre au 3 décembre en Suisse romande. Afin d’attirer la curiosité du public et de faire de la prévention autrement, nous proposons des évènements mixant culture, art et échanges avec le public.

10.09.15 : SOIREE OFFICIELLE 10 SEPTEMBRE

Bateau, Genève, 19h – 00h

La traditionnelle soirée de STOP SUICIDE aura lieu au Bateau Genève. Le Jet d’eau sera illuminé en rouge pour marquer la Journée mondiale de prévention du suicide. Ouvert à toutes et à tous, cette soirée sera placée sous le signe de la curiosité et du partage.

Elle proposera plusieurs découvertes : exposition « le suicide en face », performance artistique de deux jeunes genevoises, stand photo #lapourtoi. Trois témoins s’exprimeront sur « les jeunes dans la prévention » et seront suivis d’un apéritif dinatoire et du concert de Groovah (funk, groove, latin). Les DJs Fuckingreatimes prendront la relève jusqu’à la fermeture !

10.09 au 13.09.15 : MOBILISATION POUR L’ACTION 72 HEURES

Genève, Fribourg, Lausanne

Nous proposons de faire le pont entre réel et virtuel en créant une chaîne de prévention participative à l’aide du #lapourtoi et des objets de prévention développés. Nous lancerons notre action le 10 septembre au Bateau Genève, investiront, à l’aide de jeunes bénévoles, les centres villes de Fribourg (11) puis de Lausanne (12) pour terminer à Genève (13).

26.09.15 : PLAINE DE JEUNES

Plaine de Plainpalais, 11h – 20h

STOP SUICIDE tiendra un stand lors de l’événement Plaine de Jeunes, qui réunira 60 associations de jeunesse.

02.10.15 : CONTES A S’AIMER

Atelier Mademoiselle F, Crassier, Vaud, 20h

3 contes ont été créés autour de la campagne. Ils seront joués par Loraine Pernet et Fabienne Penseyres et seront suivis d’un échange avec le public.

NOVEMBRE : DES MAUX DE SOLITUDE

Pièce de théâtre-danse créée et jouée par une jeune troupe de Plan-les-Ouates.

03.12.15 SOIREE DES 15 ANS

Programme à venir !

Pour informations:

http://www.stopsuicide.ch/site/10septembre

DSC_1050.jpgDSC_1008.jpg

DSC_1013.jpg

DSC_1019.jpg

DSC_1025.jpg

DSC_1028.jpg

DSC_1031.jpg

DSC_1035.jpg

DSC_1039.jpg

DSC_1043.jpg

DSC_1046.jpg

DSC_1058.jpg

DSC_1069.jpg

DSC_1071.jpg

DSC_1073.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

 

06/09/2015

Sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève à la Bernex

Le samedi 5 septembre, c’est la date qu’a choisi le Conseil municipal pour sa sortie annuelle. Le choix  s’est porté sur Bernex, lieu de naturalisation de Carlos Saraiva Medeiros, Président du Conseil municipal de la Ville de Genève.

DSC_3544.jpg

Un parcours hors du commun de Carlos Medeiros né en 1965 à Lisbonne. Il a 10 ans lorsqu’éclate la révolution des œillets, qui met fin à la dictature de Salazar au Portugal. Adolescent, c’est au parti le plus à droite du parlement qu’il adhère. Plusieurs fois, l’élu MCG a laissé transparaître sa nostalgie de l’ordre qui régnait sous la dictature.

En 1987, il émigre en Suisse, «avec 300 francs en poche» et sans parler un mot de français. A Genève, il enchaîne les emplois mal rémunérés. L’homme est un bosseur et se fait peu à peu une place. Il ouvre notamment un bistrot puis, plus tard, fonde son entreprise dans le secteur de la vente.

Sa carrière politique débute en 2005, lorsqu’il adhère au MCG, qui vient d’être créé. Vice-président du parti cantonal, il préside la section Ville. Il est député au Grand Conseil depuis 2013 et conseiller municipal avant d’être élu Président du Conseil municipal de la Ville de Genève

 

DSC_3229.jpg

DSC_3244.jpg

DSC_3267.jpg

DSC_3285.jpg

DSC_3290.jpg

DSC_3312.jpg

DSC_3315.jpg

DSC_3326.jpg

DSC_3338.jpg

DSC_3345.jpg

DSC_3349.jpg

DSC_3367.jpg

DSC_3396.jpg

DSC_3408.jpg

DSC_3414.jpg

DSC_3422.jpg

DSC_3441.jpg

DSC_3450.jpg

DSC_3475.jpg

DSC_3483.jpg

DSC_3497.jpg

DSC_3499.jpg

DSC_3510.jpg

DSC_3518.jpg

DSC_3526.jpg

DSC_3533.jpg

DSC_3548.jpg

DSC_3566.jpg

DSC_3587.jpg

DSC_3594.jpg

DSC_3597.jpg

DSC_3605.jpg

DSC_3612.jpg

DSC_3615.jpg

DSC_3624.jpg

DSC_3641.jpg

DSC_3663.jpg

DSC_3668.jpg

DSC_3699.jpg

DSC_3708.jpg

DSC_3711.jpg

DSC_3765.jpg

DSC_3773.jpg

DSC_3776.jpg

DSC_3801.jpg

DSC_3814.jpg

DSC_3824.jpg

DSC_3829.jpg

DSC_3840.jpg

DSC_3879.jpg

DSC_3883.jpg

DSC_3912.jpg

DSC_3924.jpg

DSC_3952.jpg

DSC_4027.jpg

DSC_4037.jpg

 

Pour voir la suite des photos ->

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.465695950275746...

 

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

 

 

05/09/2015

Pour Aylan et les autres: des genevois font entendre une voix citoyenne de soutien aux demandeurs d'asile

Plus de 300 personnes se sont réunies ce vendredi soir a la Place Neuve pour un rassemblement de soutien aux réfugiés et contre la politique migratoire des États européens et de la Suisse en matière de réfugiés. La mobilisation a été annoncée  spontanément jeudi sur les réseaux sociaux, après la découverte du corps et des images d’Aylan, un Syrien de 3 ans gisant sur une plage de Turquie. 

DSC_1715.jpg

 

DSC_1313.jpg

 

DSC_1316.jpg

DSC_1329.jpg

DSC_1373.jpg

DSC_1382.jpg

DSC_1393.jpg

DSC_1398.jpg

DSC_1406.jpg

DSC_1412.jpg

DSC_1425.jpg

DSC_1437.jpg

Des enfants qui meurent en tentant de rejoindre l'Europe, il y en a presque tous les jours.

Chaque semaine, depuis plusieurs années, des photos d’enfants noyés sur les rives de la Méditerranée sont prises. Ces images, terribles, sont relativement accessibles.

C'est la banalité du mal : gavés d'images, nous détournons les yeux et nous occupons d'autre chose.

Mais rarement une photo, par sa composition, n'a dégagé une telle puissance dramatique. Ainsi comme vous, la photo d’Aylan, nous l'avons reçue comme un coup de poing dans le ventre.
Malgré la prolifération des images, nous n'étions pas préparées à la voir.
 
Elle nous a prises par surprise. Nous avons reconnu un petit corps et des petits pieds semblables à nos petits garçons lorsqu'ils sont dans l'abandon du sommeil.
 
Nous n'avons pu réprimer des sanglots de désespoir et d'impuissance devant l'horreur.

Nous n'avions pas, dans l'immédiat, le coeur à passer à autre chose.
 
Ce rassemblement a lieu pour que cette image terrible ne soit pas oubliée de sitôt.
 
Combien d’enfants ont été perdus pendant des traversées…
Combien d'enfants aussi, sont arrivés seuls au monde…  

Cet été, mon petit garçon à moi a joué, pendant de belles journées ensoleillées, avec son seau, sa pelle, son ballon, sur le sable d’une plage de Méditerranée, sur une rive italienne sur laquelle d'autres petits débarquent par la mer, la nuit ou au petit matin, dans l'obscurité et le froid.

Nos enfants nous jugerons un jour sur l'attitude que nous avons envers les gens qui demandent une protection et sont prêts à venir construire l’avenir des pays qui les accueillent.
 
Nos enfants nous jugeront sur les murs que nous avons érigés à nos frontières.

Nous refusons d'écouter les contre-vérités propagées par l'extrême-droite, et ceux qui voient les étrangers comme un problème ou un danger.

Nous trouvons leur discours insupportable, toxique, il nous brûle les oreilles.

Nous demandons à nos dirigeants politiques, à nos parlements et aux partis politiques d'avoir le courage de s'affranchir totalement des idées propagées par les milieux xénophobes.

Nous demandons à nos dirigeants et à nos parlements, en cette rentrée politique 2015, de mettre un terme à cette politique d'immigration qui consiste à mettre des bâtons dans les roues à l'intégration, et au contraire :
-      d'encourager les actions citoyennes,
-      la solidarité,
-      l'accueil des réfugiés aussi bien chez l'habitant que dans des structures mises en place.

Nous demandons, purement et simplement, qu'une partie des ressources données à la défense soit mise au service de l'accueil des populations.

Nous demandons que les autorités et les parlements, au lieu de refuser l'immigration, l'organise.

Nous demandons aux organes et aux portes-paroles des diverses communautés religieuses d'user de la grande influence qui est la leur afin d'encourager les mouvements d'entraide et d'accueil des personnes.

Ces gens ont besoin de nous, mais nous avons aussi besoin d'eux.

Nous souhaitons une libre circulation effective, pas à deux vitesses, afin que les petits enfants comme Aylan puisse traverser les mers et les frontières en toute sécurité.

Nous demandons la régulation du marché du travail, qui doit accompagner la libre circulation.

Nous refusons que des murs soient érigés en nos noms.

Nous, citoyens, attendons une démonstration de courage politique. La Suisse peut faire beaucoup plus et beaucoup mieux . Elle a l'impératif d'agir.

Il est temps d'ouvrir les frontières .

DSC_1466.jpgDSC_1414.jpgDSC_1489.jpg

sont pas une fatalité, ils sont le résultats de choix politiques !

La politique migratoire ultra répressive de l’Europe et de la Suisse poussent les migrant-e-s à emprunter des chemins toujours plus dangereux et alimente des réseaux mafieux de passeurs sans scrupule. Cette politique doit  être fermement combattue car elle n’est pas seulement inefficace elle est criminelle.
 
Pour justifier l’injustifiable, une véritable propagande de déshumanisation des migrant-e-s a été mise en place. Le lexique utilisé est celui des catastrophes naturelles, on parle de « déferlante », de « tsunami » et j’en passe. Si l’image d’Aylan a créé une onde de choc c’est parce qu’elle nous rappelle que ce sont des humains qui sont désignés sous ces termes, que ce sont des humains qui sont visés par des vagues d’arrestation et d’incarcération, que ce sont des humains qui meurent par milliers sur la route de l’Europe, en mer, dans les camions ou dans les centres de détention.

Nous avons donc le devoir aujourd’hui de condamner la politique de la Suisse en la matière.

En ce moment à Genève, une prison est sur le point d’être achevée construite dans le seul but d’incarcérer des migrant-e-s n’ayant commis aucun autre crime que celui de ne pas détenir les bons papiers.
Hier encore Amine a été renvoyé ligoté et encasqué par vol spécial.

En ce moment Mohamed est en grève de la faim pour protester contre son renvoi forcé,  il disparaît chaque jour un peu plus.
 
Oui,  en Suisse aussi, la politique migratoire sécuritaire, raciste et répressive fait des victimes. Les accords Dublin dont la Suisse est signataire servent de pretexte pour débouter les migrant-e-s vers le premier pays d’accueil européen sans tenir compte des conditions qui les attendent dans ces pays.

Alors que le nombre de femmes, d’hommes et d’enfants fuyant les privations et les répressions est en augmentation,  alors que les demandes d’asile dans les ambassades suisses à l’étranger ont été supprimées, Simonetta Sommaruga  mise sur une politique migratoire répressive : diminution drastique de l’asile, déboutements plus rapides, renvois plus nombreux et doublement des places de détention administratives.

Alors oui l’heure est à la colère. Contre un racisme d’état. Contre un politique criminelle. L’heure est à la colère et  à la révolte. A la suite des migrants de No Bunkers qui ont refusé leur traitement inhumain il est important de continuer la lutte pour la dignité de toutes et tous. Pour que plus jamais la mer ne charrie les corps d’innocents morts sur la route de l’Europe.

 

DSC_1439.jpg

DSC_1453.jpg

DSC_1468.jpg

DSC_1473.jpg

DSC_1481.jpg

DSC_1502.jpg

DSC_1508.jpg

Allocution d’Aldo Brina,Aldo Brina, chargé d’information sur l’asile, CSP

« Je travaille dans une association qui défend les réfugié-e-s. Dans notre pratique quotidienne, nous déposons beaucoup de demandes de visas humanitaires ou de regroupement familial pour les réfugié-e-s qui sont en Suisse, et dont les proches sont encore de l’autre côté de la mer. Jusqu’à peu encore nous pouvions faire des demandes d’asile par les ambassades, mais comme vous le savez cette possibilité a été supprimée en 2012, et ce malgré un référendum que nous avons par la suite sèchement perdu. Cette procédure avait pourtant permis de sauver près de 2’600 vies en 30 ans. Des personnes qui avaient pu voyager saines et sauves vers notre pays.

Inutile de vous dire que la plupart des demandes que nous déposons aujourd’hui pour des gens à l’étranger, notamment celles de visas humanitaires, sont refusées. Y compris pour des Syrien-ne-s qui ont de la famille en Suisse. Ces refus, et plus généralement l’absence de voies légales pour se rendre en Europe, contraignent celles et ceux qui doivent fuir leur pays à entreprendre un dangereux voyage. Il me semblait important ici de témoigner au nom des professionnel-le-s de terrain, que le jeune Aylan n’est malheureusement que le symbole ultra-médiatisé d’une réalité plus large encore. Autrement dit, dans nos bureaux se trouvent peut-être déjà, en ce moment même, les noms de futurs corps que l’on retrouvera dans quelques semaines inanimés sur une plage du sud de l’Europe. C’est le lien entre notre politique migratoire et ce qui se passe à Bodrum, à Lampedusa ou ailleurs.

Pourquoi ? Pourquoi tout cela arrive-t-il ? L’émotion est très vive, et nous aurons tôt fait, pour éviter d’affronter trop longtemps l’absurdité d’un petit corps recroquevillé sur le sable, d’adopter des discours simplistes et de désigner des coupables. N’allons pas trop vite. Les défis migratoires sont complexes, et tous ceux qui prétendent pouvoir y apporter des solutions en quelques slogans se mentent au mieux à eux-mêmes, au pire à tout le monde. En plus, une partie des décisions politiques de notre pays sont déjà prises sur la base d’une autre émotion, la peur, et notre pays s’en porte plus mal chaque jour. Ne tombons pas dans le même panneau, et sachons nous tenir droit avec cette blessure béante du pourquoi au fond de notre être.

Ne pas s’énerver ne signifie pas ne pas s’engager, bien au contraire. Quantité d’actions et de mouvements proposent de se tenir aux côtés des réfugiés, de leur ouvrir des espaces où ils sont à nouveaux des êtres humains, et plus seulement des formulaires ou des statistiques. Aide juridique, accompagnement social, proposition d’activités sportives ou culturelles, accompagnement scolaire, être une famille d’accueil, recherche des fonds, manifestations, actions coups de poing… il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. N’hésitez pas à contacter les nombreuses associations qui s’engagent déjà sur le terrain. Je vous remercie de votre attention. » Discours prononcé au rassemblement « Aylan et les autres »,
 Genève, le 4 septembre 2015

DSC_1512.jpg

DSC_1524.jpg

DSC_1529.jpg

DSC_1532.jpg

DSC_1552.jpg

DSC_1556.jpg

DSC_1559.jpg

DSC_1570.jpg

DSC_1572.jpg

DSC_1574.jpg

DSC_1606.jpg

DSC_1619.jpg

DSC_1626.jpg

DSC_1631.jpg

DSC_1635.jpg

DSC_1661.jpg

DSC_1671.jpg

DSC_1679.jpg

DSC_1696.jpg

DSC_1720.jpg

DSC_1735.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

04/09/2015

Les Vendanges de Genève à la rue du Rhône

Les Vendanges de Genève à la rue du Rhône

DSC_1114.jpg

DSC_1117.jpg

DSC_1122.jpg

DSC_1124.jpg

DSC_1129.jpg

DSC_1131.jpg

DSC_1135.jpg

DSC_1140.jpg

DSC_1141.jpg

DSC_1143.jpg

DSC_1146.jpg

DSC_1149.jpg

DSC_1151.jpg

DSC_1155.jpg

DSC_1157.jpg

DSC_1167.jpg

DSC_1169.jpg

DSC_1170.jpg

DSC_1174.jpg

DSC_1176.jpg

DSC_1180.jpg

DSC_1182.jpg

DSC_1186.jpg

DSC_1187.jpg

DSC_1191.jpg

DSC_1193.jpg

DSC_1198.jpg

DSC_1201.jpg

DSC_1202.jpg

DSC_1205.jpg

DSC_1210.jpg

DSC_1213.jpg

DSC_1215.jpg

DSC_1216.jpg

DSC_1223.jpg

DSC_1225.jpg

DSC_1229.jpg

DSC_1231.jpg

DSC_1235.jpg

DSC_1247.jpg

DSC_1258.jpg

DSC_1261.jpg

DSC_1262.jpg

DSC_1276.jpg

DSC_1280.jpg

DSC_1281.jpg

DSC_1291.jpg

DSC_1298.jpg

DSC_1302.jpg

DSC_1310.jpg

DSC_1268.jpg

 

Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/gallery/les-vendanges-de-geneve-a-la-rue-du-rhone/

 

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

03/09/2015

Aylan et les autres: rassemblement vendredi à 18H30 à place Neuve

"Sur une plage de Bodrum, un tout petit garçon de trois  ans et son frère de cinq ans ont été retrouvés morts hier matin. Ils  essayaient de rejoindre l'Europe, afin de trouver un moyen de se rendre  au Canada, où leur tante les attendait, car leur pays d’origine, la  Syrie, est en guerre.


 Ils auraient pu prendre un paquebot, un train  ou un avion, et arriver sains et saufs, si les frontières de l'Europe  n'avaient pas été fermées pour eux.


 Ils auraient pu déposer une  demande d’asile auprès de l’Ambassade de Suisse en Turquie, si la  procédure d’ambassade suisse n’avait pas été abrogée par la dernière  révision de la Loi sur l’asile.
 

Nous nous rassemblerons vendredi à  18h30 à la place Neuve, devant l'entrée du parc des Bastions, dans le calme et le recueillement, afin de signifier que nous,  citoyennes et citoyens, en avons assez d'être complices de ces  politiques migratoires meurtrières.

 

11702861_10153433264875129_6603107714939295132_n.jpg


 Joignez-vous à nous avec une bougie, un poème, un dessin ou une banderole."

Torturé en Turquie, poursuivi en Allemagne et emprisonné en Suisse. Quel parcours!

Mardi après-midi environ une centaine de personnes se sont rassemblées à la place de Neuve pour demander la libération de Monsieur Yesilçali et pour dénoncer la collaboration de la Suisse et de l'Allemagne avec les violations des droits humains des opposant-e-s au régime en place en Turquie. Torturé en Turquie, poursuivi en Allemagne et emprisonné en Suisse. Quel parcours!

Depuis le 16 avril 2015, cette personne est détenue en Suisse en raison de son activité politique d'opposant au gouvernement turc. Monsieur Mehmet Yesilçali, ancien prisonnier politique est victime de torture en Turquie et actuellement réfugié politique en Suisse, se trouve détenu à la Prison centrale de Fribourg suite à une demande d'extradition de l'Allemagne. Ce pays lui reproche d'avoir participé à cinq réunions d'opposant-e-s sur le territoire allemand et d'avoir organisé des soirées et des conférences publiques en Suisse. Les problèmes posées par une éventuelle extradition ont déjà été dénoncés par de nombreuses organisations suisses et ils ont fait l'objet d'une motion du Conseiller national Jans Beat, lors de la dernière session parlementaire.

Une centaine de personnalités se sont mobilisées en faveur de la libération de Monsieur Yesilçali en signant un appel contre son extradition. Parmi les signataires figurent de nombreux parlementaires fédéraux et cantonaux, des syndicalistes, des professeurs universitaires suisses et étrangers, des avocats, des syndics et autres personnes de la société civile. Une trentaine d'organisations suisses et étrangères ont également signé cet appel.

ORGANISATIONS SIGNATAIRES :
1. Association Européenne des Juristes pour la Démocratie et les Droits de l’homme (EJDH/ELDH)
2. Juristes démocrates suisses (JDS/DJS)
3. Juristes progressistes vaudois (JPV)
4. Association des juristes progressistes (AJP), Genève
5. Ligue Suisse des Droits de l’Homme (LSDH)
6. Solidarité sans frontières, Suisse
7. Centre Europe Tiers Monde (CETIM), Suisse
8. Centre kurde des droits de l’homme, Genève
9. Parti Suisse du Travail / POP, Suisse
10. solidaritéS, Suisse
11. National Jericho Movement, USA
12. Syndicat UNIA, région Genève
13. Bleiberecht, Berne
14. Augenauf, Berne
15. Collectif de solidarité contre la criminalisation d’ATIK, Suisse
16. Revolutionäre Jugendgruppe (RJB), Berne
17. Fédération des travailleurs de Turquie (ITIF), Suisse
18. Nouvelle jeunesse démocrate (YDG), Suisse
19. Revue Femme nouvelle (YK), Suisse
20. Fédération des travailleurs immigrés (IGIF), Suisse
21. Fédération pour les droits démocratiques (IDHF), Suisse
22. Centre de la communauté démocratique kurde (DEM-KURD), Suisse
23. Association pour les droits de l’homme et la solidarité (IHDD), Suisse
24.Plateforme pour l’unité des travailleurs et la fraternité des peuples 
25. Parlement européen des exilés (ASM)
26. Parti socialiste de la refondation (SYKP)
27. Association Maison Populaire, Genève
28. Observatoire des Pratiques Policières (OPP), Genève
29. Bureau des juristes contemporains / Cagdas Hukuk Bürosu (CHB), Turquie

 

DSC_3173.jpg

DSC_3174.jpg

DSC_3178.jpg

DSC_3181.jpg

DSC_3186.jpg

DSC_3192.jpg

DSC_3194.jpg

DSC_3196.jpg

DSC_3205.jpg

DSC_3209.jpg

DSC_3216.jpg

DSC_3219.jpg

DSC_3223.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter. 

27/08/2015

Hommage à Saïd El Saïd

Hommage à Saïd El Saïd


Saïd El Saïd, notre grand ami et complice, est décédé le 23 juillet 2015.

Défenseur infatigable des droits de tous les Palestiniens, Saïd est né à Haifa, il y a 70 ans. Il avait 2 ans lorsque lui et sa famille ont été chassés de leurs terres par les milices sionistes armées. Saïd, tout comme des milliers d'autres Palestiniens et Palestiniennes, n'avait jamais pu retourner dans sa patrie. Il nous manquera énormément.

 

DSC_9122.JPG

 


Ode à Saïd
J’adore Saïd. Il incarne tout ce qu’il y a de bon, décent et empathique et beaucoup plus. Il est le rire d’un enfant qui vient d’apprendre à courir ; la panique de jeunes amoureux qui se dépêchent de refaire vite le lit lors d’un retour inattendu des parents : le large sourire qui nous enivre lorsque le vent rare et doux de la justice emplit la pièce et nous donne de l’espoir.

Saïd est tout cela pour des gens bien - ceux et celles qui le sont et ceux et celles qui aspirent à l’être. Il a été avec nous depuis le début des temps et il nous sourira bien après que la dernière pluie de météorites (d’étoiles filantes) ait atteint son but et que nous soyons partis.

Palestinien de naissance, humain par profession, libre par choix ,Saïd est un musulman, un chrétien, un juif et aucun de ceux-ci Pendant que beaucoup marchent main dans la main au rythme de la sécurité, vite et facilement, Saïd a voyagé longuement et durement pour élever sa famille bien-aimée, pour faire entendre nos voix et que nous gardions le moral. Même aujourd’hui dans ses derniers jours avec nous, Saïd parle avec détermination et sans regrets ; regrettant seulement que lorsqu’une Palestine libre et indépendante, un Etat pour ceux et celles sans état verra le jour, il ne sera plus là pour s’en réjouir.

Pour Saïd la résistance est bien plus qu’une simple mélopée et BDS n'est pas qu’un choix. Ce sont des engagements sacrés au nom de onze millions de personnes de sa Nation, sans compter ceux qui les  ont précédés.

Le voyage de Saïd se terminera trop tôt là où tout a commencé, où il a toujours été avec la Palestine. Comme tous les Palestiniens et les Palestiniennes, jeunes et vieux, passés et à venir, il était à Deir Yassin lorsque le génocide s’est abattu sur eux tandis que le monde dormait et une traînée de larmes a commencé. Il marchait dans les rues, maculées de sang, de Jénin et de Tulkarim, et dans celles d’une centaine d’autres villages palestiniens brutalisés ou dévastés sans raison autre que leur existence même. Il a connu les rues misérables des camps de réfugiés qui s’étendent depuis la destruction de Yarmouk jusqu’au désespoir éprouvé dans le temps de Sabra-Shatilla. Pour Saïd, si le littoral de Gaza est peu sûr, de par sa résistance il devient fierté et dignité sans limites. Saïd a pleuré à côté d’oliviers séculaires, ravagés par le même mal qui a démoli le village bédouin d’Al-Araqib à maintes reprises. A Al-Quds, il incarne tous les jeunes garçons, pierre à la main, qui, par sa résistance, honore la clé encore suspendue au cou de sa grand-mère. Il est le prisonnier, détenu sans inculpation, qui entame une grève de la faim aussi longtemps que sa Nation sera affamée jour après jour après jour.

Oui. Saïd est la Palestine fière, résiliente et éternelle. Cela a été, cela est et il en sera toujours ainsi.
J’ai été vraiment chanceux de connaître beaucoup de grands hommes et femmes –« un premier parmi ses égaux » Saïd est l’un d’eux. Sa vie a été une vie de chaleur humaine, d’émerveillement (étonnement ?) et de sagesse. Il va me manquer cruellement.

Si la compassion doit être notre monnaie, Saïd est le plus riche de tous les humains ; si l’humanité doit être notre source de lumière, il est le soleil qui brille à travers les nuits les plus sombres pour nous mener à bon port. Si la grandeur se mesure à la taille du cœur, alors Saïd est vraiment parmi nos géants.

Etre triste est bien trop facile en ce moment. Cela peut nous couper le souffle et nous laisser sans voix. Alors sourire, crier, remercier Saïd, cet homme rare, ce cadeau merveilleux. N’aie pas peur. Il continuera de vivre là où les femmes et les hommes de conscience et de convictions luttent pour la vérité et pour la justice.


Mon frère. Merci pour ton amitié, ton inspiration, ton soutien et ta force inébranlables (indéfectibles).
Je n’ai aucune idée où tu vas aller Saïd mais si j’ai vraiment de la chance, j’irai moi aussi là où tu es.
Alors jusqu’à notre prochaine rencontre…
S. Cohen
BDS Genève, 24 août 2015

 

L1271363.jpg

DSC_2389.jpg

DSC_2564.jpg

DSC_2567.jpg

DSC_9467.jpg

DSC_9479.jpg

sans titre-0326.jpg

L1271364.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

23/08/2015

La Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme

Les photos de  Manifestations de la Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  - 22 août 2015

Succès de la manifestation pour la fin du spécisme
Genève: «Oui à l’altruisme, non au spécisme!» ont scandé les participant-e-s au cortège organisé par l’association PEA - Pour l’Egalité Animale
.

Une première en Suisse

Dans le cadre de la Journée internationale pour la fin du spécisme, 800 personnes (1000 au plus fort du cortège) ont manifesté samedi à Genève en demandant une plus grande considération des animaux. Selon le site officiel de la Journée mondiale ainsi que les tracts distribués lors de l’événement, «le spécisme, par analogie avec le racisme et le sexisme, désigne l'idéologie qui considère que la vie et les intérêts des animaux peuvent être méprisés uniquement parce qu'ils sont d'une autre espèce.» (Voir site: http://www.end-of-speciesism.org/fr/)

Discours puissants

Les discours prononcés au début de la marche ont appelé la société à cesser de considérer les animaux comme une simple ressource ou une marchandise. Tiffany Tchang, géologue et membre de l’association PEA, a déclaré: «Il est grand temps de nous éloigner du spécisme et nous diriger vers une société qui prend en considération tous les êtres faisant une expérience subjective de leur vie.»
 
Slogans créatifs

«Ni dans les labos, ni dans les frigos,
justice pour les animaux», «Tous différents, tous égaux!
Nous sommes tous des animaux!», «Labos, abattoirs
, spécisme, y en a marre!» ont scandé les participants à la marche organisée par l’association romande PEA.

Revendications
fortes
Les manifestant-e-s ont demandé l’abolition du statut de propriété des animaux, la fin des abattoirs et de la pêche, l’arrêt de l’utilisation des animaux comme du matériel de laboratoire et la considération de tous les êtres sensibles indépendamment de leur espèce.

Pétition: 1600 signatures en 3
semaines

A l’occasion de la manifestation, une pétition a été créée, demandant à ce que le respect des animaux et la prévention contre le spécisme soient intégrés dans les programmes scolaires helvétiques. En à peine trois semaines, celle-ci affiche déjà plus de 1600 signatures. (Voir pétition)

Conférences après la ma
nifestation
Des conférences autour de l’éthique animale auront également lieu lors de la soirée du samedi et le dimanche 23 août.

DSC_0001.jpg

DSC_0019.jpg

DSC_0027.jpg

DSC_0035.jpg

DSC_0037.jpg

DSC_0042.jpg

DSC_0046.jpg

DSC_0053.jpg

DSC_0055.jpg

DSC_0060.jpg

DSC_0066.jpg

DSC_0070.jpg

DSC_0074.jpg

DSC_0112.jpg

DSC_0122.jpg

DSC_0134.jpg

DSC_0137.jpg

DSC_0155.jpg

DSC_0163.jpg

DSC_0178.jpg

DSC_0182.jpg

DSC_0210.jpg

DSC_0224.jpg

DSC_0231.jpg

DSC_0241.jpg

DSC_0257.jpg

DSC_0271.jpg

DSC_0276.jpg

DSC_0332.jpg

DSC_0354.jpg

DSC_0361.jpg

DSC_0376.jpg

DSC_0389.jpg

DSC_0391.jpg

DSC_0407.jpg

DSC_0409.jpg

DSC_0422.jpg

DSC_0430.jpg

DSC_0433.jpg

DSC_0452.jpg

DSC_0452.jpg

DSC_0480.jpg

DSC_0488.jpg

DSC_0490.jpg

Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/gallery/la-journee-mondi...

 

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

22/08/2015

Le dentiste gratuit pour tous!

Action d’Ensemble à Gauche pour le remboursement des soins dentaires : un projet de loi pour un système solidaire !

Ce vendredi 21 août au matin, à l’occasion du lancement de sa campagne pour les élections fédérales, Ensemble à Gauche s’est rendu devant la Clinique de médecine dentaire universitaire pour annoncer le dépôt futur d’un projet de loi au Grand Conseil demandant la mise en place d’une assurance de soins dentaires. Un élément crucial de santé publique, aujourd’hui source de très grandes inégalité
s dans l’accès aux soins.
 
Ces dernières semaines, sur l’impulsion notamment des sections du PST/POP et de solidaritéS, deux initiatives cantonales en Vaud et à Neuchâtel pour la mise en place d’assurances cantonales obligatoires prenant en charge le remboursement des soins dentaires ont fait un tabac auprès de la population, recueillant largement plus que le nombre de signatures requis. A Genève, Ensemble à Gauche va déposer un projet de loi analogue devant le Grand Conseil sous peu, et envisage également le lancement d’une initiative populaire, la droite majoritaire devant sans doute refuser cette mesure sociale pourtant élémentaire.
 
De trop nombreuses personnes reno
ncent aux soins dentaires
Les soins dentaires coûtent en effet quelque 4 milliards de francs par an au niveau national, dont près de 90% sont à la charge exclusive des patients. Pour cette raison, une partie de la population, en particulier les personnes les plus démunies, diffère des traitements indispensables, au risque de développer d’autres pathologies plus graves (infectieuses, cardiaques, cancéreuses…).
 
Selon la philosophie actuelle imposée par la vision néolibérale, la santé bucco-dentaire est considérée comme une pure question de responsabilité individuelle. Or, chacun sait que la prévention joue un rôle important dans le maitien d’une bonne santé des dents, et de trop nombreuses personnes renoncent aujourd’hui à des visites régulières préventives chez l’hygiéniste dentaire pour des raisons financières.
 
Selon une enquête genevoise publiée en 2012, 15 à 20% de la population renonce aujourd’hui à se soigner (34% pour les très bas revenus) pour les soins en général. Dans trois quarts des cas, ce sont les soins dentaires qui passent à la trappe !
 
Financement solidaire et assuran
ce fédérale comme horizon
Une assurance cantonale obligatoire des soins dentaires sur le modèle de l’AVS représenterait un prélèvement de 0,4 à 0,5% sur les salaires et les charges patronales. Pour une minorité de non-cotisants à l’AVS, elle incomberait au budget de la santé et reposerait donc largement sur l’impôt direct progressif. Un tel système est compatible avec le droit fédéral, ce qui permet aujourd’hui de commencer une série de batailles sur le plan cantonal (des projets sont aussi actuellement à l’étude au Valais, au Tessin, etc.) dans l’optique de mettre en place à terme une véritable assurance fédérale, comme ça a été le cas avec l’assurance maternité, d’abord introduite à Genève.
 
Citations
 
JEAN BATOU, candidat EàG au C
onseil national (Liste 6)
« Il y a plus douloureux encore que la fraise du dentiste, c’est sa facture ! Et pour celle-ci, il n
existe pas d’anesthésie. Conséquence : aujourd’hui, dans l’arc lémanique, la santé dentaire des populations défavorisées correspond à celle des habitants des pays en voie de développement. Cette absence de solidarité est socialement inacceptable et économiquement absurde : elle provoque un grand nombre de souffrances inutiles, impose à terme des traitements lourds qu’il aurait été possible d’éviter, et ponctionne le budget global de la santé. Avec une assurance dentaire solidaire, personne ne devrait renoncer pour des raisons financières aux contrôles préventifs et aux soins dont il a besoin. »
 
THIBAULT SCHNEEBERGER, candidat EàG au C
onseil national (Liste 6)
« Vu les coûts élevés des soins dentaires, ce problème concerne bien sûr tout particulièrement les personnes à l’aide sociale, mais aussi de nombreuses familles aux revenus modestes ou même moyens. On le voit bien avec le développement d’un tourisme médical particulièrement inacceptable : certains vont jusqu’en Espagne ou même en Hongrie pour se faire soigner les dents. C’est absurde et surtout irrationnel en terme de suivi des patients, voire de qualité des soins. Il faut mettre fin à cette mé
decine à deux vitesses. »
 
BERNARD CLERC, candidat EàG Conseil national (Li
ste 18 · Génération 1968)
« Les dépenses de santé (et non pas les « coûts » de la santé) sont une production de richesse en Suisse, puisque le secteur de la santé représente 11.5% du PIB en 2014 et 380’000 emplois equivalent plein temps. Le financement en est aujourd’hui assuré à 61% par les ménages de manière non progressive, et 6% seulement par les entreprises, à travers l’assurance accident. L’avenir est à une assurance santé solidaire financée par des cotisations paritaires. Une assurance dentaire solidaire marquerait  
un pas dans cette direction. »

Communiqué de presse · Genève, Vendredi 21 août 2015

DSC_9728.jpg

DSC_9735.jpg

DSC_9741.jpg

DSC_9747.jpg

DSC_9752.jpg

DSC_9754.jpg

DSC_9779.jpg

DSC_9801.jpg

DSC_9808.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

09/08/2015

Les feux d'artifice 2015 à Genève

Les feux d'artifice 2015 à Genève

DSC_9350.jpg

DSC_9412.jpg

DSC_9425.jpg

DSC_9429.jpg

DSC_9434.jpg

DSC_9435.jpg

DSC_9455.jpg

DSC_9465.jpg

DSC_9468.jpg

DSC_9474.jpg

DSC_9501.jpg

DSC_9534.jpg

DSC_9539.jpg

DSC_9552.jpg

DSC_9554.jpg

DSC_9566.jpg

DSC_9574.jpg

DSC_9581.jpg

DSC_9584.jpg

DSC_9617.jpg

DSC_9619.jpg

DSC_9641.jpg

DSC_9646.jpg

DSC_9653.jpg

Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/gallery/les-feux-dartifi...

 

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

07/08/2015

Hiroshima et Nagasaki,70 ans après: plus jamais ça!

Plus d'une cinquantaine de personnes se sont rassemblées hier  sur la Place des Nations avant de partir en cortège jusqu'au Parc de l'Ariana où trône le monument  commémoratif d'Hiroshima et ce pour les 70 ans du bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki.   DSC_8978.jpg

DSC_8983.jpg

DSC_8990.jpg

DSC_8994.jpg

DSC_9001.jpg

DSC_9012.jpg

DSC_9018.jpg

Discours d’Amanda Gavilanes,
Conseillère municipale en Ville de Genève | candidate aux élections nationales

70 ans après Hiroshima : pour une véritable politique de non-prolifération et de désarmement nucléaire.

A l’heure actuelle, la question nucléaire semble être devenue obsolète. Que ce soit le nucléaire civil ou militaire, ces deux points ont été rayés de l’ordre du jour de l’agenda politique mondial. La prolifération de conférences alibis contribuent à vider de leur substance les traités internationaux conclu ces cinquante dernières années en matière de désarmement nucléaire. La prise de conscience collective qui a eu lieu après Hiroshima a laissé place à l’indifférence.

Au lieu de tendre vers le désarmement progressif et la non prolifération, les principales puissances (USA, Chine, Russie, Royaume Uni, France), toutes signataires du traité de non-prolifération, s’engagent dans un processus de modernisation de leur armement nucléaire. Cette course aux armements est aujourd’hui devenue une course 2.0. On ne cherche plus à posséder le plus grand nombre d'ogives nucléaires, mais les armes les plus destructrices et précises possibles.

Les USA prévoient de produire 480 bombes B61-12 d’ici au milieu des années 2020. Ces bombes sont particulièrement dangereuses, car leur précision et les dommages collatéraux réduits qui les caractérisent augmentent la tentation de s’en servir.

La Chine prévoit la production de nouveaux missiles balistiques et de trois sousmarins lance missiles pouvant transporter 12 missiles chacun.

La Russie souhaite remplacer tout ce qui lui reste de son armement soviétique. Ils lancent la production de 3 nouveaux types de missiles nucléaires, dont SS-27 qui pourra porter plusieurs ogives susceptibles d’être lancés sur différentes cibles. La Russie va également produire 8 nouveaux sous-marins capables de lancer des missiles, de nouveaux avions bombardiers, de nouveaux missiles balistiques et des rampes de lancement mobiles.

Le Royaume Uni a annoncé a annoncé ses plans pour se débarrasser de ses 180 ogives nucléaires vieillissantes, mais va tout de même produire de nouveaux sousmarins
lanceurs de missiles balistiques en remplacement des anciens.

La France, notre pays voisin, développe un nouveau missile pour ses sous-marins, le M-51, qui comporte plusieurs ogives et a une portée intercontinentale, ainsi que des ogives modernisées. Elle développe également un nouveau missile sol-air d’une portée de 500 km.
Rappelons également que 4 pays possédant l’arme nucléaire, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord, ne sont pas signataires du traité de non prolifération.

Au vu des faits exposés, un constat s’impose : il règne une profonde hypocrisie au royaume des grandes puissances nucléaires. La politique du « don’t ask don’t tell » semble être devenue la règle. L’équilibre de la terreur est encore et toujours le seul qui prévale sur la scène internationale. Nous pouvons donc nous demander, à juste titre, quel est l’avenir du traité de non prolifération et du désarmement nucléaire si les principaux acteurs en font fi. C’est à nous, maintenant, d’endosser le rôle de En Suisse, comme vous le savez, nous ne possédons pas l’arme nucléaire, et cela malgré certaines velléités dans les années 50-60. Notre pays participe néanmoins au
développement de l’industrie nucléaire, ses banques, dont la BNS, les finançant à hauteur de 5,2 milliards par an.

Aujourd’hui, le GSsA se mobilise non seulement pour commémorer les victimes d’Hiroshima et Nagasaki, mais également pour tirer la sonnette d’alarme : il est temps de cesser le feu !

Nous nous associons également aux pacifistes japonais qui luttent actuellement pour le maintien d’une constitution japonaise pacifiste. En effet, le gouvernement de Shinzo Abe veut abroger l’article 9 de la constitution qui stipule que le Japon ne possède pas d’armée mais des troupes d’auto-défense. Il est important que les Japonais-es puissent conserver cette clause, née de la grande introspection d’après-guerre.

Restons unis pour la paix et pour le désarmement nucléaire.
Je vous remercie de votre attention.

DSC_9016.jpg

DSC_9025.jpg

DSC_9030.jpg

DSC_9032.jpg

Discours de Madame Anne Mahrer Conseillère nationale Canton Genève



HIROSHIMA : 6 août 1945 – 6 août 2015
Il y a un arbre, près de chez moi, qui s’appelle Firmiana simplex ou l’arbre d’Hiroshima, le seul à avoir résisté miraculeusement au bombardement.
 
Cette bouture, offerte par le Japon en 2004 à la commune de Jussy, pour honorer la mémoire du docteur Marcel Junod, habitant de la commune, a pris racines au Centre horticole de Lullier, qui veille sur elle.
 
Il y a, dans le parc de la Paix à Hiroshima, le seul monument dédié à un étranger. Il salue l’engagement humanitaire de Marcel Junod, médecin et délégué du CICR qui fut l'un des premiers témoins du désastre d'Hiroshima et, en dépit de toutes les pressions visant à en dissimuler les conséquences sur la population, le premier à organiser les secours sur place en août 1945.
 
Son récit poignant témoigne de la situation apocalyptique dans la ville atomisée. Il dira : l'âge atomique est ouvert.
Une cité japonaise de 400.000 âmes est détruite en quelques secondes. Une page de l’histoire est tournée.
Il lancera un appel à l’interdiction immédiate de la bombe atomique.
 
Aujourd’hui, 6 août 2015, la Conférence des Parties, réunie à New York du 27 avril au 22 mai, chargées d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, s’est soldée par un échec.
 
Aujourd’hui, à Hiroshima et Nagasaki, on meurt encore des conséquences du bombardement.
 
On a crié "Plus jamais ça !"... après Hiroshima et Nagasaki, après Three Mile Island…, comme après Tchernobyl et Fukushima…
 
En japonais et en chinois, le mot crise est composé de deux idéogrammes : l’un signifie «danger» et l’autre «opportunité».
Les dangers, nous les connaissons, et les opportunités ne manquent pas. Mais le politique a la mémoire courte et le courage à géométrie variable !
 
Devra-t-on encore longtemps déplorer des catastrophes nucléaires ? les commémorer et attendre la suivante ?..
Ou verra-on enfin monter une génération qui prendra les décisions qui permettent de les éviter ?

 

DSC_9059.jpg

DSC_9060.jpg

 

Discours de Thibault Schneeberger, solidaritéS


Nucléaire civil et militaire :
les deux faces d’une même pièce

70 ans après Hiroshima et Nagasaki, on s’interroge encore : comment et pourquoi des crimes de guerre d’une telle ampleur ont-ils été possibles ?
 
Comment concevoir la mort de 150'000 ? 200'000 ? 250'000 personnes ? Comment imaginer un température qui monte à 4000°c au cœur de l’explosion ? Un souffle jusqu’à 800 km/h ? Comment imaginer les incendies, les cadavres, les blessés, les survivants, la dévastation totale à l’échelle de villes entières ?
 
L’échelle de ces événements est d’autant plus difficile à comprendre quand on sait que les japonais étaient, selon les termes mêmes du chef d’état-major particulier du président Truman, déjà « battus et prêts à capituler ».
 
Si ces bombes étaient donc militairement évitables et qu’elles ont quand même été larguées, c’est qu’il y avait un caractère fondamentalement expérimental à cette opération.
 
En effet, la population japonaise a été le cobaye d’un double essai nucléaire grandeur nature pour le compte du complexe militaro-industriel. Car si ce n’était aussi à des fins de test, pourquoi alors larguer deux bombes, et deux bombes de type différent ? Une à l’uranium sur Hiroshima et une au plutonium sur Nagasaki ?
 
Malgré l’horreur de la réalité au sol, les images de ces champignons nucléaires ont aussi été une formidable opération de promotion pour l’industrie nucléaire, qui fait la preuve de sa puissance de feu phénoménale, garantissant une fascination et un développement partout sur la planète dans les décennies qui suivront, tournant ainsi une force potentiellement génocidaire en toute-puissance « désirable ». Ces bombes, qui auraient dû en toute logique marquer la fin de toute expérience nucléaire, n’en ont été que le début.
 
70 ans après Hiroshima et Nagasaki, nous ne sommes pas à l’abri d’un nouvel Hiroshima. Il y a près de 20'000 armes nucléaires dans le monde, dont 2000 prêtes à être tirées en quelques minutes. Pudiquement appelées « armes de dissuasion », elles ne dissuadent plus personne et sont, dans les faits, au mieux, des menaces de suicide collectif à l’échelle de l’humanité.
 
70 ans après Hiroshima et Nagasaki, nous devons exiger la fin de ces armes génocidaires, à savoir un désarmement nucléaire total, en premier lieu des grandes puissances qui possèdent suffisament d’ogives pour provoquer plusieurs fois l’apocalypse : les USA, la Russie de Poutine, le Royaume-Uni, la Chine, mais aussi ceux qui en possèdent dans la plus grande opacité comme Israël par exemple.
 
Contrairement à la France qui possède 300 ogives parfaitement opérationnelles qui lui coûtent 4 milliards par an, la Suisse n’a heureusement jamais possédé de bombe atomique. Et pourtant… si on avait suivi l’establishment militaire de l’époque, les mêmes qui cherchent à nous vendre pour des milliards des avions de combat, des Mirages, des FA-18, des Gripen, etc., si on les avait écoutés, la Suisse aurait poursuivi un programme d’armement nucléaire coûteux, inutile, nuisible et très dangereux. Heureusement, grâce à la pression populaire notamment (entre autres des initiatives populaires), ces projets n’ont jamais abouti.
 
Des traités internationaux prétendent désormais depuis près de 50 ans limiter la diffusion de ces armes nucléaires. En réalité, le traité de non-prolifération n’a pas significativement limité la diffusion du nucléaire. Au contraire ! Non seulement il n’a pas tenu ses promesses de non-prolifération puisque la plupart des pays qui possédaient déjà des armes nucléaires ont continué à les développer, pendant que d’autres se la sont procurés, souvent même en violation de leurs engagements ; mais surtout, ce traité agit comme un pompier pyromane : il veut prétend stopper l’expanion du nucléaire militaire et contribue à développer le nucléaire « pacifique » (sic) civil.
 
Or, chacun sait que nucléaire civil et nucléaire militaire sont les deux faces d’une même pièce, non seulement parce qu’ils ont une origine commune, puisque le nucléaire s’est d’abord développé pour un usage militaire avant un usage civil. Mais surtout parce que l’uranium et le plutonium, respectivement combustibles et sous-produits des centrales nucléaires civiles, sont les deux ingrédients à choix pour produire des bombes.
 
Pour transformer l’uranium utilisé dans les centrales en uranium utilisable dans des bombes, il suffit de laisser tourner les centrifugeuses un peu plus longtemps! Quant au plutonium, c’est un sous-produit facilement extractible des centrales, dont quelques kilos suffisent pour une explosion.
 
Bref, on le sait très clairement, et c’est bien là toute l’hypocrisie des négociations actuelles autour du nucléaire iranien : tant qu’il y aura des centrales nucléaires, il y aura des bombes en puissance. Des bombes pour les raisons de proximité technologique, mais aussi parce que chaque centrale nucléaire est susceptible d’exploser en cas d’incident ou d’attaque.
 
Et la Suisse est bien placée pour le savoir puisqu’elle héberge de vieilles centrales nucléaires très dangereuses, comme celles de Mühleberg, ou Beznau : la plus ancienne du monde encore en activité… Beznau, dont le réacteur n°1 est fermé depuis quelques semaines et pour encore 3 mois, ce qui est loin d’être rassurant quant à son état. Le simple fait qu’on envisage encore de poursuivre son exploitation au-delà est en soi déjà un scandale !


Si nous sommes incapables de simplement fermer la plus vieille centrale du monde, on voit que nous sommes bien loin de la sortie du nucléaire pourtant promise !
 
On le voit bien avec la volonté de maintenir à tout prix en service des vieilles centrales vieillissantes et dangereuses, que certains à Berne veulent voir en activité durant 50, 60 ans, voire au-delà… alors même que la moyenne de durée de vie des centrales dans le monde est de 30 ans…
 
On le voit avec le projet de libéralisation totale du marché de l’électricité qui va à vent contraire de la nécessité de maîtrise publique pour maîtriser la consommation et organiser la transition énergétique… un projet contre lequel il faudra se battre de manière déterminée !
 
On le voit plus généralement dans l’absence d’ambition des politiques énergétiques menées au niveau fédéral,
 
On le voit : la sortie du nucléaire, qui a fait l’objet de si beaux discours après Fukushima, est encore très loin d’être une réalité. Pour la concrétiser, c’est une véritable mobilisation populaire dont nous avons besoin !
 
Le nucléaire civil comme militaire est une technologie en équilibre sur le fil.
Or, l’équilibre de la terreur, même en équilibre, n’en reste pas moins la terreur.
 
Pour la paix, pour la planète, il n’y a donc qu’une voie possible : de toute urgence, sortir du nucléaire, civil et militaire !

 

DSC_9079.jpg

DSC_9072.jpg

Discours de Roger DENEYS,

Député au Grand Conseil genevois

Plus jamais ça !

Chères amies, Chers amis,

Au nom du parti socialiste genevois et du parti socialiste suisse, j'aimerais tout d'abord exprimer notre plus profonde amitié et solidarité aux victimes et familles des victimes du bombardement sur Hiroshima le 6 août 1945. Et aussi aux victimes du bombardement sur Nagasaki, le 9 août 1945. Nous sommes de tout cœur avec les Japonaises et Japonais victimes de ces actes barbares.

Les chiffres ont été évoqués, avec toutes les imprécisions que peut comporter un décompte aussi macabre. Ville rasée, 75'000 morts immédiats, 250'000 personnes tuées au total, des civils, des familles, des enfants, des personnes âgées. Pas d'abord des militaires. Pas des dirigeants, politiques ou militaires, responsables de la guerre, mais d'abord des civils.

D'ailleurs, comme on peut le lire sur l'article de wikipédia relatif à cet acte abominable, "des personnes comme la philosophe Hannah Arendt <https://fr.wikipedia.org/wiki/Hannah_Arendt> ou le procureur lors des procès de Nuremberg <https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_de_Nuremberg> , Telford Taylor <https://fr.wikipedia.org/wiki/Telford_Taylor> , considèrent ces bombardements comme des crimes de guerre <https://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_de_guerre> 13 <https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_d%2...> selon les termes de l'article 6b des statuts du Tribunal militaire international, adoptés par les Alliés eux-mêmes lors des accords de Londres <https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Londres> du 8 août 1945, le surlendemain de l'explosion de Hiroshima et la veille de celle de Nagasaki."

Oui, à raison, considérés comme des crimes de guerre.

Parce que si la guerre est abominable, c'est bien d'abord parce qu'elle tue des personnes qui ne sont pas parties prenantes aux conflits.

Et d'Hiroshima et Nagasaki, qui sont l'incarnation la plus sordide de la folie humaine, on ne doit rien oublier.

Plus jamais ça.

Plus jamais le recours à des bombes atomiques pour bombarder des civils, des villes, des campagnes, des militaires. Notre planète.

Plus jamais le nucléaire, militaire mais aussi civil, dont nous ne maîtrisons pas les effets destructeurs et les dangers à des échelles de temps inconcevables pour nous. Et Fukushima est aussi là pour nous le rappeler

Plus jamais la guerre, toute aussi folle, destructrice et profondément abjecte quand elle ne se concrétise pas par le recours à des armes nucléaires.

Et c'est là que, 70 ans plus tard, la triste réalité de notre monde contemporain doit nous rappeler que "Plus jamais ça", ce n'est pas qu'un vœu pieux, qui plus est démenti par l'Histoire de ces 70 dernières années.

C'est une nécessité pour l'Humanité, une nécessité que nous devons plus que jamais concrétiser.

A ce propos, la Suisse doit aujourd'hui justement montrer davantage l'exemple.

Bien plus. Bien mieux. Parce que nous sommes un pays "riche", un pays de nantis qui se prétend "neutre". Et que ce n'est pas avec une armée qui coûte 5 milliards de francs par an (sic !) que nous montrons l'exemple de la neutralité active, du modèle que nous pourrions incarner en renonçant définitivement à une sécurité basée sur une armée nationale telle qu'on les concevait du temps de la 2ème guerre mondiale ou de la guerre froide.

Il y a près de 30 ans, déjà convaincu par cette nécessité de cesser ce délire militariste, j'avais décidé de ne pas y participer et j'avais objecté. A l'époque, en Suisse, j'avais fait 3 mois en prison pour cette raison; d'autres en ont fait bien plus.

Aujourd'hui, l'acte d'objecter, toujours aussi fondamentalement nécessaire, est devenu bien plus "facile" ici en Suisse. Mais, ailleurs sur cette terre, ce geste courageux et juste n'a rien perdu de ses dangers. Qu'on pense aux réfugiés et requérants érythréens, stigmatisés par la droite conservatrice en Suisse, que nous devons soutenir, en les accueillant ici en Suisse et les félicitant même pour leur geste; qu'on pense aussi à toutes les personnes contraintes, sur notre planète, de s'enrôler, de force, dans ce délire militariste.

C'est d'ailleurs ce constat de folie et de destruction de l'Humanité, des hommes, des femmes, des enfants, des personnes âgées, lors d'un voyage au Rwanda en 1993, avant les massacres, dans un camp de déplacés à proximité de la ligne de front séparant les rebelles et l'armée gouvernementale, qui m'avait convaincu ensuite de m'engager aussi en politique.

Pour que cela change.

Pour que le "plus jamais ça" devienne une réalité pour l'ensemble de nos semblables vivants sur cette planète.

Hiroshima est notre mémoire.  Nous ne devons jamais l'oublier.
Comme nous ne devons jamais oublier que même si nous ne sommes pas si nombreux, ici, à la Place des Nations, en réalité la très grande majorité de l'Humanité souffre des armées et du nucléaire.

C'est aussi pour cela qu'il est important de faire changer davantage la Suisse, aussi en allant voter cet automne pour des partis et des personnes qui s'opposent aux délires militaires et nucléaires.

 Avant de conclure, je tiens encore à remercier chaleureusement Contratom, le GSSA et le Bureau International de la Paix (IPB) pour l'organisation de cette manifestation de commémoration. Ces trois organisations sont indispensables car elles contribuent, avec des moyens qui sont sans commune mesure avec ceux des lobbies militaires et nucléaires, au futur de l'Humanité. A Genève, en Suisse, mais aussi partout ailleurs sur notre planète malmenée.

Bravo et merci à elles ! Bravo et merci à vous !

Plus jamais ça !

Roger Deneys, Commémoration 70 ans d'Hiroshima. 6 août 1945- 6 août 2015. 

DSC_9095.jpg

DSC_9120.jpg

Discours de Monsieur de François Lefort
Député au Grand Conseil de la République et Canton de Genève Membre du bureau


Hiroshima 6, août 1945, il y a septante ans, c’est un lundi, au Japon, 8h15, la ville s’anime, une population traumatisée par 8 ans de guerre, des réfugiés par milliers, vivre pour beaucoup est une angoisse, pourtant certains doivent prendre tranquillement leur thé, d’autres se demander où trouver de la nourriture, certains sont déjà passés au temple shinto de leur quartier, les enfants sont à l’école, tous se demandent quand finira cette guerre et puis soudain ils ont dû voir comme Kekemi Masuda s’en rappelle« dans le ciel bleu trois avions qui se dirigeaient vers l’ouest »  et puis plus rien n’existe, l’enfer a pulvérisé la ville.

Nagasaki, 9 août 1945, il y a septante ans, c’est un jeudi,  il est 11h01, à cette heure tout le monde s’active, dans les foyers, les usines, les écoles et à l’université. Et soudain plus rien n’existe, l’enfer a pulvérisé la ville.

Tout le monde connaît ces dates des premiers bombardements atomiques et nous sommes réunis ici aujourd’hui, comme des milliers de personnes dans le monde dans des centaines d’endroits,  pour célébrer le 70ème anniversaire de ces funestes bombardements, par devoir de mémoire, mais surtout pour exorciser le danger toujours présent que cela se reproduise.  

Nous d isons plus jamais ça ! Parce que nous avons peur que cela arrive encore. N’ayons pas honte d’avoir peur car cette peur est réaliste parce qu’il y a un risque.

Tout le monde connaît ces dates mais peu savent ce qui s’est passé après, à Nagasaki, les heures et les jours après la bombe. Un rare témoin Takashi Paul Nagaï, un survivant parlera pour les victimes et les survivants dans un livre intitulé Les cloches de Nagasaki, avant de mourir en 1951 des suites de l’exposition aux radiations.

Parle ici un professeur sauvé parce qu’il était occupé à creuser un abri :

« … il laissa tomber la houe qu'il avait gardée en main, et stupéfié de ce qu'il voyait, s'arrêta, bouche bée... les bâtiments de l'institut pharmaceutique avaient disparu, tout comme ceux de la biochimie et ceux de la pharmacopée. La clôture n'existait plus, ni les maisons au-delà. Tout ce qu'il pouvait apercevoir, c'était une mer de flammes. Même ce physicien, spécialiste de l'énergie nucléaire, n'eut pas l'idée qu'il s'agissait d'une bombe atomique; il ne s'imaginait pas que la science américaine eût progressé à ce point. et les étudiants ? se demandait-il. Il se pencha vers le sol, et un frisson le parcourut tout entier : était-il possible que toutes ces formes inanimées, étendues par terre, fussent ses étudiants... il crut qu'il n'avait pas encore recouvré la conscience. C'est un cauchemar, un cauchemar, se répétait-il. Même en temps de guerre, des choses pareilles n'arrivent pas !... Il se pinça, se prit le pouls. Mais non ! Il vivait; c'était vrai. Il secoua un corps tout proche de lui allons, levez-vous, cria-t-il. Nulle réponse ! Alors, il saisit le gisant par les deux bras, s'efforça de le soulever. Sous ses doigts, la peau s'en alla par lambeaux, comme d'une pêche mûre. Okamoto était bien mort…Comme le suivant, gémissant, se retournait, le professeur courut vers lui, le saisit dans ses bras Murayama, Murayama, cria-t-il, tandis qu'il mettait sur ses genoux le garçon écorché. Reprenez-vous ! Monsieur le professeur... ah... monsieur le professeur, dit le malheureux, et sa tête retomba sur le côté. Il était mort…. puis, il passa au suivant, Araki. Le visage d'Araki était gonflé comme une citrouille; la peau s'en allait par plaques. ...des oreilles, du nez des cadavres, le sang souvent filtrait; évidemment, ils étaient morts le cerveau écrasé. Chez certains, avec le sang, une écume aussi sortait de la bouche. Au moins leur agonie avait été courte : ils avaient été jetés au sol et assommés avec une force terrible……Le professeur se mit à crier de toutes ses forces, vers les quatre points cardinaux : à l'aide, y a-t-il quelqu'un ? Il écoutait, l'oreille tendue, mais ce que le vent lui apporta, par instants, ce furent seulement d'autres cris d'appels. Ceux-ci sortaient de dessous les maisons écrasées; ils étaient désespérés, terribles : sauvez-moi ! Au secours, j'étouffe ! Quelqu'un de grâce ! Je brûle, vite un peu d'eau ! Maman, maman ! »

Voilà ce qui se passait quelque part à Nagasaki vers 11h25 le 9 août 1945. Voilà ce qui se passait partout à Nagasaki, et dans ses campagnes environnantes ravagées par les flammes, ce 9 août comme cela s’était produit 3 jours avant à Hiroshima.

Mais personne ne l’a su.

Hiroshima,  Nagasaki plus de deux cent mille morts, des centaines de milliers de blessés, pratiquement tous des civils

Mais personne ne l’a su tout de suite.

Le premier étranger qui pénétra à Nagasaki fut un attaché de l’ambassade suisse Markus Weidenmann qui envoya un télégramme à Tokyo au délégué du CICR le médecin genevois Marcel Junod.

Quelques mots extrait de ce télégramme : « j'ai visité Hiroshima le trente - conditions épouvantables - ville oblitérée - quatre-vingt pour cent tous hôpitaux détruits ou sérieusement endommagés - inspecté deux hôpitaux d'urgence conditions indescriptibles -effet bombe mystérieusement sérieux - à présent meurent en grands nombres - estimation est que plus cent mille blessés encore dans hôpitaux d'urgence - manquant cruellement pansements médicaments »

Voilà la réalité des bombardements atomiques ! Une destruction hallucinante ! Une souffrance indescriptible ! Et pourtant on sait peu de choses, parce qu’on ne montre que peu de choses malgré les dizaines de kilomètres de pellicules tournées à Hiroshima et Nagasaki par l’armée américaine, il faudra attendre 1954 pour pouvoir lire en français le témoignage de Paul Nagaï, il faudra attendre  même le début des années 60 pour voir quelques images, minuscules extraits de ces dizaines de kilomètres de films encore classés au secret aujourd’hui.

Ce secret nécessaire pour que la guerre atomique ne reste qu’une menace indicible, et non un crime de guerre ! Ce secret nécessaire à la guerre psychologique qui perdure encore aujourd’hui

Le 10 août 1945, après les bombardements il restait une bombe atomique, la quatrième  dans l’ordre de la création.

Depuis cette date a commencé une course à l’armement nucléaire. plus de 2000 essais atomiques ont été réalisés.

Ces essais atomiques cumulent aujourd’hui à 510 000 kt de TNT c’est à dire plus de 25 000 fois la puissance de la bombe de Nagasaki et ont englouti des sommes astronomiques pour nourrir cette menace permanente. Aujourd’hui neuf états se partagent environ 4.400 armes nucléaires opérationnelles, dont près de 2.000 sont maintenues en état d'alerte opérationnelle élevée.

Cela semble beaucoup mais si l’on compte toutes les armes et ogives nucléaires encore intactes qui  devaient être démantelées dans le cadre des accords de réduction et limitation des armes nucléaires, le stock total est encore de plus de 17.000  armes nucléaires, principalement en mains russes et américaines.

Plus de 17 000 bombes atomiques ! Un chiffre faramineux ! Pratiquement autant qu’à la fin de la guerre froide !

Un chiffre ahurissant ! Des investissements militaires colossaux !

Une puissance pouvant détruire plusieurs fois cette planète !

Et alors aujourd’hui que se passe-t-il ?

Les cinq grandes puissances du club nucléaire déploient de nouveaux missiles porteurs et semblent déterminés à conserver indéfiniment leurs arsenaux.

A côté, la Chine, l'Inde et le Pakistan  augmentent leurs stocks d'armes nucléaires et leurs capacités de lancement de missiles.

Voilà la situation !

Aucun de ces pays ne montre une volonté sincère de réduire et d'abandonner l’arme nucléaire, parce que ces armes sont une marque de statut international et de puissance, de menace pour le contrôle des ressources.

Aucun de ces pays ne montre une volonté sincère d'abandonner l’arme nucléaire, et tous les signaux nous montrent le contraire.

Certes les négociations continuent. A Lausanne récemment un accord aurait été obtenu avec l’Iran pour son renoncement à l’arme atomique. Mais hier Obama avertissait que si le congrès rejetait l’accord avec l’Iran, alors la seule solution pour empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire serait la guerre.  Quelle drôle de méthode !

Certes les négociations continuent mais à quoi servent-elles quand des pays comme la Russie consacrent 21% de leur budget à la modernisation de leur  arsenal.

Plus grave ! Les stratèges de ce pays sont convaincus que la Russie sera attaquée à l’arme nucléaire et se prépare à une guerre totale pour les ressources.

La guerre psychologique !  La guerre des nerfs continue et s’aggrave mais il y a un risque que Dr Folamour ne soit à la fin pas seulement une comédie morbide.

Il y a un risque et le risque augmente qu’une catastrophe nucléaire se produise.

L’échec du désarmement augmente le risque que d’autres pays se  procurent des armes nucléaires. C’est ce que nous voyons et pourtant les conséquences de l’explosion d’une seule arme nucléaire sont connues et seraient catastrophiques, étendues et durables.

La seule garantie contre l’utilisation des armes nucléaires est de les éliminer sans tarder.

Cette course à l’armement continue de consommer des ressources financières considérables, inimaginables, des centaines de milliards de dollars, alors que le réchauffement climatique s’aggrave et nécessite des investissements à la hauteur des risques encourus par la population humaine, et tout cela se fait en prévision d’une guerre totale pour les ressources d’énergie fossile.

Les Verts, vous le savez, sont des pacifistes, les Verts sont des antinucléaires, les Verts proposent la fin du nucléaire civil comme du nucléaire militaire.

Proposer cela c’est proposer la paix contre la menace ! C’est proposer la vie contre la peur ! C’est proposer un autre monde ! C’est la sortie du nucléaire, c’est la transition énergétique des énergies fossiles vers les énergies renouvelables !

Ces propositions sont le chemin vers un monde plus sûr sans nucléaire ni civil, ni militaire !

Voilà l’autre chemin alternatif à la guerre totale pour les ressources fossiles.

Voilà le seul autre chemin. !

Pacifistes, nous sommes aux côtés de tous les pacifistes qui peuvent compter sur nous comme nous comptons sur eux pour que nos sociétés prennent ce chemin plus sûr.

Ce soir nous sommes réunis pour nous souvenir de  ces bombardements et nous remercions tous les pacifistes de se mobiliser tous les jours pour un monde plus sûr sans nucléaire ni civil, ni militaire.

Nous sommes reconnaissants à cette coalition pacifiste mondiale de la campagne internationale pour le désarmement nucléaire de s’investir tous les jours, et pas seulement les jours anniversaires,  pour ce monde plus sûr, qui s’appelle la paix

Par la colombe et l’olivier

Peut-être viendra-t-elle demain

La paix

Comme le chantait Georges Moustaki pour Hiroshima

 

DSC_9132.jpg

DSC_9147.jpg

DSC_9153.jpg

DSC_9180.jpg

DSC_9191.jpg

DSC_9196.jpg

DSC_9206.jpg

DSC_9207.jpg

DSC_9213.jpg

DSC_9228.jpg

DSC_9231.jpg

DSC_9283 - copie.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

www.photographygeneva.com

 

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

04/08/2015

Manifestation de solidarité avec la communauté Yézidie

Lundi 3 août 2015, plus de mille personnes se sont rassemblées au Parc des Cropettes puis sur la place des Nations-Unies à l'occasion du premier anniversaire du début de l’offensive de l’État Islamique sur la ville et le mont Sinjâr, durant laquelle plus de 600 civils kurdes yézidis furent massacrés pendant leur fuite et plusieurs milliers enlevés et portés disparus. 

DSC_8708.jpg

 

 

L1280211.jpg

L1280217.jpg

L1280235.jpg

DSC_8721.jpg

DSC_8758.jpg

DSC_8766.jpg

DSC_8773.jpg

DSC_8779.jpg

DSC_8786.jpg

DSC_8790.jpg

DSC_8794.jpg

DSC_8807.jpg

DSC_8815.jpg

DSC_8822.jpg

DSC_8825.jpg

 

Le Conseil Yezidi de Sinjar en Irak et le Conseil Yezidi irakien en Exil

 
Nous demandons à l’Union Européenne et aux USA leur soutien politique dans l’installation de la paix et de la sécurité
 

Lw 3 aout 2014 les terroriste de l’Etat islamique attaquent la communauté Yézidis vivant au pied de la montagne de Sinjar (Shangal). Créant la fuite de près d’un demi-million de Yezidis de leurs maisons pour éviter la mort certaine que leur réservaient les djihadistes de l’EI. Des milliers de Yézidis sont capturés par l’Etat Islamique. Au total plus de 10 00 Yézidis seront soit exécutés, soit enterrés vivant dans des fosses. Des millier de filles et de femmes Yézidis seront capturées et refendues sur le marché d’esclaves sexuelles ou offertes butin de guerre à des émirs de l’organisation terroriste. Des milliers d’enfant sont ainsi capturés, arrachés des bras de leurs parent pour devenir de parfaits djihadistes.
 
Un après le soixante-quatorzième génocide contre la communauté yézidis, la situation ne s’est guère améliorée. La ville de Sinjar est toujours sous l’occupation des djihadistes de l’Etat Islamique. Plus d’un demi-million de Yézidis vivent dans des camps de réfugiés ou même l’eau vient à manquer. Plus de cinq milles cinq cent femmes sont toujours aux mains des islamistes et sont systématiquement violés, battues plusieurs fois par jour. Trois mille cinq cent enfants yézidis se trouvent dans des camps de rééducation islamique de Daesh, afin de devenir plus tard des bombes humains. On retrouve certain de ces enfants yézidis jusqu’en Afghanistan. Les Yezidis qui constituent peuple millénaire de la Mésopotamie sont en train d’être exterminé.
 
Contrairement aux Chrétiens et au Juif, nous les Yézidis nous ne pouvons pas prétendre au statut de « Dhimmi », car nous ne faisons pas partie des « gens du livre » au sien d’un système régie par la Charia, les Yézidis n’ont pas le droit d’exister. C’est soit la conversion à l’islam, soit la confrontation. Enfin les Yézidis sont les gardiens des anciennes croyances de la civilisation mésopotamiennes préislamique. Or les terroristes djihadistes détruisent toutes l’histoire, toute civilisation et religion antérieures à l’islam.
 
Ni Bagdad, ni erbil ne nous ont protégés contre l’EI et contre nos voisins arabe quand ils sont venus nous massacrer, C’est suite à cela qu’une force armée Yézidis, YBS (Unité de Protection de Sinjar) et le conseil Yézidis de Sinjar ont été fondé par les Yézidis dans le but de créer une auto-gouvernance. Nous demandons aux nations Unis et à l’Union Européenne de reconnaitre et de soutenir l’auto-gouvernance nécessaire à la survie du peuple Yézidis en Irak. L’Europe ou aucun autre pays ne peut accueillir un demi-million de Yézidis doit soutenir les forces Yézidis à reconquérir leurs terres et ainsi favorisé le retour de ses réfugiés sur leurs terres ancestrales.

 

DSC_8837.jpg

L1280241.jpg

L1280245.jpg

L1280249.jpg

DSC_8858.jpg

DSC_8869.jpg

DSC_8872.jpg

DSC_8874.jpg

DSC_8884.jpg

DSC_8896.jpg

DSC_8900.jpg

DSC_8905.jpg

DSC_8924.jpg

DSC_8946.jpg

L1280250.jpg

L1280253.jpg

L1280259.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

www.photographygeneva.com

 

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

02/08/2015

Fête nationale 2015

Fête nationale 2015

DSC_8268.jpg

DSC_8270.jpg

DSC_8272.jpg

DSC_8276.jpg

DSC_8278.jpg

DSC_8279.jpg

DSC_8281.jpg

DSC_8283.jpg

DSC_8284.jpg

DSC_8290.jpg

DSC_8301.jpg

DSC_8305.jpg

DSC_8308.jpg

DSC_8360.jpg

DSC_8361.jpg

DSC_8368.jpg

DSC_8371.jpg

DSC_8391.jpg

DSC_8398.jpg

DSC_8403.jpg

DSC_8407.jpg

DSC_8413.jpg

DSC_8414.jpg

DSC_8433.jpg

DSC_8450.jpg

DSC_8458.jpg

DSC_8473.jpg

DSC_8482.jpg

DSC_8484.jpg

DSC_8513.jpg

DSC_8520.jpg

DSC_8523.jpg

DSC_8540.jpg

DSC_8542.jpg

DSC_8546.jpg

DSC_8552.jpg

DSC_8566.jpg

DSC_8586.jpg

DSC_8616.jpg

DSC_8623.jpg

DSC_8624.jpg

DSC_8640.jpg

DSC_8645.jpg

DSC_8653.jpg

DSC_8666.jpg

DSC_8663.jpg

DSC_8670.jpg

DSC_8673.jpg

DSC_8674.jpg

DSC_8677.jpg

DSC_8682.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

http://www.photographygeneva.com/gallery/fete-nationale-2...

 

 


Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

03:29 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

31/07/2015

Manifestation contre l'enfermement des migrants en lutte

Environ deux cent personnes ont manifesté jeudi après-midi sur la plaine de Plainpalais et au centre-Ville pour dénoncer les arrestations de six membres du collectif No Bunkers.

DSC_7829 - copie.jpg

Communiqué de presse 30.07.15

Vers de vraies solutions

Aujourd’hui même, une délégation de notre collectif No Bunkers a rencontré la délégation du Conseil d’Etat incarnée par le Conseiller d’Etat M. Poggia. Lors de cette rencontre, de nombreux points de discussions ont été abordé et le collectif est heureux d’annoncer que des solutions durables se dessinent pour la sortie de la crise dite du Grütli.

149 places pour l’automne
Le dialogue initié s’est poursuivi et commence a porté ses fruits notamment pour des solutions de relogements des personnes en bunkers. Ainsi 69 places « en dur » (dans des bâtiments déjà existants) ouvriront durant le mois de septembre. 80 autres places aménagées dans des containers modulables seront disponibles aux alentours de la fin septembre. C’est ainsi pas moins de 149 places qui vont être créées et permettront d’atténuer quelque peu la crise. Si bien sûr la situation reste loin d’être satisfaisante puisque Genève compte 250 personnes actuellement dans les bunkers, nous nous félicitions de cette avancée.
Concernant le Collectif, nous nous réjouissons également que l’Etat, et M. Poggia en particulier, travaille, à trouver une solution de relogement provisoire au 15 août en attendant le relogement définitif au mois de septembre des migrants.

Dialogue et arrestations
Lors de cette discussion, nous avons également échangé avec la délégation du Conseil d’Etat sur la situation extrêmement problématique des arrestations des migrants actuellement membre du collectif. M. Poggia nous assuré que les pressions sur les membres du collectif n’étaient pas admissibles et que le Conseil d’Etat n’avait aucune volonté de placer les personnes du collectif dans une situation particulière ! En effet, de notre point de vue, le dialogue ne peut se poursuivre avec les arrestations et les intimidations dont sont victimes les migrants du collectif. Espérons que le message soit passé !

Et la suite ?
Loin de s’arrêter, les discussions avec le Conseil d’Etat continueront afin de permettre de soutenir l’effort vers un horizon sans bunkers. Dans ce cadre, déjà deux solutions sont en projet permettant d’accueillir 20-40 migrants fin 2015 et 100 migrants fin 2016. Les efforts doivent être maintenus afin que l’on puisse atteindre cet objectif humainement responsable et juste à savoir de se priver du recours aux bunkers comme lieux de vie.

 

DSC_7832.jpg

DSC_7835.jpg

DSC_7837.jpg

DSC_7844.jpg

DSC_7853.jpg

DSC_7860.jpg

DSC_7891.jpg

DSC_7892.jpg

DSC_7903.jpg

DSC_7908.jpg

DSC_7917.jpg

DSC_7936.jpg

DSC_7924.jpg

DSC_7965.jpg

DSC_7980.jpg

DSC_8004.jpg

DSC_8017.jpg

Copyright ©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ. 

Tous droits réservés

Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.

 

Pour toute demande, merci de me contacter.  

29/07/2015

« La Turquie fournit des armes à Daesh »

RASSEMBLEMENT DES KURDES DE BELGIQUE

«Erdogan s’en prend aux Kurdes pour des raisons électorales»

Plusieurs organisations kurdes se sont rassemblées à Bruxelles, ce mardi, pour dénoncer la « politique militariste » de la Turquie, dirigée contre les Kurdes.

Bruksel.jpg


Une centaine de manifestants kurdes ont bravé la pluie ce mardi matin à Bruxelles pour exprimer leur colère envers la Turquie et envers les offensives organisées par Ankara contre les Kurdes, notamment. Depuis vendredi, Ankara a entamé une campagne militaire avec des bombardements lourds contre le PKK (le Parti des travailleurs du Kurdistan, que la Turquie qualifie d’« organisation séparatiste terroriste ») et contre des populations civiles dans le Sud-Kurdistan, en Irak. Depuis vendredi, plus de 1.000 personnes ont également arrêtées par les autorités turques. Ces personnes sont suspectées de terrorisme. Selon les autorités turques, elles sont liées soit au groupe « Etat islamique » soit au PKK

Mardi, à Bruxelles, les manifestants kurdes sont restés silencieux sous leurs drapeaux – du Kurdistan, mais aussi de nombreux drapeaux représentant le visage de Abdullah Öcalan, fondateur et dirigeant du PKK. Seuls quatre représentants kurdes ont pris la parole, et n’y sont pas allés par quatre chemins. Ils dénoncent le « sabotage des négociations avec les Kurdes » par Ankara, la « politique militariste » du président turc et la volonté de ce dernier de « rétablir l’Empire ottoman ».

« Le conflit en cours en Turquie n’est pas une guerre menée par la Turquie. C’est la guerre de Recep Tayyip Erdogan qui veut maintenir son pouvoir, a déclaré Zübeyir Aydar, membre du conseil exécutif du Congrès national du Kurdistan (KNK). L’AKP (le Parti de la justice et du développement, du président turc Recep Tayyip Erdogan, NDLR) organise cette provocation en vue des élections à venir. Ils veulent empêcher toute victoire du parti kurde. »

« La Turquie fournit des armes à Daesh »

Doru Eyyup est le représentant européen du parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples). Il insiste également sur les intentions électorales de Recep Tayyip Erdogan et de l’AKP, pour expliquer les offensives contre les Kurdes de ces derniers jours. « Erdogan mène une guerre contre notre parti et contre notre peuple. Avec l’entrée du HDP au parlement turc, suite aux dernières élections législatives (en juin), nous avons empêché Erdogan de construire son empire. Tout le monde sait que la Turquie ne mène pas une guerre contre Daesh mais contre la population kurde. La preuve : les bombardements sont concentrés sur la région du Kurdistan ! La Turquie a des intentions électorales. Mais elle ne pense pas aux conséquences néfastes de ses actes… »

Pour ces deux représentants kurdes, la Turquie présente à la communauté internationale les offensives en cours comme étant des opérations dirigées contre le groupe « Etat islamique ». « Mais ce n’est qu’une image, insiste Zübeyir Aydar. La vérité est que la Turquie et l’Etat islamique se sont mis d’accord dans cette histoire. Il n’y a pas de conflit entre eux, en réalité. La Turquie fournit des armes à Daesh, tout le monde le sait. Elle aide les djihadistes de l’extérieur. La Turquie met des bâtons dans les roues du processus depuis le début. Elle n’est pas claire. »

« Nous ne voulons pas la guerre »

Ce mardi matin, les organisations kurdes représentées à Bruxelles ont demandé à la communauté internationale, à l’Otan en particulier (vers qui la Turquie s’est tournée ce mardi pour demander un soutien pour assurer la protection de sa frontière sud) et à l’Union européenne d’intervenir dans ce dossier pour « reprendre des négociations pacifiques avec le peuple kurde ». « Nous ne voulons pas la guerre, a insisté Zübeyir Aydar. Nous souhaitons que les forces internationales face office de médiateurs entre nous, pour que la guerre ne dure pas un jour de plus. »

Zübeyir Aydar estime que les Kurdes ne participent pas aux attaques ; qu’ils ne font que « se défendre ». Doru Eyyup est plus franc sur la question de la réponse kurde aux attaques turques : « Les Kurdes sont une force importante au Moyen-Orient. Bien sûr qu’il va y avoir des ripostes kurdes. Les Kurdes ont les moyens de mener une guerre de résistance. » Mais le représentant européen du HDP insiste : il souhaite une sortie de crise pacifique et négociée. Via une intervention de l’Union européenne, par exemple. « Avec des pressions économiques contre la Turquie, l’UE a la capacité d’arrêter cette guerre ».

Le Soir, CATHERINE JOIE, Mardi 28 juillet 2015