22/03/2015

Hommage à Hans Erni

Le peintre et plasticien Hans Erni est décédé samedi à l'âge de 106 ans.


Toutes nos condoléances à sa famille et à son épouse. 

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Genève en Fête! Hans Erni, 103 ans et Tricentenaire

de la naissance de Jean-Jacques Rousseau!

http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2012/06/29/geneve-...



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Journée de la diversité!

Journée de la diversité, en présence des magistrats socialistes Sami Kanaan et Sandrine Salerno. Organisée par les candidats en lien avec la diversité sur la liste socialiste au conseil municipal de la Ville de Genève. On notait la mobilisation de plusieurs communautés genevoises d'origine étrangère.

21/03/2015

Sami Kanaan célèbre le nouvel an Kurde au Palais Eynard

Vendredi soir au Palais Eynard et à l’occasion de Newroz (fête nationale Kurde), Monsieur Sami Kanaan, maire de la Ville de Genève a accueilli des kurdes de Genève et à célébré avec eux cet événement très important dans le calendrier de ce peuple.

 

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Les kurdes de Genève fêtent Newroz sur la plaine de Plainpalais

Ce soir une centaine de Kurdes se sont rassemblés dans la zone piétonne de la Rue du  Mont Blanc pour célébrer la fête de Newroz (nouvel an Kurde). Ils ont marché jusqu’à la Plaine de Plainpalais avec des banderoles et des torches. Sur la Plaine, ils ont allumé un feu en l’honneur du jour de la renaissance et de la résistance, suivi de chants et de danses.

 

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20/03/2015

STOP RENVOIS, AYOP RESTERA!

CONTRE LES RENVOIS

Salut à tous et à toutes,

Malgré notre rassemblement du mardi 10 mars devant les bureaux de Pierre Maudet (conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité, chargé de l’exécution du renvoi d’Ayop) et la pétition déposée avec plus de 2000 signatures, le Conseil d’Etat n’est pas revenu sur la décision de renvoyer Ayop. Alors que la presse se garde bien de relayer l’information, Ayop vit sous la menace quotidienne d’être arrêté et expulsé vers l’Espagne.

Nous sommes révoltés et prêts à réagir. En solidarité et en soutien avec Ayop et contre les expulsions, un appel à actions de solidarité à été diffusé largement en Suisse. A Genève, ce vendredi matin, une banderole portant le message « STOP RENVOIS, AYOP RESTERA » à été déployée sur le pont du Mont blanc.
La lutte continue et le mouvement s’élargit. Ne nous endormons pas, tant que les renvois continuent, restons vigilants  et soyons actifs !

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18/03/2015

Enseignants, élèves et parents dans la rue contre la réorganisation des écoles

Plus de 500 élèves, profs et parents se sont réunis devant le Mur des Réformateurs puis l’Hôtel de Ville pour manifester contre les mesures politiques de réorganisation de la carte scolaire cantonale présentée le 11 mars dernier.

Le Conseil d’Etat a annoncé une série de mesures pour désengorger le postobligatoire, dont la fermeture du Cycle de la Seymaz et la réquisition du Collège de Candolle pour ouvrir à la place une Ecole de culture générale. Les usagers des bâtiments concernés s’opposent à cette solution et regrettent de ne pas avoir été consultés.

Depuis plus de dix ans, le sureffectif dans les ECG est dénoncé sans qu'aucune mesure efficace ne soit prise.

Aujourd'hui, la seule solution proposée à cette impasse résiderait dans la fermeture d'un cycle d'orientation ? Cette solution n'est pas satisfaisante.

Le déplacement des élèves de la Seymaz aura des conséquences sur tous les cycles du canton et plus spécifiquement sur les établissements de la rive gauche. Le passage de 20 à 19 cycles entraînera un retour aux lourds effectifs dénoncé dans le passé qui dégraderait les conditions d'étude et d'enseignement, sans parler des problèmes de sécurité et d'incivilité.

Ces sureffectifs compromettraient la bonne mise en œuvre du nouveau CO (valorisation et accompagnement de la progression de l'élève). Le remaniement de la carte scolaire pourrait rendre impossible l'application de la loi genevoise sur l'intégration d'enfants à besoins éducatifs particuliers et pour les handicapés. Enfin, le plan du DIP ne prend manifestement pas en compte le développement immobilier de la région « Arve et Lac » et les constructions prévues ces prochaines années: environ 2000 logements prévus à l'horizon 2018/2020, soit 300 élèves supplémentaires dans les cycles d'orientation du secteur.

La fermeture de la Seymaz n'est donc pas une solution pérenne comme l'affirme le Conseil d'Etat.

 

 

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Lors de la rentrée 2014, le DIP a mis en place une réforme du post-obligatoire sans aucune concertation avec les parents, les enseignants et les élèves.

Cette réforme nous est vendue sous la bannière d'une meilleure orientation des élèves et le soutien des élèves en difficulté. Mais en réalité elle ne fait que rendre l'accès au collège beaucoup plus difficile et envoie les élèves sur des formations comme l'école de culture générale, formation qui est surchargée depuis très longtemps. Pour nous, les vraies raisons de cette réforme sont des économies cachées car un collégien coûte plus cher qu'un élève de l'ECG.

Malgré les deux manifestations étudiantes, la pétition qui a plus de 2000 signatures et la grève étudiante qui a mobilisé plus de 1000 grévistes, le DIP ne veut toujours rien entendre.

De plus, nous avons récemment appris la fermeture du cycle d'orientation de la Seymaz et le déplacement du collège de Candolle (encore une décision prise sans concertation) pour soit-disant décharger l'ECG. Sauf que cette solution ne résous rien car les places restent insuffisantes et la situation va rapidement exploser.

 

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15/03/2015

Le Congrès du parti socialiste Genevois

Le Congrès du parti socialiste genevois a désigné 11 candidates et candidats pour défendre ses trois sièges au Conseil national cet automne.

Il s’agit de :

- Carlo Sommaruga, sortant
- Laurence Fehlmann Rielle
- Manuel Tornare, sortant
- Lydia Schneider Hausser
- Thierry Tanquerel
- Nicole Valiquer
- Sylvain Thévoz
- Olga Baranova
- Roger Deneys
- Amanda Gavilanes
- Audrey Ruchet-Bach

Ces candidat-e-s représentent une diversité de compétences et un respect de la représentation des deux sexes.

Il a en outre choisi à l’unanimité Liliane Maury Pasquier pour continuer l’excellent travail effectué au Conseil des Etats depuis 2007. Elle fera campagne avec Robert Cramer, candidat des Verts.

Le parti socialiste genevois se réjouit de pouvoir compter sur des camarades engagés et compétents pour affronter les défis qui s’annoncent pour notre canton et le pays.

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12/03/2015

«Sans lumière naturelle, en sous-sol, entassés dans cet abri… Je suis scandalisé des conditions dans lesquelles ces hommes vivent»,

Jeudi en fin de journée plus de cent personnes se sont rassemblées devant l'Hôtel-de-Ville pour interdire l'hébergement prolongé de requérants d’asile dans des abris PC.

Une motion de la gauche (Les Verts, Les Socialistes, et Ensemble à Gauche) et des député-e-s du PDC et du PLR  ont demandé au Conseil d’Etat ne plus loger de requérants d’asile plus de trois mois sous terre. Ce soir, au Grand Conseil, une très large majorité de Grand Conseil a accepté de traiter en urgence cette motion 60 oui, 18 non et 1 abstention. Le texte demande notamment à l’Exécutif genevois «d’abandonner le recours aux abris de protection civile pour un hébergement de plus de trois mois», mais également de reloger rapidement les requérants d’asile vivant dans ces locaux souterrains depuis plusieurs mois. La Motion a été ensuite renvoyée à la Commission des affaires sociales

 

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«Sans lumière naturelle, en sous-sol, entassés dans cet abri… Je suis scandalisé des conditions dans lesquelles ces hommes vivent», déclare Demir Sönmez.


Pour cet ancien réfugié politique, l’opinion publique a radicalement changé depuis une vingtaine d’années – la tolérance envers les réfugiés a drastiquement diminué. «C’est juste parce qu’ils sont Noirs», résume une locataire pour expliquer le mépris des habitants. Pour l’instant, aucun débordement grave n’a été déclaré et aucune plainte n’a été déposée.

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Demir Sönmez, devant l’entrée de l’abri PC du 6bis, route de Chancy. Ancien réfugié, cet habitant est «scandalisé» par les conditions de vie des requérants. (Veroniquebotteron.com)

 

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Des requérants au garage, malaise genevois

Marie-Adèle Copin, GENÈVE Mardi 14 août 2012

Le sous-sol d’un immeuble de Lancy accueille des demandeurs d’asile depuis cinq mois: le voisinage apprécie peu

Entre les requérants d’asile du 6 bis et les habitants du 8 et du 10, route de Chancy, on se croise, mais on s’ignore. Ou on s’évite. Après Châtelaine et Carouge, Lancy est la troisième commune genevoise à ouvrir un abri antiatomique à des requérants d’asile et à des déboutés d’office destinés à quitter le pays. L’immeuble, un bloc rosé de huit étages aux balcons de métal rouge, fait figure de lieu test pour la cohabitation entre réfugiés et habitants des zones urbaines. Une forme de cohabitation appelée à se développer, alors que le nombre de requérants d’asile qui arrivent en Suisse augmente rapidement.

«Nous avons fermé l’abri de Carouge, précise Bertrand Levrat, directeur de l’Hospice général, qui se charge du logement des réfugiés dans le canton de Genève. Pour le même coût, celui de Lancy peut accueillir 50 personnes supplémentaires.» Pourtant, loger ces hommes dans des abris PC reste une «solution de dernier recours».

«On essaie de retarder au maximum le recours à l’abri. Mais au final, avec un flux tendu de 130 personnes arrivant chaque mois à Genève, l’ouverture d’un abri se fait assez vite», explique Bertrand Levrat.

Les riverains ont été informés de l’arrivée des réfugiés une semaine avant, par un communiqué scotché sur la porte de l’ascenseur. «On s’est senti devant le fait accompli», s’indigne Monique, une habitante qui ne souhaite pas que son nom soit publié.

Les autorités ont bien organisé une séance d’information pour répondre aux craintes du voisinage et à certaines de ses requêtes, comme la présence d’agents de sécurité 24h sur 24. Deux Protectas, employés par l’Hospice général, contrôlent l’entrée de l’abri. Un troisième agent surveille l’extérieur et les environs.

Mais selon Roger Golay, président du Mouvement Citoyens genevois (MCG) et président du Conseil municipal de la commune, «la population voisine n’est pas du tout satisfaite de cette cohabitation. Les gens qui rentrent dans le parking ne se sentent pas en sécurité, surtout les femmes.» Cyril ­Mizrahi, conseiller municipal PS, considère que «sur le court terme, la solution était celle-ci, même si elle n’est pas idéale. Il n’y a tout simplement pas d’abri PC en dehors des zones urbaines», conclut-il.

Autour de l’imposante entrée du parking souterrain, deux populations cohabitent malaisément. A gauche, le garage des locataires de l’immeuble, fermé par une porte métallique. A droite, un long couloir avec, au bout, une porte en béton armé et l’abri logeant 81 hommes d’Afrique de l’Ouest, âgés de 18 à 42 ans, tous célibataires.

Les requérants peuvent circuler librement en dehors de l’abri à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit. «Si l’on avait imposé des horaires, tous sortiraient au même moment. On veut éviter les attroupements, pour que la cohabitation avec le voisinage se passe le mieux possible», détaille le directeur de l’Hospice général.

L’unique contact des habitants avec les requérants, ce sont des bonjours, des regards, qui parfois gênent certaines femmes. Ce sont aussi des tentatives – souvent mal vues – d’entrer en contact: «L’un d’eux a demandé à ma fille son nom. Elle l’a ignoré bien sûr», confie un père de famille très préoccupé par la situation.

Pour une autre habitante, les bonjours, auxquels elle ne répond pas, sont une «provocation». Ceux qui y voient un «signe de politesse et de sympathie» sont une minorité. La plupart des riverains vivent avec un sentiment d’insécurité. «Je suis seule avec ma fille de 19 ans, qui rentre parfois tard le soir. Ils sont toujours dehors», raconte une habitante installée depuis vingt ans dans l’immeuble.

«Ça sent le joint quand on rentre dans le garage, affirme Santi, un autre habitant. Et, depuis quelques semaines, certains se sont mis à boire énormément et sont très souvent saouls.» Bertrand Levrat, conscient des «problèmes de fumette», assure que la police surveille régulièrement les lieux. L’abri est aussi fouillé chaque semaine par les Protectas. Pour les questions d’alcool, en revanche, il n’est pas au courant. «Il y a certains individus qui posent problème, mais ce sont des exceptions», répond-il.

Santi s’est également demandé pourquoi certains requérants sortaient des billets de 100 francs de leurs poches, «alors qu’ils n’ont que 10 francs par jour! C’est mathématiquement impossible.» En réalité, «il y a deux types de personnes, expose Raphaëlle Carron, directrice adjointe de l’aide aux requérants d’asile à l’Hospice général. Les requérants d’asile dits «cas Dublin» reçoivent des repas et 300 francs chaque début de mois. Les NEMS [terme qui désigne les déboutés d’office ou «non-entrée en matière»], formant la plus grande majorité, ne disposent que d’une assistance en nature, relevant de l’aide d’urgence, c’est-à-dire des repas, des kits d’hygiène et des bons pour des vêtements.»

Parmi la minorité de personnes qui ne voient aucun inconvénient à cette cohabitation, certains s’indignent du traitement réservé aux requérants. «Sans lumière naturelle, en sous-sol, entassés dans cet abri… Je suis scandalisé des conditions dans lesquelles ces hommes vivent», déclare Demir Sönmez.

Pour cet ancien réfugié politique, l’opinion publique a radicalement changé depuis une vingtaine d’années – la tolérance envers les réfugiés a drastiquement diminué. «C’est juste parce qu’ils sont Noirs», résume une locataire pour expliquer le mépris des habitants. Pour l’instant, aucun débordement grave n’a été déclaré et aucune plainte n’a été déposée.

Devant l’entrée du parking, deux hommes assis sur les marches menant aux immeubles pianotent sur leur téléphone portable. Un seul parle français: Ibrahim. Il est arrivé il y a deux mois du Mali. Pour le jeune homme, la cohabitation avec les habitants reste mauvaise: «Ils n’apprécient pas notre présence, mais on n’a pas le choix. Certains ont appelé la police pour qu’on rentre à l’intérieur parce qu’on était trop souvent dehors», raconte-t-il.

Même si l’abri «Annevelle» est présenté comme une solution transitoire, aucune date de fermeture n’a été prévue. Tout dépendra de la capacité de l’Hospice général d’ouvrir de nouveaux centres. Fin septembre, l’abri en surface de la Praille augmentera sa capacité de 70 places supplémentaires.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e6d3a14c-e561-11e1-a0d8-e...

11/03/2015

Expulsion de requérants d'asile : de quoi le Conseil d'Etat a-t-il peur ? De prendre ses responsabilités ?

Mardi en fin de journée plus de deux cent personnes se sont rassemblées devant les bureaux du Conseiller d'Etat Pierre Maudet pour affirmer leur solidarité avec les requérants d'asile menacés d'expulsions arbitraires.  Des représentants de SolidaritéS, des Verts et du Parti Socialiste ont pris la parole pour dénoncer le traitement infligé aux requérants d'asile.

Une heure avant ce rassemblement, pacifique, et autorisé, un dispositif policier disproportionné a été déployé en Vieille ville, choquant non seulement les manifestants mais aussi les passants, et même  les touristes, confrontés à l'image de Genève comme Etat policier, trois jours après la clôture du Festival du film et Forum international  des droits de l'Homme, où les autorités genevoises célébraient leur ville comme symbole, précisément de la défense des droits humains. Les requérants d'asile avec qui les manifestants étaient solidaires sont-ils exclus de la défense de ces droits ? Et de quoi le Conseil d'Etat a-t-il peur au point de mobiliser sa police contre  ? De prendre ses responsabilités ?

Mi-novembre dernier, un incendie au Foyer des Tattes faisait un mort et une quarantaine de blessés, parce que le sas d'entrée du bâtiment en feu n'était pas déverrouillé, ce qui avait bloqué les habitants à l'intérieur. De nombreux résidents n'ont dès lors pas eu d'autre choix que de sauter par la fenêtre de leur chambre.   Le mardi 3 mars Berne a demandé à l'Office Cantonale de la Population et des Migrations d'exécuter le renvoi de l'un d'eux, blessé d'une fracture du crâne après avoir dû sauter du 3ème étage pour sauver sa vie. Genève peut-elle se regarder en face dans son miroir de "capitale mondiale des droits de l'Homme" en se préparant à expulser un requérant d'asile blessé dans l'incendie d'un centre dont elle a la responsabilité ?

Les manifestants de mardi n'exigent rien d'autre du gouvernement genevois qu'il fasse son travail : qu'il agisse Conseil d'Etat pour obtenir la suspension par Berne de l'expulsion d'Ayop, et qu'il prenne ses responsabilités face aux victimes de l'incendie.

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Rassemblement jeudi 12 mars pour la fermeture 

des abris PCi

Rendez-vous à 16h30 aux canons devant l’Hôtel de Ville

08/03/2015

Manifestation: Journée internationale de la femme, NON à la retraite à 65 ans! OUI à l'égalité salariale!

Plus de 12 000 manifestants sont venus à Berne de tous les cantons Suisses pour pour l'égalité salariale et pour protester contre le plan Berset.

Un train spéciale a quitté Genève samedi matin en direction de Berne. Plus de 1000 personnes sont partis pour participer à la manifestation organisée à Berne à la veille de la Journée internationale de la femme.Cette manifestation est organisée dans le cadre de la Journée internationale de la femme et de la 4e action planétaire de la Marche mondiale des femmes (MMF) contre le plan Berset et pour l'égalité salariale.

Le conseiller fédéral Alain Berset a présenté son paquet sur les retraites. Les deux mesures au coeur du projet sont l'élévation de l'âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion. Pour justifier des mesures qui font mal, Berset peint le diable sur la muraille et annonce un déficit pour l'AVS de 8 à 9 milliards en 2030. D'autres l'ont fait avant lui: en 1997, le Conseil fédéral annonçait un déficit de 15 milliards pour 2010; or l'AVS a clôturé avec un bénéfice de 2 milliards. 1,5 milliard de francs sur le dos des femmes. Les femmes devront travailler une année de plus et payeront la facture de la réforme des retraites: 1,1 milliard d'économies pour la retraite à 65 ans, 400 millions pour la remise en cause des rentes de veuve, 100 millions de cotisations supplémentaires. On nous dit «c'est ça l'égalité». Mais les femmes gagnent toujours 20% de moins que les hommes! 65 pour les femmes et demain 67 ans pour tout le monde.

Pour les hommes, c'est un piège: céder aujourd'hui sur l'âge de la retraite des femmes, c'est laisser la voie libre à la droite pour imposer demain la retraite à 67 ans. De plus, le paquet Berset prévoit: la diminution du taux de conversion qui entraîne une baisse des rentes; la hausse de la TVA (l'impôt le plus antisocial); l'introduction d'un frein à l'endettement, qui vise à réduire le niveau des rentes de l'AVS. Les inégalités de salaires et de parcours professionnel se répercutent sur le niveau des rentes. Ainsi, la rente moyenne du 2e pilier des femmes est de 18'000 francs contre 37'000 pour les hommes! Seulement 57% des femmes touchent une rente du 2e pilier contre 87% des hommes. Vous avez dit égalité?! Ce que nous voulons, c'est que l'égalité salariale inscrite dans la Constitution et dans la Loi sur l'égalité soit enfin appliquée.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a présenté des mesures de contrôle des salaires qui vont dans le bon sens, mais sont insuffisantes: les entreprises n'auraient aucune obligation de rendre public les écarts de salaires, ni de les corriger et aucune sanction n'est prévue. Nous exigeons de véritables contrôles de salaires, des sanctions et une tolérance zéro en matière d'égalité salariale! Ne cédons pas aux pressions! Comme le dit Berset lui-même dans une interview, son «paquet contient beaucoup de mesures qui ont été proposées par les bourgeois: l'élévation de l'âge de la retraite des femmes, la baisse du taux de conversion ou encore le mécanisme d'intervention sur l'AVS. Tout est dedans!». Pourtant, la droite en redemande. Et les pressions se multiplient sur la gauche et les syndicats pour qu'ils acceptent le paquet, en particulier l'élévation de l'âge de la retraite des femmes, éventuellement en échange de quelques mesures pour l'égalité salariale.

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CLÔTURE ET PALMARES DE LA 13ème EDITION DU FIFDH

La 13ème édition du FIFDH vient de livrer son palmarès au terme d’une édition marquée par un engouement extraordinaire, des évènements qui feront date et un impact international inédit. Avec une affluence record, le public a partagé notre indignation face aux violations des droits humains et exprimé sa solidarité avec les opposant.e.s, les victimes, toutes celles et ceux qui construisent la paix et qui risquent leur vie sur le terrain.

Cette édition s’est ouverte sur un hommage aux caricaturistes assassinés en présence du Haut- Commissaire de l‘ONU aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al-Hussein et se clôt sur la journée internationale des femmes, en présence de la Procureure de la CPI Fatou Bensouda, la pianiste Elizabeth Sombart et de Chékéba Hachemi, « l’insolente de Kaboul ».

AFFLUENCE RECORD
SEANCES COMPLETES DANS TOUT LE GRAND GENEVE DES DEBATS SUIVIS DANS LE MONDE ENTIER

Cette édition a remporté un succès énorme : toutes les séances du soir étaient complètes.

Le nouveau lieu central, Pitoëff, a offert au public un espace idéal avec deux salles de projections de 700 places ainsi qu’un grand café où ont été organisées rencontres, conférences et dédicaces. Les Cinémas du Grütli ont également fait salle comble, tout comme les séances programmées dans le Grand Genève : Eric Cantona a présenté son film à la Maison Vaudagne à Meyrin, deux films ont été projetés au Palais des Nations dans le cadre du Conseil des droits de l’homme, et le Festival s’est étendu à Gaillard, à Carouge, aux Acacias, aux Bains des Pâquis, au Temple de Saint-Gervais, au centre de détention de la Clairière et à la Maison de la Paix. La clinique psychiatrique de Belle Idée et l’hôpital de jour des HUG clôtureront cet ambitieux programme dans les prochaines semaines.

Les soirées “Un Film, Un Sujet, Un Débat“ ont remporté un immense succès public. La soirée Cybersurveillance Edward Snowden s’est exprimé en direct, la soirée autour du centenaire du génocide arménien en présence de Robert Fisk, l’Europe face à l’afflux des réfugiés, Israel- Palestine en présence de Micheline Calmy Rey, Michael Moller, Avraham Burg et Leila Shahid, la soirée autour du Climat en présence du Yes Man Mike Bonanno, ou encore la communication djihadiste en présence de Theo Padnos et Stephen J. Rapp ont marqué les esprits. Tous les débats sont disponibles dans leur intégralité en français et en anglais sur le site du festival.

44 films (dont 8 premières internationales et 3 premières européennes) ont été proposés au public, parmi lesquels Citizenfour de Laura Poitras, Oscar du meilleur documentaire, ou encore les films de Rithy Panh (La France est notre patrie), Raoul Peck (Meurtre à Pacot), Erick Zonca (Soldat Blanc), Danis Tanovic (Tigers). La Masterclass de Reda Kateb, César 2015 du meilleur second rôle, modérée par Lionel Baier, a été également très remarquée.

1500 élèves (+15%) et 100 enseignant.e.s ont assisté au programme pédagogique avec 35 invité.e.s.

Pour la première fois, le festival a été soutenu par l’Office Fédéral de la Culture (OFC). Des nouveaux partenariats ont vu le jour, avec l’ECAL, le Théâtre du Grütli et Fonction:Cinéma pour la Masterclass, la HEAD dans le cadre de notre colloque, mais aussi le Musée d’Ethnographie, la Société de Lecture, la Maison de Rousseau et de la Littérature, les HUG, les communes de Meyrin, Carouge et Gaillard, ou encore la Fondation Emilie Gourd, parmi d’ autres.

       
PALMARES OFFICIEL

SECTION DOCUMENTAIRES DE CREATION

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DSC_7782.jpgLe Jury international documentaires de création était présidé par Eric Cantona aux côtés de Xiaolu Guo, Yasmina Khadra et Fernand Melgar.

GRAND PRIX DE GENEVE (CHF 10'000)

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Offert par le Canton et la Ville de Genève
ON THE BRIDE’S SIDE d’Antonio Augugliaro, Gabriele del Grande, et Khaled Saliman Al Nassiry
Pour la belle leçon d’humanité et de solidarité citoyenne, qui manquent cruellement aujourd’hui. Pour l’engagement et le courage des réalisateurs qui ont su accompagner une aventure humaine jusqu’au bout du rêve et qui l’a rendue possible, et aussi pour l’angle particulièrement intelligent et singulier sous lequel le sujet est traité.

PRIX GILDA VIEIRA DE MELLO EN HOMMAGE A SON FILS SERGIO VIEIRA DE MELLO (CHF 5'000)

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Offert par la Fondation Barbara Hendricks pour la Paix et la Réconciliation
SPARTACUS & CASSANDRA de Ioanis Nuguet
Pour la mise en lumière du problème séculaire de l’intégration de la communauté Rom en Europe et le choix tragique qu’on propose aux enfants, contraints d’opter pour les promesses d’un avenir normalisé au détriment de leurs propres parents.

Mention spéciale à THE WANTED 18 d’Amer Shomali et Paul Cowan,
Pour la poésie et l’humour que les réalisateurs opposent à l’absurdité humaine.

Le jury a tenu à féliciter le comité de sélection, composé de Isabelle Gattiker, Daphné Rozat, Léo Kaneman et Alfio Di Guardo pour la qualité exceptionnelle des documentaires de création choisis. La diversité et l’intelligence des sujets traités et la grande générosité des réalisateurs ont rendu les délibérations très difficiles.

PRIX DU JURY DES JEUNES (CHF 500)

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Offert par la Fondation Eduki

SOMETHING BETTER TO COME de Hanna Polak
A l’heure où les droits humains sont bafoués, nous avons décidé de récompenser le travail d’une réalisatrice qui s’est impliquée pendant 14 ans à dénoncer la réalité d’êtres humains ignorés par un gouvernement sensé respecter leurs droits.Les images impressionnantes de ce film montrent les conditions pitoyables des habitants d’une décharge publique moscovite.

Jury : Caroline Arter, Gizem Bayandur, Théo Fonjallaz, Eva Meyer, Laura Scacchi, Jonas Tjepkema

SECTION FICTION ET DROITS HUMAINS

Le Jury International Fiction et droits humains était présidé par Arsinée Khanjian, aux côtés de Joëlle Bertossa, Germinal Roaux et Philippe Cottier.

GRAND PRIX FICTION ET DROITS HUMAINS (CHF 10’000)

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Offert par la Fondation Hélène et Victor Barbour
CHARLIE’S COUNTRY de Rolf de Heer
Un film qui, au travers du portrait d'un aborigène, aborde la question sensible de la cohabitation entre deux cultures et la confrontation du mode de vie traditionnel avec le monde moderne. Le jury a été touché par des personnages très forts et un scénario au regard authentique. Cette histoire révèle une problématique sociale et culturelle enracinée dans notre histoire, qui interpelle chacun d’entre nous sur notre mode de vie contemporain.

PRIX DU JURY DES JEUNES (CHF 500)

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Offert par les Brigades de Paix Internationales CHARLIE’S COUNTRY de Rolf de Heer

Nous avons décidé de décerner notre Prixau film qui nous a marqué par sa qualité d'image exceptionnelle, ainsi que par ses personnages particulièrement attachants.
Dans un cadre sérieux et actuel, ce film nous amène à une remise en question des fondements de notre société, ainsi qu'à une réflexion sur les violations concrètes des droits de l'Homme, dans un pays considéré comme développé. Ce cadre difficile est néanmoins allégé par un humour décalé. Les acteurs, par leur jeu brillant, nous font voyager entre rires et larmes.

Un emprisonnement incompris, un buffle qui revît.
Après avoir vu et débattu, ce soir ... nous somme tous Charlie.

Jury : Jefferson Bettini, Tiffany Borella, Gaia Brezzi, Yaron Dibner, Nadia El-Hindi, Harold Unterlerchner

SECTION OMCT

Décerné par le Jury de l’OMCT, atribué à un.e cinéaste dont le film témoigne de son engagement en faveur des droits humains, pour soutenir l’écriture de son prochain film.

GRAND PRIX DE L’ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE (OMCT) (CHF 5'000)

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TCHETCHENIE, UNE GUERRE SANS TRACES de Manon Loizeau.
Pour sa force et sa pertinence dans le témoignage des violations des droits de l’homme, son hommage aux victimes de la torture et des enlèvements par le régime de Ramzan Kadyrov, qui règne en autocrate absolu. Le film nous rappelle cette situation dramatique qui échappe de plus en plus à l'attention de la communauté internationale.

PRIX DU JURY DU CENTRE DE DETENTION DE LA CLAIRIERE

 

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L’Abri de Fernand Melgar a reçu le prix du Jury remis par les jeunes de la Clairière dans le cadre du programme “Hors-les-Murs“.
Les jurés ont particulièrement été touchés par la mise en scène et la dénonciation faite de la situation des personnes sans-abris et sans papiers qui cherchent une issue en Suisse.

 

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03/03/2015

Le génocide des arméniens, cent ans après

Le génocide des arméniens, cent ans après, un film du réalisateur Nicolas Jallot a été projeté dans le cadre du festival FIFDH. Le film trace le débat actuel en Turquie à travers deux personnages, Hasan Cemal et Fethiyé Cetin. Un débat a suivi avec la participation de l’enseignante-chercheuse Sévane Garibian, le défenseur des droit de l’homme Ragip Zarakolu, et le journaliste Robert Fisk, animé par Vicken Cheterian. La salle était pleine et plusieurs personnes ne pouvaient pas entrer faute de places. Par ailleurs, l’ambassadeur de Turquie en Suisse a envoyé une lettre aux organisateurs du Festival pour leur demander de ne pas diffuser ce film qui parle du génocide arménien. Sans avoir vu le film qui passe en primeur à Genève les autorités turques montrent une fois de plus qu’elles sont frileuses sur le dossier arménien qui continu à diviser les deux pays. Oui pour les autorités d’Ankara chaque fois qu’est prononcé le mot génocide associé à l’Arménie et à la Turquie cette dernière se paralyse d’une façon inexpliquée.   

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Le film est présenté en première mondiale le lundi 2 mars 2015 à 20h et le samedi 7 Mars dans le cadre du FIFDH.

 

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02/03/2015

Le romancier Yachar Kemal, père de "Memed le Mince", inhumé à Istanbul

Le grand écrivain turc d'origine kurde, Yasar Kemal, est mort ce samedi 28 février 2015 à Istanbul. Il avait 92 ans.

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L'écrivain Yasar Kemal, l'une des plus grandes plumes de la littérature turque contemporaine et défenseur infatigable des minorités, notamment kurde, a été enterré lundi à Istanbul en présence de milliers de personnes.

Parmi la foule, des dizaines de personnalités du monde des arts, comme le prix Nobel de littérature Ohran Pamuk, ou de la politique, dont l'ancien président Abdullah Gül, ont assisté à la cérémonie organisée à la mosquée de Tesvikiye pour celui qui était surnommé "Le grand maître", décédé samedi à l'âge de 92 ans.

L'écrivain d'origine kurde a ensuite été inhumé dans un cimetière de la ville.

Né en 1923 à Osmaniye, dans le sud de la Turquie, Yasar Kemal, de son vrai nom Kemal Sadik Gökçeli, a rencontré le succès dès son premier roman, "Memed le mince", écrit en 1955, qui a depuis été traduit en plus de 40 langues et l'a immédiatement imposé sur la scène littéraire internationale.

Auteur de 35 romans, de nouvelles, de reportages et d'articles publiés entre 1955 et 1984, l'écrivain collectionne les prix les plus importants de la littérature mondiale. Il est l'écrivain turc le plus lu et traduit dans le monde.

Il était également un artiste militant, engagé à gauche et pour la cause kurde, ce qui lui valu de nombreux procès, une peine d'emprisonnement, après le coup d'Etat militaire de 1971, et un exil de quelques années en Suède.

"Si tu t'acharnes à ce point sur n'importe qui, un chat, un chien, un oiseau qui vole, il aura peur une première fois, une deuxième fois. La troisième, poussé à bout, il deviendra féroce comme un léopard et te mettra en pièces. Il ne faut pas tant s'acharner sur les hommes", écrivait le romancier dans Memed le Mince.

La mort de Yasar Kemal a suscité une réelle émotion en Turquie et de nombreux hommages, dont ceux du gouvernement islamo-conservateur.

La romancière turque à succès Elif Safak a regretté toutefois sur son compte Twitter que les autorités n'aient pas déclaré de jour de deuil national pour l'écrivain, contrairement à ce qui avait été fait en janvier après la mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite. (AFP, 2 mars 2015)

http://www.info-turk.be/439.htm#romancier

 

 

 

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Yasar Kemal, la plume talentueuse de l'Anatolie rebelle

Yasar Kemal, qui est mort samedi à l'âge de 92 ans, était l'un des écrivains turcs les plus acclamés dans le monde, notamment connu pour sa série "Mehmed le mince" et ses prises de position en faveur de la cause kurde.

 

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Lui-même d'origine kurde, Yasar Kemal a obtenu de nombreuses distinctions internationales pour ses romans au souffle épique narrant les conditions de vie précaires des villageois d'Anatolie centrale et leur lutte contre l'oppression féodale et étatique.

Ses écrits et son militantisme politique contre la brutalité du pouvoir à l'encontre de la minorité kurde de Turquie lui valent de nombreux procès et un séjour en prison.

Yasar Kemal est même contraint d'entrer dans la clandestinité et de s'exiler plusieurs années en Suède pour fuir des menaces de mort et les pressions des autorités d'Ankara.

Ecrivain précoce, puisqu'il écrit ses premiers poèmes à l'école primaire, il fait irruption sur la scène littéraire turque en 1955 dès son premier roman "Mehmed le mince", traduit en plus de 40 langues, acclamé par la critique internationale.

Né en 1923 dans un hameau des plaines de Cilice, dans le sud-est de la Turquie, Yasar Kemal, de son vrai nom Kemal Sadik Gökçeli, a eu une enfance dramatique.

Après avoir perdu la vue à un oeil à la suite d'un accident, il est le témoin à l'âge de cinq ans du meurtre de son père Sadi, tué en pleine prière à la mosquée par son fils adoptif.

Le jeune homme quitte l'école prématurément. Contraint à exercer de petits métiers pour vivre, il est ramasseur de coton, conducteur d'engins agricoles ou encore bibliothécaire.

En 1950, il est une première fois arrêté pour propagande communiste. Jugé, il est finalement acquitté.

Le jeune Yasar abandonne alors son nom de naissance pour celui de Kemal, qui signifie le survivant en turc, et déménage à Istanbul, où il commence à travailler en tant que journaliste au sein du quotidien de gauche et laïque Cumhuriyet.

C'est dans la plus grande ville de Turquie qu'il entame sa "carrière" de militant politique. Il adhère au Parti des travailleurs turcs et fonde une revue marxiste, Ant, tout en travaillant à son premier roman.

- Contre la tyrannie -

Ce sera "Mehmed le mince", une série en quatre tomes. Il y raconte les aventures d'un villageois idéaliste contraint à vivre comme un hors-la-loi après sa révolte contre les seigneurs féodaux. Un récit porté à l'écran en 1984, réalisé et incarné par l'acteur et dramaturge britannique Peter Ustinov.

L'injustice sociale et le combat des pauvres contre la tyrannie et les privations restent des thèmes omniprésents dans l'oeuvre de l'auteur, comme dans "Terre de fer, ciel de cuivre".

La figure de son oncle, un bandit notoire assassiné à 25 ans, inspire les héros rebelles à la Robin des Bois qu'affectionne l'écrivain. Son écriture au style lyrique, riche en descriptions, puise directement dans les légendes et le folklore anatoliens.

A nouveau arrêté après le coup d'Etat militaire de 1971, il est emprisonné mais relâché grâce à une vague de protestations internationales. A la fin de la décennie, il est contraint à l'exil et part pour la Suède, où il restera deux ans.

En 1995, Yasar Kemal subit encore les foudres de la justice, puni de prison avec sursis pour avoir dénoncé "l'oppression" des Kurdes. Mais l'écrivain refuse de se taire. "La guerre détruit la Turquie", déclare-t-il en 2007 au sujet des combats entre rebelles kurdes et armée, "je ne suis pas un héros mais j'ai le devoir de me faire entendre".

Toujours militant, il est le premier à voler au secours de son compatriote Orhan Pamuk, premier écrivain turc à remporter le Nobel de littérature, lorsqu'il est attaqué pour avoir osé reconnaître le génocide arménien de 1915.

Au-delà de ses engagements politiques, Yasar Kemal reste avant tout un écrivain de génie. "Je n'écris pas sur des problèmes, je n'écris pas pour un public, je n'écris même pas pour moi. J'écris, tout simplement", résume-t-il un jour.

Distingué par de nombreux prix, décoré dans le monde entier, il ne parvient pourtant pas à décrocher le Nobel, une grande injustice aux yeux de nombreux Turcs.

En 2001, il avait perdu sa femme, Thilda, une Belge issue d'une vieille famille juive qui a traduit une grande partie de son oeuvre en anglais et contribué à son succès mondial.

Il laisse derrière lui son fils et sa seconde épouse Ayse Baban. (AFP, Tanya WILLMER, 28 février 2015)

 

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28/02/2015

Action contre le trafic de transit à la Jonction

Les habitants de la jonction sont descendus dans la  rue pour protester contre le trafic qui s’y déverse quotidiennement. Ils ont formé une chaîne humaine vendredi soir au bord de l’avenue Sainte-Clotilde depuis le Bd. Saint-Georges jusqu’à l’école Cité-Jonction .


JONCTION EN DOUCEUR

Le quartier de la Jonction est asphyxié par le transit automobile depuis l’ouverture de la ligne du tram 14. Les autorités ont pris de mauvaises décisions et la Jonction se retrouve envahie par les voitures, le bruit et la pollution. Le trafic de transit n’est pas canalisé sur les artères avec un gabarit adapté, comme la rue du Stand et le Bd St Georges qui sont aujourd’hui désertes. Au contraire, le trafic est dirigé dans les rues intérieures du quartier où le flot de voitures a explosé: On est passé de 6000 à 12000 voitures/jour à l’avenue Sainte-Clotilde !!! La situation est catastrophique: la rue est étroite et bordée par une crèche, la ludothèque, l’école Cité-Jonction, l’église, la maison du quartier. Chaque déplacement devient dangereux pour les habitants de la Jonction, notamment les personnes âgées et les enfants. Ajoutez à ces difficultés l’abandon de la zone 30 promise depuis 1997! Un constat s’impose: nos autorités ont oublié la population du quartier ! En octobre 2014, souvenez-vous, M. Barthassat avait demandé à la population son avis sur la mobilité; celle-ci avait clairement répondu en demandant moins de voitures. Mais rien n’a été fait pour soulager le trafic dans ce quartier !DSC_6014.jpg

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Festival du Film et forum International sur les droits Humains dédié à Madame Razan Zaitouneh et aux victimes de Charlie Hebdo

 

13ème du Festival des Films et Forum International sur des  Droits d'humain cérémonie d'ouverture ont eu lieux le 27 fèvrier  2015 , salle Victoria Hall à Genève.

Cette soirée a été accompagnée par la présence de M. Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, M. Ridha Bouabid, Ambassadeur, Représentant de l’Organisation international de la Francophonie auprès des Nations Unies de Genève (OIF), Monsieur Claude Wild, Ambassadeur, Chef de la Division Sécurité humaine du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Mme. ANNE Emery – TORRACINTA, Conseillère d’Etat Chargée du département de l’instruction publique, de la Culture et du sport (DIP), M. Sami Kanaan, le maire Ville de Genève, les député-e-s du Grand Conseil Canton de Genève et les conseillers Municipaux Ville de Genève.


Ainsi que les membres du Jury international et  Salle Victoria Hall se fut une journée historique plus mille personnes chères et chers amis des droits humains ont participé à la soirée du 13ème Festival du Film et Forum International sur les droit d'humain. 

Profondément bouleversé, le FIFDH exprime sa solidarité à la rédaction de Charlie Hebdo et rend hommage à toutes les victimes de ce massacre et à leurs familles. Parmi les morts figurent les dessinateurs et caricaturistes Cabu, Charb, Tignous et Wolinski. Ce dernier, armé de son talent, de son humour et de son seul crayon, était venu au FIFDH dénoncer la haine et les atteintes à la dignité humaine.

Le FIFDH œuvre pour la défense et le respect de la personne, dont la liberté d’expression est une des composantes essentielles. Avec ces meurtres, c’est la liberté d’expression, où le dessin et la caricature ont toute leur place, qui a été poignardée. L’hebdomadaire satyrique Charlie Hebdo a été partenaire du Festival entre 2008 et 2010.

Programme 2015

http://www.fifdh.org/site/programme-2015

 

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Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/lens_galleries/13eme-festival-du-film-et-forum-international-sur-les-droit-dhumain-2/

28'000 signatures: « Non à l’achat de drones israéliens »

"Aujourd'hui la pétition lancée par BDS CH et soutenue par une vingtaine d'organisations en Suisse,  contre le projet d'achat de drones israéliens dans le cadre du budget 2015 a été déposé à la Chancellerie à Bern. Plus de 28'000 membres de la société civile en Suisse ont envoyé un message clair au Conseil Fédéral: il faut renoncer à l'achat de 6 drones Hermes 900 produits par la compagnie ELBIT."

 

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La remise des pétitions contre l'achat de drones israéliens

Derrière le Palais fédéral, à l'entrée de la Chancellerie fédérale, une foule bigarrée portant des banderoles et des panneaux et survolée de quelques drones en carton accompagnait la soixantaine de militants qui sont venus remettre au Conseil fédéral et au Parlement la pétition «Non à l'achat de drones israéliens".

C'est ainsi que BDS Suisse, avec le soutien d'une série de plusieurs autres organisations et de particuliers, a pu déposer les pétition portant les signatures des 28'878 personnes qui ont signé cette pétition.
Après deux brèves allocutions en allemand et en français, on a pu entendre les bruitage de plusieurs survols de drones et de tirs diffusés par des haut-parleurs, alors que des militants se laissaient fait tomber parterre, symbolisant les Palestiniens tués par les drones.
 
Le but de la pétition est de protester contre l'intention du gouvernement suisse et en particulier du Département militaire fédéral, d'acheter six drones de type Hermes 900 à la société d'armement israélien Elbit Systems dans le cadre du programme d'armement 2015.

En effet, par sa coopération militaire avec Israël et notamment par ses achats en matière d'armement, la Suisse collabore au maintien des violations du droit international de la part d'Israël.
La pétition a été activement soutenue par de nombreuses organisations et individus. Un grand nombre d'activistes ont aidé d'atteindre les près de 29 000 signatures récoltées. Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à ce succès, qui a permis d'attirer l'attention sur une problématique qui n'est pas encore suffisamment présente dans le débat public et parlementaire.

Nous demandons au Conseil fédéral qu'il renonce à l'achat de drones d'Israël et cesse la coopération militaire avec Israël tant qu'Israël poursuit ses violations du droit international. Cette remise de la pétition constitue une première étape réussie, mais la campagne contre cet achat de drones israéliens se poursuivra dans les mois à venir, elle fait partie de la campagne à plus long terme pour que la Suisse cesse toute coopération avec Israël en matière de défense et de sécurité.

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Aujourd’hui nous remettons la pétition « Non à l’achat de drones israéliens »  au Conseil Fédéral et aux membres du parlement.
 
28'000 membres de la société civile envoient un message clair : il faut renoncer à l’achat des drones  
HERMES 900 choisis par le Dép. de la défense, de la protection et du sport
 
1 : Les 28'000 signataires refusent que l’argent des contribuables finance  la compagnie ELBIT

-compagnie qui se vante d’avoir « testé leurs appareils sur le terrain » c’est à dire sur les Palestiniens à la fois cible et cobaye.

-compagnie qui met en avant l’augmentation de ses ventes et donc de ses bénéfices après chaque guerre meurtrière menée à Gaza

-compagnie qui collabore étroitement avec l’armée israélienne. 85% des drones utilisés par l’armée israélienne sont produit par ELBIT. L’été passé à Gaza, les Hermès 900  de l’armée israélienne ont effectué plus de  800 frappes en 51 jours détruisant maisons,  hôpitaux, écoles, et bâtiments de l’ONU. Ils ont été largement utilisés dans une guerre qui a causé la mort de  plus de 2200 personnes, en majorité des civils, en violation flagrante du droit international


Acheter des drones Hermès 900, même non armés, équivaut à récompenser une compagnie qui assiste l’Etat d’Israël dans ses crimes de guerre. Elbit est une compagnie qui tire profit d’une situation illégale, une compagnie qui soutient activement la politique israélienne d’occupation, de colonisation et d’apartheid ».

2. Les 28'000 signataires demandent à la Suisse de faire respecter le droit international

L’achat de drones israéliens, même non armés, va à l’encontre des obligations de la Suisse en matière de droit international. En tant que signataire de la 4ème Convention de Genève, la Suisse a l’obligation de faire respecter le droit international humanitaire dans les TPO, y compris à Jérusalem Est. Exiger la fin du blocus, protéger les droits de la population civile lors des combats, faire respecter les droits humains des Palestiniens, voilà ce que nous attendons de la Suisse. Elle ne doit donner « ni aide ni assistance à une situation illégale ».

3. Les 28’000 signataires affirment que l’achat des drones ELBIT, ne peut que renforcer l’impunité de l’Etat d’Israël et de sa politique de colonisation, d’occupation et d’apartheid.
 
Le Conseil Fédéral veut nous faire croire qu’il n’y a pas de contradiction entre l’achat des drones israéliens et sa politique étrangère au Moyen Orient. Il y a une énorme hypocrisie de la part de la Suisse et des grandes démocraties occidentales envers Israël. Elles critiquent mollement le triste record d’Israël en matière de violations des droits humains. Mais ces mêmes pays sont à l’affut de cette expertise militaire et sécuritaire « testé sur le terrain »  et ils achètent les armes israéliennes. Comment la Suisse peut-elle faire pression sur Israël pour que ce dernier se soumette au droit international et reconnaisse les droits légitimes des Palestiniens et des Palestiniennes si en même temps elle soutient activement l’industrie d’armement israélien et si elle collabore avec l’armée israélienne?

4. Les 28'000 signataires relaient un appel de la société civile internationale.

Puisque notre gouvernement oublie ses obligations, c’est à nous, membres de la société civile de les lui rappeler. Et nous ne sommes pas seuls dans cette démarche.  Un appel similaire a été lancé par 640 artistes et acteurs culturels en Suisse. De même, au niveau international 7 Prix Nobel et 64  personnes publiques demandant l’arrêt de toute coopération militaire avec Israël. 60'000 personnes ont signés cet appel

Au cours des dernières années, grâce à un travail intensif de la société civile dans le monde entier, plusieurs fonds de pension et banques, en particulier dans les pays scandinaves, ont décidé d'exclure la société Elbit Systems de leur portefeuille en raison de son implication dans les pratiques illégales d'Israël dans les Territoires occupés et dans les violations des Droits humains commis à ces occasions.

En décembre 2014 l’Etat brésilien du Rio Grande do Sol résilie un accord de coopération avec ELBIT suite aux protestations de la société civile et des syndicats.
 
Le droit international est du côté des Palestiniens et les Palestiniennes. Nous demandons  que la Suisse soit du côté du droit international.
 
Aujourd’hui nous déposons cette pétition, mais la campagne contre la collaboration militaire avec Israël  va se poursuivre jusqu’à ce qu’Israël se soumette au droit international et reconnaisse les droits légitimes des Palestiniens et les Palestiniennes.
 
BDS CH

 

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21/02/2015

Carnaval genevois aux Bains des Pâquis

Un cortège festif et déguisé est parti de la place de la Navigation aujourd’hui vers 15h45 pour rejoindre le lac et les Bains des Pâquis et y brûler le Bonhomme hiver. Et dès 17h45, de nombreux épisodes marqueront le carnaval: à commencer par la partie officielle, le discours de Sami Kanaan, Maire de la Ville de Genève, l’intronisation de la reine, le bal, les feux d’artifice...Une belle journée aux Bains des Pâquis malgré le mauvais temps.

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16/02/2015

La colère monte en Turquie après le meurtre sauvage d'Özgecan Aslan

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Pour de nombreux Turcs, c'est le crime de trop. La mort d'Özgecan Aslan, une étudiante de 20 ans violée, assassinée puis brûlée, a soulevé en Turquie une vague d'indignation qui tourne au procès contre le régime islamo-conservateur accusé d'incurie.

Depuis la découverte du corps de la jeune femme vendredi près de Mersin (sud), des milliers de personnes, femmes et hommes confondus, sont descendus dans les rues des grandes villes de Turquie pour exprimer leur colère et surtout dénoncer la recrudescence inquiétante dans leur pays des violences contre les femmes.

Lundi, les associations féministes ont appelé les Turques à porter le deuil et les réseaux sociaux débordent de messages de révolte exhortant les victimes à sortir du silence regroupés sous le mot-clé "‪#‎sendeanlat‬" ("‪#‎toi‬ aussi raconte" en turc).

"Cela ne peut plus continuer. L'agression et le meurtre des femmes sont devenus une banalité en Turquie", a regretté à l'AFP Bilge Dinler, une architecte d'Ankara portant un deux pièces sombre et des gants noirs.

Le présentateur-vedette de la chaîne d'information CNN-Türk, Hakan Celan, s'est associé au mouvement en s'habillant lui aussi en noir. "C'est un crime ignoble, je suis un homme et j'ai honte", a-t-il dit lundi à l'antenne.

Portée disparue le 11 février, Özgecan Aslan a été retrouvée morte deux jours plus tard dans une rivière de sa ville natale de Tarsus (sud).

Selon le récit de la presse locale, la jeune femme a été violée puis tuée à coups de barre de fer par le chauffeur du minibus qui la ramenait de l'université à son domicile. Aidé de deux complices, dont son propre père, le violeur présumé, Ahmet Suphi Altindoken, a ensuite coupé les mains de sa victime et mis le feu au corps pour faire disparaître toute trace d'ADN.

Rapidement identifiés, les trois suspects ont été interpellés par la police et sont passés aux aveux. Ils ont été inculpés et écroués dimanche.

Depuis l'enterrement vendredi de l'étudiante, les manifestations d'indignation se multiplient dans tout le pays et ont pris un tour très politique.

- Critique politique -

Comme elle l'avait fait en mai 2014 après la catastrophe minière de Soma (301 morts) pour critiquer sa responsabilité dans la course la course au profit, l'opposition a profité de ce fait divers pour mettre en cause le gouvernement.

Le chef de son principal parti, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), a directement attribué la hausse des violences faites aux femmes à la "morale" religieuse du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir depuis 2002.

"L'AKP est arrivé au pouvoir en arguant que la moralité avait subi de gros coups (...) mais la démocratie et la morale ont perdu beaucoup de sang toutes ces années", a déploré dimanche Kemal Kiliçdaroglu.

Le président Recep Tayyip Erdogan est un habitué des sorties polémiques sur les femmes. Récemment, il a ainsi estimé "contre nature" l'égalité homme-femme. Dans la même veine, le porte-parole du gouvernement Bülent Arinç s'était illustré avant lui en déconseillant aux dames de rire en public par "décence".

Selon les associations féministes, les meurtres de femmes ont nettement augmenté ces dix dernières années pour atteindre près de 300 cas en 2014.

Mis en cause, le gouvernement a rapidement réagi après le meurtre de l'étudiante.

Le chef de l'Etat a rendu visite à la famille de la victime avec ses deux filles, selon l'agence de presse gouvernementale Anatolie. Lors d'une réunion publique dimanche, le Premier ministre Ahmet Davutoglu a promis une "large campagne contre les violences faites aux femmes" et même de "briser les mains" de leurs auteurs.

Certains de ses ministres ont ouvertement évoqué l'hypothèse d'un rétablissement de la peine de mort, abolie en 2004 dans le cadre des réformes engagées pour la candidature de la Turquie à une adhésion à l'Union européenne (UE).

"Non pas en tant que ministre mais en tant que femme et mère, je pense que les crimes de ce genre peuvent être punis de la peine de mort. Nous pouvons en débattre", a ainsi déclaré la ministre de la Famille, Aysenur Islam, la seule femme du gouvernement.

Une petition en ligne réclamant une "peine exemplaire" contre les assassins présumés d'Özgecan Aslan avait reçu lundi plus de 700.000 signatures. (AFP, 15 février 2015)

 

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08/02/2015

Hommage à Maria-Belen Gomez

Une étoile filante du parti socialiste, qui est décédée, le 7 février 2015. Tous nos condoléances pour sa famille et ces proches.

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Maria-Belen GOMEZ a été élue au Conseil municipal de Lancy au printemps 2011. Depuis son entrée en fonction le 1er juin 2011, Maria a siégé au sein de la Commission de l’administration, affaires économiques et communication, la Commission des finances et gestion des immeubles locatifs et la Commission des affaires sociales. Elle a été aussi la représentante du Conseil municipal à la Maison de quartier du Plateau.

Maria a fait en sorte de promouvoir avec conviction les valeurs socialistes. Elle a notamment défendu les conditions sociales des collaborateurs de la Ville de Lancy lors de la réforme des statuts en s’appuyant sur ses vastes compétences professionnelles et soutenu avec force les personnes les plus fragiles de notre société dans ses nombreuses interventions au Conseil municipal.
Maria a quitté le Conseil municipal en janvier 2014 et Michel Bellego lui a succédé.

Nous perdons une camarade de grande valeur et une amie.

Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

Frédéric  Renevey, Le Maire ville de Lancy

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04/02/2015

Mexique: Rassemblement de solidarité avec les familles des normaliens d'Ayotzinapa disparus

A l'appel de la Coordination pour Ayotzinapa en Suisse, près de 100 personnes bravant le froid polaire étaient venues à la Place des Nations pour manifester leur soutien aux parents des étudiants d'Ayotzinapa portés disparus ainsi qu'aux familles des disparus des autres régions du Mexique qui se comptent par milliers.

Durant la 8e Session du Comité des disparitions forcées du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le Mexique a dû présenter son rapport. Les représentants du gouvernement mexicain ont dû s'expliquer en présence d'Hilda Legideño et Bernabé Abraján, mére et père de deux des 43 normaliens, Guadalupe Fernández et  María Olaya Dozal, mères d'autres jeunes portés disparus.

 

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J'aimerais exprimer aux parents ici présents, tout notre soutien au nom de la Jeunesse Socialiste, principal mouvement de jeunesse de Suisse.

Nous vous soutenons dans votre lutte pour que justice soit faite et pour qu'on connaisse réellement le sort de vos enfants. Même si aujourd'hui, cela peut paraître un peu utopiste qu'ils soient encore en vie, nous ne devons pas oublier que c'est le combustible qui maintient l'espoir en vie.

Mais n'oublions pas non plus qui'l ne s'agit pas seulement de 43 disparus mais de milliers d'autres. Aujourd'hui ce sont 23'000, les disparus au Mexique. Nous pouvons encore rajouter les autres disparus en Amérique Latine et ailleurs.

Nous sommes totalement solidaires avec vous. Aujourd'hui, ce n'est plus seulement les mexicains et mexicaines au Zocalo à Mexico City mais des milliers et des millions partout dans le monde qui vous soutiennent.

VIVOS SE LOS LLEVARON, VIVOS LOS QUEREMOS!

Bryan Chirinos, La Jeunesse Socialiste

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30/01/2015

Manifestations de la fonction publique Contre les mesures l'austérité!

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28/01/2015

"Les gaz lacrymogènes sont utilisés par des policiers formés et qui sont experts en la matière".

Dans sa déclaration faite aujourd'hui devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, Bülent Arinç, Vice-Premier Ministre turc a affirmé

(à propos des gaz lacrymogènes qui ont tué des centaines de personnes, dont 241 enfants, lors des manifestations en Turquie depuis le règne du parti AKP dans ce pays) que:

"Les gaz lacrymogènes sont utilisés par des policiers formés et qui sont experts en la matière".

 

 

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25/01/2015

Festival international de ballons à château d’oex : c'est féerique!

Le premier week-end de la 37e édition du Festival International de Ballons à Château-d’Oex s’est achevé sous un ciel bleu et un soleil radieux. Durant ces deux premiers jours, près de 5’000 spectateurs ont fait le déplacement pour venir admirer les 81 décollages de montgolfières comptabilisés.
 
Entre samedi et dimanche, environ 5’000 personnes sont venues contempler les montgolfières réunies à l’occasion de cette rencontre internationale. Il s’agit d’un bilan plutôt positif au vue des conditions météorologiques peu clémentes lors de ce premier week-end.
 
La cérémonie d’ouverture officielle a eu le privilège d’accueillir diverses personnalités, dont notamment Madame la Conseillère d’Etat, Nuria Gorrite, Cheffe du département des infrastructures et des ressources humaines, qui a lancé d’un magistral coup de sabre cette 37e édition. Monsieur Nicolas Bideau, ambassadeur de la culture suisse en Suisse et à l’étranger, parrain du Festival, a également fait honneur de sa présence.
 
Le célèbre pilote britannique Brian Jones, qui a réalisé le tour du monde avec Bertrand Piccard en 1999 au départ de Château-d’Oex, était aussi de la partie. Présent cette année avec son projet « Dare to Dream » ; il est accompagné par Tim Ellison, première personne à mobilité réduite au monde qualifiée en tant que pilote de ballon. Grâce à ce concept, le monde de l’aérostation devient ainsi accessible aux personnes à mobilité réduite.
 
Autre moment fort, le ballon de forme spéciale belge « Dimitri », tout droit sortit d’usine, a effectué son baptême de l’air dans le ciel damounais. Cet oiseau, est aussi le héro d’un film d’animation du même nom, qui sera diffusé en avant-première lors du traditionnel mercredi après-midi des enfants, au cinéma de Château-d’Oex.
 
Le Festival continue ! Au programme de ces prochains jours, l’incontournable compétition « Les Deux Gruyères » est prévue le lundi 26 janvier. Le traditionnel mercredi après-midi des enfants se déroulera le 28 janvier et le très attendu spectacle Son et Lumière « Night Glow » qui débutera, sous réserve de conditions météorologiques favorables, le samedi 31 janvier à 18h58 précise.
Informations : www.festivaldeballons.ch
Communiqué de presse
Château-d’Oex, le 25 janvier 2015

 

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23/01/2015

25 ans du Club en fauteuil roulant - Genève

25 ans, ça se fête! Un anniversaire est l’occasion de festivités, de joies, de partages, de rencontres et de quelques… cadeaux! Pour le Club en fauteuil roulant - Genève (CFRGe), c’est un nouveau bus spécialement aménagé qui est arrivé en ce début 2015.

Fort de quelques 400 membres actifs, et de près de 200 membres passifs, le CFRGe organise pour les personnes en fauteuil roulant quelques 200 activités tout au long de l’année. Que ce soit pour se rendre sur les lieux des activités hebdomadaires, ou lors de sorties d’un jour pour aller faire du skicart, de la voile ou du parapente, voire même pour aller à l’aéroport afin de participer à une semaine de vacances dans des lieux lointain, normalement accessibles pour des personnes qui, sans cela, seraient en situation de handicap, un tel bus est nécessaire.

Ce nouveau bus rempli deux critères majeurs: le premier est que les passagers en fauteuil roulant soient transportés confortablement et selon les normes les plus récentes en matière de sécurité pour ces passagers-là. Cela comporte appuies-dos et appuies tête, ceinture de sécurité « trois points » comme dans une voiture courante et attaches au sol d’une part, et, d’autre part, un poste de conduite spécialement aménagé pour le confort du chauffeur dont le bus est l’instrument de travail.
Le CFRGe remercie particulièrement la Loterie Romande et les donateurs privés qui ont permis cette belle acquisition.

2015, année des 25 ans du Club en fauteuil roulant - Genève sera ponctuée de divers événements soit pour ses membres, soit partagés avec la population genevoise, événements qui seront petit à petit dévoilés. Le CFRGe est très heureux de pouvoir partager son anniversaire avec ceux de: la Fondation suisse des paraplégiques: 40 ans, l’Association suisse des paraplégiques dont le CFRGe est membre: 35 ans, le Centre de soins de Nottwil: 25 ans également, et la Recherche suisse pour paraplégiques: 15 ans!

Olivier Dufour, Président

 

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21/01/2015

Rassemblement de solidarité avec le peuple Grec

Ce soir, 18h00 à Pâquis, à l’appel de Solidarité, des dizaines  de manifestant se sont rassemblé devant la mission permanente de la Grèce pour la mobilisation international de soutiens au peuple grec contre l'austérité.

Les prochaines élections grecques peuvent être potentiellement un point de bascule majeur dans le scenario européen. La Grèce a été transformée en un laboratoire politique et économique des élites européennes, qui ont semé la misère et l’austérité dans tous les coins du sud de l’Europe. Les recettes économiques basées sur les coupes et l’austérité, qui font payer la dette à la population, au prix des droits des citoyen·ne·s, ont engendré du chômage, de la pauvreté infantile, du désespoir et de la barbarie.
 
Mais le peuple grec ne s’est pas résigné à être le cobaye de la Troïka (Banque Centrale Européenne – Union Européenne – Fonds Monétaire International). Manifestations, grèves massives, coopératives de travailleurs·euses et solidarité ont été les réponses à la dictature du capital financier et du marché.
 
 Aujourd’hui, une opportunité unique existe pour renverser politiquement les responsables et complices du pillage. À l’annonce de la tenue de nouvelles élections, le Fonds Monétaire International (FMI) a suspendu l’aide (qui avait été uniquement livrée en échange des mesures d’austérité contre le peuple) jusqu’à savoir qui va être en tête du prochain gouvernement grec. Ceci démontre que ceux qui ont profité de la crise aux dépens de la majorité de la population se méfient de la démocratie, et leur respect des urnes est conditionné à l’élection de ceux qui défendent ses privilèges. Personne n’élit les marchés, mais ce sont eux qui décident tous les jours sur nos vies et notre futur !
 
 Il y a pourtant des alternatives à leur politique. La situation du peuple grec n’est pas le produit de lois immuables, mais de décisions et intérêts très concrets. La montée de SYRIZA est la preuve qu’une vaste proportion de la population dit ‘ça suffit !’ à la corruption et au pillage qui a eu lieu ces dernières années. Cette force politique, en contact avec les luttes dans la rue, se montre prête à provoquer un vrai bouleversement politique dans les institutions. Une transformation qui sera seulement possible si le peuple grec maintient les mobilisations dans la rue, et s’organise dans tous les espaces de la société en même temps qu’il compte avec la solidarité internationale dans toute l’Europe.
 
Nous sommes convaincus que le peuple grec va virer les bandits à travers les urnes. Dans ce cas, les difficultés et chantages seront énormes et notre obligation comme citoyen·ne·s européens est - et sera - de se solidariser avec la démocratie et la volonté de changement portée par le peuple grec. Leur victoire sera la nôtre, mais leur défaite aussi. Par conséquent nous faisons un appel à toute la population à se solidariser avec le peuple grec en lutte et à ne pas permettre que la démocratie soit vaincue par les marchés ; impulsant ainsi des actions qui ne laisse pas les Grecs et Grecques seuls dans leur chemin vers la conquête de leur souveraineté et leur droits.

solidaritéS - www.solidarites-ge.ch 

 

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15/01/2015

Ensemble pour dire que Dieu aime la vie et le rire au temple de la Fusterie!

Après les attentats contre Charlie-Hebdo à Paris il y a une semaine, un recueillement interreligieux a eu lieu au temple de la Fusterie avec la participation de la Plteforme interreligieuse de Genève qui compte plus de 22 entités religieuses dans son Comité et l'Appel Spirituel qui a été créé en 1990 et dont la charte a été lue en arabe et en français par 2 jeunes filles universitaires musulmaneetprotestante.

(www.aasg.ch) (http://www.interreligieux.ch)

Plus de 600 personnes de toutes religions, spiritualités et philosophies ainsi que des représentants politiques du canton, de la ville, un représentant du Vatican et Madame la Consule de France, des êtres humains en toute fraternité, se sont rassemblés serrés les un(e)s contre les autres dans le temple de la Fusterie plein à craquer pour dire NON à la barbarie, pour défendre la liberté d'expression et pour rendre hommage à toutes les victimes innocentes exécutées sauvagement par des barbares qui clamaient tuer au nom d'un "dieu" qui n'est pas le nôtre.

La lecture d'un message de la part du caricaturiste Hani Abbas syrien-palestinien qui a reçu le Prix du meilleur dessin de presse en 2014.

Entre chaque témoignage de la belle musique et du rire avec le très chaleureux caricaturiste Thierry Barrigue qui a honoré l'assemblée de sont esprit rieur et savoureux.


Cette célébration a été présidée par le modérateur de la compagnie des pasteurs et des diacres de Genève, Patrick Baud et animée par Pierre Farine (évêque auxiliaire de l’Eglise catholique romaine), Jean-Claude Mokry (Eglise catholique chrétienne), François Garaï (GIL), Yzhack Dayan (grand rabbin de la Communauté israélite de Genève) et Hafid Ouardiri (Fondation pour l’Entre-connaissance). Puisqu’il faut des dessinateurs de presse pour coller à l’actualité Thierry Barrigue côté suisse et le caricaturiste réfugié syrien Hani Abbas qui a reçu le prix du dessinateur de presse en 2014 ont participé à cette soirée mémorable. Enfin pour la partie musicale a été confiée à Vincent Thévenaz.

Parmi les personnalités j’ai relevé la présence de Madame Odile SOUPISON, Consule générale de France, M. Antonio DROIN, président du Grand Conseil, M. François LONGCHAMP, président du Conseil d'Etat, M. Sami KANAAN, Maire de la Ville de Genève, Madame Sandrine SALERNO, Conseillère administrative en charge du Département des finances et du logement, Manuel TORNARE, Conseiller National, Micheline Calmy-Rey,  ancienne Membre du Conseil fédéral suisse...

Un recueillement dont le but est de dénoncer tout crime commis au nom d’une religion. Rien ne justifie de tuer autrui et surtout pas à cause de dessins. Dieu n’a jamais interdit à l’homme de rire!

 

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Message du caricaturiste Hani Abbas, Prix du meilleur dessin de presse pour le recueillement interreligieux du 14.01.2015 au Temple de la Fusterie, Genève :


 
Texte lu par Hafid Ouardiri, ami du caricaturiste
 
Il y a à peine une semaine aujourd’hui le monde entier a subit un choc tellurique suite aux crimes odieux commis par l’attaque terroriste contre le siège du journal Charlie Hebdo, dans une imprimerie et dans une épicerie « casher » à Paris faisant de nombreuses victimes innocentes, dont des caricaturistes, des employés, des policiers et de clients juifs un soir de Shabbat.
 
Dès les premiers instants, nous avons déclaré notre solidarité avec les victimes et notre condamnation la plus ferme de ces actes terroristes, aveugles, fanatiques et inqualifiables.
 
Ces actes veulent nous faire taire et constitue une atteinte grave et mortelle à la vie des gens.

Ces actes ont et auront des conséquences néfastes et négatives sur les communautés arabes et musulmanes partout dans le monde.

Ces communautés se sont toujours dressées contre ces actes criminels et les ont désavoué en manifestant dans plusieurs villes du monde pour dire haut et fort : NON au terrorisme, à la haine, à l’ignorance et au fanatisme barbare perpétrés en leur nom et à leur insu.
 
Elles veulent aussi dire qu’il n’y avait aucune justification pour tuer, exécuter sauvagement des innocents dans leur vie quotidienne. Il n’y a et il n’y aura jamais aucun prétexte pour justifier le terrorisme et le fanatisme et pour tuer au nom de Dieu ou d’une quelconque religion ou idéologie.
 
En tant que caricaturiste syrien et palestinien, je réitère ma farouche opposition et mon rejet total du terrorisme et du fanatisme de quelque bord qui soit, comme je dénonce toute atteinte à la vie des gens en raison de leurs idées.
 
Je présente mes sincères condoléances et offre toute ma compassion aux familles des victimes et à leurs amis et je vous assure que je continuerais à transmettre une image d’authenticité sur la civilisation de nos sociétés partout ou nous sommes et où que nous serons.
 
Notre combat est permanent pour soutenir nos causes justes et humaines.

Que la Paix de Dieu soit avec vous.

 

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Texte lu par Jean-Claude Mokry, curé de l’Eglise catholique-chrétienne de Genève lors du temps de recueillement organisé le mercredi 14 janvier au temple de la Fusterie à Genève.
Le sacrifice d’Abraham (Woody Allan)

Et Abraham s’éveilla au milieu de la nuit et dit à son fils unique Isaac :

« J’ai fait un rêve où la voix du Seigneur m’ordonnait de sacrifier mon seul enfant, aussi habille-toi en vitesse. »
Et Isaac trembla et demanda :

- « Alors, qu’as-tu répondu? Je veux dire quand il t’a annoncé tout ça?

- Que pouvais-je répondre? fit Abraham. Je suis là, à 2 heures du matin, en chemise de nuit, en face du Créateur de l’univers. Qu’est-ce que je peux dire? »
Isaac demanda des précisions :

- Il a bien dit qu’il veut que tu me sacrifies? »
Mais Abraham dit :

-  Le croyant ne pose pas de question. Maintenant, allons-y parce que je n’ai pas que ça à faire! »
Alors Sarah, qui avait écouté sans mot dire le projet d’Abraham s’échauffa et dit :
 

  • Comment peux-tu être certain que c’était bien le Seigneur, et pas un de tes farceurs de copains? Car il est dit que le Seigneur déteste les farces de mauvais goût, et que tout homme qui fait des farces sera livré aux mains de ses ennemis, même s’il refuse de signer le récépissé! »


Sur quoi Abraham répondit sans se démonter :
- Je suis bien certain que c’était le Seigneur ! Il avait une voix profonde, retentissante, bien modulée, et personne dans ce désert ne peut produire des hurlements comme ça! »
Alors Sarah dit :

- Et tu tiens à aller jusqu’au bout de ce projet ridicule?

Mais Abraham rétorqua :
- Franchement oui, car mettre en doute la parole du Seigneur est la dernière chose à faire, avec la situation économique actuelle!
Alors il emmena Isaac dans un endroit lointain et s’apprêta à le sacrifier, mais à la dernière minute, le Seigneur saisit la main d’Abraham et lui demanda :
- Comment peux-tu faire une chose pareille? »

Abraham protesta :

- Mais, c’est Toi qui m’as dit…
- Ne t’occupe pas de ce que je dis, énonça le Seigneur. Est-ce que tu avales tous les bobards qu’on te raconte?
- Euh… hé bien... non, dit Abraham, honteux.
- Alors, je te suggère par manière de plaisanterie que tu sacrifies ton propre fils, et toi, tu le fais aussitôt, sans discuter, sans te poser de question.

Et Abraham tomba à genoux :
- C’est que, Seigneur, avec toi, on ne sait jamais quand Tu plaisantes. »

Le Seigneur tonna :
- Aucun sens de l’humour ! C’est incroyable !
- Mais cela ne te prouve-t-il pas que je T’aime? J’étais prêt à tuer mon fils unique pour Te montrer mon amour… »

Et le Seigneur parla en sa grande sagesse :
- Ça ne prouve qu’une chose : que les crétins suivront toujours les ordres, si imbéciles soient-ils, pour peu qu’ils soient formulés avec une voix autoritaire, retentissante, bien modulée !
Là-dessus, le Seigneur ordonna à Abraham de prendre quelque repos et de se pointer à son bureau le lendemain à la première heure.

Woody Allan, Dieu Shakespeare et moi, Opus 1 et 2, Ed. Solar, trad.. Michel Lebrun, p. 45

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Le texte du Rabbin François  Garaï

Nous avons demandé au prophète Elie:

Que s'est-il passé dans l'espace divin ces derniers jours?

Il répondit:

Des gens sont arrivés avec leurs crayons et leurs plumes. Apprenant qu'ils étaient journalistes et caricaturistes, Dieu leur demanda de produire un hebdomadaire pour le faire sourire. Puis arrivèrent des policiers et des travailleurs qui se joignirent aux premiers arrivés, car ils avaient eux aussi des choses à dire.

Dans ce nouvel environnement, l'humour était d'une exquise délicatesse et les textes d'une grande profondeur. Dieu lisant Paradis hebdo, en apprécia la ligne rédactrice et surtout l'humour qui s'en dégageait.

Car Dieu aime l'humour.

Alors, poursuivit Elie, un éclatant sourire naquit en Dieu, diffusant une lumière étincelante de pureté, lumière qui réconforta les nouveaux venus.

Puis arrivèrent quatre personnes désorientées. Chabbat approchait, mais comment allaient-ils faire pour la sanctification du jour, sans bougies et sans vin?

Dieu les rassura et leur dit: même ici la joie du Chabbat est vécue, un Chabbat sans fin d'où vous pourrez, à tout moment, bénir les vôtres et les autres aussi.

Soudain trois hommes hagards, de noir vêtus, arrivèrent en courant, cherchant désespérément le paradis.

C'est ici, repartit Dieu.

Mais, répondirent-ils, cette lumière nous meurtrit. C'est un véritable supplice.

Il en est ainsi, dit Dieu. Ma lumière apporte la félicité aux justes et si elle vous blesse, c'est que vous avez agi contre moi.

Alors Dieu convoqua Mahomet, Jésus et Moïse. Ils arrivèrent, hilares, se moquant les uns des autres et brandissant leur autoportrait qu’ils avaient dessiné avec le crayon emprunté aux caricaturistes. Cela fit à nouveau sourire Dieu.

Dieu leur dit "enseignez à ces hommes les fondements de ma doctrine et qu'ils répètent: " La vie et la mort sont placés devant toi, tu choisiras la vie et tu vivras". Et qu'ils répètent aussi " Tu aimeras l'autre, fidèle ou infidèle ». Peut-être un jour, laisseront-ils se révéler mon reflet que j’ai mis en eux pour être, à leur tour, baignés de ma lumière.

Devant nos interrogations, Elie ajouta: Cette compassion divine vous étonne, mais elle est consubstantielle à Dieu car il est Amour.

Et que fait Dieu maintenant, avons-nous demandé au prophète Elie?

Il attend avec impatience le deuxième numéro de Paradis Hebdo car, décidément, il a pris goût à l'humour!

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11/01/2015

Mama, Charlie est Mort ?

En parallèle à la manifestation historique dans le centre de Paris et autres villes du monde entier, environs 300 de personnes se sont rassemblées à  la place Neuve pour défendre la liberté d'expression et pour rendre hommage à Charlie Hebdo qui a été victime d’un massacre. 

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Les Genevois ont rendu un hommage musical à Charlie Hebdo

Ce samedi après midi, environs 3000 personnes ont défilé à 17h devant la poste du mont blanc jusqu’’au consulat Général de France.

Cette hommage a été rendu en musique pour les victimes du Charlie Hebdo.

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08/01/2015

Les Médias Genevois rendent hommage à Charlie Hebdo

Aujourd’hui sur la place neuve des centaines de travailleur de la presse et media se sont réunion pour rendre hommage à Charlie Hebdo qui a été victime d’un massacre. 

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A la rédaction et au personnel de Charlie Hebdo,

Chères consœurs, chers confrères,

Il n'existe pas de mots assez forts pour vous dire la douleur, la tristesse et l'indignation qui nous submergent après l'attentat ignoble qui a frappé votre journal. La rédaction et le personnel de la Tribune de Genève tiennent à vous exprimer, ainsi qu'aux proches des collègues assassinés, toute leur sympathie et leur solidarité dans cette terrible épreuve. Aujourd'hui, c'est toute la profession qui est en deuil.

Nous sommes tous choqués de constater qu'on puisse, même sous nos latitudes, s'en prendre aussi violemment et aussi lâchement à la liberté de la presse.

Néanmoins, nous espérons qu'une fois les larmes séchées, une fois le choc passé - et malgré la disparition précoce de nombreux confrères illustres et talentueux - vous pourrez trouver la force et le courage de continuer à porter votre regard satirique et décalé sur l'actualité. Bien qu'aucun(e) d'entre nous n'ait envie de rire aujourd'hui, nous ne devons pas oublier que l'humour est une arme des plus efficaces contre la bêtise et la haine. Et qui mieux que Charlie représente ce haut lieu de l’indispensable insolence?

Cet attentat révoltant nous rappelle, hélas de manière extrêmement brutale, qu'il faut plus que jamais se battre quotidiennement, le crayon ou la plume à la main, pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse, qui sont des fondements de la démocratie et de l’Etat de droit.

De trop nombreux journalistes meurent régulièrement dans le monde entier pour avoir simplement fait leur travail. D'avoir continué à faire le vôtre malgré les menaces qui pesaient sur vous force notre respect et est, pour nous, exemplaire. «Ecrasons l’infâme», disait Voltaire. Ses héritiers continueront à transmettre le message.

La Société des rédacteurs de la Tribune de Genève à Charlie Hebdo.

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Hommage à Charlie Hebdo

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