23/05/2015

Marche Mondiale des femmes en soutien aux combattantes kurdes.

La caravane européenne de la Marche des femmes a débuté son voyage au Kurdistan le 8 mars et elle vient d’arriver à Genève le samedi 23 mai après un périple qui l’a conduite en Grèce, aux Balkans et en Italie. Cette marche est organisée pour soutenir le combat héroïque des femmes kurdes à Kobane.

Aujourd’hui, les femmes kurdes genevoises leur ont rendu hommage en les rencontrant à la Maison de quartier des Pâquis.

 

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22/05/2015

La photo du jour

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13/05/2015

La privatisation du transport des détenus

Manifestations contre de la privatisation du transport des détenus
Hier, des dizaines de manifestants se sont rassemblées sous les fenêtres de Pierre Maudet, Conseiller d'état en charge de la sécurité pour manifester leur mécontentement au sujet de la privatisation du service Détachement de convoyeur des détenus et de surveillance.

 

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Afin d'éviter le viol, une femme kurde se suicide!

Mardi après midi une cinquantaines de kurdes se sont rassemblée à la place des Nations-Unies pour exprimer leur colère contre le régime d’iran, qui a fait qu’une kurdes se suicides du 4ième étages de l' hôtel dans le quel elle travaillait après c’être fais violé par un membre des forces de sécurité et renseignement de la république islamique d’iran

 

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Communiqué de presse

Une femme kurde iranienne âgée de 25 ans, Farinaz Khosravani, s'est suicidée en se jetant du quatrième étage de l'hôtel dans lequel elle travaillait. Cet accident survient suite à une tentative du viol par un membre des forces de sécurité et de renseignement de la Republique islamique d’Iran.

L'incident a suscité la colère chez les habitants de la ville de Mahabad, dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, dans le Kurdistan iranien. Des manifestants se sont rassemblés devant Hôtel Tara le jeudi après-midi, le 7 mai 2015, pour exprimer leur colère contre cet acte criminel.

Les forces anti-émeutes déployées, ont attaqué les manifestants pacifistes non-armés avec des gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser la foule.

Par la suite, ces forces ont ouvert les feux sur les manifestants et en ont blessé au moins 20 civils. Selon des reports, de nombreux jeunes manifestants ont été arrêtés et plusieurs ont été envoyés en prison de Miandoab, une ville proche de la ville. Un grand nombre de blessés n’étaient pas en mesure d'aller à l'hôpital pour des traitements médicaux, car ils avaient peur d'être arrêté par les forces de sécurité. La population kurde s’est manifestée dans d’autres villes kurdes pour soutenir les habitants de Mahabad.

 Actuellement, plusieurs villes du Kurdistan iranien ressemblent à une zone militaire.

Les organisateurs de cette manifestation, tout en condamnant la tentative du viol contre Farinaz Khosravani, qui a conduit à sa mort, exigeons que :

• une commission indépendante soit mise en place, afin de mener une enquête sur les circonstances exactes de ce drame,

• afin d’amener devant la justice, les responsables de la mort du jeune femme, ainsi que ceux qui ont ouvert les feux sur les manifestants pacifistes,

• enfin, de libérer sans conditions, tous les manifestants.

Centre Zagros pour les droit de l'homme

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11/05/2015

Election des exécutifs communaux 2015

Election des exécutifs communaux 2015 

 

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10/05/2015

Réouverture de la bibliothèque de la Citée

Un public nombreux et ambiance bon enfant pour l’inauguration hier samedi 9 mai de la bibliothèque de la Citée qui a été fermée durant neuf mois pour travaux. Les organisateurs ont vu grand et ils ont eu raison vu la foule qui s’est pressée depuis 10 h du matin pour participer aux réjouissances. Des animations à la hauteur ont ponctué la journée après les discours officiels de Monsieur Sami Kanaan, Maire de Genève, de Monsieur Rémy Pagani, Conseiller administratif, et de Madame Virginie Rouiller, Directrice de la Bibliothèque de la Cite. Retour sur cette journée mémorable.

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06/05/2015

Manifestation de la communauté Alévis à Genève

Ne restez pas silencieux face au génocide des alévis et aux massacres en Syrie!

Environ 50 personnes issues des communautés alévis se sont rassemblées mercredi après-midi devant la poste de Mont-Blanc pour dénoncer un massacre commis contre les Alaouites, les Kurdes, les Chrétiens, les Yezidis et les Chiites par DAECH et AL QAÏDA en Syrie le 25 avril dernier.

Les manifestants font état d'une quarantaine de morts civils et de centaines de disparus. Ils pointent des doigts des groupes islamistes d’Al Nosra et du Daech près de la frontière turque. Leur rassemblement avait pour but de donner une visibilité à ces faits et à relayer le message des victimes sur place.

Les manifestants ont dénoncé l'implication de militaires turcs dans la formation de groupes armés apparentés à Al-Qaïda sur le territoire de la Turquie. Une grave accusation!Il s'agit, selon eux, du même groupe de djihadistes venus de Turquie qui avait saccagé les lieux de culte de la ville à majorité arménienne de Kessab (Syrie), le 21 mars 2014. "Ces groupes armés en veulent plus aux minorités intra-islamiques qu'aux autres minorités religieuses extérieures à l'islam".

Manifestation organisée par la Centre Culturel des Alévis de Genève, par l’Association des Droits de l’homme et de Pir Sultan Abdal de Annecy et
Centre Culturel des Alévis Cluses

 

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CENTRE CULTUREL DES ALEVIS DE CLUSES

Chers amis, chers syndicalistes, chers élus, chers citoyens,

Je vous salue au nom du centre culturel des alévis de Cluses, mais également au nom du président de notre fédération de France, Mr KILICKAYA.

Je vous remercie de votre présence, et de votre solidarité, contre la barbarie qui se produit au moyen orient, particulièrement en Syrie et en Irak, mais aussi en Afrique notamment au Mali, Kenya, Nigeria…
Depuis des mois et aujourd’hui encore, des milliers  des personnes innocentes (Alévis, Kurdes, Turkmènes, Yezidis, chrétiens, …) des enfants, des femmes, des personnes âgées, sont torturées, violées et assassinées de la façon la plus ignoble aux frontières de la Méditerranée.
 
Ces organisations terroristes nommée Al Nostra ou DAECH agissent sous les yeux de certains pays « amis » de l’occident. Les pays du Golf qui leur offre une assistance financière, mais aussi la Turquie qui fait partie de l’Otan. En effet le gouvernement d’Ankara a apporté un appui logistique, en servant de plateforme, laissant passer des milliers de terroristes par ses frontières, mais aussi et en leur fournissant les armes, dans le but de mettre le chaos dans ses pays voisins la Syrie ou l’Irak.  Aujourd’hui encore ces terroristes, traversent les frontières de part et d’autre sans être inquiétés, faisant tout genre de commerces et de trafics avec la Turquie.

Nous dénonçons avec force, partout en Europe, cette complaisance, cette collaboration avec les terroristes, en laissant une gerbe noire devant les ambassades et les consulats de Turquie.
Ne laissons pas la barbarie continuer dans le silence. Nos ennemis d’aujourd’hui seront vos ennemis de demain.

Dénonçons ensemble le soutient  de ces pays « amis » à ces criminel de  daech ou Al nostra.
Luttons ensemble pour la dignité humaine, contre la barbarie !

Merci de votre attention.

 

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Deniz Gezmiş, Yusuf Aslan et Hüseyin İnan.Ils ont été pendus le 6 mai 1972 par l’état fasciste Turc

Deniz Gezmiş,Hüseyin İnan et Yusuf Aslan avaient été condamnés à mort par un tribunal militaire. Ils ont été pendus le 6 mai 1972 par l’état fasciste Turc

"La peine de mort qui a été prononcée à leur égard résulte des conditions extraordinaires que connaissait le pays à cette époque. Ces condamnations étaient injustes."

 

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6 mai 1972... Minuit... La prison centrale d’Ankara était illuminée à l’intérieur et à l’extérieur. Toutes les routes qui y menaient étaient barrées. La ville était cernée par les troupes et la prison soumise à un contrôle militaire très strict.

A une heure du matin, deux avocats furent introduits dans la prison.
(1) Le Procureur de la République, sans leur présenter aucun document écrit, les informa que leur dernier appel avait été rejeté par la Cour militaire de cassation.

Ainsi débuta l’exécution de trois jeunes révolutionnaires de Turquie. Deniz Gezmis, 25 ans, Yusuf Arslan, 25 ans, et Hüseyin Inan, 23 ans, avaient été condamnés à mort par un tribunal de la loi martiale à Ankara sous l’inculpation de “tentative de renversement du régime constitutionnel”.
(2)

Quoique la condamnation à mort prononcée par la cour militaire ait suscité de très violentes protestations, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, l’autorité militaire ne s’en soucia nullement et les sentences de mort furent votées par le parlement. Bien avant le vote, les bourreaux avaient tenté d’utiliser leur piège bien connu: les trois jeunes gens seraient graciés de leur peine de mort s’ils avouaient leurs “erreurs” et s’ils acceptaient de dénoncer leurs camarades.

Mais les trois révolutionnaires se proclamèrent à nouveau fiers de mener leur combat légitime pour la libération du peuple turc et ils refusèrent catégoriquement tout marché. Dès lors, Gezmis, Arslan et Inan furent privés de tout contact avec le monde extérieur. Ils n’attendaient plus que les bourreaux qui pouvaient venir à tout moment.

Dans la prison, les avocats virent d’abord Deniz Gezmis. Il était assis dans le bureau du gardien en chef, menottes aux poings et enchaîné. Il accueillit les avocats avec un sourire aux lèvres et leur dit: “Je souhaite que vous voyiez comment nous marcherons à la mort, afin que les générations futures le sachent.

Embrassez pour moi tous les révolutionnaires emprisonnés.”Puis, Gezmis dicta une lettre à son père. Pendant ce temps, les procureurs, le chef de la police militaire et le général Ali Elverdi
(3) qui les avait condamnés à mort se préparaient dans une autre chambre.

Pendant 15 minutes, les bourreaux essayèrent vainement de désenchaîner le condamné. L’un des bourreaux a dû y renoncer.
“Nous devons être prudents jusqu’à ce que nous l’emmenions vers la potence,” dit-il. Le procureur ordonna finalement  que les chaînes lui soient retirées, après quoi Deniz Gezmis fut revêtu de la “robe blanche” des exécutions.

Le sourire aux lèvres, il regarda alors ses bourreaux, ses yeux exprimaient de la pitié pour eux. D’un pas ferme, il marcha vers la potence, il grimpa sur l’escabeau avec l’aide des gardiens car il portait toujours ses menottes et la longue robe des exécutions qui entravait ses mouvements. Puis il plaça luimême sa tête dans le noeud coulant et s’écria:

 

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“ Vive la lutte du peuple de Turquie pour l’indépendance!
“Vive le marxisme-léninisme!
“Vive la lutte révolutionnaire des peuples turc et kurde!
“A bas l’impérialisme!
“A bas le fascisme!”

Pris de panique en entendant ces mots, le procureur général cria aux bourreaux: “Repoussez le tabouret!” Ce qu’ils firent. Mais les pieds de Deniz Gezmis touchaient encore la table. Les bourreaux la retirèrent aussi et le corps de Deniz Gezmis bougea, tourna sur lui-même, la corde se tordit puis s’arrêta.
Il était 1 h 25 du matin.

Cette scène se répéta encore deux fois, pour les deux autres révolutionnaires condamnés.

Yusuf Arslan, le deuxième condamné, après avoir pris congé de ses avocats, marcha vers la potence d’un pas ferme, grimpa sur le tabouret, mit sa tête dans le nœud coulant et s’écria:


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“Je meurs d’une mort honorable, pour l’indépendance et la prospérité de mon peuple. (Puis, montrant les soixante colonels autour de lui) Vous, qui nous pendez, vous mourrez chaque jour pour votre malhonnêteté. Nous sommes au service de notre peuple, mais vous, vous êtes les valets des Etats-Unis.

“Vivent les révolutionnaires!
“A bas le fascisme!”

Finalement, les bourreaux conduisirent Hüseyin Inan vers la potence. En passant devant ses avocats, il leur dit adieu en ajoutant: “Cette lutte ne cessera pas avec nos exécutions.”
Il monta sur la table et s’écria:

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“J’ai lutté pour l’indépendance et la prospérité de mon peuple, sans me soucier de mon propre intérêt. Jusqu’à ce jour, j’ai porté honorablement la bannière, à présent je la passe au peuple de Turquie.

“Vivent les ouvriers et les paysans!
“Vivent les révolutionnaires!
“A bas l’impérialisme et le fascisme!”

Puis Hüseyin Inan monta sur le tabouret et mit sa tête dans le noeud coulant. Il repoussa lui-même le tabouret. Ils emmenèrent Yusuf Arslan à 2 h 50 et Hüseyin Inan à 3 h 25.

Les deux avocats des jeunes révolutionnaires quittèrent la prison vers 4h. Ce fut la fin de l’obscurité et le début d’un jour nouveau.

Quatre jours plus tard, des journaux datés du 10 mai 1972 donnaient la nouvelle suivante: “Un fonctionnaire a été arrêté à Ankara pour avoir déposé trois roses sur les tombes des trois révolutionnaire exécutés, Deniz Gezmis, Yusuf Arslan et Hüseyin Inan.”


1) Ces deux avocats, Mukerrem Erdogan et Halit Celenk, comme d'autres avocats défendant de jeunes révolutionnaires, furent aussi emprisonnés et condamnés. L'avocat Mukerrem Erdogan fut même torturé brutalement et il révéla les tortures qui lui furent appliquées à deux équipes de TV étrangères. Ces programmes passèrent sur les TV britanniques, suédoise et néerlandaise. Ces notes sur les exécutions sont basées sur les observations des avocats qui y assistaient.

2) Les trois révolutionnaires sont des membres de l'Armée Populaire de Libération de Turquie (THKO).

3)Général Ali Elverdi: Il présida la Cour militaire N°1 du Quartier Général de la loi martiale d'Ankara. Bien qu'il ne soit pas juriste, mais conformément au Code de Procédure Criminelle Militaire, les cours militaires étaient présidées par des officiers de l'armée. En fait, ce tribunal condamna les 18 jeunes progressistes à mort, mais les 15 condamnations furent annulées par la Cour militaire de Cassation.

http://www.info-turk.be/163.F.htm

04/05/2015

« Hommage à Ragıp Zarakolu : les pionniers de l’éveil turc »

 

Le Samedi 2 mai 2015 Monsieur Remy Pagani, Conseiller administratif de la ville de Genève, a remis la médaille du mérite de la "Fondation Hagop D.TOPALIAN" à Monsieur Ragip Zarakolu, au nom de la communauté arménienne de Suisse, en remerciement de toutes ses actions pour le rétablissement de la vérité et son combat pour les droits humains

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29ème Salon international du livre et de la presse de Genève

Stand arménien pour le centenaire du génocide des Arméniens.

 

« Hommage à Ragıp Zarakolu : les pionniers de l’éveil turc »

 

 

Samedi 2 mai 2015. 17h00-18h00.

 

1.   Introduction: 

Aujourd'hui, nous, sur le stand arménien, (je pense que l'ensemble du salon du livre devrait ressentir la même chose) avons le grand honneur de compter parmi Ragıp Zarakolu, éditeur remarquable, défenseur emblématique de la liberté de publier et candidat au prix Nobel de la paix.

Mais qui est donc Ragıp Zarakolu ? Ragıp Zarakolu est un éditeur turc, un intellectuel, un journaliste, un écrivain et un militant des droits de l’homme qui est né en 1948 sur l'une des îles des Princes au large d’Istanbul dont son père était le gouverneur. A cette époque-là, il y avait encore de nombreuses minorités qui vivaient sur ces îles. Aujourd'hui, il vit en exil en Suède.

Depuis qu’il a créé sa maison d'édition Belge avec sa défunte épouse Ayşe Nur en 1977, Ragıp Zarakolu a été l'objet d’un véritable harcèlement de la part des autorités turques. Pourtant, il a toujours refusé d'abandonner sa campagne pour la liberté de pensée, luttant "pour la généralisation, en Turquie, d’une attitude de respect pour les différentes cultures et pensées".

 

Au fil des ans, les accusations portées par les autorités turques contre Ragıp Zarakolu et son épouse ont conduit à des agressions, à des peines de prison, à des confiscations et à des destructions de livres, et à de lourdes amendes, mettant en danger la survie de la maison d'édition Belge. Tout au long de sa carrière d'éditeur, Ragıp Zarakolu a été mis à l’index par les autorités en raison de ses décennies de lutte pour la liberté d'expression, et en particulier sa promotion des droits des minorités et sa quête de vérité, de justice et de réconciliation. Le travail de Ragıp Zarakolu en tant qu’éditeur et son soutien sans réserve à la liberté de publier l’ont souvent conduit à des situations de conflit avec les autorités et mis en danger sa sécurité personnelle. Malgré la série d'attaques dont il a été la victime, il a constamment continué à aborder les questions litigieuses, encourageant ainsi un débat sain et la démocratisation de la Turquie.

 

Ragıp Zarakolu est un membre fondateur de l'Association turque des droits de l’homme (ADH/IHD). Permettez-moi de dire quelques mots à sujet de la ADH. Qu'elle grande institution! Aujourd'hui en honorant Ragıp, nous honorons également cette grande institution, qui n'a pas hésité (lorsque les autorités turques ont déplacé pour la première fois la commémoration de la bataille des Dardanelles au 24 avril 2014 afin de gêner la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens le 24 avril 2015) à publier une déclaration appelant les chefs d'Etat étrangers et de gouvernement à boycotter les commémorations de Gallipoli et à assister aux cérémonies du 24 avril à Erevan à la place. Il y a quelques jours, avec l'UGAB et le groupe local DurDe («dire stop au racisme et au nationalisme»), l’association a organisé des manifestations de commémoration du génocide des Arméniens dans la ville où tout a commencé, Istanbul (à la place Taxim et à Haydarpacha en particulier, la gare à partir de laquelle les 240 intellectuels arméniens arrêtés le 24 avril 1915 ont été déportés).

 

Ragıp Zarakolu a également longtemps été président du Comité liberté de publier de l’Association turque des éditeurs (ATE/TYB). En tant que tel, il a documenté et rendu public, dans un rapport annuel, les nombreuses violations du droit à la liberté de publier en Turquie et était donc à l'avant-garde de la défense de la liberté de publier des autres écrivains et autres éditeurs, y compris celle des petits éditeurs et écrivains kurdes dont la défense intéressait par ailleurs très peu les autres organisations nationales ou internationales de défense de la liberté d’expression. S’il y avait encore eu des maisons d'édition arméniennes en Turquie (aujourd’hui il n’en reste qu’une), il aurait défendu leurs droits avec la même conviction, vous pouvez en être sûr.

 

2. Ragıp Zarakolu, une victime de harcèlement judiciaire :


Sans titre.pngAprès cette longue introduction, je voudrais dire quelques mots sur la façon dont  Ragıp Zarakolu a été la cible constante d’un véritable harcèlement judiciaire pendant de longues années par l’intermédiaire de trois exemples seulement au cours des 15 dernières années. Mais en réalité, il y aurait beaucoup plus d’exemples à donner sur une période beaucoup plus longue. Mais le temps nous manque. Quoi qu’il en soit,  vous serez en mesure de juger par vous-même:

 

Exemple n° 1 : En 2003, pour sa publication du livre « Le régime  du 12 septembre en procès » de G. Caglar, Ragıp Zarakolu a été poursuivi par la cour de sûreté d’Etat d'Istanbul en vertu de l’(ex-) article 312 du Code pénal turc («incitation à la haine sur la base de la classe, de la race ou de la religion »). Il a également été accusé (en vertu de la législation anti-terroriste) de faire de la propagande séparatiste par voie de publication. Que contenait donc ce livre pour être ainsi traité de la sorte comme un terroriste dans une cour de sûreté d’Etat? La somme des violations des droits de l’homme commise par le régime militaire issu du coup d’Etat de 1980. Les droits de l'homme seraient ainsi un sujet aussi dangereux qu’une bombe ! En décembre 2003, cette Cour de sûreté d'État, à la fin d'une procédure qui a duré de longs mois (c’est aussi là que réside le harcèlement judiciaire),  finit par acquitter Ragıp Zarakolu.

Exemple n° 2 : Dès qu'il a été acquitté dans cette affaire, le même jour, la même Cour a décidé d’ouvrir un nouveau procès contre lui pour un article qu'il avait écrit en mars 2003 dans un quotidien kurde et qui était intitulé « Sana Ne? » (« Qu'est-ce que ça peut bien vous faire? »). Cet article portait sur la politique étrangère turque au Kurdistan irakien. Encore une fois cette procédure a duré de longs mois.

Exemple n° 3 : En mars 2011, Ragıp Zarakolu a été condamné par un tribunal d'Istanbul à payer une amende de TL 16,660 (€ 8330) parce qu’il avait publié le livre de Mehmet Güler «Le Dossier LCK/Etat global et les Kurdes sans Etat ». Mehmet Güler a également été condamné à une peine de prison avec sursis de 15 mois. Ragıp Zarakolu et Mehmet Güler étaient accusés, en vertu de l'article 7/2 de la loi anti-terroriste, de "propagande" pour une organisation illégale, le Parti des travailleurs kurdes (PKK). Le livre, qui a été interdit immédiatement après sa sortie lors du salon du livre de Diyarbakir en mai 2010, reste interdit.

Le schéma du harcèlement judiciaire apparaît ainsi clairement. Il y a toujours au moins une enquête ou un procès à l’encontre de Ragıp Zarakolu. La plupart du temps, il y en a plusieurs en même temps. Par ailleurs, les procédures s’éternisent pour le vider psychologiquement et pour le détourner de sa mission d’éditeur engagé. Tout cela pourquoi ? Parce qu’il exerce son droit à la liberté d’expression sur des sujets jugés sensibles par les autorités.

Avant 2003, entre 2003 et 2011, et après 2011, il y eu bien d’autres cas, bien d’autres procès jusqu'au coup final : l'arrestation de Ragıp le 28 octobre 2011 (avec 40 autres personnes) et sa détention dans une prison de haute sécurité pendant près de six mois.

Permettez-moi donc de vous parler de son dernier séjour en prison. Croyez-moi, vous pouvez penser que ce discours commence à être long, mais il commence à peine à rendre hommage à Ragıp Zarakolu et ne reste qu’un aperçu rapide de ses décennies de lutte pour la justice.

3 Son dernier séjour en prison:

Après son arrestation le 28 octobre, il a été jeté en prison le 1er novembre 2011. Près de cinq mois plus tard, le 19 mars 2012, le procureur Istanbul, M. Adnan Çimen, a enfin inculpé Ragıp Zarakolu pour «complicité avec une organisation illégale». Le procureur a requis entre 7,5 et 15 années de prison pour Ragıp Zarakolu. Il a été libéré de prison, en attendant son procès, le 10 avril 2012 à la suite d'une détention de près de 6 mois dans une prison de haute sécurité.

Quels sont les éléments qui ont permis de mettre un terme à cette trop longue et inutile détention ? La campagne internationale pour sa libération, le travail de ses avocats, et le fait qu’au début de 2012, sept parlementaires suédois de divers partis politiques ont nommé  Zarakolu au Prix Nobel de la Paix.

Pourquoi Ragıp a-t-il passé près de 6 mois dans une prison de haute sécurité et pourquoi a-t-il risqué (et risque-t-il encore) d’y passer 15 ans ?

Il a été arrêté, comme je le disais, le 28 octobre 2011 alors qu’il rentrait chez lui. Cette arrestation s’inscrivait dans le cadre d'une répression plus vaste qui avait été initiée en 2009 contre les partis politiques kurdes, conduisant à l'arrestation de milliers de personnes (syndicalistes, étudiants, etc.). Il a été détenu en détention préventive en vertu de la loi anti-terroriste turque (LAT) pour appartenance à une organisation illégale (Koma Ciwaken Kurdistan), la Ligue des Communautés du Kurdistan (LCK). La LCK serait une organisation faîtière, qui comprendrait, par exemple, le PKK.

La demande de remise en liberté de ses avocats, en attente du procès, a été rejetée une première fois en novembre 2011. Le processus menant à la finalisation du dossier d'inculpation a duré près d'un an et demi, ce qui soulève de sérieuses questions quant à la réalité de l’Etat de droit en Turquie. Pendant des mois, l’accès au dossier d'accusation (le fichier LCK), un document de 2400 pages concernant au moins 180 accusés, dont Ragıp Zarakolu, a été refusé à ses avocats.

De notre point de vue, quel était son crime ? Assister à une réunion publique et pacifique du parti pour la paix et la démocratie (BDP) pendant laquelle la discrimination contre la minorité kurde de Turquie était débattue. Le 27 février 2012, les avocats de Ragıp Zarakolu ont déposé une requête à la Cour européenne des droits de l'homme.

Dans sa première lettre envoyée de prison par le biais de son avocat Özcan Kiliç, Ragıp Zarakolu écrivait : «Mon arrestation et l'accusation d'appartenance à une organisation illégale font partie d'une campagne qui vise à intimider tous les intellectuels et les démocrates de Turquie visant à priver les Kurdes de tout soutien ».

Ragıp Zarakolu a par ailleurs déclaré que pendant la descente de police à son domicile, cette dernière n’a confisqué que quelques livres comme «preuve » de tout crime et n’a rien trouvé sur ses prétendues relations avec quelque organisation que ce soit.

 

Les livres confisqués étaient les suivants : Vol. 2 de «Vatansiz Gazeteci» (journaliste sans Etat) de Dogan Özgüden, rédacteur en chef du site web Info-Türk, basé à Bruxelles; «Habiba» de Ender Ondes; «Processus de paix» de Yüksel Genç; et les manuscrits de trois livres sur le génocide des Arméniens.

Ragıp Zarakolu a conclu sa lettre par l'appel suivant: «Lors de mon interrogatoire, ils ne m’ont posé aucune question relative à l'organisation à laquelle on m’accusait d'appartenir. Ils m’ont seulement interrogé sur les livres que j’ai écrits ou édités et sur les réunions publiques auxquelles j’ai participées en tant qu’intervenant ou simple participant. Je pense qu’il est du devoir de tous de réagir contre ces arrestations qui se sont transformées en une campagne de lynchage de masse. Ces pratiques illégales doivent être arrêtés ».

Selon l'Association turque des droits de l’homme, la véritable raison pour laquelle Ragıp a été arrêté à la fin de 2011, c’est parce qu’il avait reçu la médaille Hakop Meghapart en Arménie en 2010 pour sa contribution à la publication de l'histoire, de la culture et de la littérature arméniennes en Turquie.

 

Quelles étaient ses conditions de détention ?

 

Ragıp Zarakolu était détenu dans une prison de haute sécurité de type F à Koaceli, ville située à 80 kilomètres à l'est d'Istanbul. Son fils Deniz l’y a rejoint le 30 décembre 2011. Deniz a passé beaucoup plus de temps que son père en prison et n’a été libéré que le 27 mars 2014, après avoir passé 2 ans et demi en prison (en détention préventive). Pouvez-vous imaginer combien cela a dû être dur pour son père d'avoir son fils en prison pendant encore deux ans après sa propre libération ? Aujourd'hui Deniz poursuit son travail d’éditeur à la maison d'édition Belge. Permettez-moi de saisir cette occasion pour vous dire à quel point cette extraordinaire maison d'édition a besoin de votre soutien pour continuer d’exister. S'il vous plaît ne l'oubliez pas. Pour les soutenir, il suffit d'acheter leurs livres!

Ragıp était détenu dans cette prison de haute sécurité parmi de véritables criminels. Après son arrestation, il a été privé de l'élément vital de toute personne littéraire : les livres. Ou qu’il soit, dans n’importe quelle ville, que ce soit à Oslo ou ici à Genève où hier encore sur ce stand arménien il a acheté entre 10 et 20 livres, Ragıp a un livre à la main. Comme Min Ko Naing a déclaré à sa sortie de prison en 2004, le plus difficile était de «ne pas être en mesure de voir, d'étudier et de lire ». Lorsque Ragıp a été nommé pour le Prix Nobel de la Paix à la fin du mois de janvier 2012, les autorités lui ont donné la permission d’accéder à la bibliothèque de la prison et d'utiliser un ordinateur une fois par semaine. En prison, Ragıp, qui n'est pas kurde, a commencé à y apprendre le kurde (un jour, il pourrait aussi apprendre l’Arménien!). Au fond de sa cellule, il a eu des hauts et des bas. En même temps que cette épreuve se passait, l'imprimeur de la maison d'édition Belge, Sadik Daşdöğen, était également détenu à la prison de Metris à Istanbul. Permettez-moi également d'avoir quelques mots pour Suzan Zengin, la traductrice de Belge décédée en octobre 2011, peu de temps après sa sortie de prison où elle avait passé plus de deux ans.

4.   La maison d'édition Belge :

En honorant Ragıp, nous ne pouvons pas ne pas parler de la maison d'édition Belge, que  Ragıp Zarakolu et sa défunte épouse Ayşe Nur ont fondé en 1977.

Jusqu'au coup d'Etat militaire du 12 Septembre 1980, la maison d'édition Belge publiait surtout des livres académiques et théoriques. Ensuite, Belge a commencé à publier une série de livres écrits par des prisonniers politiques. Cette série de 35 livres comprenait des poèmes, des nouvelles et des romans.

La liste des publications de Belge inclut par ailleurs de nombreux livres traitant de la question des Kurdes en Turquie. Par exemple, «Tunceli Kanunu (1935) ve Dersim Jenosidi» de Ismail Besikci. Elle comprend également plus de 10 livres (traductions) de littérature grecque, quelques livres en lien avec les Juifs en Turquie.

Cette maison d'édition a toujours attaqué de front les principaux tabous de la société turque qui y limitent la liberté d’expression : que ce soit l'armée, le kémalisme, ou la question kurde/le séparatisme kurde.

Aujourd'hui, comme je le disais plus haut, la survie même de la maison d'édition Belge est en jeu, Ragıp étant contraint à l'exil. Son fils Deniz est à la barre, mais la situation reste très difficile et exige une surveillance, une attention de tous les instants même par ceux qui se soucient de cette institution de la liberté de pensée, de cette institution qui s’est toujours battue pour la Justice, pour les opprimés.

La maison d'édition Belge a publié des traductions de la littérature arménienne. Elle a également "attaqué" ce qui est sans doute le plus grand tabou de la République turque: Le génocide des Arméniens.

 

5.Un ardent défenseur de la vérité, de la Justice et de la réconciliation

 

La maison d'édition Belge a effet publié plus de 10 livres sur la question arménienne dans son ensemble et sur le génocide des Arméniens en particulier, tels que «La vérité nous libérera: Turcs et Arméniens réconciliés» de George Jerjian, ou «Un docteur arménien en Turquie: Garabed Hatcherian : Mon épreuve de Smyrne en 1922» de Dora Sakayan.

 

Pour la publication du livre de George Jerjian, Ragıp Zarakolu a été reconnu coupable en 2008, en vertu du tristement célèbre article 301 du Code pénal turc (CPT), d'«insulte envers la République turque». Il a été acquitté de l'autre chef d’inculpation («insulte de la mémoire d'Atatürk» (loi 5816)). Fort heureusement, sa peine de prison de 5 mois a été commuée une amende. Mais le procès dura près de 3 longues années, trainant d’audiences en audiences.

 

Pour le livre de Dora Sakayan, Ragıp dû faire face à une autre épuisant procès d’une durée de 3 ans en vertu du même article 301 CPT.


Sans titrejenosid.pngAu début des années 1990, la maison d'édition Belge a publié «Jenosid», une traduction d’ «Autopsie génocide arménien» de V. Dadrian (Ed. Complexe, Bruxelles). Ce faisant, Belge devenait la première maison d'édition turque à publier un livre sur le génocide des Arméniens. Pouvez-vous imaginer le courage qu'il a fallu avoir pour aller de l'avant avec une telle publication, un tel titre, dans les années où, par exemple, les villages étaient brûlés au Kurdistan?

 

Après la publication de « Jenosid », les bureaux de la maison d’édition Belge furent visés par un attentant à la bombe, forçant la maison d'édition à trouver refuge dans un sous-sol de la vieille ville d’Istanbul où elle se trouve encore aujourd'hui. Regardez bien cette couverture de livre! C’était 20 ans avant le livre «Ermeni Soykirimi» de Hassan Cemal! Ne l'oublions pas !

 

Ce faisant, les Zarakolu furent parmi les premiers intellectuels turcs à reconnaître officiellement le génocide des Arméniens. Car la vérité est une valeur importante aux yeux de cet homme courageux. Lors de son dernier séjour en prison, il a reçu un flot de messages de soutien. Beaucoup d'entre eux soulignaient que la vérité était ce qui comptait le plus pour lui. Par exemple, la branche écossaise de Pen International, l'association internationale des écrivains, a écrit la chose suivant à Ragıp : "Vous avez eu le courage de vous concentrer sur la vérité à un moment où de nombreux éditeurs préfèrent se concentrer uniquement sur l'argent". 

Depuis la publication de «Jenosid», Ragıp Zarakolu a de facto su trouver le courage de s’opposer aux autorités de son pays sur ce sujet ô combien fondamental du génocide des Arméniens. Car Ragıp, en tant que vrai démocrate, sait qu'il ne peut y avoir aucune démocratisation réelle et durable en Turquie sans une reconnaissance complète, par les autorités elles-mêmes, que ce qui est arrivé en 1915 était un génocide. Comme véritable ami des Arméniens, il sait aussi que tant que cette reconnaissance ne se fera pas, le peuple arménien restera toujours en danger et pourrait même, dans le pire des cas, être définitivement effacé de la carte de son berceau historique. 

Il existe de nombreux exemples de Ragıp ayant eu le courage d'affronter son gouvernement sur le génocide des Arméniens. Par exemple, en juin 2009, lors du Forum mondial sur la liberté d'expression (FMLE), qui a eu lieu à Oslo, en Norvège, Ragıp Zarakolu a remplacé à la dernière minute un autre homme courageux, l’historien Taner Akçam, dans un panel sur le droit et la politique de déni. Après son discours, qui a  notamment abordé la question du génocide des Arméniens, le Consul turc d’Oslo a demandé à prendre la parole. Un microphone fut donné au Consul qui pu ainsi vivement critiqué Ragıp, l’accusant de proférer des mensonges. Une éditrice iranienne prenant part au FMLE a alors avoué qu'un tel comportement, de la part du gouvernement turc, la faisait se sentir «en danger». Ce consul était le seul représentant d’un gouvernement à assister aux sessions de ce forum mondial des ONG sur la liberté d'expression! Pourquoi? Pour nier publiquement que jamais il n’y a eu de génocide des Arméniens!

 Un rôle pionnier dans la sensibilisation de la société civile turque.

 

Aujourd'hui, comme nous l'avons vu à Istanbul, à Diyarbakir et dans d'autres villes turques, le 24 avril 2015, la société civile turque indépendante s’est courageusement emparée du tabou du génocide des Arméniens. Nombreux sont ceux qui conviennent que l'horrible événement qui a permis cette prise de conscience, comme dans le cas de Hassan Cemal, le petit-fils du principal organisateur du génocide des Arméniens, fut l'assassinat de Hrant Dink le 19 janvier 2007. Cela est tout à fait vrai. Pourtant, cette prise de conscience avait commencé un peu plus tôt avec, par exemple, la tenue de la première conférence sur le génocide des Arméniens à l'Université Bilgi en 2005, ou encore la même année la publication du «Livre de ma grand-mère » de Fethiye Cetin, un livre dans lequel elle révélait, pour la première fois en Turquie, que sa grand-mère était une Arménienne islamisée de force.

 

Cette prise de conscience a été clairement accélérée par l'assassinat de Hrant Dink (et le slogan «Nous sommes tous Arméniens, nous sommes tous Hrant Dink» scandé lors de ses funérailles publiques le 23 janvier 2007 réunissant plus de 100000 personnes), mais cette prise de conscience n’aurait pas été possible DU TOUT, sans le travail pionnier, courageux et de fond des Zarakolu et de Ragıp Zarakolu.

 

Je n’arrive pas à penser à un homme qui serait plus digne du Prix Nobel de la Paix. En attendant, la communauté arménienne de Suisse est honorée de rendre un hommage solennel à Ragıp Zarakolu pour son engagement constant et authentique en faveur des minorités et son rôle pionnier dans la prise de conscience de la réalité du génocide des Arméniens en Turquie.

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02/05/2015

Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.!

Fête internationale des travailleuses et des travailleurs! 

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PDT par Alexander ENILINE

Discours pour le 1er mai 2015, au monument à la mémoire des Brigadistes

Chères et chers camarades,

Nous sommes réunis ici devant le monument à la mémoire des Brigadistes, ces héros qui se sont battus aux côtés de la République espagnole et contre le fasciste, contre la réaction, pour la démocratie, pour la justice sociale, pour le socialisme, et souvent ont donné leur vie pour cette cause. Ils resteront à jamais un exemple vivant d’internationalisme et une source d’inspiration pour nous. A leur retour, ils furent persécutés par la Confédération. En se retranchant derrière la « neutralité », la Suisse officielle cachait mal le fait qu’objectivement elle était du côté de Franco.

Le symbole même qu’incarne ce monument nous force aujourd’hui à penser à un autre 1er mai, ailleurs sur la planète. En Ukraine, le pouvoir en place a interdit la célébration du 1er mai. Nos camarades du Parti communiste d’Ukraine se voient menacés par les milices néonazies d’être tabassés, peut-être à mort, si jamais ils osent manifester malgré tout, ce qu’ils se sont engagés de faire. Ce pays, qui bénéficie d’un soutient sans faille de l’Occident au nom d’intérêts géopolitiques, interdit désormais les symboles communistes, prévoit d’interdire le Parti communiste, mène une guerre contre son propre peuple, persécute ceux qui luttent pour les droits des travailleurs, réhabilite ceux qui durant la Deuxième Guerre mondiale ont pris fait et cause pour Hitler et ont participé avec un zèle tout particulier à ses crimes, permet aux néonazis de porter les armes et de semer la terreur et leur donne des postes de haut rang dans les ministères. Comme les Brigadistes naguère, les communistes ukrainiens ont besoin aujourd’hui de notre solidarité.

Mais il n’est à vrai dire pas étonnant que le gouvernement fascisant ukrainien à la solde des oligarques haïsse tout ce que représente le 1er mai. Car qu’est que le 1er mai ? Il y a un peu plus d’un siècle, en 1913, Rosa Luxemburg le définissait ainsi : « L’idée brillante, à la base du Premier mai, est celle d’un mouvement autonome, immédiat des masses prolétariennes, une action politique de masse de millions de travailleurs qui autrement auraient été atomisées par les barrières des affaires parlementaires quotidiennes, qui n’auraient pour l’essentiel pu exprimer leur volonté que par le bulletin de vote, l’élection de leurs représentants ». Cette formule reste entièrement juste aujourd’hui et rappelle opportunément ce qu’est le 1er mai : une journée d’unité et de lutte, un rappel utile au pays de la « paix du travail » où le 1er mai a trop souvent tendance à s’institutionnaliser, à devenir un rite parmi d’autres, et à perdre quelque peu par là son tranchant révolutionnaire, que pourtant nous ne devons jamais laisser s’émousser.

Ce tranchant révolutionnaire et de lutte de classe, nous devons moins que jamais laisser s’émousser, puisque nos adversaires, eux, sont à l’offensive et essaient de nous imposer une politique de régression sur toute la ligne. Le patronat mène une politique agressive, sans aucun égard à un quelconque « partenariat social », d’attaque contre tous les droits des travailleurs, pour la baisse des salaires, l’extension des horaires de travail, la flexibilisation à outrance. La droite suisse et genevoise conduit un véritable démantèlement social, de destruction du très peu de protection sociale qui existe en Suisse et qui a été obtenue en des décennies de luttes. Je pense tout particulièrement au « Paquet Berset » et à la véritable casse des retraites que ce conseiller fédéral prétendument « socialiste » essaye d’imposer…qui ne sera que la prémisse d’un démantèlement encore plus brutal et d’ores et déjà prévu par la droite. La droite genevoise, sous prétexte d’une dette publique qu’elle a elle-même sciemment créée, met en place une politique d’austérité drastique, de destruction de services publiques absolument indispensables, le tout pour le seul bénéfice d’une toute petite poignée de privilégiés.

Nous devons combattre cette régression organisée dans l’unité et la détermination.

Mais la radicalité même, la violence des attaques de nos adversaires de classe doit nous rappeler la nécessaire radicalité de notre lutte à nous et sa finalité. Qu’il soit néolibéral ou régulé, le capitalisme restera le capitalisme, un système nécessairement fondé sur l’exploitation de l’homme par l’homme. Jamais il ne sera social. Jamais des demi-mesures ne sauront suffire. Ainsi que l’avait dit Rosa Luxemburg : « Or le but final du socialisme est le seul élément décisif distinguant le mouvement socialiste de la démocratie bourgeoise et du radicalisme bourgeois, le seul élément qui, plutôt que de donner au mouvement ouvrier la vaine tâche de replâtrer le régime capitaliste pour le sauver, en fait une lutte de classe contre ce régime, pour l’abolition de ce régime ». Tel était, tel doit demeurer le sens du 1er mai.

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Amnesty International par Emily BAUD

« INITIATIVE POPULAIRE FÉDÉRALE POUR DES MULTINATIONALES RESPONSABLES »

Chers amis, camarades et partenaires,

Au nom de la Section suisse d’AMNESTY INTERNATIONAL et en tant que représentante du Comité Exécutif des Groupes de Genève, je tiens tout d’abord à remercier Claude Reymond et la CGAS, ainsi que la Coalition du 1er Mai dans son ensemble, de nous accorder la parole lors de cette manifestation.

En effet, traditionnellement, le Groupe 1 tient un stand aux Bastions pendant la Fête du Travail, mais cette année la situation est un peu différente : AMNESTY fait partie d’une coalition de 66 organisations – dont certaines des vôtres, le GSsA, les syndicats UNIA ou SSP-VPOD, mais aussi des ONG comme Alliance Sud, GREENPEACE, la Déclaration de Berne, SOLIDAR, Terre des Hommes, ETHOS ou Peace Watch, pour n’en citer que quelques-unes, qui lance une Initiative populaire fédérale pour des multinationales responsables, afin d’inscrire dans la Constitution Helvétique l’obligation pour les multinationales suisses de respecter à l’étranger les Droits humains et environnementaux.

Cette initiative, lancée le 21 avril, est issue de la pétition « Droit sans Frontières », qui avait récolté 135’000 signatures en 2012, mais qui n’a pas été suivie d’actions concrètes de la part du Conseil Fédéral : tout en reconnaissant qu’il y avait problème dans les agissements de certaines entreprises, il a préféré laisser au bon vouloir de chacune la façon de gérer ses activités, en espérant qu’elles le feraient de manière responsable ! Sauf que, sans mesures contraignantes, il n’est pas possible de compter sur la bonne volonté des plus grosses multinationales à faire passer la justice avant leur profit... Ainsi la Suisse se situe au 9e rang des pays recensés impliqués dans des cas de violations des Droits humains à l’étranger !

C’est pourquoi l’Initiative pour des multinationales responsables veut remédier à cette lacune dans la protection des êtres humains et de l’environnement qui n’a pas suivi l’évolution de la mondialisation : introduire le devoir de diligence dans la loi, de sorte que les entreprises aient l’obligation de garantir que leurs activités ne violent pas les droits fondamentaux, selon les principes dits de Ruggie (adoptés par l’ONU en 2011), à savoir "évaluer les risques", "agir en conséquence", "rendre compte".

Il est effectivement grand temps d’en finir avec les multinationales "voyous" !

Quelques exemples ? Glencore au Congo, avec la pollution des eaux et les violences commises à l’égard de la population par ses agents de sécurité ! Syngenta, qui continue à vendre un pesticide hautement toxique aux pays en développement alors qu’il est interdit en Suisse depuis 1989 ! Roche et Novartis, qui utilisent des cobayes humains dans des pays pauvres et moins regardants éthiquement parlant (Ukraine, Russie, Inde...) pour tester leurs médicaments et laisser brutalement les cobayes sans suivi médical à la fin des essais ! Et il y en aurait bien d’autres à citer, malheureusement...

L’Initiative devrait donc donner la garantie de l’application des trois Principes directeurs :

  • Le devoir de la Confédération de s’assurer que ses entreprises ne violent pas les Droits humains et environnementaux.
  • La responsabilité des multinationales suisses de respecter ces mêmes Droits et de tout mettre en œuvre pour empêcher leurs violations.
  • L’accès à des voies de recours efficaces pour les victimes de violations de ces mêmes Droits. >br_>
  • Je vous remercie par avance de faire bon accueil à nos bénévoles et d’ajouter votre nom sur les feuilles qui vous seront présentées ce 1er Mai, première Journée officielle du lancement en vue de recueillir les 100’000 signatures valides !

Emily BAUD

Comité Exécutif AMNESTY INTERNATIONAL GENÈVE

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CUAE par Quentin STAUFFER

Chères Camarades,
Vous le sentez ce vent de l’austérité libérale ?

Ce vent qui s’attaque à nos conquêtes sociales, diminue les salaires ici et là, augmente l’écart de salaire entre hommes et femmes, ce vent qui s’en prend à nos retraites. Il touche tous les âges et les étudiantes1 ne sont pas épargnées.

Ces dix dernières années, le gouvernement genevois a diminué de près de moitié le montant alloué aux bourses, précarisant toujours plus les étudiantes. Aujourd’hui, une étudiante sur cinq connait de grandes difficultés financières.

Cette précarité fait que 75% des étudiantes doivent travailler à côté de leurs études au détriment de ces dernières. Le patronat use de cette main d’oeuvre, la paye moins, la met en concurrence avec les travailleuses et développe ainsi le dumping salarial. À l’exemple de Migros qui applique une distinction salariale entre les travailleuses fixes et les étudiantes en ne payant pas le supplément du dimanche aux étudiantes.
Cette précarité induit une sélection sociale et une reproduction des inégalités. Le même nombre d’étudiante abandonne leurs études pour des raisons économiques que pour des raisons d’échec aux examens. Ni le statut social ni les moyens financiers ne devraient déterminer la poursuite des études. L’argent ne doit pas constituer un obstacle aux études. Pour lutter contre cette précarité, une augmentation des bourses d’études est un pas en avant.

C’est pourquoi nous profitons de la tribune pour lancer la campagne pour l’initiative sur les bourses. En effet, le 17 juin prochain, une initiative demandant notamment une augmentation du nombre de bourses sera votée. Nous vous invitons à la soutenir !
Nous parlons du lancement de la campagne, mais à vrai dire, le combat pour des bourses d’études à commencer depuis longtemps. La lutte pour une école accessible à toutes a commencé depuis longtemps. Et cette lutte-là n’est pas qu’étudiante. Cette lutte-là appelle à l’unité entre travailleuses et étudiantes.Pour garantir un avenir à notre jeunesse, Pour lutter contre la précarité étudiante Pour permettre des études pour toutes Oui le 17 juin et vive le 1er mai !

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solidaritéS par Jean BURGERMEISTER

Discours 1er Mai pour solidaritéS : Jean Burgermeister

Les derniers mois ont été riches pour le mouvement social à Genève. Il y a eu bien-sûr la victoire des travailleuses et travailleurs des TPG qui a fait plier le gouvernement de droite et d’extrême droite. Il y eu la large mobilisation pour le défense de la fonction publique qui a regroupé les travailleu-ses-s et les usager-e-s. Plus récemment encore les mobilisations pour un accueil digne des requérant-e-s d’asile et la capitulation de Maudet qui a été forcé à renoncer au renvoi d’Ayop. De toutes ces mobilisations nous avons à apprendre car elles nous renforcent mais elles ne suffisent pas à compenser le climat politique et social morose qui se répand en suisse et en Europe.

Ici comme ailleurs sur le continent, les attaques se multiplient contre les conditions de travail, les retraites, le service public, contre tout ce que nous appelons le bien-commun. Parallèlement, ce sont les droits démocratiques qui sont attaqués : le droit de manifestation, les droits syndicaux et comme nous l’avons vu récemment le droit de grève !

Le durcissement du front bourgeois est l’une des caractéristiques du néolibéralisme. Ces causes sont à chercher dans les logiques profondes du capitalisme. Le premier ne doit pas être considéré séparément du second car il est la réponse à la crise structurelle que connait le capitalisme depuis plus de 30 ans.

Le capitalisme ne tolère plus de compromis : on le voit plus clairement que jamais en Grèce où l’UE exerce des pressions immenses pour faire capituler le gouvernement Syriza au mépris de la volonté populaire qui s’est exprimé récemment dans les urnes, mais aussi bien avant ça, qui s’est manifesté puissamment dans les rues !

Faces à ces attaques, il demeure nécessaire de construire un véritable front de lutte capable de battre en brèche l’austérité et toutes les oppressions que porte en lui le capitalisme comme la nué l’orage : l’oppression de classe évidement, mais aussi les discriminations basées sur le genre, la sexualité, l’origine, … On ne peut subordonner une lutte à une autre, toutes sont organiquement liées et ces combats doivent être menés de front. On observe d’ailleurs que l’offensive néolibérale est couplée à des attaques réactionnaires.

Devant l’intransigeance des classes dominantes, les revendications même les plus modestes passent par un degré élevé de confrontation. La défenses des intérêts des classes populaires ne peut se faire sans un affrontement frontal que nous devons préparer. Battre en brèche le néolibéralisme exige d’être radical : être radical c’est prendre les choses par la racine et la racine de l’être humain c’est l’être humain lui-même. C’est cela que nous devons placer au centre dans notre projet de société. Cela réclame de remettre au goût du jour les notions de bien-communs et de solidarité, défendre les services publics et les bien de la nature, avec pour horizon : « de chacun selon ses capacités, pour chacun selon ses besoins ».

Les défis et luttes que nous aurons à mener dans les prochains temps seront nombreux : il y a l’Accord de Commerce sur les Services négocié en secret à Genève qui veut accroitre la libéralisation des services publics, la troisième réforme d’imposition des entreprises qui va massivement diminuer l’imposition du capital ce qui entrainera inévitablement des coupes dans les budgets publics, il y a encore le paquet Berset qui attaque les retraites des femmes…..

Il est donc urgent d’organiser la riposte et que le nombre immense prenne conscience de sa force. Une riposte par-delà les frontières car, dans toute l’Europe, l’austérité tue ; à travers le monde, les puissances impérialistes s’affrontent pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres mais qui entraient des peuples entiers dans la guerre et la misère : nous n’avons définitivement que peu de choix : socialisme ou barbarie.

« Etre radical, c’est prendre les choses par la racine. Et la racine de l’homme, c’est l’homme lui-même. »

« De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. »

le nombre immense qui ne connait pas sa force

de Karl Marx

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UNIA par Sarah NEBOUX
au parc des Bastions

Discours du 1er mai

Sarah Neboux (Unia Genève, déléguée de la branche horlogère)

Chères et chers camarades

Je veux, en ce 1er mai 2015, rappeler deux dates ont marqué l’année syndicale pour nous salariés à Genève et en Suisse depuis l’année dernière. Nous n’oublions toujours pas le 9 février 2014, quand une faible majorité d’électeurs a accepté l’initiative UDC « contre l’immigration de masse ». Les syndicats l’avaient dit haut et fort avant le vote : sans mesures d’accompagnement efficaces contre des patrons qui continuent à baisser nos salaires et ceux de nos collègues immigrés, le discours haineux de division et de fermeture de l’UDC allait passer. Les patrons et l’Etat n’en voulaient rien savoir, et nous avons malheureusement eu raison ! Aujourd’hui, le Conseil fédéral jette encore de l’huile dans le feu et propose à terme d’affaiblir nos protections contre le dumping salarial ! Mais ça sera sans les syndicats genevois, qui se battront avec nos collègues frontaliers contre toute tentative de division et démantèlement de nos droits, dans les entreprises, sur les chantiers et dans le champ politique où nous sommes en train de réaliser la mise en place de notre Inspectorat des entreprises !

Et le 15 janvier 2015 la Suisse est devenue du jour au lendemain 20% plus chère pour l’étranger ! La comparaison avec 2011 quand le franc avait subi une augmentation similaire nous rappelle toutefois une certaine prudence face à des mesures trop précipités. En effet, le commerce extérieur genevois en 2011 a résisté aux ralentissement de l’économie mondiale et à la montée du franc avec un taux de croissance à deux chiffres. il est surtout très claire que l’augmentation du temps de travail des salariés n à jamais et ne sera jamais une solution. Certaines entreprises peu scrupuleuses on même penser à modifie notre salaire entre parenthèse pas à la hausse bien sûr. Il y a eu aussi des menaces de licenciement à cause du francs fort. Alors je vous demande de prendre votre destin en main et de ne plus croire n’importe quoi, sous l’intimidation de vous consultez et de joindre le syndicat pour vous soutenir en cas d’abus.

Pour les délégués syndicaux dans l’industrie genevoise, il est exclu que des travailleurs paient le prix d’une crise dont ils ne sont en aucun cas responsable et dont les effets reste à prouver. Nous avons pris en compte la demande des entreprises qui étaient réellement en difficultés et avons demandé des mesures de soutien cantonales, un fond d’aide cantonal. Et la pression a eu son effet : Le Conseil d’Etat a annoncé la mise en place de fonds qui fournira une garantie contre la fluctuation du taux de change.

Aujourd’hui 1 mai j’ai fait un rêve, que les salariés à partir d’aujourd’hui s’unissent et rejoignent les syndicats pour que plus jamais on arrive à voir des entreprises avec des taux de bénéfices mirobolant se permettant de mettre à la porte des salariés ou de leurs baisser leurs salaires sous prétexte d’un franc fort ou d’une crise sans rentre des comptes. Remettre l’être humain, le travailleur au cœur de la vie économique et social.

Merci à vous

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Fédération des Kurdes en Suisse par Ilyas KULL

Au nom des associations kurdes de Suisse
Vive le 1er mai, journée de lutte et de solidarité !

Bonne fête du 1er mai à tous les travailleurs et ouvriers du monde, à tous les peuples opprimés !

Nous, immigrés kurdes, ouvriers, fonctionnaires, chômeurs, pauvres, femmes et jeunes, sommes dans la rue le 1er mai. Nous sommes ensemble pour la paix, la liberté, la démocratie et pour une vie plus digne, débarrassée de l’oppression et de l’exploitation. Nous sommes solidaires dans le combat pour les droits et les libertés.

Nous sommes dans la rue le 1er mai avec tous les problèmes liés à la précarisation, aux violences à l’égard des femmes, à la dévastation de l’environnement, à la guerre, etc. Nous, les immigrés du Kurdistan qui avons été contraints de quitter notre pays du fait de la guerre, sommes avec vous sur ces places depuis des années. En tant que travailleurs, nous subissons également la dégradation des conditions de travail en Suisse. Et en tant que Kurdes, nous sommes en plus confrontés à la question des peuples dont l’identité et les droits ne sont pas reconnus. Alors que nous marchons ici main dans la main, dans notre pays, notre peuple est peut-être, comme chaque année, sous les jets de gaz lacrymogène. 
...
La révolution du Rojava au Kurdistan de Syrie représente un nouveau point de départ pour les peuples opprimés et les travailleurs du Moyen-Orient et ailleurs dans le monde, afin de se réapproprier une autorité politique, ... de fonder un nouveau système basé sur le transfert de pouvoir au peuple, en tant que véritables dépositaires de ce pouvoir.

Notre résistance contre les terroristes d’ISIS et leurs supporteurs internationaux n’a pas seulement pour but de protéger la vie et la dignité humaine mais aussi la résistance nécessaire pour défendre les réalisations de la révolution et un système basé sur une démocratie radicale et l’élimination des organisations hiérarchiques. 
Maintenant, au travers des batailles héroïques de nos camarades des unités populaires de protection du peuple (YPG) et d’unités de protection des femmes (YPJ), les terroristes ont été chassés de la ville...

Leur résistance est entrée dans une phase plus difficile qui est celle de la restauration de la vie sociale à Kobané, qui subit un siège sur le plan économique et logistique, où près de 80% des structures ... vitales ont été détruites.

Nous, immigrés du Kurdistan, sommes dans la rue le 1er mai avec les travailleurs, les fonctionnaires, les chômeurs, les pauvres, les femmes et les jeunes, pour une vie digne, pour la paix, la liberté et la démocratie.

Bonne fête du 1er mai, journée d’union, de lutte et de solidarité,

à tous les travailleurs et tous les peuples opprimés !DSC_4843.jpg

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28/04/2015

La délégation parlementaire du Groupe d’amitié Suisse-Arménie à Erévan pour la commémoration du centenaire du génocide des Armeniens

 

 

Une  délégation de parlementaires suisses, composée des conseillers nationaux Dominique de Buman et Ueli Leuenberger, coprésidents, ainsi que des parlementaires fédéraux Maja Ingold, Francine John-Calame, Anne Mahrer, Jacques-André Maire, Marianne Streiff-Feller et Christian van Singer séjourne à Erevan du 19 au 26 avril 2015. La délégation, accompagnée par le secrétaire général du groupe d'amitié Suisse-Arménie, M. Sarkis Shahinian et son assistant, M. Sevan Pearson, a assisté au Forum international "Contre les génocides" et a participé à la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens au mémorial de Dzidzernagabert.

“100ème commémoration du génocide arménien: J'y étais”

J’ai participé à cette cérémonie pour vous témoignez de celle-ci.

 

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20/04/2015

ELECTION DES CONSEILS MUNICIPAUX ET PREMIER TOUR DE L’ÉLECTION DES EXÉCUTIFS COMMUNAUX DU DIMANCHE 19 AVRIL 2015

ELECTION DES CONSEILS MUNICIPAUX ET PREMIER TOUR DE L’ÉLECTION DES  EXÉCUTIFS COMMUNAUX DU DIMANCHE 19 AVRIL 2015

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19/04/2015

Manifestations contre des politiques d'asile inhumaines!

A l’appel du collectif «Sans retour» et de solidarités, plusieurs centaines manifestants  se sont rassemblées hier  à la place Neuve puis ont marché jusqu'à la place des Navigations pour protester contre la politique d’asile menée en Suisse et à Genève. La manifestation a commencé par une minute de silence en mémoire de l’homme qui est décédé au cours de l’incendie du centre de requérants d’asile des Tattes qui a eu lieu le 17 novembre dernier.
 
D'une victoire particulière à une dénonciation générale

Le 30 mars, le Conseil d'Etat a annulé le renvoi d'Ayop, requérant d'asile débouté, victime de l'incendie du foyer des Tattes en novembre dernier à Vernier. La forte mobilisation a été déterminante pour empêcher ce renvoi. Cette victoire ne doit pas nous faire oublier la situation déplorable dans laquelle sont accueillis les requérant·e·s d'asile en Suisse, logés dans des conditions indignes, dans des foyers surpeuplés et victimes d'un mépris constant des autorités. L'incendie du foyer des Tattes et la gestion catastrophique de ses conséquences a révélé l'ampleur d'un problème qui n'est pas nouveau. Certains sont même logés dans des abris P.C. souterrains, sous des néons allumés 24h/24. Les renvois forcés, en particulier les vols spéciaux, sont une autre manifestation des traitements inhumains dont sont victimes les migrant·e·s.
 
STOP à la politique d'asile inhumaine

De manière générale, la politique d'asile suisse se caractérise par une répression toujours plus forte des migrant·e·s, alors qu'elle a tout à fait les moyens d'offrir un accueil digne aux personnes qui en ont besoin. Actuellement, la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga prépare un nouveau durcissement en la matière, avec un doublement prévu des places de détention administrative et une spécialisation de certains cantons dans la détention et le renvoi forcé des requérant·e·s. C'est notamment le cas de Genève, qui construit en ce moment une nouvelle prison, la Brenaz 2, destinée à enfermer des gens qui n'ont commis comme seul délit que celui d'avoir déposé une demande d'asile dans notre pays. Le duo Maudet-Jornot n'est pas en reste : ces deux dernières années, le nombre d'incarcérations à Champ-Dollon pour infraction à la loi sur les étrangers (LEtr) a augmenté de 60 %.
 
Construisons un front radical de lutte contre la politique migratoire

Face à ces conditions « d'accueil » et au discours xénophobe ambiant, il est nécessaire d'organiser une résistance et d'exiger que la solidarité soit remise au cœur de la politique d'asile. Les mobilisations récentes, que ce soit celle en faveur d'Ayop, celle de Stop Bunkers contre les conditions de logement inhumaines dans les abris P.C., ou encore l'occupation de l'église Saint-Laurent à Lausanne par des requérant·e·s d'asile, ont montré l'existence d'une réelle contestation au sein de la population. Le succès de ces mouvements doit nous encourager à poursuivre dans cette direction. Toutes et tous ensemble, dénonçons les conditions de vie des requérant·e·s d'asile dans les centres de rétention, dans les bunkers et dans les foyers. Manifestons notre rejet des renvois forcés et plus généralement de la politique d'asile menée par les autorités.
 
 Ensemble, demandons :

  • La fermeture des bunkers et des centres de rétention
  • Des conditions d'accueil et de vie dignes pour toutes et tous les migrant·e·s
  • L'arrêt immédiat du chantier de la Brenaz 2
  • L'abandon immédiat de la pratique des vols spéciaux
  • La régularisation de toutes et tous les sans—papiers
  • La liberté de circulation et d'établissement pour tous les êtres humains

 

 

 

 

 

18/04/2015

"POUR NE PERDRE NI LA MEMOIRE, NI L'ESPOIR"...

Pour les arméniens l’année 2015 est une année exceptionnelle, et exceptionnellement douloureuse. C’est l’année du 100ème anniversaire du Génocide de leur peuple, en Turquie. À cette occasion sa voix a rempli, le Victoria Hall de Genève hier soir,17 avril, avec, entre autres, le chant du célèbre «Stabat Mater» de Pergolèse.

 

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17/04/2015

Suisse – Arménie

La collection Kalfayan, sur le chemin de la mémoire. Partir à la découverte de la culture et des traditions du peuple arménien

Un voyage envoûtant dans l’histoire de l’Arménie et de ses liens avec la Suisse, à travers plus de 170 témoignages de l’art et de la culture de l’Arménie.


C’est à travers une exposition d’objets d’art et d’artisanat datant du XIV e au XIX e siècle que le Musée des Suisses dans le Monde souhaite faire découvrir aux Suisses
et aux Genevois les liens qui unissent leur pays aux Arméniens, de leur révéler l’expression artistique et religieux de ceux-ci autant que leur vigoureuse activité
commerciale, et de leur faire comprendre l’histoire complexe et parfois difficile d’un pays « européen » au cœur de l’Orient.

Exposition

17 avril 2015 – 20.09.2015

Musée des dans le Monde Château de Penthes
Château de Penthes
18, chemin de l’Impératrice
CH – 1292 Pregny-Chambésy

Vernissage de la collection Kalfayan, sur le chemin de la mémoire  

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Discours Madame Hasmik Tolmajyan, Ministre Plénipotentiaire.


Excellences,

Révérend Père,

Monsieur le Président,

Monsieur le Directeur,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Je voudrais remercier M. Rodolphe Imhoof, Président de la Fondation et M. Anselm Wurfluh, directeur du musée et de l’Institut de Penthes d’avoir accueilli cette belle exposition intitulée « Suisse-Arménie. La Collection Kalfayan, sur le chemin de la mémoire ».

 C’est une exposition chargée de symboles et porteuse de plusieurs messages.

Elle reflète tout d’abord les relations d’amitié séculaire qui lient les peuples arménien et suisse. Une amitié réaffirmée et renforcée par de multiples preuves de sympathie, de respect et de solidarité que le peuple suisse a témoigné à notre peuple durant les épreuves les plus difficiles de notre histoire. C’est avec une profonde gratitude que l’Arménie se souvient toujours que la Suisse a offert une terre d’accueil aux nombreux Arméniens rescapés du génocide de 1915, ainsi que les opportunités pour leur intégration exemplaire. 

Cette amitié, unissant nos deux peuples, a nourri également les relations entre nos deux Etats. La Suisse était parmi les premier pays à reconnaître l’indépendance de l’Etat arménien en 1991, et durant les 25 années suivantes, l’Arménie et la Suisse ont noué d’excellentes relations d’amitié renforcées par un dialogue politique intense et de très haut niveau, par une coopération étroite dans tous les domaines aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral.

A travers cette magnifique collection Kalfayan, le Musée des Suisses dans le monde présente la richesse artistique du peuple arménien situé entre l’Occident et l’Orient, entre l’Europe et l’Asie, au carrefour de différentes cultures, religions et civilisations. 

Comme son titre l’indique, l’exposition nous engage aussi sur le chemin de la mémoire. A travers ses riches témoins culturels du passé, elle nous rappelle l’importance de la mémoire pour les peuples et pour leur avenir, car les peuple sans mémoires sont des peuples sans avenir.

Il est hautement symbolique que l’importance de la mémoire et du devoir de mémoire a été souligné encore par Sa Sainteté le Pape François, le 12 avril dernier, à quelques jours de la commémoration du Centenaire du Génocide arménien, dans son message très fort de solidarité et de soutien au peuple arménien,. Qu’il me soit permis de citer les paroles du Souverain Pontife : «Se souvenir est nécessaire, plus encore c’est un devoir, car là où il n’y a plus de mémoire, cela signifie que le mal tient encore la blessure ouverte.

Chers Amis,

Je tiens encore à exprimer ma sincère gratitude aux organisateurs de l’exposition, je salue chaleureusement les représentants de la famille Kalfayan ici présents. Je remercie vivement la Fondation Armenia et la Fondation Philipossian pour leur contribution précieuse à l’organisation de l’exposition.

 

Merci à tous ceux qui ont apporté leur soutien pour offrir l’opportunité aux Suisses, aux Arméniens et à tous les visiteurs d’admirer les trésors de l’héritage culturel arménien et d’en connaître plus sur un peuple qui leurs est si proche.

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16/04/2015

Samuel B., Mort en attendant le bus!

Action d’Ensemble à Gauche contre les baisses de fréquence des TPG …avec Samuel B., usagé en attendant le bus !

 

C’est sur un banc d’abribus à Bel-Air que les militant·e·s d’Ensemble à Gauche ont découvert ce matin les restes du pauvre Samuel B., usagé en attendant le bus. Par cette action décalée, symbolisant métaphoriquement la « perte » d’un usager TPG, EàG dénonce la menace qui plane sur la fréquentation des TPG suite aux baisses de prestation (baisses de fréquences des bus 3 et 10 et de toutes les lignes de trams) révélées lundi dernier par la RTS. Ces mesures prises par la direction des TPG feront l’objet d’une opposition déterminée.
 
« On veut nous faire avaler une potion punitive à la petite cuillère. Après avoir tenté de s’en prendre aux employé·e·s TPG cet hiver, la direction des TPG s’en prend désormais en douce aux usagers·ères, en plusieurs étapes : c’est inacceptable ! », dénonce Pablo Cruchon, candidat EàG au Conseil municipal de la Ville de Genève.

Un cercle vicieux
Alors qu’il était possible de faire de ces tarifs abaissés une occasion d’attirer de nouveaux usagers TPG en instaurant un climat positif autour des TPG, la direction de la régie publique et la majorité de droite du Grand Conseil ont préféré jouer un jeu dangereux en adoptant une posture punitive et revancharde.
 
« On veut punir le peuple d’avoir voté pour des baisses de tarif, or la population n’a jamais voté pour des baisses de prestations ! Cette logique risque d’entraîner un cercle vicieux très négatif. Une baisse des fréquences TPG, ce sont des véhicules davantage bondés. Cela signifie moins de places assises mais aussi une vitesse commerciale plus lente, car il faut faire monter et descendre plus de monde à chaque arrêt. Au final, on risque d’avoir une forte baisse d’usagers et donc de rentrées financières pour les TPG ! C’est perdant-perdant. » explique Pablo Cruchon.
 
Rémy Pagani, magistrat en Ville de Genève, explique que le Conseil administratif a fait part dans une lettre de son « grand étonnement à propos de ces mesures » et qu’il considère que « les objectifs annoncés visant à diminuer les journées-conducteurs annoncés dans la presse doivent être abandonnés ». De plus, l’exécutif de la Ville de Genève estime que « les 1.8 millions de francs d’économie envisagées doivent être pris en charge par le Conseil d’Etat ».
 
 Il semble d’ailleurs que le Conseil d’Administration des TPG n’a pas validé ces mesures ni le défaut de communication qui l’accompagne. Selon nos informations, il n’y aurait pas eu de vote, mais seulement une note interne.

Ensemble à Gauche
Communiqué de presse · 16 avril 2015

 

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15/04/2015

Carrefour dangereux aux Charmilles : une mobilisation réussie… et une victoire d’étape !

Ce mercredi 15 avril en fin d’après-midi, environ 80 personnes, dont une quinzaine d’enfants, ont répondu à l’appel d’actif-trafiC et des associations de quartier de St-Jean et des Charmilles en soutien à la pétition déposée il y a un an demandant un réaménagement complet du carrefour.

Ce carrefour, situé entre l’avenue d’Aïre et le chemin François-Furet est au croisement de plusieurs quartiers (Charmilles / Europe / St-Jean) et à proximité de nombre d’établissements scolaires et péri-scolaires : école primaire et cycle d’orientation de Cayla, école primaire de l’Europe, Maison de Quartier de St-Jean, Pavillon Cayla, ainsi que plusieurs crèches à proximité immédiate. Ce sont donc les usagers les plus vulnérables qui sont en danger ici !

Brandissant des pancartes demandant qu’on agisse pour davantage de « sécurité sur le chemin de l’école », ou disant « STOP au trafic de transit dans les quartiers », les habitant·e·s, citoyen·ne·s et militant·e·s présents ont pu, à l’occasion d’un petit tour du carrefour, constater sur pièce les nombreux problèmes posés par ce carrefour dangereux : étroitesse extrême du trottoir sur le pont de chemin de fer, feux mal réglés (temps de « rouge » très long, temps de « vert » très court, etc.), vitesse excessive des véhicules motorisés, passages piétons mal placés, etc.

Mobilisation : une victoire d’étape

Cette mobilisation est déjà, en soi, une victoire d’étape, puisqu’elle a permis aux habitant·e·s concernés par ces dangers au quotidien de s’approprier à nouveau ce combat et de se rappeler au bon souvenir des autorités. Il semblerait d’ailleurs que les services de la Ville de Genève aient pris des dispositions pour un élargissement du trottoir sur le pont et la mise en place d’aménagements, au moins provisoires… à suivre !

Les organisateurs·trices du rassemblement ont également interpellé les autorités cantonales, responsables de la gestion du trafic sur les grands axes et de la régulation des feux, en demandant la mise en place d’une « onde verte piétonne » répondant aux besoins des très nombreux piétons qui fréquentent ce carrefour.

Ce carrefour est un condensé de non-application de l’initiative pour la mobilité douce et de son volet piéton – demandant la création de « traversée piétonnes attractives et sécurisées » - acceptée par le peuple il y a 4 ans et qui n’a toujours pas vu le début de sa mise en œuvre.

« Cette situation inacceptable, symbolisée ici dans ce carrefour particulièrement dangereux, s’étend en réalité à la majeure partie des quartiers de la Ville, qui n’en peuvent plus du trafic de transit qui les traverse ! » a déclaré Thibault Schneeberger. Plusieurs habitant·e·s de la Jonction, récemment mobilisés autour de « Jonction en douceur », étaient d’ailleurs présents pour témoigner leur soutien. Signe, s’il en fallait, que la mobilisation des quartiers contre les nuisances et dangers du trafic motorisé converge, et va s’amplifier à l’avenir !

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Communiqué de presse, 15 avril 2015
Contact :    Thibault Schneeberger     079 781 42 36

 

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14/04/2015

Le centenaire du génocide des Arméniens: Vernissage, Concert et Manifestations

Suisse – Arménie
La collection Kalfayan, sur le chemin de la mémoire

Vernissage 16 avril 2015 à 18h30

Exposition

17 avril 2015 – 20.09.2015

Musée des dans le Monde Château de Penthes
Château de Penthes
18, chemin de l’Impératrice
CH – 1292 Pregny-Chambésy

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Monsieur Rodolphe S. Imhoof, président de la Fondation et Monsieur Anselm Zurfluh, directeur du musée et de l’institut ont le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition Suisse-Arménie, sur le chemin de la mémoire le jeudi 16 avril 2015, placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Charles Aznavour, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Arménie en Suisse, représentant permanent auprès des Nations Unies.

Pour de plus amples informations :

http://www.penthes.ch/portfolio/vernissage-de-lexposition...

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Le 17 avril 2015 à 20h les passionnés de musique classique sont invités à assister à un concert exceptionnel au Victoria Hallde Genève, organisé par l'Association culturelle AVETIS, sous le Haut patronage de l'ambassadeur d'Armenie en Suiss S. E. M. Charles AZNAVOUR. À l'occasion de la 100ème commémoration du Génocide des Arméniens, venez écouter le STABAT MATER de Pergolesi et d’autres chefs-d’œuvre interprétés par l’Orchestre de chambre de Neuchâtel sous la direction de Sergey Ostrovsky et par les deux grandes voix arméniennes de Varduhi Khachatryan (soprano) et de Juliette Galstian (mezzo), en présence et prise de parole de Monsieur Sami Kanaan, Maire de Genève, Monsieur Vahé Gabrache, prèsident de la Fondation ARMENIA, et Madame Hasmik Tolmajyan, Ministre Plénipotentiaire.

Pour commande billet et plus informations:

http://billetterie-culture.ville-ge.ch/spectacle?id_spect...

http://www.internationaldiplomat.com/geneva-international...

http://www.avetis.ch

Que jamais la mémoire ne s’éteigne

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Chères amies, chers amis,

Il y a cent ans, l’Humanité assistait impuissante à la déportation et au massacre des Arménien-ne-s.

Ce 24 avril 2015, un siècle plus tard, les Arménien-ne-s se réunissent pour commémorer ce crime contre l’Humanité et rappeler à la communauté internationale qu’ils n’ont pas renoncé à tout ce qui fait leur identité: leur langue, leur musique, leur cuisine, leur religion, leur culture...

Parce que le 24 avril 1915 est un jour qui a changé le destin de tous les Arméniens et toutes les Arméniennes
Parce que le 24 avril 2015 nous offre l’opportunité exceptionnelle d’être entendus
Parce que le 24 avril 2015, par votre présence, vous démontrerez que les Arménien-ne-s de Suisse et leurs ami-e-s sont unanimes et déterminé-e-s

NOUS VOUS INVITONS À PARTICIPER AU GRAND RASSEMBLEMENT DU 24 AVRIL 2015 À BERN
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17:00 - Casinoplatz, Berne - Manifestati
on
19:15 - Collégiale de Berne (Berner Münster) - Cérémonie de commémoration: Requiem arménien et Missa de Lumi
ne
 
Vous trouverez ci-joint le papillon de la cérémonie.

Bien cordialement,
 
Muriel Denzler
Pour la Commission suisse du centenaire du génocide des Arménien
s
032 846 26 12
076 370 26
64

Agenda des manifestations à l'occasion du Centenaire du génocide des Arméniens
:
asa-gsa.ch
www.genocide1915.
ch

13/04/2015

Les Ports Francs : un trou noir fiscal ?

Aujourd’hui,  Ensemble à Gauche a organisé aux Ports Francs une action pour soulever les problèmes posés par l’opacité de ces zones dans la lutte contre l’évasion fiscale. Ces questions, récemment mises au devant de la scène par l’affaire Bouvier/Rybolvev, se posent désormais de manière incontournable.

 

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En effet, selon Morten Gisselbaek, candidat EàG en Ville de Genève, « Les Ports Francs sont une véritable caverne d’Ali Baba, gorgées d’œuvres d’art, de bouteilles de vin grand cru et autres marchandises stockées sous un statut spécial dépôt franc de douane. Cette pratique vous permet, si l'idée vous vient d'y déposer quelqu'objet que ce soit, de vous faire restituer immédiatement la TVA et d'avoir votre bien déposé dans une sorte de no-mans land fiscal. De là, vous pouvez envoyer ces objets partout dans le monde selon l'évolution du marché, les vendre, les acheter, les revendre, etc, sans qu’un réel contrôle puisse se faire ».

 
« Les Ports Francs sont donc une plateforme de commerce, hors contrôle fiscal, qui permet, notamment aux marchands d’art, de transformer leurs objets de collection en un investissement financier important », souligne encore Morten Gisselbaek.
 
De  ce point de vue, l’affaire Bouvier-Rybolvev, qui représente des transactions à hauteur de 2 milliards, dont 500 millions de bénéfices, pose un certain nombre de questions affirme Rémy Pagani, député au Grand Conseil, au niveau fiscal notamment. « En effet, sur ces 500 millions, il semblerait que 100 millions auraient dû être déclarés au fisc comme gain et ainsi être soumis à l’impôt. Dès lors, il est nécessaire de savoir si ces sommes ont été déclarées et si les impôts leur correspondant ont bel et bien été payés. C’est le sens de mes questions écrites déposées au Grand Conseil. »
 
Plus largement,  cette affaire soulève des interrogations par rapport au rôle des Ports Francs dans les pratiques d’évasion fiscale. L’Etat qui détient 87% des Ports Francs doit assurer une plus grande transparence et un plus grand contrôle.
 
Ainsi,  « au moment où l'on a enfin commencé à remettre en cause le secret bancaire, nous demandons que nos autorités cantonales se saisissent sérieusement de cette question et soient, pour une fois à la pointe du combat pour la transparence et l'équité. À l’heure où de nombreuses menaces planent sur les collectivités publiques en matière de rentrées fiscales avec les conséquences que l’on sait sur les prestations sociales et écologiques, il est plus que jamais nécessaire d’optimiser ces rentrées. C’est là le sens de notre message d'aujourd'hui. » conclut Morten Gisselbaek.
 

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Question écrite urgente – Rémy Pagani – Lundi 13 avril 2015

Que se passe-t-il dans ces boîtes noires que sont les Ports francs et plus particulièrement à Genève ; aurions-nous affaire à de la soustraction aux obligations fiscales envers la Confédération et le canton ?
Considérant :

L’article paru dans la Tribune de Genève du 2 avril 2015 dans lequel on peut notamment lire :
-       les « confessions » de Tania Rappo agissant comme intermédiaire lors de la vente de tableau entre Yves Bouvier et ces nombreuses sociétés et Dmitri Rybolovlev déclarant "Nous nous sommes rendus aux Ports francs de Genève.... " ;
-       que Tania Rappo reconnaît avoir reçu des commissions - que certains évaluent à 100 millions - sur les ventes des tableaux de maîtres opérées entre 2003 et 2013 ... transactions atteignant selon le journal un total de 2 milliards d'euros ;

L’article paru dans le Temps le 4 avril 2015 notamment :

-       qui fait état de pièces déposées ou saisies par le juge de Monaco chargé d'instruire la plainte contre Yves Bouvier en référence à des échanges d'e-mail entre Yves Bouvier et Dmitri Rybolovlev par l’intermédiaire de son homme d’affaires, il est question de 775'000 euros qui devait être versé en avril 2008 comme "commission" au compte personnel d’Yves Bouvier chez Dresdner Private Banking à Genève relative à la vente du tableau de Picasso de 1899 « la sœur de l’artiste » ;


-       qu’il a été saisi sur Yves Bouvier lors de son arrestation à Monaco un document à en-tête d’une grande étude d’avocat bien connue à Genève datée du 24 février 2015 relative à la vente d’un tableau de Rothko ;
-       que ce document établi pour le compte de Blancafor – entité dont le propriétaire n’est autre qu’Yves Bouvier - menacerait la société MEI Invest de poursuite juridique ;


-       qu’en réponse à la question du juge monégasque cherchant à savoir pour quelles raisons Yves Bouvier utilisait les services d’un avocat « pour, en quelque sorte, écrire entre sociétés vous appartenant, qui plus est pour vous « auto-menacer » de poursuites judiciaires », MEI Invest appartenant également à celui-ci, Yves Bouvier répond «  C’était un moyen de mettre la pression… » ;


-       que la plus-value estimée de la vente de ce tableau à Dmitri Rybolovlev serait de 60 millions.

Je pose les questions suivantes :

En complément à mes questions précédentes (QUE311) :

-       Yves Bouvier a-t-il déclaré à l’administration fiscale, la « commission » de 750'000 qu’il a réalisé sur la vente du Picasso intitulé « la sœur de l’artiste » en 2008 ?
-       De manière plus générale, Yves Bouvier a-t-il déclaré et réglé la totalité des impôts sur le revenu et sur la fortune pour toutes les transactions qu’il a faites en son nom, ou au travers des diverses entités off shore dont il est l’ayant droit économique ?
-       Tania Rappo a-t-elle déclaré et payé la totalité des impôts sur les revenus et sur la fortune pour les commissions perçues sur les transactions entre Yves Bouvier – ou ses entités off shore – et Dimitri Rybolovlev
-       à quelle date Tania Rappo s’est-elle domiciliée à Monaco ? Son domicile à Monaco n’est-il pas qu’un domicile fictif aux seules fins de se soustraire à ses obligations fiscales à Genève

Et concernant le Port franc :

- Ces transactions et changements de propriétaires ont-ils été annoncés à l’administration fédérale et cantonale ?
- De manière générale, les pratiques révélées par le différend entre Yves Bouvier et Tania Rappo d’une part, et Dimitri Rybolovlev d’autre part ne seraient-elles pas révélatrices de pratiques similaires, par d’autres usagers des Ports Franc de Genève pour se soustraire à leurs obligations fiscales envers la Confédération et le canton ?

De manière plus générale encore, n’y a-t-il pas lieu de craindre que les Ports francs propriété de la collectivité genevoise, ne soient devenus une grande blanchisseuse d’argent gris, ou pire, d’agent sale ?


Contacts :

Morten Gisselbaek                      076 336 34 61
 
Rémy Pagani                              079 818 96 02
 
Pablo Cruchon                            079 800 68 73     

Ensemble à Gauche — Communiqué de presse  Lundi 13 avril 2015

 

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10/04/2015

Action immeuble vide de la tour-Maîtresse


Un immeuble de cinq étages laissé vide depuis 6 ans en plein centre-ville !

Ce matin, des militant·e·s d’Ensemble à Gauche, emmenés par Rémy Pagani, ont déployé des banderoles devant le 8 rue de la Tour-Maîtresse pour dénoncer une situation inacceptable. En plein centre-ville, un immeuble entier est laissé complètement vide depuis 6 ans, malgré une autorisation de construire (pour rénovation) en force depuis mars 2009.

Cet ancien hôtel « L’Hermitage », haut de cinq étages a en effet subi maints changements de propriétaires et des travaux y ont même été commencés, mais jamais terminés. L’intérieur est presque entièrement démoli et laissé à l’abandon depuis des années ! Une situation incroyable en période de pénurie.
 

Brigitte Studer, cheffe de groupe Ensemble à Gauche au Conseil municipal s’interroge : « Comment une telle situation est-elle possible ? Comment se fait-il qu’il soit plus rentable de laisser cet immeuble vide plutôt que de l’utiliser ? Cela pose la question du rôle de l’Etat : pour nous l’Etat doit agir proactivement et pas seulement sur dénonciation, comme il le fait depuis la pratique instaurée par Mark Muller. Il faut exiger des propriétaires, en particulier en situation de pénurie, comme c’est le cas actuellement, qu’ils rénovent et remettent en état les locaux vides. »


Il y a à Genève 108'370 m2 de surface d’activités vacante dont 64% sont des espaces de bureaux (Statistiques DALE, mars 2015). « Dans le même temps, les artisans et petits commerces peinent à payer les loyers prohibitifs des locaux commerciaux en Ville et n’y ont souvent plus accès. Conséquence : nombre de cafés et restaurants populaires ont disparu, alors que c’est leur présence qui rend la Ville vivante ! » dénonce Brigitte Studer
 
« Mais cette situation n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique de la droite qui confie le logement au marché et met ce bien fondamental à la merci de l’offre et de la demande. C’est ce qui permet ce genre de situations scandaleuses. Pour nous, le logement est un droit, pas une marchandise. », conclut-elle.
 
Pablo Cruchon, permanent politique de solidaritéS et candidat au Conseil municipal Ville de Genève pour Ensemble à Gauche renchérit : « Ensemble à Gauche s’engage à imprimer une autre politique, à demander des comptes aux propriétaires, à traquer les pratiques spéculatives et frauduleuses, à mettre la pression sur l’Etat pour qu’il agisse et à favoriser la construction de logements abordables.

Notre initiative « Stop à la spéculation : construisons des logements abordables » va dans ce sens. La récolte vient d’ailleurs de démarrer et l’accueil de la population est excellent, preuve, s’il en fallait, que la situation actuelle est intenable. Mais plus encore, il faut une véritable mobilisation de la population pour exiger davantage de logements abordables. Ouvrons les locaux vides, occupons-les, et exigeons des propriétaires qu’ils fassent des projets répondant aux besoins de la population ! », conclut-il.

 

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04/04/2015

Etre Solidaire vis a vis de la Population Roms

Cette après midi dans les rues basses à l’occasion de Pâque les églises catholique ont organisé une rencontre avec les Roms et la population pour sensibilisé les gens sur ce sujet, leur montré qu’ils n’ont pas choisie de mendier, qu’ils ont eux aussi une culture.
 
 
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03/04/2015

Candidat-e-s du Conseil administratif de la Ville de Genève ont présenté leurs projet et rêves.

Candidats et Candidates du Conseil administratif de la Ville de Genève ont présenté leurs projet et rêves.

Présentée par Pascal Décaillet, AVEC

 

* HELENE ECUYER – CANDIDATE ENSEMBLE A GAUCHE AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* VERA FIGUREK – CANDIDATE ENSEMBLE A GAUCHE AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* REMY PAGANI – CANDIDAT ENSEMBLE A GAUCHE AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* SANDRINE SALERNO – CANDIDATE SOCIALISTE AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* SAMI KANAAN – CANDIDAT SOCIALISTE AU C.A VILLE DE GENEVE

 

* ESTHER ALDER – CANDIDATE VERTE AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* GUILLAUME BARAZZONE – CANDIDAT PDC AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* SUE PUTALLAZ – CANDIDATE DES VERTS LIBERAUX AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* NATACHA BUFFET – CANDIDATE PLR AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* ADRIEN GENECAND – CANDIDAT PLR AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* PIERRE CONNE – CANDIDAT PLR AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* THOMAS BLÄSI – CANDIDAT UDC AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

* DANIEL SORMANNI – CANDIDAT MCG AU C.A. VILLE DE GENEVE

 

 

* CARLOS MEDEIROS – CANDIDAT MCG AU C.A. VILLE DE GENEVE

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30/03/2015

Pas de vol spécial pour Ayop!

Ce matin 30 mars à 9 heures, plus de cent manifestants se sont rassemblés sur la plaine de Plainpalais avant de marcher jusqu'au 78 route des acacias où se tenait  la conférence de presse organisée par le département de la sécurité et de l’économie (DSE) pour un bilan statistique sur l’activité de l’office cantonal de la détention (OCD).

Monsieur. Maudet y a annoncé à la fin de sa conférence de presse la suspension du renvoi du jeune tchadien Ayop victime de l’incendie du foyer des Tattes en novembre dernier. Monsieur Maudet a pris cette décision sur la base des éléments du dossier et notamment de la situation médicale d'Ayop et de son évolution durant le week-end. Les associations et mouvements politiques ayant travaillé pour que Monsieur Maudet revienne sur sa décision de renvoi se félicitent. Et c’est grâce à la solidarité et à la mobilisation qu’Ayop a pu éviter son expulsion.

 

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CONFÉRENCE DE PRESSE

Communiqué de presse du département de la sécurité et de l'économie (DSE)


Pour la première fois, Genève dresse un bilan statistique et d'activité du domaine pénitentiaire

Le département de la sécurité et de l’économie (DSE) a dressé ce matin, pour la première fois, un bilan statistique et d’activité de l’office cantonal de la détention (OCD). Entre 2011 et 2014, le nombre moyen de détenus présents dans les établissements genevois a augmenté de près de 59%, alors que la capacité carcérale n’a parallèlement que très peu augmenté. La concrétisation de la planification pénitentiaire et des engagements en ressources humaines s’avère plus que jamais nécessaire, étais présent : M. Pierre Maudet, conseiller d'Etat chargé du département de la sécurité et de l'économie, Mme Michèle Righetti, directrice générale de l'office cantonal de la détention (OCD), M. Patrick Ferraris, directeur stratégique, OCD, Mme Irène Costis Droz, directrice juridique, OCD,Mme Anne-Dominique Dubois, directrice de la Brenaz, M. Emmanuel Foray, directeur a.i. de Curabilis et M. Constantin Franziskakis, directeur de Champ-Dollon.

Evolution du nombre de détenus et types de peines
Le nombre moyen de détenus présents dans les établissements de l’office cantonal de la détention (OCD) a augmenté de près de 59% entre 2011 et 2014, pour atteindre 1004 en moyenne l’an dernier. Si le nombre moyen de personnes en détention avant jugement baisse de 8.7% entre 2013 et 2014, les détenus exécutant des peines ou des mesures continuent à augmenter (+52.3% entre 2012 et 2014) et représentent 57.3% des adultes en détention pénale. L’an dernier, le nombre de personnes en exécution de peine à Champ-Dollon a dépassé celui en attente de jugement. La majorité des détenus dans les établissements genevois en exécution de peine ont été condamnés à des peines inférieures à 18 mois et la durée moyenne des séjours augmente dans la plupart des établissements.

Typologie des personnes détenues

Les infractions à la Loi sur les étrangers sont en augmentation, à l’instar de la proportion de détenus sans statut, et celles-ci sont généralement cumulées à des infractions d’autre nature. Les infractions contre le patrimoine restent importantes, même si l’on constate une baisse depuis 2012. 95% des détenus sont des hommes et sept personnes sur dix ont moins de 35 ans. Les étrangers résidant à l’étranger sont en légère augmentation (71% en 2014); ceux originaires d’Afrique et des Balkans sont les plus représentés.

Migration sous l’angle de la détention
Sur les 720 renvois effectués par voie aérienne en 2014 par les autorités genevoises, 68% ont concerné des personnes ayant des antécédents pénaux. 443 personnes ont été mises en détention administrative, dont 399 ont fait l’objet d’un renvoi. Plus de trois quart des personnes détenues administrativement l’an dernier avaient des antécédents pénaux hors infractions à la Loi sur les étrangers.
 
Insertion, travail d’intérêt général et arrêts domiciliaires
Les suivis de détenus ont augmenté entre 2013 et 2014, passant de 799 à 1094. Les heures accomplies en travail d’intérêt général sont en augmentation, tandis que les jours accomplis en arrêts domiciliaires sont en baisse.

Evaluation de la dangerosité
Le processus d’évaluation de la dangerosité et de l’octroi d’allègements a été clarifié au travers d’un règlement du Conseil d’Etat et de directives internes à l’administration. Les plans d’exécution de la sanction (PES) ont été plus largement déployés: 92 PES ont été réalisés en 2014. La Commission d’évaluation de la dangerosité (CED) a été plus systématiquement saisie pour les détenus ayant commis des infractions graves. Cette commission a traité 119 dossiers en 2014, contre 34 l’année précédente et 20 en 2012. Par ailleurs, un système de contrôle interne est en cours de déploiement au sein de l’OCD, dans l’objectif de maîtriser les activités et de sécuriser les processus des services et des établissements.

Faits marquants

Les travaux d’extension de la Brenaz (100 places supplémentaires) ont débuté en mars 2014; leur achèvement est prévu à la fin de l’été 2015. Curabilis a été inauguré le 4 avril 2014 et a accueilli ses premiers détenus en juin. La prison de Champ-Dollon a été confrontée à de graves incidents en février 2014 (bagarres), avant de connaître un pic du nombre de détenus (903 en août 2014) puis une diminution de sa surpopulation. Des arrêts du Tribunal fédéral ont constaté deux cas de détention illicite en raison de conditions de détention jugées dégradantes.
En 2014, 74 agents de détention ont été recrutés et 83 assermentés. C’est dans ce contexte d’un besoin croissant de ressources humaines, induit par le déploiement de la planification pénitentiaire, qu’une vaste campagne de recrutement a été lancée (www.devenez.ch <http://www.devenez.ch/> ). L’école de formation genevoise a par ailleurs été réformée.

Perspectives 2015
Plusieurs actions s’inscrivant dans le cadre du déploiement de la planification pénitentiaire seront lancées en 2015. Ainsi, l’appel d’offres pour la construction de l’établissement Les Dardelles sera lancé le 31 mars; l’exploitation de la Brenaz agrandie (Brenaz +100) est prévue progressivement dès le mois de novembre; Curabilis montera en puissance; le recrutement du personnel sera encore intensifié. Des propositions concrètes en matière de dangerosité, de réinsertion, de peines alternatives et de collaboration interinstitutionnelle, issues des réflexions initiées lors des Etats généraux de la détention et de la probation de novembre 2014, seront également formulées.

 

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Parti Socialiste genevois

Communiqué aux médias

Genève, le 30 mars 2015

Procédure de renvoi de M. Ayop Aziz

Le PS genevois se réjouit de l’annulation du renvoi !

Le PS genevois se réjouit de l’annulation du renvoi de Monsieur Ayop Aziz annoncé ce matin par le Conseiller d’Etat en charge de la sécurité. La large mobilisation de l’ensemble des forces de gauche a eu un impact considérable sur la décision de surseoir au renvoi par vol spécial.

Le PS genevois salue le travail de ses élu-e-s nationaux, Carlo Sommaruga, Conseiller national, et Liliane Maury Pasquier, Conseillère aux Etats, qui ont oeuvré à Berne pour que la situation se débloque à Genève. De plus, il remercie les Conseiller-e-s d’Etat de gauche d’avoir travaillé sur le dossier au niveau cantonal. La Conseillère d’Etat Anne Emery Torracinta a expressément demandé de surseoir au renvoi en raison de la situation médicale de Monsieur Aziz qui justifiait l’annulation du vol spécial.

Le PS genevois rappelle qu’à la suite de l’incendie du foyer des Tattes, qui avait amené Monsieur Aziz à sauter d’une fenêtre pour échapper aux flammes, celui-ci souffre de graves troubles post-traumatiques. Il est dès lors important que M. Aziz puisse se soigner correctement et continuer son traitement médical à Genève sans subir la pression d’un renvoi imminent.

Le PS genevois considère que la problématique de l’asile doit être envisagée de manière globale et humaine. Le cas de Monsieur Aziz n’est pas un cas isolé ; les requérant-e-s d’asile ne doivent plus connaître les renvois inhumains. Le PS continuera de dénoncer une politique migratoire qui ne tient pas compte de l’application des droits fondamentaux et restera vigilant au niveau cantonal pour que les requérant-e-s soient traité-e-s avec dignité et humanité.

Plus d'informations:
Carole-Anne Kast, Présidente

Romain de Sainte, Vice-président

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 Communiqué de presse · 30 mars 2015
 
Renvoi d’Ayop : la mobilisation a fait plier Pierre Maudet !
 
Ce matin, à l’office cantonal de la détention, Pierre Maudet, sous pression, a annoncé qu’il suspendait l’expulsion d’Ayop Aziz et qu’une procédure d’asile en Suisse s’ouvrait. C’est une excellente nouvelle pour Ayop, dont l’état de santé ne permettait clairement pas d’être renvoyé, mais aussi pour la bonne tenue de l’instruction sur le sinistre des Tattes, afin de faire toute la lumière sur les responsabilités de l’Etat.

 Cette nouvelle a été accueillie par des cris de victoires des 50 militant·e·s massés devant l’office cantonal. La mobilisation de ces derniers jours a portés ses fruits : que ce soit à l’aéroport, au centre-ville, devant le poste de police de Carl-Vogt, à la Favra ou au foyer des Tattes. L’important travail militant, conjugué aux pressions politiques, ont permis de remporter une grande victoire contre cette expulsion honteuse. Ce n’est qu’après plusieurs jours d’intense mobilisation que Pierre Maudet a fini par reculer : c’est une excellente chose, mais mais ce n’est qu’un début !
 
 La suspension de cette expulsion est une très bonne chose car elle permet à Ayop Aziz de déposer, dès demain matin une demande d’asile en Suisse. En effet, son délai Schengen se terminait aujourd’hui, ce qui lui permet de demander l’asile en Suisse.
 
 Les autorités ont été forcées de nous entendre. Cependant, nous restons mobilisés et sur nos gardes afin que le Conseil d'Etat :
 
 -    garantisse qu’Ayop Aziz soit immédiatement relâché ;
 -    permette à Ayop Aziz de déposer légalement une demande d’asile en Suisse dès demain ;
 -    réponde enfin à notre pétition et stoppent les renvois de l'ensemble des sinistrés des Tattes;
 -    améliore rapidement les conditions de vie dans les foyers à Genève et ferme immédiatement les abris PC au profit de solutions d’hébergement plus dignes
 
 Après cette belle victoire, le combat continue aux côtés de tous ceux et celles qui, en Suisse romande et ailleurs (refuge de St-Laurent à Lausanne, collectifs Droit de Rester, etc.) qui se battent contre une politique d’asile honteuse, inhumaine et contraire aux droits fondamentaux. Nous devons nous battre chaque jour pour que cessent les vols spéciaux, les renvois Dublin, les bunkers et plus largement pour modifier la politique d’asile qui crée des situations si tragiques.
 
 « Cette mobilisation nous a montré que nous pouvons gagner, que c’est en s’organisant ensemble, qu’on peut modifier le rapport de force et changer la situation des migrant·e·s. C’est avant tout la pression de la rue qui a rendu cette victoire possible. » affirme Pablo Cruchon, secrétaire politique de solidaritéS.
 
 Nous souhaitons également à Ayop et à tous les sinistrés des Tattes que leur situation s’améliore rapidement, et qu’ils puissent bénéficier d’un suivi médical approprié ainsi qu’une régularisation de leur présence en Suisse. Nous continuerons à nous battre avec eux !

Pablo Cruchon, SolidaritéS

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Communiqué de presse - 30 mars 2015

Ayop reste !

Face à la menace d'expulsion qui pesait sur Ayop Aziz, victime de l'incendie du Foyer des Tattes, nous avons obtenu une première victoire: le renvoi est suspendu. Il ne nous reste plus qu'à stabiliser sa situation et empêcher tous les autres renvois!

Grâce à la pression de la rue, aux manifestations de soutien et à la mobilisation de certains politiques, Maudet a cédé: Ayop reste. Les autorités ont été forcées de nous entendre. La responsabilité de l'Etat de Genève face à l'incendie du Foyer des Tattes, en tant que propriétaire, ou de l'Hospice général, qui en est l'exploitant, ne saurait être exclue. Plusieurs débuts d’incendie  ont lieu chaque année au Foyer des Tattes. Quelles mesures ont été prises par l'Hospice et le DALE pour garantir la sécurité des personnes hébergées dans ce complexe ? Tant que sa responsabilité n'est pas formellement et définitivement écartée, l'Etat de Genève ne peut se désintéresser du sort des victimes et les renvoyer, encore blessées, vers des pays ne les prendront peut-être pas en charge pour les soigner.

Ayop reste. Nous sommes heureux d'annoncer ce succès. Cependant, nous restons mobilisés afin que le Conseil d'Etat:

- garantisse que la détention administrative d'Ayop est abandonnée et qu'il soit remis en liberté dans les plus brefs délais;

- réponde enfin à notre pétition et stoppe le renvoi de l'ensemble des sinistrés des Tattes;

- améliore les conditions de vie dans les Foyers à Genève et ferme immédiatement les abris PC.

Libérez Ayop! Stop Bunkers!

Pour un accueil humain et digne des personnes qui se trouvent en Suisse!

Nous restons aussi mobilisés pour que cesse la politique d'asile inhumaine que pratique la Suisse. Le cas d'Ayop l'a encore une fois prouvé : les vols spéciaux continuent, toujours dans des conditions terribles pour les personnes renvoyées.

Arrêt immédiat des vols spéciaux!

Par ailleurs, la politique européenne de renvoi Dublin ne fait que renvoyer les réfugiés vers les pays d'Europe déjà submergés par les demandes d'accueil. Cette porte de sortie pour la Suisse est lâche et permet de se laver les mains du sort des requérants d'asile.

Stop aux renvois Dublin!

Aujourd'hui nous avons prouvé que c'est possible: ensemble, nous pouvons agir et empêcher les expulsions scandaleuses des requérants d'asile et des migrants plus en général. La lutte doit continuer contre tous les cas d'expulsions en Suisse. Nous réitérons notre solidarité avec les mouvements de soutien aux migrants, en particulier celui de l'occupation du refuge Saint-Laurent à Lausanne et de Stopbunkers. Nous nous opposons également au renvoi en Turquie de Mehmet Turan, d'origine kurde, condamné à 8 ans de prison et à la torture pour des actions politiques et des manifestations.
Solidarité avec Mehmet !

Solidarité Tattes et Groupe Sans retours

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29/03/2015

Création de l’Union des villes genevoises

En date du samedi 28 mars 2015, les représentant-e-s désigné-e-s des 6 principales villes du Canton : Carouge, Genève, Lancy, Meyrin, Onex et Vernier ont constitué l’Union des villes genevoises au Palais Eynard, siège de la Ville de Genève. Cette nouvelle association permettra aux exécutifs de ces villes de bénéficier d’une instance commune d’échange et de coopération visant à aborder spécifiquement les problématiques urbaines. Ils pourront ainsi mieux coordonner leurs actions et intensifier leurs collaborations en vue d’améliorer les prestations délivrées aux populations qui vivent, travaillent et se déplacent sur leurs territoires.

Les 6 villes qui viennent de fonder et de rejoindre l’Union des villes genevoises font face aujourd’hui à des charges, des problématiques et des projets de développement similaires. Néanmoins, bien que ces villes soient membres de l’Union des villes suisses (UVS) et de l’Association des communes genevoises (ACG), la première association est de portée fédérale et ne permet pas d’aborder les spécificités cantonales, et la deuxième poursuit des d’objectifs et a une représentativité qui ne permettent pas d’aborder les enjeux urbains propres aux villes genevoises.

Aujourd’hui, elles ont besoin d’une instance au sein de laquelle elles pourront échanger sur les questions urbaines liées à leurs responsabilités historiques, démographiques mais également aux charges de ville-centre qui leur incombent : logement, transport, aménagement, constructions, emploi et chômage, offre culturelle et sportive, loisirs, sécurité, voirie, etc., enjeux qui n’ont ni les mêmes dimensions, ni la même portée dans les communes rurales majoritaires du Canton. D’ailleurs, selon l’Union des villes suisses, les villes et communes urbaines dépensent 40% de plus que les autres dans les transports, 57% de plus en matière de sécurité sociale, ou encore 2.65 fois plus par habitant pour la sécurité publique.

Ces 6 villes, toutes de 18'000 habitant-e-s ou plus, représentent 323'735 habitant-e-s au total, soit 67.4% des habitant-e-s du Canton. Or, la problématique est analogue à celle qui prévaut sur le plan fédéral pour les grandes villes suisses : aucune instance politique ne leur offre de représentation spécifique et leur poids politique est inférieur à celui des petits cantons ruraux. Pourtant, les villes et communes urbaines représentent plus de 84% du poids économique helvétique ! C’est pourquoi, l’Union des villes suisses tente d’impulser des changements, de tendre vers une meilleure adéquation des structures politiques avec les espaces fonctionnels et d’atteindre une meilleure répartition des charges entre usagères et usagers, à travers, notamment, un travail de concertation, de documentation et de lobbying important.

A Genève, les villes rencontrent, à une moindre échelle, des problématiques similaires, renforcées par l’importante croissance démographique régionale. Elles ont donc estimé nécessaire de mettre en place aujourd’hui une association sur le modèle expérimenté avec succès par la Communauté des communes urbaines créée autour du projet PAV avec les communes de Carouge, Genève et Lancy. L’UVG représente une structure plus étendue aussi bien quant à ses membres, sa portée géographique que les thématiques qui seront traitées. L’UVG n’a pas pour vocation de remplacer ou de concurrencer l’ACG qui reste essentielle pour la collaboration entre les 45 communes genevoises dans toute leur diversité, mais à la compléter. Cette démarche se veut constructive et ouverte sur l’avenir de nos villes et de la région genevoise en général. La nouvelle association a décidé de contacter l’UVS pour établir des liens de coopération, et ira présenter ses objectifs et sa démarche au Comité et à l’Assemblée générale de l’ACG.

Par ailleurs, l’Assemblée a élu à l’unanimité Monsieur Nicolas Walder, Conseiller administratif de la Ville de Carouge, Président de l’UVG pour une période de 2 ans (sous réserve des résultats des élections municipales du printemps).

Pour finir, il convient de rappeler que 15 communes genevoises de plus de 10'000 habitant-e-s et/ou d’une densité de plus de 1500 habitant-e-s au km2, ainsi que la commune de Bernex très proche de l’un de ces critères, avaient été invitées à cette constitution par les Villes de Genève et de Lancy. L’Assemblée générale de l’UVG regrette que certaines d’entre elles aient décliné l’invitation à cette première séance constitutive, mais bien entendu, la porte de cette association restera ouverte pour accueillir de nouveaux membres. Les critères d’adhésion sont similaires à ceux de l’UVS et prévoient que « toute commune genevoise qui, du fait de ses traditions ou par la suite de son développement,revêt ou revêtira un caractère urbain, peut devenir membre de l’UVG pour autant que son Conseil administratif ait présenté une requête dans ce sens, ait adhéré aux statuts et que l’Assemblée générale de l’association ait approuvé l’adhésion ».

Communiqué de presse, Samedi 28 mars 2015

Contacts médias : Monsieur  Nicolas Walder, Conseiller administratif Ville de Carouge Et Président de l’Union des villes genevoises,   Monsieur  Sami Kanaan, Maire Ville de Genève,   Monsieur François Baertschi, Conseiller administratif Ville de Lancy, Madame Monique Boget,  MaireVille de Meyrin, Madame Carole-Anne Kast Maire Ville d’Onex et Monsieur Yvan Rochat Conseiller administratif Ville de Vernier.

 

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 Manifestation devant la prison Champ-Dollon

Communiqué de presse de solidaritéS

Suite à la décision de renvoyer Ayop, victime de l’incendie au Foyer des Tattes en novembre passé, une large mobilisation s’est mise en place. Jeudi 26 mars, lors de la première tentative de renvoi, une trentaine de militant-e-s se sont réuni-e-s à l’aéroport pour protester contre cette expulsion. Face à ce rassemblement pacifiste, la police a répondu avec une démonstration de force largement disproportionnée allant jusqu’à menotter et expulser les manifestants manu militari.
 
Aujourd’hui à 17h, un rendez-vous a été donné sur la zone piétonne du Mont-Blanc. Plus de 200 personnes s’y sont retrouvées pour dénoncer une nouvelle fois le renvoi scandaleux d’Ayop, ainsi que le traitement qu’il subit et son incarcération abusive. Selon son avocate, Ayop est actuellement enfermé à la prison de la Favra, en détention administrative. A la suite du rassemblement, près de 100 personnes se sont rendus devant la prison, dans le but d’apporter notre solidarité à Ayop. L’objectif a été atteint puisqu’il a entendu et répondu à nos slogans.

Depuis le début de l’affaire des Tattes, le conseiller d’État Pierre Maudet a fait preuve d’une opacité et d’une malhonnêteté sans bornes. En plus de la répression policière des manifestant-e-s, il a aussi affiché son mépris du mouvement de soutien en n’apportant aucune réponse à la pétition forte de 2200 signatures, qui réclamait l’arrêt des expulsions des victimes de l’incendie du Foyer des Tattes. Les informations concernant la situation d’Ayop ont souvent été cachées y compris aux avocat-e-s du requérant.

Il semblerait qu’actuellement le Département de M. Maudet ait décidé d’organiser un vol spécial pour renvoyer Ayop ainsi que d’autres requérants « Dublin » vers l’Espagne. Les traitements inhumains que constitue cette procédure de renvoi ont déjà défrayé la chronique et suscité des indignations par le passé. L’état de santé actuel d’Ayop, toujours suivi médicalement, rend ce vol spécial d’autant plus intolérable. En outre, s’il devait être expulsé avant lundi soir, il serait soumis à une exclusion du territoire suisse jusqu’en 2018.

Nous exigeons du Conseiller d’Etat en charge du dossier :

  • Qu’il annule immédiatement la procédure de renvoi par vol spécial 
  • Qu’il renonce à toutes les poursuites pénales à l’encontre d’Ayop
  • Qu’il renonce à sa détention administrative et qu’Ayop soit relaxé immédiatement
  • Que toutes les expulsions des sinistrés de l’incendie du Foyer des Tattes soient suspendues au moins jusqu’à la fin du procès
  • solidaritéS dénonce et réprouve la politique lâche et répressive menée par le duo Jornot-Maudet face aux requérants d’asile.

Nous rappelons que demain se tient la grande rencontre entre les habitant-e-s des Tattes et les habitant-e-s de Genève, au Foyer des Tattes de 12h à 16h, et vous appelons à y venir nombreux et nombreuses.

Pour solidaritéS,

 

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28/03/2015

La diaspora sahraouie interpelle l'ONU à Genève


Une cinquantaine de Sahraouis, représentant la diaspora sahraouie en France,   a manifesté hier, vendredi 27 mars, sur la place des Nations. Ses revendications sont très clairs.
 
Après presque 40 ans d'occupation du Sahara occidental par le Maroc, et 40 ans de violations des Droits de l'Homme, (disparitions forcées, aveux sous la  torture, détention arbitraire, violences policières lors de chaque manifestation pacifique de la population civile, etc.), les Sahraouis exigent que, selon les résolutions onusiennes, leur droit à un référendum d'autodétermination soit enfin respecté.
 
La MINURSO (forces onusiennes sur place) a dans son mandat la préparation du référendum d'autodétermination et cet objectif déterminant pour le futur du peuple sahraoui ne doit plus être entravé par les obstacles dressés par le Maroc. De plus, le Conseil de sécurité sera sollicité par des Etats et des ONG, fin avril 2015, pour qu'il élargisse le mandat de la MINURSO aux Droits de l'Homme afin que les forces onusiennes puissent protéger la population civile sahraouie. Les manifestants ont appuyé cette demande et signé, à ce sujet, une lettre au Secrétaire général de l'ONU et au Conseil de sécurité Aujourd'hui, les forces onusiennes sont aveugles et sourdes devant les violences policières et la répression subies par le peuple sahraoui. Cela doit cesser.
 
Lors de la dernière journée du Conseil des Droits de l'Homme qui s'est tenue en mars à l'ONU, la manifestation a voulu rompre avec le silence médiatique qui recouvre trop souvent la situation au Sahara Occidental. 

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27/03/2015

Stop au renvoi scandaleux et honteux!

Hier après-midi, plus de deux cent manifestants se sont rassemblés sur la place de Neuve puis devant l’Hôtel de Police au Bd Carl-Vogt pour protester contre le renvoi du ressortissant tchadien prénommé Ayop, victime de l’incendie du foyer des Tattes en novembre dernier.

Hier matin, en secret, l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) a organisé le renvoi vers l’Espagne d’une victime de l’incendie du Foyer des Tattes survenu en novembre dernier, qui avait fait un mort et plusieurs blessés graves. Le renvoi vise un Tchadien de 19 ans, tombé du 3e étage pour échapper à la fumée et  grièvement blessé à la tête. Cette expulsion a pour conséquence d’interrompre son suivi médical, encore en cours en neurochirurgie, chirurgie du visage et psychiatrie. En outre, ce renvoi empêche la victime de faire valoir ses droits dans une procédure en cours contre l’Etat. Cette expulsion secrète a été organisée, alors qu’une pétition signée par plus de 2200 personnes s’y opposant avait été déposée au Conseil d’Etat. Pour l’heure, aucune réponse des autorités à cette pétition n’a été donnée.
     

Hier matin à 9h, le jeune requérant a été arrêté aux Tattes et emmené à l’aéroport par la police. Un groupe de manifestants s’est donné rendez-vous à l’aéroport pour protester contre cette situation, exiger l’annulation de l’expulsion et dénoncer l’attitude honteuse du gouvernement et en particulier le Conseiller d’Etat Pierre Maudet qui, sans même répondre aux citoyens, renvoie lâchement une personne blessée. Après des négociations infructueuses avec le département et M. Patrick Baud-Lavigne (membre du PS), secrétaire général de Pierre  Maudet, la petite trentaine de mobilisés a opté pour une action pacifique. Assis, les manifestants devant le passage menant à la sécurité ont lancé des slogans tels que: « Stop au renvoi », “l’asile est un droit”... La police, sur ordre du Département, a réagi de manière largement disproportionnée, en violentant, en menottant plusieurs personnes et en expulsant tout le groupe. Impossible de protester dans l’aéroport donc, alors que la loi permet sans autre de renvoyer un blessé, victime d’un incendie où la responsabilité de l’Etat est mise en cause. Finalement, seul le refus du requérant arrêté de monter  dans l’avion lui a permis de rester sur le sol genevois. À l’heure actuelle, il est sous les verrous pour des motifs pénaux,menacé de détention administrative avant d’être renvoyé de force.

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26/03/2015

L’écrivain Patrice Mugny et le blogueur Haykel Ezzeddine à la rue de Fribourg

C’est tout naturellement à la rue de Fribourg que l’écrivain et politicien Patrice Mugny a lancé la sortie de son dernier livre. Un ouvrage sur la mythique rue de Fribourg aux Pâquis avec une vingtaine de témoignages de commerçants qui font vivre cette artère très fréquentée. Entre les restaurants très connus des genevois El Faro, El Ruedo et No logo, la libraire L’olivier et la salle de Billards América il y a d’autres commerces qui gagnent à être connu. Et l’histoire vraie des gérants racontée dans ce livre témoignage: “Voyage à la rue de Fribourg ou une Nouvelle Andalousie à Genève” écrit par Patrice Mugny et photographié par mon ami le blogueur et photographe Haykel Ezzeddine mérite la lecture. Les commerçants de la rue de Fribourg se sont mobilisés à plusieurs reprises contre l’implantation des dealers et de la délinquance qui a pris du temps à se déplacer vers d’autres rues des Pâquis. Un combat médiatique qui a fait la une des journaux il y a quelques années.

Pour cette soirée de dédicaces Ivan Slatkine, Rémy Pagani, Alia Chaker Mangeat, Jean-Charles Lathion, Raymond Loretan, Laurent Jimaja, Boris Drahusak et d’autres personnalités ont répondu à l’invitation de ce début de soirée sympathique dans ce quartier tout aussi sympathique.

 

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22/03/2015

Hommage à Hans Erni

Le peintre et plasticien Hans Erni est décédé samedi à l'âge de 106 ans.


Toutes nos condoléances à sa famille et à son épouse. 

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Genève en Fête! Hans Erni, 103 ans et Tricentenaire

de la naissance de Jean-Jacques Rousseau!

http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2012/06/29/geneve-...



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Journée de la diversité!

Journée de la diversité, en présence des magistrats socialistes Sami Kanaan et Sandrine Salerno. Organisée par les candidats en lien avec la diversité sur la liste socialiste au conseil municipal de la Ville de Genève. On notait la mobilisation de plusieurs communautés genevoises d'origine étrangère.