15/05/2014

Fast-food: salaires minimums et droits syndicaux maintenant !

Communiqué de presse

Journée internationale d’actions des travailleurs de la restauration rapide

Fast-food: salaires minimums et droits syndicaux maintenant !
 

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Dans plus de 150 villes des Etats-Unis et plus de 30 pays, les syndicats de la restauration ont répondu à l’appel de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation (UITA) pour dénoncer les conditions de travail des employés de la restauration rapide. En Suisse, deux actions importantes ont été organisées par le syndicat Unia: à Zurich et à Genève. Les travailleurs des fast-food dénoncent les bas salaires de la branche et la stagnation de leur niveau depuis plusieurs années, tandis que les bénéfices millionnaires des multinationales du secteur augmentent sans cesse. Pour ces raisons, Unia se bat pour un salaire minimum de 22 fr. de l’heure et pour le respect du droit à l’information syndicale sur les lieux de travail. En attendant, les salariés appellent à voter OUI à l’initiative pour l’introduction d’un salaire minimum de 4000 francs le 18 mai.
 
Dans le monde entier, les travailleurs de la restauration rapide éprouvent des difficultés à subvenir aux besoins de leur famille. Ils et elles travaillent dur et devraient pouvoir prendre leur avenir en main et régler leurs factures. Mais ils n’y parviennent pas car ils ne sont pas suffisamment rémunérés. De plus en plus de travailleurs se joignent au mouvement en faveur d’une augmentation des salaires et de l’adhésion syndicale. D’une part pour qu’ils puissent satisfaire leurs besoins essentiels et améliorer les conditions de vie de leur famille et d’autre part pour renforcer leur communauté.
Aujourd’hui, jeudi 15 mai 2014, les travailleurs de la restauration rapide des Etats-Unis se sont mis en grève dans plus de 150 villes du pays pour dire aux géants du secteur que les bas salaires sont une entrave à la croissance économique et à la cohésion sociale. Dans tous les pays du monde, les travailleurs sous-payés veulent un salaire équitable et la prospérité pour tous. Soit les mêmes revendications que celles avancées par les travailleurs aux Etats-Unis.
A Genève, plus d’une centaine de personnes, militants de plusieurs organisations syndicales et politiques, ont répondu à l’appel d’Unia, et se sont rassemblées symboliquement sous la statue de l’immigré dans la zone piétonne de la rue du Mont Blanc. Les représentants des travailleurs qui sont intervenus ont demandé un salaire minimum de 22 fr. de l’heure et davantage de droits syndicaux sur les lieux de travail. Par la suite, un petit cortège à «visité» les fast-food de cette rue pour transmettre une lettre de revendications aux directeurs.
 
La bonne santé économique des multinationales de la restauration rapide permettrait déjà de payer des meilleurs salaires aux employés. Quelques exemples: McDonald’s: 7'800 employés, chiffre d’affaire de 780 millions de francs; Autogrill: 1'300 employés, chiffre d’affaires de 170 millions de francs; Burger King: 1'100 employés, chiffre d’affaires de 250 millions de francs; Starbuck’s: 700 employés, chiffre d’affaires de 170 millions de francs. Cependant, McDonald’s a dépensé en 2013 presque 50 millions de francs pour la rénovation de ses restaurants, tandis qu’’en Suisse, ses employés ont vu leurs salaires augmenter depuis le 1er janvier 2014 de seulement 7 francs brut par mois, et cela après plus de 8 ans de stagnation des salaires minimums de la branche.
 
Autre revendication: le droit à l’information syndicale. Sur le modèle de l’accord intervenu entre Unia et Domino’s Pizza en 2013, le syndicat réclame aux sociétés de restauration rapide l’accès aux lieux de travail afin d’informer les travailleurs sur leurs droits, et la possibilité d’avoir des espaces d’affichage.
 
Dernier point: la lutte contre la précarité. Trop de jeunes travaillent dans ces entreprises avec des contrats extrêmement précaires, très souvent sans avoir un minimum d’heures garanties, et pour de salaires bruts de 18,72 francs de l’heure. Unia demande des contrats avec un minimum d’heures de travail et des meilleurs salaires.
 
Renseignements:
Umberto Bandiera, responsable hôtellerie-restauration  Unia Genève

 

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14/05/2014

Plus de 200 mineurs tués dans une explosion, des centaines piégés sous terre

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Plus de 200 mineurs ont été tués mardi lors de l'une des pires catastrophes industrielles survenues en Turquie et plusieurs centaines d'autres restaient piégés sous terre malgré les efforts des secouristes.

"201 employés sont morts", a déclaré le ministre de l'Energie Taner Yildiz, soulignant que le bilan risquait encore de s'alourdir.

"Nous entrons dans une phase plus critique. Au fur et à mesure que le temps s'écoule, nous nous approchons à grands pas d'une issue très défavorable", a averti le ministre.

787 employés se trouvaient dans la mine de charbon de la province de Manisa (ouest) quand une explosion et un incendie sont survenus mardi après-midi, a précisé le ministre.

"Le bilan des morts, qui est déjà très élevé, arrive à un point très inquiétant. S'il y a eu négligence, nous ne fermerons pas les yeux. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires, dont des mesures administratives et légales", a-t-il ajouté.

80 personnes ont été blessées, dont quatre grièvement.

"Nous craignons que ce nombre puisse encore grimper car ceux qui sont venus apporter leur aide pourraient rejoindre les blessés et être affectés par les fumées", a expliqué le ministre.

Au coeur de la nuit, des norias de secouristes extirpaient au compte-goutte des blessés, la plupart souffrant de graves difficultés respiratoires, devant des centaines de collègues et de membres de leurs familles en quête de nouvelles d'un proche, prisonnier du sous-sol.

De nombreux gendarmes et policiers en armes étaient déployés autour du site pour faciliter les allées et venues incessantes de dizaines d'ambulances entre le site de la catastrophe et l'hôpital de Soma, ville où est située la mine.

"J'attends des nouvelles de mon fils depuis le début de l'après-midi", a déclaré à l'AFP une femme d'une cinquantaine d'année perchée sur des palettes de bois, Sena Isbiler. "Je n'ai aucune nouvelle, il n'est toujours pas ressorti".

"Il y a déjà eu des petits incidents ici, mais là, c'est la première fois qu'on voit un tel accident, aussi grave que ça", a confié un mineur Coskun, encore sous le choc.

- Prisonniers -

Un grand nombre de mineurs est parvenu à s'échapper des galeries après l'explosion mais une autre partie d'entre eux restait inaccessible, coincée dans une poche isolée, a indiqué à l'AFP un cadre de la mine ayant requis l'anonymat.

"Notre priorité est d'atteindre nos employés sous terre", a dit à la presse le ministre Yildiz, qui s'est rendu sur place.

"Quatre équipes de sauveteurs travaillent dans la mine. Le feu crée des problèmes mais de l'oxygène est injecté dans les puits qui n'ont pas été touchés", a-t-il ajouté.

Selon les premiers témoignages, l'explosion a eu lieu vers 12h30 GMT, apparemment provoquée par un transformateur électrique, et a provoqué un effondrement bloquant les mineurs dans les galeries.

Dans un communiqué, la compagnie minière Soma Komur a estimé que l'effondrement était "un accident tragique". "Malheureusement, certains de nos employés ont perdu la vie dans cet accident", a-t-elle souligné.

"L'accident est survenu malgré un maximum de mesures de sécurité et des inspections mais nous avons réussi à intervenir rapidement", a assuré l'entreprise.

Le ministère turc du Travail et de la Sécurité sociale a indiqué que la mine avait été inspectée la dernière fois le 17 mars et qu'elle appliquait les normes en vigueur.

"Il n'y aucune sécurité dans cette mine. Les syndicats ne sont que des pantins et la direction ne pense qu'à l'argent", a toutefois affirmé à l'AFP un mineur, Oktay Berrin.

"Il y a des gens qui sont en train de mourir là-dedans, des blessés, et tout ça pour des histoires de pognon", a renchéri un de ses collègues très en colère, Turgut Sidal.

S'exprimant devant la presse à Ankara, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a exprimé ses "plus sincères condoléances" aux familles des victimes.

"Certains des mineurs ont été sauvés et j'espère que nous serons capables de sauver les autres", a-t-il ajouté.

Le spécialiste de l'industrie minière, Vedat Didari, de l'Université Bulent Ecevit de Zonguldak, a indiqué à l'AFP que le risque principal tenait au manque d'oxygène. "Si les ventilateurs sont en panne, les mineurs peuvent mourir en une heure", a-t-il dit.

Les explosions dans les mines sont fréquentes en Turquie en particulier dans celles du secteur privé où, souvent, les consignes de sécurité ne sont pas respectées.

L'accident le plus grave est survenu en 1992 quand 263 mineurs ont été tués dans une explosion de gaz dans la mine de Zonguldak.

Le district de Soma, qui compte environ 100.000 habitants, est un des principaux centres pour l'extraction de la lignite, principale activité de la région. 
(AFP, 14 mai 2014)


L'insupportable attente des familles des mineurs de Soma 

Il fait nuit depuis belle lurette mais ils ne savent toujours rien. Alors ils sont encore des centaines à se presser devant les urgences de l'hôpital de Soma (ouest), en quête d'un signe de leurs proches, portés disparus dans l'explosion de la mine.

Dans le fracas des sirènes, une ambulance vient de déposer un nouveau blessé. Les yeux se lèvent, les cous se tendent, dans l'espoir de reconnaître un visage, un vêtement, un nom sur un casque.

Mais, à peine descendu par des infirmiers sous les flashes des journalistes, le brancard est prestement roulé dans le couloir du bâtiment. Sans avoir lâché le moindre indice.

Coincée derrière une double rangée de barrières et de policiers, Zulfer Yildirim se renfrogne. Pas de nouvelles de son mari. "J'attends", lâche-t-elle sous son voile. "Ce matin, Gunduz est parti au travail comme d'habitude. Nous avons été mis au courant vers 17h00, il est maintenant 3 heures du matin et toujours rien".

Autour d'elle, la foule est compacte, silencieuse, enfermée dans ses craintes, ses espoirs. Il y a là des frères et des soeurs, des femmes et des enfants, des collègues aussi. Encore sous le choc de l'annonce de l'explosion qui a détruit en début d'après-midi un des puits de la mine de charbon de la compagnie Soma Komur. La catastrophe a coûté la vie à plus de 200 mineurs, selon un bilan encore provisoire. Et plus de 200 de leurs collègues étaient encore ensevelis au coeur de la nuit, à plus de 2 km sous terre.

Pour leurs proches, l'attente est longue, trop longue, insupportable.

"Je ne sais pas où est mon oncle", se désespère Rabia Karakiliç. "Regardez l'heure qu'il est ! On ne l'a toujours pas retrouvé", ajoute la jeune femme. "On a eu de l'espoir mais c'est vraiment difficile de ne pas savoir où il est".

- Espoirs -

Deux employés de l'hôpital sortent du bâtiment. Mégaphone en main, ils égrènent lentement plusieurs dizaines de noms à l'adresse du public. Des patients traités dans leur service. Deux femmes sortent des rangs, de l'espoir plein les yeux.

"Nous ne recevons ici que les cas les moins graves", confie un médecin sous couvert de l'anonymat. "La plupart souffrent d'asphyxie et de problèmes respiratoires", ajoute-t-il, refusant de donner tout chiffre précis. A quelques kilomètres de là, une morgue de fortune accueille ceux qui ne s'en sont pas sortis.

Soudain, des cris. Une des barrières s'ouvre pour laisser passer un brancard. Pas un mineur cette fois, mais une femme entre deux âges qui vient de perdre connaissance.

Très vite, la foule replonge dans le silence. Tous confient qu'ils ne quitteront pas leur salle d'attente improvisé avant de connaître le sort de "leur" disparu.

"Nous, on attend notre oncle, Kubilay Deos", lance Umut Demirören. "On espère qu'il s'en sortira, si Dieu le veut, on attend une bonne nouvelle, on souhaite ça à tout le monde, pas simplement à notre famille".

Si la colère gronde déjà autour du puits détruit, à quelques kilomètres de là, il n'est pas encore l'heure ici de mettre en cause le manque de mesures de sécurité ou la "course au profit" dénoncée par certains mineurs.

"C'est la première fois que ça arrive ici", concède Arun Unzar, un collègue des victimes. "On avait déjà perdu un ami une fois, mais là, c'est énorme (...) ils disent que c'est un transformateur qui a explosé mais on ne sait pas si c'est vrai".

"Toutes les victimes sont nos amis, c'est pour ça qu'on les attend ici", poursuit Arun, au bord des larmes. "Nous sommes une famille et aujourd'hui, cette famille est triste et désolée. Nous n'avons que peu de nouvelles, et quand elles arrivent, elles sont très mauvaises". 
(AFP, 14 mai 2014)

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13/05/2014

La Ville de Genève Bouge avec Alder et Barazzone

Esther Alder, Conseillère administrative, et de Guillaume Barazzone, Conseiller administratif Innoveront le nouveau parcours «  Proxitraining » au parc de Beaulieu.

Le parcours de Beaulieu, composé de sept postes aménagés sur une longueur de 900 mètres, offre à la population la possibilité de pratiquer en libre accès une activité sportive en plein air. Le parcours « proxitraining » vient compléter le réseau des équipements sportifs de proximité déjà installés dans plusieurs parcs de la ville, notamment à Trembley, Châteaubriant et Vermont. Le Service des espaces verts de la Ville a collaboré étroitement à la mise en place de ces installations. D'autres installations seront inaugurées en juin dans le parc Geisendorf, aux Franchises et sur les voies couvertes de Saint-Jean.

 

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12/05/2014

Les syndicat envahissent pour un salaire minimum de 4000,-F

4’000 francs à l’aéroport au moins: faisons décoller les bas salaires !

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07/05/2014

Les magistrats genevois de l’Alternative jouent au Monopoly du coût de la vie pour le salaire minimum 4’000,- fr

 

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Communiqué de presse

Les villes genevoises s’expriment en faveur du salaire minimum
 
A dix jours du vote sur le salaire minimum à 4000 francs, les magistrats genevois de l’Alternative ( pour la Ville de Genève: Sandrine Salerno, Esther Alder, Sami Kanaan, Rémy Pagani; pour la Ville de Carouge: Jeannine de Haller-Kellerhals, Nicolas Walder, Stéphanie Lammar; pour la Ville d’Onex: Carole-Anne Kast. Ont dû s’excuser des magistrats des villes de Vernier, de Meyrin, Lancy, Plan-les-Ouates, Confignon.) descendent dans l’arène pour défendre une mesure qui soulagerait les caisses publiques d’environ 100 millions de francs. Entourant un jeu de Monopoly géant, monté sur la Plaine de Plainpalais par le Comité «pour des salaires + justes», les élus ont dénoncé la précarisation de plus en plus marquée du marché du travail, qui pousse un nombre croissant de «travailleurs pauvres» à se tourner vers l’aide sociale pour joindre les deux bouts à la fin du mois.
 
Alors que la campagne patronale contre le salaire minimum bat son plein, en évoquant tantôt «les petites entreprises étranglées par des charges supplémentaires», tantôt les «jeunes sans expérience et peu éduqués» contents d’avoir plutôt un emploi mal rémunéré que pas d’emploi du tout, le Comité genevois «pour des salaires + justes» a rappelé aujourd’hui durant une action symbolique sur la Plaine de Plainpalais la réalité des quelques 330'000 personnes gagnant moins de 4000 francs en Suisse. Une réalité bien différente des caricatures grossières mises en avant pas les adversaires du salaire minimum: Deux tiers des «salariés pauvres» ont plus de 25 ans, a rappelé Alessandro Pelizzari d’Unia Genève au nom du Comité, et un tiers détient un certificat professionnel. «La plupart travaille dans des branches dominées par des grands groupes multinationaux ou des patrons multimillionnaires dont la capacité financière permettrait facilement de payer des salaires dignes», a-t-il conclu.
 
«Ces entreprises qui refusent de payer des salaires décents font de la concurrence déloyale aux PME honnêtes» a relevé Sandrine Salerno, la maire de Genève, qui a coordonné les magistrats de l’Alternative présents à la conférence de presse* pour dénoncer ces employeurs qui font porter les coûts de la sous-enchère à la collectivité. En effet, en 2012, 28% des bénéficiaires de l’aide sociale exerçaient une activité lucrative.
 
Jeannine de Haller-Kellerhals, conseillère administrative de Carouge, ville qui compte parmi les plus hauts taux de précarité du canton, a insisté sur le fait que «seuls des salaires supérieurs à 4000 francs permettent à des personnes qui travaillent du matin au soir, de vivre décemment de leur propre salaire». Elle a aussi rappelé que cette conclusion est partagée par les spécialistes de la lutte contre la pauvreté, à l’image de Caritas, qui soutient l’initiative syndicale. 
 
Carole-Anne Kast, conseillère administrative d’Onex, a présenté quant à elle les chiffres de l’aide sociale de sa commune, où 550 personnes bénéficiant des aides sociales communales sont des working poor, un chiffre supérieur au nombre de ménages onésiens soutenus par l’Hospice général. La plupart de ces personnes verraient leur situation directement améliorée par un salaire minimum à 4000 francs. Pour une «petite ville» comme Onex, le soulagement pour le budget communal serait considérable.
 
Esther Alder, conseillère administrative de Genève, a finalement fait remarquer que si les aides communales directes de la ville aux ménages comportant des travailleurs pauvres se montaient à environ 3 millions de francs, s’ajoutaient plusieurs dizaines de millions de francs de subventions indirectes sous forme de prestations offertes à des personnes à bas revenu (crèches, activités sportives pour les enfants, aide au logement etc.)
Et c’est justement pour symboliser ces difficultés quotidiennes que rencontrent les salariés pauvres dans un pays cher comme la Suisse, que le Comité unitaire a terminé la conférence de presse avec un Monopoly géant sur la Plaine de Plainpalais symbolisant un «parcours à l’envers». Avec des coûts de vie croissants notamment pour le logement et l’assurance maladie, aucun des participants partant avec moins de 4000 francs n’a réussi à arriver au bout du jeu sans recours à l’aide sociale.
 
Contact : Alessandro Pelizzari, secrétaire syndical Unia, 079 817 29 04

 

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05/05/2014

Engager, pour la beauté de la Ville

Cette après-midi, une dizaine de personnels du SEVE se sont manifesté devant l’Hôtel de la Ville pour engagé plus de personnel dans leurs services. Ils ont demandé de rencontrer le magistrat M.Barazzone.

La qualité de la Ville de Genève, est grâce à son travail. Les parcs, les jardins, les rues, le paysage, les milles fleurs,  la beauté de cette Ville grâce au département du SEVE et de son équipes.

Pour la beauté et la qualité de cette Ville, le magistrat M.Barazzone, devra  écouter et discuter avec le personnel du SEVE et de son syndicats.

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Communiqué de presse du SSP - Genève

 

Service des Espaces Verts :

Le SEVE au Conseil Municipal !

Le personnel du SEVE ne décolère pas. Devant le refus du magistrat Barazzone de le recevoir pour discuter de l’allocation de nouveaux postes de terrain au budget 2015, il va se faire entendre devant le Conseil Municipal.

 

Le personnel du SEVE réclame depuis de nombreux mois une augmentation de ses effectifs pour faire face à la forte charge de travail chronique. 

Après une première action à l’Horloge fleurie en mars et une manifestation bruyante devant les bureaux de M. Barazzone en avril, le personnel exprime une nouvelle fois aujourd’hui son mécontentement face au mépris du magistrat qui continue à ne pas vouloir le recevoir.

 

Désormais accompagné de "Monsieur SEVE", ce sympathique mais néanmoins amoché épouvantail symbolisant l’état du service actuel, les employé-e-s du SEVE ont décidé de se rendre en manifestation du Parc des Cropettes jusqu’au Conseil Municipal afin de s’adresser directement à celles et ceux qui votent le budget.

 

Le personnel demande au magistrat de s’engager à défendre devant le Conseil administratif, puis devant le Conseil municipal l’allocation de nouveaux postes de terrain au budget 2015. M. Barazzone a déjà annoncé vouloir le faire pour la réfection de chemins et de bancs publics pour le montant conséquent de 3.8 millions. Accorde-t-il moins d’importance à ses employé-e-s ?

 

La seule réponse obtenue à ce jour du magistrat est qu’il faut une "une analyse des besoins en personnel supplémentaire" pour qu’il puisse se "déterminer sur l’opportunité de solliciter des nouveaux postes dans le cadre des discussions budgétaires". Cela fait maintenant 5 mois qu’il en parle ! Le personnel doute que cela prenne autant de temps et veut non seulement du concret, mais surtout être consulté et participer à la réflexion.

 

Le personnel se réunira prochainement en assemblée générale pour décider de la suite à donner au mouvement.

 

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125 nationalités au marathon de Genève

La 10ème édition du Genève Marathon for Unicef, présenté par Harmony, est à coups sûrs celle de tous les records. 14'050 coureurs de 125 nationalités différentes ont pris part aux courses organisées ce week-end, soit une progression de la participation de 54% par rapport à 2013.  

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04/05/2014

Transfrontalière contre la pollution de l’air !

Ce samedi 3 mai, des cortèges cyclistes transfrontaliers sont partis de Moilesullaz et Ferney-Voltaire pour rejoindre Plainpalais (avec haltes respectivement à Chêne-Bourg et au Grand-Saconnex) dans le cadre d'une action pour défendre le OUI aux P+R à la frontière soumis en votation le 18 mai prochain. Après la convergence à Plainpalais et quelques discours brefs, la caravane vélo s'est mise en route à travers les rues de la ville pour terminer son parcours aux Bains des Pâquis.


org. et soutiens: actif-trafiC, APiCy, Assises Transfrontalières, Coordination Climat et Justice Sociale, EELV Genevois français, solidaritéS, Transition citoyenne, Les Verts genevois et transfrontaliers

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Intervention de Thibault Schneeberger (solidaritéS)
à la Convergence Cycliste Transfrontalière du samedi 3 mai.


Cette convergence cycliste transfrontalière qui a lieu aujourd’hui a été mise sur pied aujourd’hui par diverses associations et partis de part et d’autre de la frontière, une collaboration qui s’inscrit dans la lignée du travail des Assises Transfrontalières et de la collaboration entre diverses associations de la région. L’appel central qui nous réunit ici est d’inviter la population à dire OUI au co-financement de 5 parkings-relais à la frontière. Ce projet est essentiel pour Genève et toute la région. Pourquoi ?

 

Mobilité

D’abord car en terme de mobilité, il n’y a simplement pas d’autre solution à court ni moyen terme pour améliorer la qualité de l’air et diminuer le bruit à Genève provenant du trafic pendulaire frontalier. Nous avons aujourd’hui 550'000 passages à la frontière, dont une écrasante majorité, (plus de 80%) se fait en voiture.

 

Or, Genève vient de vivre 3 épisodes de pic de pollution en 3 mois et les autorités cantonales n’ont littéralement rien fait contre ce problème pourtant majeur de santé publique. Pour nous, il est indispensable d’encourager un maximum de pendulaires à recourir aux transports publics. Or, il est impossible de desservir l’arrière-pays du Grand Genève en transports publics, car l’urbanisme n’est pas assez dense pour accueillir une desserte de TP. Les P+R sont donc une nécessité : faire converger des véhicules pour poursuivre le trajet en bus, tram ou RER : c’est l’évidence même.

 

Rappelons d’ailleurs que les premiers projets de P+R datent de l’époque où la gauche était majoritaire au Grand Conseil, et c’est sur proposition de ce qui était l’Alliance de Gauche à l’époque (désormais Ensemble à Gauche) que ces premiers parkings ont été construits.

 

L’expérience nous montre que pour que ces parkings-relais soient efficaces, il faut quelques conditions :

 

-       Les construire le plus loin possible du centre et des zones densément urbanisées. Cela n’a pas toujours été le cas, mais c’est le cas avec ce projet.

 

-       Garantir des transbordements de qualité et une desserte correcte en Transports Publics (ce qui implique d’investir plus encore qu’aujourd’hui dans le développement des TPG : prolongation des lignes de tram, etc.). Cela implique évidemment de refuser les baisses d’impôts déjà annoncées (entreprises, communes) qui plomberaient encore les finances publiques et nous empêcheraient de mener une politique cohérente de développement des transports publics, notamment.

 

Notons aussi l’avantage financier non négligeable à construire ces P+R en France : ils coûteront au Canton jusqu’à 10 fois moins que s’ils étaient construits sur notre territoire ! Nos voisins français paieront 55% des coûts de construction et la totalité des frais d’entretien et de fonctionnement. Or, ces parkings seront très bénéfiques pour les communes genevoises qui seront délestées d’une partie du trafic de transit qui nuit tant à leur qualité de vie.

Pour ces simples raisons de mobilité, ce projet est déjà indispensable.

 

Politique régionale

Mais ce projet est aussi important d’un point de vue politique à l’échelle de la région. Car, quoi qu’on en pense, la région genevoise est une réalité bien tangible. Des dizaines de milliers de travailleurs·euses passent quotidiennement la frontière. Contrairement à ceux qui cherchent à attiser la haine et qui veulent monter des murs entre les habitant·e·s de la région, nous défendons des solutions pour que cette région se construise de manière écologiquement soutenable et socialement juste.

 

Le 18 mai, nous votons justement sur l’introduction d’un salaire minimum à 4000.- en Suisse : une nécessité absolue à l’heure où nombre de patrons profitent de la mise en concurrence entre les travailleurs·euses de la région pour pratiquer la sous-enchère salariale. Sans salaire minimum, sans mesures de régulation, ce sont les travailleurs·euses de part et d’autre de la frontière qui sont victimes de la libre circulation, qui ne profite qu’aux patrons.

 

De même, pour bâtir une région écologiquement soutenable, nous avons besoin d’infrastructures communes, conçues par-delà la frontière. Ces parkings-relais, avec le CEVA, sont des premiers jalons d’une collaboration transfrontalière qui est essentielle pour Genève… mais aussi pour nos voisins français !

Pour construire une autre région, socialement juste et écologiquement soutenable, disons

 

OUI au Salaire minimum : la vraie frontière contre les bas salaires !

 

…et OUI aux P+R : la vraie frontière contre la pollution de l’air !

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02/05/2014

1 Mai: Salaire minimum de 4'000,-Fr et pas de Gripen

1 mai; Journée internationale du travail à Genève, près de 3000 mille manifestant on défilait dans les rues pour 4’000,- Cfr de salaire minimum et protester contre l’achat des Gripen.

A Genève cette manifestation est passé comme festivité mais dans d’autre endroit du monde comme à Istanbul où fut la violence policière contre les manifestant une centaine de personnes interpellés et une autre centaine de blessés, Dès le début de la matinée, les forces de l'ordre ont dispersé sans ménagement avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes plusieurs groupes de centaines de personnes, militants syndicaux ou de partis d'opposition, venus défier les ordres du Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan.

 

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Discours de Carole-Anne Kast
Président du Parti Socialiste Genève


Chères et chers Amis,
Chères et chers Camarades,

Nous sommes toutes et tous réunis ici pour la journée revendicative internationale des travailleurs et des travailleuses, nous, salariées et salariés, familles, amis, militant-e-s, merci de votre présence ici. Notre mobilisation est indispensable pour rappeler que si nous vivons dans un des pays les plus riches du monde, nous vivons aussi dans un pays qui souffre de ses inégalités sociales.

Au nom du Parti socialiste genevois, j’ai le plaisir de m’exprimer devant vous pour ouvrir cette phase de prise de parole avant la partie festive qui nous réunira dans quelques minutes.

Aujourd’hui,    en ce 1er mai 2014,     cette est journée placée sous l’égide de la lutte pour un salaire minimum de 4'000 francs !    Pendant encore 17 jours, les électeurs et les électrices pourront décider d’introduire ce véritable progrès social pour notre pays,    pourront choisir d’instaurer cette vraie frontière contre les bas salaires.

En Suisse, et particulièrement à Genève, il est très difficile de vivre avec un salaire de moins de 4000 francs et certain-e-s salarié-e-s doivent vivre et nourrir leur famille avec des salaires situés entre 3400 et 3800 francs pour un plein temps.

On nous renvoie continuellement aux CCT, qui sont toujours prises en exemple. Mais la moitié des personnes actives en Suisse, en particulier celles qui sont le plus mal payé -  et donc directement visées par l’initiative sur le salaire minimum - , ne sont pas couvertes par une CCT ! Ou,   lorsqu'elles le sont, elles le sont avec des minimas salariaux indignes, comme à Gate Gourmet !
 
-    N’oublions pas qu’en Suisse aujourd’hui 330'000 personnes gagnent moins de 22fr/h ce qui représente près de 10% de la main d’œuvre.


-    N’oublions pas 70% de ces personnes sont des femmes.
-    N’oublions pas que 77% de ces personnes ont plus de 25 ans.
-    Et n’oublions pas qu’un tiers de ces travailleuses et travailleurs ont un CFC.


Chères et chers Ami-e-s, Camarades, il est indigne qu’un des pays les plus riches du monde continue à créer des working poor,     à s’en servir pour accroître les marges des patrons,     les dividendes des actionnaires     ou encore les parachutes dorés des top managers.
 
Il est indigne aujourd’hui qu'en Suisse on puisse avoir un emploi à 100% et que pourtant on ait besoin de l’aide sociale,     parce que notre salaire ne permet pas de payer les frais de base, le loyer abusif, trop souvent, ou les dépenses de santé.

Aujourd’hui, les électeurs et électrices ont le pouvoir de renverser ces injustices simplement en exerçant leur droit et devoir de citoyennes et citoyens, en allant voter. Nous avons ce pouvoir, saisissons-le !

Premièrement, le salaire minimum permet de lutter contre l’inégalité salariale dont les femmes sont encore trop souvent victimes. A qualifications égales, les femmes continuent à être clairement moins payées que les hommes. Ces écarts se sont même creusés ces dernières années. L’initiative sur les salaires minimums est la mesure la plus rapidement efficace contre l’inégalité salariale aux dépens des femmes.

Deuxièmement, le salaire minimum permet de lutter contre le dumping salarial qui tire tous les salaires vers le bas. Avec le salaire minimum, plus de tentation pour le patron de privilégier un travailleur qui peut se contenter de moins parce que là d'où il vit, le coût de la vie est moins cher ! Travailleuses et travailleurs égaux, sans frontière si ce n'est celle qui protège de la pauvreté !
 
Troisièmement, le salaire minimum crée de la richesse pour l'entier de la société : meilleurs retraites, meilleurs financement des assurances sociales, moins d'aide sociale ! Avec des travailleuses et travailleurs mieux payés, c'est tout le pays qui voit son niveau augmenter !

Pourtant, face à cette réalité, on nous oppose une propagande patronale mensongère, centrée sur le chantage à l’emploi, et visant à créer un climat de peur auprès des salariés de ce pays.
 
Chères et chers ami-e-s, Camarades, ces arguments de la peur, que le patronat développe, sont mensongers :

-    1) Les employeurs, dans les branches à bas salaires, ont largement les moyens d’assurer une augmentation des revenus de leurs employés. Cette augmentation ne dépassera pas une moyenne de 0,5% de la masse salariale totale !

-    2) Dans les secteur qui ont des CCT, lorsque celles-ci ont instauré des salaires minimums  ces dernières années, il n'y a eu aucune suppression de poste. !

 -    3) La plupart de ces emplois actuellement en dessous des 22fr/h ne sont pas « délocalisables » car ce n’est pas demain la veille que les banquiers privés commenceront à nettoyer leurs bureaux !


Aujourd'hui, nous ne devons pas nous laisser intimider par ce discours de la peur : NON, le patronat ne veut pas sauver des emplois lorsqu'il fait campagne contre le salaire minimum, le patronat cherche à garder ses marges et refuse de redistribuer les richesses produites par les travailleurs et les travailleurs !

Et maintenant, en plus, depuis quelques années, à côté de notre traditionnelle grande bourgeoisie entrepreneuriale, nous avons leurs laquais, leurs laquais qui les suivent pour ramasser les miettes, le MCG !

Le MCG qui se veut populaire, mais qui dit NON à l'initiative 1:12 !

Le MCG qui dit défendre les chômeurs locaux, mais dit NON à l'amélioration des conditions des Emplois de Solidarité !
Le MCG qui dit défendre les travailleurs mais qui dit NON à l'intervention du Conseil d’État dans le conflit de Gate Gourmet !
Le MCG qui prétend lutter contre le dumping salarial et qui dit, aujourd'hui, en mot d'ordre officiel, NON au salaire minimum !!!
La seule proposition que fait le MCG c'est de dresser les travailleurs et travailleuses les uns contre les autres ! De monter des frontières entre les salariés, et ainsi de les diviser, de nous diviser, de nous affaiblir.

Camarades, il ne faut pas nous laisser avoir, ce discours de la peur, ces discours populistes, ce sont des leurres ! Le MCG, comme l'UDC, comme la droite bourgeoise, ne défend qu'une stratégie à la solde du patronat ! Car, Camarades, la cible de nos revendications ce sont les employeurs, les entreprises, les actionnaires, pas cette autre travailleuse ou travailleur, notre sœur, notre frère, qui est dans la même situation de nous et qui, comme nous, a tout à gagner d'un salaire minimum !

Alors le 18 mai, dans 17 jours, toutes et tous ensemble, sans privilège, votons et faisons votez OUI au salaire minimum, OUI à la vraie frontière contre les bas salaires !

Merci de votre attention.

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Discours de M. Joël Mugny, Syna Genève


Très cher collègues et camarades de luttes, Au nom de la communauté des syndicats genevois, je vous salue.

Je vous annonce une excellente nouvelle, le dimanche 18 mai nous aurons gagné un salaire minimum en Suisse, parce que notre campagne a été combative, parce que nos arguments étaient convainquants et surtout parce que notre cause est juste. Plus de 300'000 personnes, essentiellement des femmes, bénéficieront de cette amélioration. Utopique ? NON Je vous rappelle que l'utopie n'est que ce qui n'existe pas encore mais qui va se réaliser.

Belle victoire d'étape, mais ne restons pas sur ce succès. Aucune protection n'existe encore pour le plein emploi, contre les licenciements, pour le travail à temps partiel avec pleine couverture aux assurances sociales, la protection d'une assurance perte de gain au cas de maladie.

La lutte doit continuer pour la protection de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs de ce pays par des conventions collectives de travail ou contrat type de travail, conciliation de vie professionnelle et vie privée, flexibilité du temps de travail en faveur des employés et non plus des employeurs, congé parental, formation professionnelle certifiante pour toutes et tous.

Nous avons pu vivre depuis deux ans des licenciements de travailleuses et travailleurs en lutte uniquement par le fait qu'ils ont exercés le droit constitutionnel de la grève après avoir utilisé tous les autres moyens légaux préalablement, sans succès. Les grévistes de l'hôpital de la Providence à Neuchâtel ont été licenciés avec le seing sceau, jusqu'à aujourd'hui du Gouvernement neuchâtelois. Des grévistes de la chaîne de distribution de Spar à Dättwill ont subis le même sort. Des grévistes de Gate Gourmet ont été licenciés à Genève avec le silence du gouvernement genevois, à ce jour. Plus grave le Conseil Fédéral interpelé refuse de prendre position. Nous ne pouvons plus accepter que des militants syndicaux, que des travailleuses et travailleurs qui se battent pour leur droit perdent leur emploi. Il faut que nous imposions en Suisse une véritable protection conte les licenciements.

Nous exigeons aujourd'hui aussi que les stages soient supprimés à l'exception de ceux inclus dans un cursus de formation. Nous ne voulons plus de travail en contre-prestation payé à des salaires de misère. Tout emploi doit impérativement être payé selon les conventions collectives de travail ou les usages dans la profession dans laquelle ils sont effectués. Le travail sur appel, le travail précaire, le travail sous contrat à durée déterminé doivent être combattus.

Les assurances sociales sont attaquées, démantelées alors que ces acquis ont souvent été obtenus par de longues luttes et par des compromis équilibrés. Nous ne devons plus accepter aucune attaque que ce soit contre l'assurance maladie, AI, accident, chômage, l'AVS ou le deuxième pilier.

Le 9 février a été un jour noir, même si Genève a refusé le retour aux temps des saisonniers. Nous ne devons jamais admettre la solution des contingents, la remise en question du regroupement familial, la politique de dresser un travailleur contre un autre au seul motif de sa nationalité. En revanche les contrôles doivent être renforcés, des sanctions dissuasives doivent être prises des amendes très conséquentes infligées aux employeurs abuseurs et les faillites en cascade combattues.

Les travailleuses et travailleurs de ce canton doivent pouvoir travailler dignement et sans crainte. Leurs revenus doivent leur assurer les moyens de subsistance, les jeunes doivent être en mesure d'entrer dans le monde professionnel et les moins jeunes pouvoir y rester jusqu'à leur retraite bien méritée, les femmes obtenir l'égalité salariale avec les hommes.

Chers collègues et camarades de luttes ce ne sera que UNIS que nous parviendrons à faire respecter nos droits et imposer les devoirs qui sont ceux des employeurs. Les chantiers sont

nombreux, les défis passionants. Nous le savons jamais rien n'est venu tout seul mais tout est possible si chacun de nous le veut et l'exige.

Chers collègues et camarades, je nous souhaite de grandes luttes futures à gagner, une belle fête présente.

Syna-Genève 1er Mai 2014 

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Discours de Tobia Schnebli, GSsA

Non aux milliards pour le Gripen

Le référendum contre le crédit d’achat des nouveaux avions de combat constitue une première. C’est en effet la première fois qu’on pourra voter en Suisse avec un référendum contre un achat d’armements voté par le parlement. Normalement les dépenses militaires passent dans le budget de l’État contre lequel il n’est pas possible de lancer un référendum. Si nous avons cette possibilité le 18 mai, c’est grâce à l’engagement depuis de longues années contre des dépenses militaires faramineuses et absurdes. En effet, une majorité de parlementaires n’a pas osé empêcher le vote sur l’achat de nouveaux avions qui avait déjà été retiré une fois par le Conseil fédéral, suite au dépôt de l’initiative du GSsA en 2010.

Le vote au référendum sur ce crédit militaire est donc déjà un premier succès. Il n’est pas encore gagné pour autant.

C’est pourquoi il est utile de rappeler 2 autres mérites de cette campagne référendaire :

1) On parle désormais des coûts effectifs que comporte cet achat : ce ne sont pas juste les 3,126 milliards de francs du prix d’achat mais ce sont au total plus de dix milliards de francs que la Confédération va dépenser ces prochains vingt ou trente ans pour ces avions de combat. Et en même temps on nous raconte qu’il n’y a pas assez d’argent pour des rentes AVS permettant de vivre avec un minimum de dignité !

2) La campagne a permis aussi de démasquer la grande tromperie des affaires dites de compensation. On le savait déjà suite au rapport du contrôle fédéral des finances sur les compensations des F/A-18 : au lieu de 100% ce ne sont que 40% du chiffre de l’achat qui a été soi-disant compensé. Aujourd’hui la tromperie est encore plus évidente. Le bureau chargé de vérifier les contrats de compensation a pratiquement fermé boutique parce que ses responsables ne pouvaient plus continuer à valider des contrats et des chiffres manifestement faux et trompeurs.

Mais nous sommes opposés à l’achat de nouveaux avions de combat aussi pour des raisons de fond : le GSsA a fait sien le principe de l’antimilitarisme qu’une partie importante du mouvement ouvrier défendait encore tout au début du siècle passé :
« Pas un homme, pas un sou pour les armées et les armements ! »

Hélas ce principe antimilitariste n’a pas été entendu quelques années plus tard, en l’été 1914 quand a commencé la Première Guerre Mondiale.

Comment des dizaines de millions de jeunes paysans et de jeunes ouvriers se sont-ils laissés tromper et envoyer à la mort dans des boucheries aussi effroyables qu’absurdes, au nom de la Patrie, de l’Honneur, de la Gloire, de la Virilité, de la Nation ?
L’efficacité aujourd’hui encore de ces slogans terribles doit nous faire réfléchir et doit nous faire agir. Le programme est vaste, mais nous avons une belle occasion pour commencer ce prochain 18 mai :

Faisons décoller les bas salaires,
pas les engins de guerre !

Non aux Gripen le 18 mai !

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27/04/2014

Sortie réussie du Bureau du Conseil municipal de la Ville de Genève à la Landsgemeinde d’Appenzell

 

Sortie réussie du Bureau du Conseil municipal de la Ville de Genève à la Landsgemeinde d’Appenzell, du vendredi 25 au dimanche 27 avril 2014.

3 jours pour mieux comprendre l’une des deux (il y a encore Glaris) dernières traditions de la démocratie directe dans un canton suisse.

 

Belle réception par les autorités locales d’Appenzell-Dorf, cours de fabrication de pain d’épice (bärli-biber), dégustation de fromage d’Appenzell sous toutes ses formes, y compris les célèbres fondues (14 sortes) et des autres produits locaux, charcuterie variées et gâteaux crèmes et fruits, tout cela accompagné de bières locales et de vin suisses et autrichiens.

 

Rencontre des Genevois avec le Président de la Confédération, Didier Burkhalter et son épouse Friedrun Sabine, tous les deux disponibles et souriants et en passe de gagner le cœur des petites et petits Appenzellois.

 

Une météo alternée, dans le réchauffement des cœurs, au travers de quelques gouttes de pluie dansant sur les parapluies !

 

Quelques mots sur la Landsgemeinde (tiré de l’encyclopédie Wikipédia :

La Landsgemeinde (littéralement en allemand : « Communauté rurale » ou « Assemblée du pays ») est une institution de démocratie directe que l'on trouve dans certains cantons suisses.

Son objectif est de résoudre des problèmes collectifs en réunissant les citoyens de la commune ou du canton. La Landsgemeinde s'inscrit dans cette tradition, en disposant toutefois de pouvoirs plus étendus. Une fois par an, généralement un dimanche de printemps, l'assemblée procède, sur la place du chef-lieu, à l'élection à main levée du président de la Landsgemeinde, puis du Landammann (président du gouvernement), de ses collègues du gouvernement, des représentants du canton au Conseil des États, des juges et de certains fonctionnaires. Les votations s'y déroulent également. Le résultat du vote est le fruit d'une estimation plutôt que d'un calcul précis.

Si la Landsgemeinde est introduite pour la 1re fois dans le canton d'Uri en 1231, elle n'existe désormais plus que dans deux cantons : Appenzell Rhodes-Intérieures et Glaris. Dans les communes, en revanche, elle est encore très répandue puisque 4/5e d'entre elles disposent d'une assemblée populaire en lieu et place d'un parlement et ce, principalement en Suisse alémanique. Mais l'absence du secret du vote — le vote à main levée permet de savoir ce que pensent les voisins ou les amis — ainsi que la durée (plusieurs heures) de la procédure conduisent les citoyens à se désintéresser de cette forme de participation directe. De plus, se pose le problème de l'absence à la Landsgemeinde en cas de maladie ou d'obligation inévitable. Dans ce cas, l'individu ne peut se rendre à l'assemblée et donc ne pas exécuter son droit de vote.

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25/04/2014

La Tulipe est l'emblème des Pays-bas et dans le monde entier

 


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24/04/2014

Hommage à Michel CHEVROLET !

Michel, Genève ne t’oubliera jamais!

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Adieu Michel CHEVROLET!

 

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Pourriez-vous expliqué avec une phrase Michel CHEVROLET

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Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

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22/04/2014

CEVA: Le chantier du siècle

Depuis longtemps je pense à photographier le CEVA. J’ai demandé une autorisation. Aujourd’hui je suis allé à mon rendez-vous avec monsieur Anet qui m’a accompagné sur le chantier pour ma sécurité. C’est avec un casque, un gilet de sécurité et des bottes que nous avons visité le chantier de la future gare de Genève-Eaux-Vives. Monsieur Anet m’a expliqué comment le tunnel se creusera. Entre 500 et 1000 employés travaillent sur les chantiers du CEVA depuis le Bachet jusqu’au Foron, le chantier du CEVA est le chantier du siècle. Après la visite du chantier, je suis monté pour photographier la vue d’une grue. Tous les partis politiques et syndicats devraient aller visiter ce chantier, ils pourront en parler plus à propos. S’il me le permette je continuerai à photographier les autres chantiers pour vous.

 

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13/04/2014

Marche Noire: « Une meilleure justice pour tous »

Une cinquantaine de personnes se sont présentées au rendez-vous du 12 avril 2014 pour cette Marche Noire, organisée par l'Association « Main dans la Main, pour Eux ». Le point de départ était fixé au Tribunal d'Arrondissement de Montbenon à Lausanne.


Les manifestants se sont arrêtés à la Place de la Rippone pour une minute de silence, puis l'Association  a présenté le livre «  Je te salue Marie, ma fille » écrit par Antoine Schluchter, le père de la victime assassinée en mai 2013.
 
La Marche a repris sa procession pour se diriger au Tribunal Fédéral.
 
A l’arrivée, les participants sont montés sur les Marches, pour scander « Une meilleure justice pour tous ».

Conscient du fait que manifester sur les marches d'un bâtiment vide un samedi après-midi est symbolique, les participants ont été invités a signer une lettre adressée à la magistrature du Tribunal Fédéral.
 
Une chanson chantée par l'entourage d'une des victimes a été diffusée lors de la récoltes des signatures.
 
Cette manifestation c'est déroulée dans le calme et le silence en respect des victimes.

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La  lettre adressée au Tribunal Fédéral.

L'Association Main dans la Main, pour Eux a organisé:

 

Une "Marche Noire" à Lausanne
le samedi 12 avril 2014
 

Par cette Marche Noire, nous demandons une meilleure protection et sécurité de la population ainsi qu'une meilleure application des lois et des peines.

Que le bien-être des délinquants ne passe plus avant la sécurité des citoyens car, cela fait gravement ressentir la faiblesse du système juridique suisse actuel qui nous donne trop cette impression, à nous habitants, d'être laissés pour compte.

En conséquence, nous réclamons fermement une reconnaissance du statut de victime par la justice.
 
Que cette même justice admette aussi que son fonctionnement n'est plus adapté, ni adéquat en regard de la société actuelle. Enfin, que cette même justice reconnaisse que son devoir est de rendre la priorité à ses citoyens contribuables, qui sont trop souvent des victimes oubliées et, réclament une sécurité adaptée et digne de ce nom.
 
Au nom de l'Association « Main dans la Main, pour Eux »
Amandine Lambercy, Présidente
 
  
Signatures des participants de la «Marche Noire» :


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09/04/2014

Policiers en colère contre le proje SCORE!

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Discours  de Monsieur Davide De Filippo, secrétaire général adjoint SIT 


La mobilisation qui débute aujourd'hui dans les services publics pour défendre les principes d'une politique salariale juste égalitaire n'est pas la lutte de quelques privilégié-e-s qui ne font que défendre leurs acquis: c'est une lutte que nous avons en commun avec l'ensemble des salarié-e-s du secteur privé, une lutte pour une meilleure répartition des richesses que les salarié-e-s produisent par leur travail, pour que chacune et chacun puisse vivre d'un salaire décent.

Le 18 mai prochain, le peuple votera sur l'initiative fédérale pour l'instauration d'un salaire minimum légal en Suisse. A Genève, ce sont 35'000 salarié-e-s qui pour un équivalent plein temps travaillent pour moins  de 4000.-.

35'000, c'est à peu près le même nombre de salarié-e-s qui travaillent dans les services publics cantonaux, qu'ils soient fonctionnaires ou travaillant dans le secteur privé subventionné. Cela signifie que pour chaque agent-e du service public, il y a un ou une travailleuses qui travaille dans la précarité.

Nous avons donc la responsabilité de témoigner notre solidarité à l'égard des ces travailleuses et travailleurs, dans les urnes et dans la rue.

Le défilé du 1er mai ne sera donc pas qu'une promenade traditionnelle de printemps, ce sera une manifestation de lutte pour le salaire minimum, l'expression d'une mobilisation des salarié-e-s pour ce combat. Contrairement à de nombreux secteurs privés où le 1er mai est un jour de travail normal, les membres des services publics ont obtenu il y a bien longtemps que ce jour soit un jour chômé. Nous avons donc la responsabilité d'y être, et d'y être massivement pour témoigner de notre solidarité dans notre lutte commune.
Alors, le 1er mai, tous et toutes dans la rue!

Davide De Filippo, secrétaire général adjoint SIT

 

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Discours de Monsieur Patrick Flury Président du Cartel

Contrairement à la manchette de la Tribune de Genève d'hier qui affichait l'hésitation des fonctionnaires à manifester.

Votre présence, notre présence, ici prouve le contraire et prouve notre détermination.

Si le Cartel est aujourd'hui présent à vos côtés, c'est qu'il l’a décidé, en toute liberté, sans dogmatisme, dans l'intérêt d'une fonction publique unifiée et forte au service de Genève.

L’Assemblée des délégué-e-s du Cartel du 18 mars a appelé à la manifestation unitaire de ce jour, à l'unité syndicale dans le soutien des luttes sectorielles liées à Score.

Si certains fonctionnaires, préfèrent découvrir les impacts de Score à la lecture de leurs feuilles de salaire ! Nous, nous sommes ici !. Nous avons décidé de ne pas attendre, car c'est aujourd'hui et dans l'unité, que ce construit un rapport de force, et non demain, chacun isolé dans un coin.

Sur une zone de conflit syndical, devant un champ de mines nommé SCORE, il y a deux possibilités :

  • Soit refuser de le traverser,
  • Soit prendre le risque de l’explorer et de désamorcer les mines.
  • Le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du Secteur subventionné, a fait son choix : il explorera ce terrain, pour vous permettre de le connaître, et si nécessaire de le traverser, pour défendre la cause de l’ensemble de la fonction publique, pour que toutes et tous, nous portions la lutte au bon endroit avec des éléments concrets et factuels, pour nos salaires, pour nos conditions de travail. Mais jamais, je dis bien jamais, nous n’accepterons de nous soumettre à une quelconque clause de confidentialité. Car nous avons tous le droit de savoir,
  • sans attendre la fiche de salaire de 2016.
  • Dans son discours d’investiture, le Conseil d’Etat dresse les louanges du partenariat social, il dit qu’être suisse, c’est « négocier avant de décider ». Eh bien Madame et Messieurs les Conseilllers d’Etat, transformez ces belles paroles en actes !
  • La soupe à la grimace n'est pas une fatalité, la soupe doit être la meilleure pour la fonction publique !


Patrick Flury Président du Cartel

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Discours de  Monsieur Albert Anor ( membre du comité directeur du SSP-GE)

Chers collègues bonjour à tous, nous sommes au moins 4'000 manifestants !
 
Cette manifestation n’est pas le début de la mobilisation, une première pétition de la fédération des enseignants genevois avec plus de 2'000 signatures à déjà été remise au conseil d’Etat (CE).

Notre mobilisation a déjà donné des résultats, elle a fait reculer le CE sur la séparation entre le CO et le PO, le CE a retiré ce point de SCORE.

Reste encore à clarifier le problème des salaires, tous les enseignants du secondaire en niveau 12 de SCORE c’est 1, 4% en moins pour les salaires ! Et que deviennent les 6, 3% du niveau 13 attribués au seuls enseignants du collège ? Seront-ils versés pour les basses classes ou simplement économisés ?
 
D’autre part, le CE à annoncé plus de souplesse dans le délais, nous ne sommes plus confrontés à la menace d’un projet de loi qui serait déposé fin juin, nous avons donc du temps pour amplifier la mobilisation et les obliger à négocier
 
Il y a un mot qui brûle les lèvres des conseillers d’Etat et c’est celui de « négociations », ils sont pour des échanges, des consultations, mais pas de négociation ! Pour notre part, nous sommes pour l’ouverture de négociations sur les conditions de travail pour des réévaluations des fonctions qui tiennent compte de la réalité du terrain, sur la base des revendications concrètes.
 
Derrière les discours rassurants et technocratiques des responsables du projet SCORE, il y a de la politique !
L’amélioration des services publics, des conditions de travail, des salaires et des emplois, des emplois surtout pour la jeunesse, a toujours été le résultat de luttes.
 
Nous assistons à un tournant dans la situation.
 
Les comptes 2013 affichent un excédent de 56 millions.
Les annuités seront versées…
 
Le CE déclare : « les charges de personnel et les dépenses sont maîtrisées » !
Pourtant l’élite du patronat, représentée par la Chambre de commerce et de l’industrie elle se déclare pour la poursuite de la baisse des impôts des grandes fortunes avec d’autres recettes libérales.
Le CE  répond de son côté : « Des choix courageux devront être faits » « nous examinerons toutes les pistes », en générale on sait où conduisent les pistes explorée par le gouvernement, directement à la fonction publique !
 
Les pistes étudiées portent sur la hausse du temps de travail (vers une annualisation généralisée), vers des « économies » dans les prestations et dans une baisse des salaires.
 
SCORE s’inscrit dans cette logique, le CE a expliqué lui-même qu’il fallait rapprocher les salaires de la fonction publique des salaires du privé. Qu’est-ce que cela veut dire lorsque l’on voit la nécessité d’augmenter les bas salaires, d’aller vers un salaire minimum de 4'000 francs, combien de salariés qui touchent moins de 4'000.- ? C’est inacceptable !
 
Et on voit le résultat avec SCORE, c’est la compression des bas salaires et la hausse des salaires des cadres dès là classe 27.
Et attention, ceux qui se croient « gagnants », ceux qui se croient être revalorisés par SCORE, c’est un leurre.
Sur les 110 millions environ d’indemnités et de primes, 44 millions au moins seront supprimés !
Les indemnités inhérantes à la fonction = 19 millions
la prime de gériatrie (inconvénient de service)= 4,7 millions
la prime EPM dans les HUG = 10 millions
 
D’autres indemnités seront partiellement conservées (quel pourcentage ?) :

Les indemnités de travail de nuit, du week-end, des jours fériés, des contraintes horaires…

Quelle diminution du salaire, lorsqu’on sait que ces indemnités, qui ne sont pas des cadeaux, sont partie intégrante des modestes salaires des soignantes et des aides soignantes ?

C’est inacceptable, ces primes ont été obtenues par le combat, elle découlent de négociations et aujourd’hui le CE prend la liberté de les supprimer, comme ça !
 
Chers collègues, pour conclure, je voudrais dire encore deux choses :

La mobilisation doit se poursuivre sur la durée. Aujourd’hui nous sommes 4'000, demain nous devrons être le double pour remettre au CE les milliers de signatures sur la pétition conjointe du SSP et des associations de police, plus de 4'000 signatures collectées à ce jour Nous convoquerons un nouveau rassemblement.
 
Enfin, nous devons veiller à maintenir notre unité et notre indépendance vis-à-vis de l’employeur, nous devrons éviter les pièges de la division que le CE n’évitera pas de dresser sur notre chemin.

Nous devons aussi donner la parole à la base pour décider de la suite et des modalités d’action à entreprendre, faudra-t-il faire grève ? c’est à vous de décider, il faudra donc convoquer des AG de secteurs et une AG de l’ensemble de la fonction publique pour prendre les décisions qui s’imposent.
 
Merci.
Albert Anor
Membre du comité directeur du SSP-GE

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Plus de nature en ville pour plus de convivialité

 

Développer la nature en ville c’est favoriser la qualité de vie des habitants, Le canton, ville et les communes de Genève favorisent la biodiversité dans l’espace bâti pour donner plus de convivialité dans nos quartiers.

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A GENÈVE, LA NATURE EN VILLE S'APPRÊTE À FLEURIR

Communiqué de presse conjoint du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) et du département de la culture et du sport de la Ville de Genève

 

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Développer la nature en ville, c'est ramener de la biodiversité dans l'espace bâti afin de favoriser la qualité de vie des habitants. Grâce à l'engagement de nombreux acteurs, la nature en ville se concrétise encore un peu plus ce printemps, avec le lancement simultané de trois actions originales et innovantes : une exposition-promenade au Jardin botanique, un classeur de conseils pratiques pour les communes ainsi qu'un nouveau concours ouvert à tous. Ces actions encouragent à chaque échelle la réalisation de nouveaux aménagements qui favorisent la nature dans l'habitat pour plus de convivialité dans les quartiers.


La zone bâtie représente environ 30% du territoire genevois et elle tend à s'étendre à la faveur du développement de notre canton. Maintenir de la convivialité et de la verdure favorable à la nature sur ces surfaces est donc un enjeu important pour la qualité de vie des habitants.

C'est pour cette raison que le canton de Genève s'est engagé avec conviction en faveur du développement d'espaces favorables à la biodiversité dans l'habitat en lançant en juin 2013 le "Programme Nature en ville". Espaces de nature et de rencontre, toitures végétalisées, potagers urbains, haies indigènes ou prairies fleuries… voici quelques exemples des réalisations qui sont encouragées par ce programme. Pour les mettre en œuvre, de nombreux acteurs se mobilisent : propriétaires de jardins, groupes d'habitants, entreprises, associations et collectivités publiques. Les communes du canton et la Ville de Genève constituent ainsi des intervenants importants dans ce domaine. C'est aussi avec l'implication de ces acteurs que le développement de la nature en ville promu par le Canton de Genève franchit une nouvelle étape ce printemps, avec le lancement simultané de trois nouvelles actions.

Une exposition-promenade au Jardin botanique

Le parcours « Un hérisson en toute saison » est une exposition-promenade permanente installée en Terre-de-Pregny, dans l’enceinte des Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève. Il représente une vitrine des bonnes pratiques de la Charte des Jardins (voir encadré) et a été imaginé par le Jardin botanique avec les spécialistes de la nature en ville du Canton de Genève. Cet itinéraire agréable à parcourir avec une classe ou en famille présente les aménagements naturels où se déroule discrètement la vie des plantes et des animaux du jardin, au fil des saisons. Les haies, pierriers, souches d’arbres et autres petites structures - faciles à réaliser aussi dans un jardin privé - mettent ainsi en évidence la vie du lézard des murailles, du criquet mélodieux, de la carotte sauvage ou encore du hérisson. Une plaquette tirée du parcours a également été éditée afin d'accompagner les promeneurs durant leur visite. Richement illustrée, elle fournit aussi des conseils utiles à ceux qui souhaitent accueillir la nature dans leur jardin.

Un recueil de conseils pratiques pour les communes genevoises

Les communes sont des acteurs essentiels des mesures en faveur de la nature en ville. Elles ont l’expérience de la gestion des espaces publics et sont en contact direct avec leurs habitants, qu'ils soient amateurs d'espaces verts ou propriétaires de jardins. Afin de faciliter les actions communales dans ce domaine, le Canton de Genève a répertorié les mesures qui peuvent être mises en place à cette échelle en s’appuyant sur les principes de la Charte des Jardins - un outil à la fois simple, efficace et très bien accueilli par la population. Edité sous la forme d’un classeur distribué à toutes les communes genevoises, ce recueil constitue un catalogue très complet d’idées et de conseils pratiques pour favoriser la nature dans l’espace public et valoriser les actions qui sont entreprises.

Un nouveau concours ouvert à tous !

Enfin, pour favoriser l'émergence de nouveaux projets, un concours innovant est proposé à la population. Son objectif : permettre la réalisation d'aménagements urbains qui favorisent la nature, en apportant un soutien financier aux dossiers lauréats. Doté d'une enveloppe annuelle de 30'000 F grâce au mécénat de la Fondation Terrévent et de la Fondation du Parc Roger et Françoise Varenne, ce concours géré par le Canton de Genève est ouvert à tous. Pour l'édition 2014, les candidats peuvent soumettre les projets encore au stade d’idée jusqu'au 15 juin prochain. Le règlement du concours ainsi que toutes les informations utiles sont disponibles sur la page www.ge.ch/nature-en-ville/concours.

 
La Charte des Jardins

La Charte des Jardins est un "pense-bêtes" qui propose dix bonnes pratiques à adopter pour favoriser la nature dans un jardin. Ce n'est pas une liste d'exigences à remplir pour obtenir un label contrôlé, ni un document juridique, mais en engagement bénévole. La Charte des Jardins s'adresse notamment aux propriétaires de jardins, mais elle convient aussi très bien aux communes et aux entreprises. En effet, elle peut s'appliquer sur n'importe quel terrain, du grand parc au petit jardinet. Quel que soit le jardin, on peut cesser d'utiliser des pesticides, tondre différemment, pratiquer une petite ouverture dans sa barrière, éteindre l'éclairage extérieur quand il est inutile, et opter pour des plantes sauvages indigènes lorsque l'occasion de renouveler des plantations se présente. La Charte des Jardin compte plus de 400 adhérents à Genève.
Pour en en savoir plus : www.charte-des-jardins.ch

 

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Interview M. Pierre-André Loizeau, Directeur Conservatoire et Jardine botanique de la ville de Genève

 

"A l'exception de deux postes, le parcours que nous proposons a été construit en installant des panneaux d’explication reprenant le texte de Pierre-André Magnin et Nicolas Derungs et les dessins de Yann Le Bris dans des endroits significatifs sans aménagement particulier. Le graphisme est dû à l’Atelier Schegg + O. Walker, l’installation des panneaux aux équipes du Jardinier-chef Nicolas Freyre, et plus particulièrement au secteur Dendrologie et Entretien du parc, conduit par Jean-Marie Robert-Nicoud. Dès lors certains d’entre vous risquent d’être surpris par la modestie de ce parcours. Les idées maîtresses sous-jacentes sont de faire prendre conscience que la nature a besoin d’espace, a besoin de tranquillité, a besoin de plantes indigènes, a besoin de permanence de certaines structures tout au long de l’année, sans pour autant que l’activité humaine ne puisse s’y développer. Dans ce Jardin botanique, parcouru tout au long de l’année par plus de 350'000 visiteurs, peut-être un peu moins dans la Terre de Pregny, il est possible de trouver des espaces répondant aux suggestions de la Charte des Jardins, et nous les avons matérialisés avec ces quelques panneaux explicatifs. 

 

Je vous encourage à faire ce parcours qui, s’il est modeste, révélera toute la richesse des animaux et des plantes qui vivent déjà là, qu’on pourra observer pour autant qu’on y passe un peu de temps à les observer un à un. Nous sommes un peu trop nombreux et la saison n’est pas encore assez avancée pour pouvoir faire ces observations aujourd’hui, mais je vous encourage à revenir un peu plus tard, notamment lorsque le pré de fauche sera en pleine floraison. Je vous souhaite une belle visite."

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06/04/2014

Plus de 25’000 gourmands à l’attaque du chocolat!

Pour le 10ième festival du chocolat plus de 25’000 gourmand du chocolat ont participé au festival, à cette occasion plus de 1’500 m2 de tente où les gourmand ont pu gouté à tous les chocolats fait par des artisans, des expositions diverses sur le chocolat des élevés en pâtisserie de 1ère, 2ème et 3ème année du canton de Genève, des lauréat à été remis au élevés qui ont exposé leurs travaux, Le festival du chocolat célèbre ses dix ans et ce clôture avec grand succès.

 

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La fête est finie, 4000.- minimum pour toutes et tous!

Vendredi 4 avril sur le chantier des Cèdres de Cologny, 200 travailleurs ont organisé une pause prolongé avec le Sit, l’unia et Syna pour protester contre :

-    3 ans de bonne conjoncture dans le second œuvre romand
-    3 ans d’augmentations de primes d’assurance-maladie
-    3 ans sans augmentations de salaire

pendant cette pause prolongée tous le travailleurs ont décidé de reclamé une augmentation de leurs salaires, et un Oui pour l’initiative du salaire minimun de 4000.-

les trois syndicat ont organisé sur place une grillade, les travailleurs on passait leur pause dans une bonne ambiance.

 

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05/04/2014

Bas les masques, et brisons les chaînes aux bas salaires !

Le comité pour l’esclavagisme en Suisse manifeste contre le salaire minimum légal

Le comité pour l’esclavagisme en Suisse  a organisé une manifestation à Genève  cet après-midi pour rappeler à la population genevoise a nécessité de considérer l’esclavagisme comme forme de travail reconnue et légale.
 
Les employés refusent de se plier à la tâche de façon convenable et avancent de plus en plus de revendications inacceptables telles que de pouvoir bénéficier de jours de congés et même de semaines de vacances. Les heures supplémentaires sont contestées … et y’en a même qui prétendent bénéficier de droits syndicaux !
 
Et maintenant, comble de l’arrogance, voilà qu’ils se mettent à réclamer un salaire minimum légal. Et puis quoi encore ? Bientôt, il faudra aussi leur enlever les chaînes ?

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Aux représentants des médias
 
OUI au Salaire Minimum à 4000 francs pour toutes et tous !
Juste, Nécessaire, Possible.
 
Dans le cadre de sa campagne en faveur de l’initiative fédérale pour un salaire minimum à 22 France de l’heure (4000 francs par mois), le Syndicat SIT a manifesté aujourd’hui pour dénoncer les bas salaires et le travail mal rétribué, dans une mise en scène faisant référence à une sorte « d’esclavage moderne ». Un défilé de quelques dizaines d’hommes et femmes masqué-e-s et enchainé-e-s a en effet traversé les Rues basses, lors d’une manifestation organisée par un prétendu « Comité pour l’introduction de l’esclavagisme en Suisse ». Bien entendu, il s’agissait uniquement d’une parodie, mais la réalité de l’exploitation éhontée de la force de travail est souvent plus proche de ce qu’on imagine …
 
D’ailleurs, les chiffres dénoncées par l’étude menée par le SIT en 2013 sur la base des données genevoises de l’enquête suisse des salaires 2010 de l’OFS (« 4'000.- Minimum pour tous ! », août 2013) confirment que Genève bénéficie d’une image surfaite quant aux conditions réelles de son marché du travail. En effet, malgré que Genève soit régulièrement classée parmi les villes les plus chères du monde, 10,67 % des salarié-e-s gagnent moins de 4000 francs bruts par mois ! Et à ce pourcentage il faut encore ajouter les salarié-e-s de certains secteurs économiques (l’agriculture, l’économie domestique et les emplois de solidarité) qui ne sont pas considéré-e-s par la base de données OFS. Dans les faits, ce sont donc 33’000 personnes qui gagnent moins de 4000 francs par mois à Genève, sur un total d’environ 210’000 emplois. Et alors que les salaires baissent (depuis 2004, les salaires moyens et médians de l’ensemble du secteur privé ont baissé passant respectivement de 42'442 francs annuels à 41'239 et de 43’335 à 42'372 francs annuels) les inégalités se creusent : les 10% de hauts salaires accaparent 30% de la masse salariale, tandis que les 30% les moins payés se partagent le 10% restant. Cette situation est inacceptable, et l’initiative pour un salaire minimum  légal sera un pas décisif vers une politique salariale plus juste et une plus grande répartition des richesses, ainsi qu’une véritable protection contre le dumping salarial.
 
L’action d’aujourd’hui a certainement choqué par la violence des propos et des images. De notre côté, nous sommes plutôt choqués par la réalité des bas salaires à Genève, et nous continueront à la dénoncer pendant les semaines qui nous séparent encore du vote sur l’initiative syndicale.
 
Bas les masques, et brisons les chaînes aux bas salaires ! Oui au salaire minimum légal le 18 mai.
 
Pour plus d’informations :
Giangiorgio Gargantini
secrétaire général adjoint SIT
Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs
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02/04/2014

Messieurs Barazzone et Pagani: sont les jeux d’enfants, à l’île Rousseau?

Rénovation à l’île rousseau pendant 1 mois et demi, afin de rénover le revêtement du sol, pour les personnes à mobilité réduite, sans avoir penser aux jeux d’enfants.


Uniquement les adultes peuvent profiter de cette place touristique au milieu de Genève.

J’ai rencontré cette après-midi quelques familles avec des enfants, qui visitaient cette place avec ces cygnes et ces oiseaux.

Une maman, m’a expliqué que cette place était un lieu magnifique pour le publique genevois, mais au centre ville aucun lieu pour que les enfants puissent jouer.
Pourquoi sur cette île, il n’y a pas quelques jeux pour les enfants?

Les enfants apprécient d’avantage aller voir les cygnes et les oiseux au bord de l’eau, sur une place publique, ainsi  que d’aller au Pavillon de l’île Rousseau.

Adressé à Messieurs Barazzone, Pagani, et le conseiller administratif: “Les familles de la Ville de Genève demandent de construire un lieu d’épanouissement pour leurs enfants en pensant aux jeux.” 

 

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01/04/2014

Des lacrymogènes pour défendre le Sommet mondial sur les matières premières..

Mobilisons nous contre la confiscation des matières premières par une poignée de multinationales sans scrupules!

Plus 500 personnes ont manifesté contre le «Sommet mondial sur les matières premières» qui se tient à l'Hôtel Beau-Rivage. Les manifestants ont défilé à la place St – François jusqu’à devant à l'Hôtel Beau-Rivage à Lausanne.

Pour la troisième année consécutive, le Beau-Rivage palace accueille, du 31 mars au 2 avril, le Sommet mondial des matières premières, où se réunissent sociétés de négoce, banques et investisseurs. En quelques années, la Suisse est devenue un acteur central du commerce mondial des matières premières. Des multinationales responsables de désastres sociaux et environnementaux comme Cargill, Archer Daniels Midland, Louis Dreyfus, GlencoreXstrata ou encore Vale bénéficient d’avantages fiscaux indécents sur le territoire suisse, privant ainsi les pays producteurs de leurs revenus. Les banques, en particulier la BCV - Banque Cantonale Vaudoise et le Credit Suisse, participent à ce pillage par l’intermédiaire de fonds spéculatifs.

Au printemps 2013, le précédent Sommet a suscité une vive opposition. Sous l’impulsion du Collectif contre la spéculation sur les matières premières, plus d’un millier de personnes ont défilé dans les rues de Lausanne sous le slogan «Les spéculateurs s’enrichissent, les peuples s’appauvrissent». Plusieurs centaines d’autres se sont retrouvées lors d’un contre-sommet lors duquel se sont exprimés des militants suisses et européens, éclairés de témoignages d’invités engagés dans des luttes dans des zones touchées au Congo, en Colombie et au Canada.

Revendications de Manifestant:

! Pour protester contre la tenue du sommet des affameurs et des pilleurs de la planète.

! Pour affirmer notre solidarité avec les peuples du monde entier, victimes de la rapacité des sociétés de trading.

! Pour l’abandon des privilèges fiscaux octroyés à ces entreprises.

! Pour exiger que soit mis fin à la spéculation sur les matières premières alimentaires.

! Pour la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire.

! Pour que les multinationales domiciliées en Suisse respectent les droits humains et environnementaux partout dans le monde.

 

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31/03/2014

"stop à l'impunité des sociétés transnationales"

A l'occasion du 3ème sommet mondial des matières premières, une quarantaine de militant-e-s se sont réuni-e-s devant le siège de Cargill pour un Flash Mob pour dénoncer les spéculations sur les matières premières, en particulier sur les denrées alimentaires.

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Intervention de Melik Özden, Directeur du CETIM, lors de Flash Mob devant le siège de Cargill à l'occasion du 3ème sommet mondial des matières premières, Genève, le 31 mars 2014

    1)    Dans une étude pluridisciplinaire publiée en 2011, trois chercheurs de l'Institut fédéral de technologie de Zurich sont arrivés à la conclusion suivante: 737 sociétés transnationales contrôlent, à travers de denses et complexes réseaux tissés au niveau mondial, 80% des valeurs de l'ensemble des sociétés transnationales et que 147 d'entre elles (qualifiées de « super-entity » par ces chercheurs) en contrôlent 40%.

    1)    Cela signifie que quelques centaines de sociétés transnationales contrôlent au niveau mondial l'essentiel de la production et la commercialisation des biens et des services. Cette position leur confère un pouvoir sans précédent dans l'histoire. Cargill fait partie de ces entités.
    2)    
Les principaux problèmes posés par la plupart des sociétés transnationales sont bien connus: le non respect des législations sur le travail, l'environnement, les droits humains, la fiscalité et l'ignorance délibérée des besoins des populations locales. Elles n'ont pas de structures démocratiques et ne sont pas transparentes. Par définition, les sociétés transnationales sont des entités qui défendent des intérêts particuliers (surtout ceux d'une poignée d'actionnaires majoritaires) et non pas l'intérêt général. De plus, elles recourent à des montages complexes pour échapper en particulier aux mesures fiscales et à leurs responsabilités lorsqu'elles sont impliquées (directement ou indirectement) dans des violations des droits humains.

Partout et nulle part (juridiquement parlant), les sociétés transnationales, avec des montages complexes, sont devenues des entités insaisissables. Elles ont accentué leur main-mise sur les ressources naturelles de la planète et influencent les politiques des gouvernements. Directement ou indirectement, elles portent une énorme responsabilité dans la détérioration de l’environnement et dans l’accroissement des violations massives des droits humains. Elles échappent totalement à tout contrôle démocratique et juridique. Elles minent ainsi les fondements même de la démocratie.

Que faire?
Depuis près de 40 ans, les codes de conduite volontaire, adoptés par des sociétés transnationales elles-mêmes et par quelques institutions internationales, ont démontré leur totale inefficacité. C'est pourquoi, les gouvernements doivent adapter leurs législations et se donner les moyens nécessaires pour surveiller de près les activités des sociétés transnationales afin que ces dernières respectent l'Etat de droit et les droits des peuples à décider de leur avenir et de leurs politiques de développement. Il n'est pas normal ni tolérable que ces entités jouissent de l'impunité que cela soit pour des crimes ou violations des droits humains commis, des fraudes fiscales ou des dégâts causés à l'environnement. Les gouvernements doivent être conscients que, en dernier ressort, ce sont eux qui sont responsables de toute violation commise, y compris par des tiers, sur leur territoire. Ils ont donc l'obligation de protéger leurs populations et ils ne peuvent pas rester bras croisés face aux agissement délictueux des sociétés transnationales.

Vu les caractéristiques de ces entités, les mesures prises au niveau national doivent être accompagnées par l'adoption des normes contraignantes à l'échelle internationale. Récemment, une démarche dans ce sens a été lancée par 85 Etats au sein de l'ONU. Cette démarche doit être soutenue fortement par tous les mouvements sociaux et organisations de la société civile.

    1)    Quant à la Suisse, elle a une responsabilité particulière, étant donné la densité des sièges des sociétés transnationales basées sur son territoire. La campagne « Droit sans frontières » qui exige le respect des droits humains et de l’environnement partout dans le monde par les sociétés transnationales basées ou opérant depuis la Suisse n'a malheureusement pas obtenu le résultat escompté. Les autorités fédérales ont en quelque sorte ignoré les 135'000 signatures récoltées l'année dernière. En effet, la législation suisse ne permet toujours pas la poursuite en justice des responsables des sociétés transnationales pour les crimes ou violations des droits humains commis à l'étranger. Il faudra peut-être d'autres formes de lutte telles que des initiatives parlementaires ou populaires, voire des voies judiciaires.
    2)    Je vous remercie de votre attention.


Pour en savoir plus :
Sociétés transnationales et droits humains, éd. CETIM, mars 2006, http://www.cetim.ch/fr/publications_stn-bro2.php
Sociétés transnationales : acteurs majeurs dans les violations des droits humains, éd. CETIM, décembre 2011, http://www.cetim.ch/fr/publications_cahiers.php#stn
Bulletin n° 43 du CETIM, août 2012, http://www.cetim.ch/fr/publications_bull.php

 

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Interview de Madame Valentina Hemmeler Maïga, Uniterre

Cargill co-acteur de la spéculation financière mais aussi destructeur de l’agriculture paysanne
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Cargill la plus grande entreprise formée par des capitaux privés aux Etats-Unis. Elle agit dans presque tous les segments de la chaine agro-alimentaire industrielle. Elle est un des principaux leaders dans l’achat des céréales, de leur transformation, et de leur distribution. Elle est aussi leader dans la transformation du soja et dans la manufacture d’ingrédients alimentaires. CARGILL abuse de sa position dominante dans le commerce agricole mondial afin de faire une pression énorme sur les prix aux producteurs.

Les firmes transnationales qui contrôlent le commerce des matières premières agricoles – Cargill, Louis Dreyfus, Archer Daniels Midland et Bunge concentrent plus de 90% du commerce mondial céréalier – ont à leur tour créé des filiales financières pour spéculer sur ces marchés.
Les marchés à terme des matières premières sont désormais dominés par les spéculateurs. Leur part sur ces marchés est passée de 12% à 61% entre 1996 et 2011. Alors que le premier fonds indiciel sur les matières premières a été créé au début des années 1990, leur nombre a fortement augmenté au cours des années 2000 et leur volume financier est passé de 13 à 320 milliards de dollars entre 2002 et 2010.
 
En 2008, au plein coeur de la crise alimentaire, CARGILL a annoncé des profits de plus de 4 milliards de dollars augmentant ses profits de plus de 80%.

Cargill et la durabilité
CARGILL est impliquée dans la « round table for responsible soy » et d’autres initiatives similaires de « green washing ». Plutôt que de promouvoir des méthodes de production durable, cette « roundtable/table ronde » légitime en fait l’existence de pratique de production socialement et environnementalement destructrices.
 
Cargill et l’accaparement des terres
Le gouvernement colombien
a activement favorisé l’accaparement des terres par des grandes entreprises, dont beaucoup sont étrangères  afin de promouvoir une agro-industrie orientée vers l’exportation au détriment d’une agriculture familiale orientée vers la souveraineté alimentaire.
Cargill aurait acquis illégalement plus de 50.000 hectares de terres destinées à de petits paysans en Colombie. Cargill se serait affranchie des limites maximales de surfaces que peut acquérir un propriétaire et aurait acheté, entre 2010 et 2012, quelque 52.576 ha via 36 sociétés différentes dans la région de Vichada
En Colombie, 40 % du territoire se trouve d'une façon ou d'une autre sous contrat avec des multinationales, que ce soit pour l'agriculture, les biocarburants ou l'industrie minière.

La Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, est un partenariat entre le G8, plusieurs gouvernements africains, des multinationales et quelques entreprises nationales. La terre est l’une des grandes priorités de Cargill et des autres entreprises agroalimentaires qui ont des visées sur l’Afrique. C’est la raison pour laquelle de thème revient si souvent dans les cadres de coopération de la Nouvelle Alliance du G8.
 
Cargill a acquis 5% du premier producteur agricole ukrainien, Ukrlandfarming (ULF), comptant accroître les exportations vers la Chine de céréales de cette ex-république soviétique aux "terres noires" très fertiles. Cette coopération doit notamment prendre la forme d'un "soutien mutuel" en vue d'exporter vers les pays asiatiques, "y compris la Chine", est-il ajouté. La production agricole de l'Ukraine aux fertiles "terres noires", qui en ont longtemps fait le grenier à blé de l'Europe, est de plus en plus convoitée au-delà du seul Vieux Continent, notamment en Asie.
 
Cargill et le lait
Des investisseurs financiers et des grandes entreprises laitières unissent leurs forces pour mettre en place des méga-fermes laitières dans tout les pays du Sud.
Le fonds d’investissements spéculatifs de Cargill (Black river) consacre actuellement 300 millions de dollars à des fermes laitières industrielles en Chine et en Inde.  
Rich Gammill, le directeur général de Black River, affirme que les fermes coûteront environ 35 millions d’USD chacune et «fonctionneront avec 5 000 à 8 000 vaches dans des zones où la production laitière repose essentiellement sur des petits paysans.» «Nous sommes habitués à une production alimentaire efficace aux États-Unis», explique R. Gamill. «Mais en Chine et en Inde, une bonne partie de cette production repose sur de petits paysans. Il ne s’agit pas d’un système optimisé ou efficace et il ne peut offrir de solution durable pour satisfaire la demande.
 
La plus grande coopérative laitière du monde, Fonterra, construit des fermes en Chine, en Inde et au Brésil à une échelle qu'elle n’aurait jamais pu se permettre dans son pays d'origine, la Nouvelle-Zélande.
Au Vietnam, une banque est en train de faire construire une ferme de 137’000 vaches.

Cargill, a elle aussi l'intention d'entrer sur le secteur laitier indien. En 2010, Cargill a annoncé qu'il allait investir dans des fermes laitières en Chine et en Inde, par le biais de son fonds de couverture, Black River Asset Management.  Ensuite en 2012, la filiale de Black River, Cargill Ventures, a réalisé son premier investissement dans le secteur laitier indien : elle a investi 15 millions de dollars US (800 millions de roupies indiennes) dans Dodla Dairy dont le siège est aussi en Andhra Pradesh, à Nellore. Dodla avait reçu initialement un financement d'un fonds de capital investissement privé indien, Ventureast.

Cargill et les pays en ruine
Cargill comme d’autres grands groupes investis les pays au sortir des guerres comme l’Afghanistan, ou après des catastrophes naturelles, Haïti…
 
Valentina Hemmeler Maïga, Uniterre
www.uniterre.ch

 

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Peintre et militant: Birtan Güven..

Birtan Güven, Peintre et militant depuis les années 1970. Comme de nombreux opposant au gouvernement turc, il se retrouve en prison de 1982 à 1986, il y  retourne en 1993. En 1996, il participe aux grèves de la faim dans les prisons turques. Il ne mange pas pendant 69 jours. Durant ces grèves de la faim, 12 compagons de Birtan meurent. Birtan, lui, est victime du syndrome de Wernicke Korsakoff qui affecte les personnes en carance de vitamine B. Il est libéré en 1999. Réfugié politique en Suisse, Birtan peint dans l’atelier Malo Bolo à Berne depuis 5 ans. Après un travail d’inspiration figurative, il se consacre depuis quelques années à l’art abstrait.

 

Vernissage lundi 31 mars de 18h00 à 20h00

Du 31 mars au 6 avril 2014

Lundi – vendredi 16H00 à 20h00

 

Samedi – Dimanche 14h00 à 21h00

 

 

 

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29/03/2014

Manifestations pour la liberté des peuples au Rojawa en Syrie

Cet après midi, une centaines kurdes se sont rassemblé à la place des nations pour soutenir le peuple Rojawa en Syrie ( les kurdes, les syriaque, les arménien les turkmènes et les arabes). Afin de protester contre les groupes lié à Al-Qaida (EIIL), depuis trois semaines le peuple  mènent des attaques massives. La semaine dernière, les rebelles islamistes syriens ont aussi attaqué un village majoritairement habité par des arméniens, au Kassab en syrie. Les manifestants ont défilé à la place des nations jusqu’à la zone piétonne du Mont-Blanc, avec le drapeau Kurdes et ont acclamé les slogans.

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A la presse et à l’opinion publique


Les gangs de
l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) lié à Al-Qaida mènent des attaque massives depuis ces dernier trois semaine contre la région de Kobanê qui est l’un des cantons du Kurdistan Rojava  en Syrie et qui avait avec Cizire et Efrin déclaraient leur autonomie démocratique. Depuis aout 2013, ces gangs qui opèrent sous le masque de l’islam et qui sont soutenus par les états de la région, et notamment par la l’Iran, la Turquie et la Syrie mènent des attaques contre la population qui vont jusqu’au massacres.
 
Au Kurdistan Rojava, les kurdes, les syriaque, les arménien les turkmènes et une partie des arabes ont mis en place des assemblées populaires communes à Kobani, Cizire et Efrin et déclaré leur autonomie démocratique. Ils sont passés à un système de Cantons. Avec le système qu’ils ont mis en place toutes les peuples, les minorités religieuses et culturelles sont représentées librement avec leurs propres identités démocratiquement. La région la plus stable et sécurisée en Syrie est le Kurdistan Rojava.
 
Dans un tel contexte, le fait que
l’EIIL retire ces troupes sans la moindre difficulté des régions sous control du régime syrien et qu’il se rassemble dans une région précise pour débuter ses attaques contre les kurdes est clairement en accord avec le régime syrien. Le but de ces attaques est de briser le lien entre les cantons de Kobani, Efrin et Cizire. Ainsi, en faisant tombé le canton de Kobani qui se trouve au milieu des trois cantons ils veulent isolé les cantons les uns des autres et les attaquer par la suite pour réduire à néant le système de l’autonomie démocratique déclaré. Pour cela, ils font des massacres dans tous les villages et quartiers kurdes sans distinction enfants et femmes, de 7 à 70 ans.

Les attaques contre le peuple kurde qui lutte pour sa liberté et une vie démocratique ne sont pas uniquement l’œuvre de ces groupes armés. Ceci d’autant plus qu’ils attaques le peuple le plus opprimé du Moyen-Orient et le peuple qui n’a fait de tort à aucun peuple et aucune force politique. Derrière ces attaques il y a les états d’Iran, de Turquie et de Syrie qui refusent de résoudre la question kurde, de se démocratiser et qui ne digèrent pas les acquis démocratique des kurdes et des autre peuple au Rojava. C’est en particulier l’état turc qui au bénéfice d’un leadership pour ce qui est de hostilité contre les kurdes qui provoque ces attaques. Il est maintenant très clair que les assaillants sont à la solde de la Turquie. Le fait que des individus soient recrutés de toutes part, que des armes et des munitions soient envoyés de Turquie et que dans les villes et les localités de la Turquie des camps d’entrainement soient mis en place démontre clairement que la Turquie est le véritable acteur de cette guerre. Ils veulent anéantir entièrement le fait que les kurdes s’auto dirigent de manière libre et démocratique sur leur terre ancestrale avec les autres peuples.
 
Cette attitude de la Turquie au Rojava et en dernier lieu à Kobani montre clairement pourquoi l’état turc ne fait pas de pas pour la résolution de la question kurde au Kurdistan Nord et ce malgré l’existence de toutes les conditions nécessaires et les efforts positifs de la partie kurde.
 
Nous faisons appel en particulier à toutes personnes progressistes, démocrates et solidaires à l’humanité à réagir dans tous les domaines contre ces attaques pour protéger les acquis dans les cantons d’autonomie démocratique représentant touts les peuples, kurde, arabe, syriaque, tchétchène et arménien qui vivent au Rojava. La révolution du Rojava, le statut et les acquis de cette région sont les acquis de toutes les partie du Kurdistan. Par la même occasion ces acquis sont l’avenir et le model concret de la Syrie et du Moyen-Orient démocratique. Si Kobani et de manière plus général le Rojava perd toutes les parties du Kurdistan, toute la Syrie et tout le Moyen-Orient perdront. Nous invitons l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe et les institutions politiques et humanitaires telles que les Nations Unies à intervenir contre ces attaques incompatibles avec le droit humanitaire et qui ont pour but le massacre des kurdes. De même, nous leur demandons de respecter la volonté et choix des peuples du Rojava et à reconnaître les le Gouvernement des Cantons dans cette région.
Association Culturelle Kurde – Genève


 

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27/03/2014

Duel à la tête du ministère publique...

La tribune de Genève a organisé un grand débat pour l' élection du procureur général.

Deux candidats ont débattu sur la scène devant un publique. Ensuit j’ai envoyé un message au candidats pour recevoir un réponse d’une  question” Pourquoi les électeurs doivent voter pour vous?”, mais malheureusement les candidats ne réponde pas à ma question.

J’ai visité son site internet et je cherche une réponse pour ma question, voici les arguments qui m’aide un peu à répondre à ma questions:

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Pierre Bayenet, le courage d’une justice impartiale et humaine - ce n’est pas seulement un slogan!

Une justice efficace qui doit protéger, punir, réinsérer et réparer
Une justice impartiale qui s’attaque aussi à la criminalité économique
Une justice humaine pour une société plus juste

Voter Pierre Bayenet, c’est voter pour une justice progressiste qui:

- protège la population
- réprime toutes les criminalités
- se préoccupe des victimes
- vise à la réinsertion des condamnés
- défend les droits fondamentaux
- ne criminalise pas la pauvreté

Plus de renseignements: www.bayenet.info

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"Ma vision peut se résumer en deux points. D’une part, j’ai considéré qu’il fallait renforcer la dureté de la réponse pénale pour faire en sorte qu’elle n’incite pas à s’adonner à la criminalité. D’autre part, il m’a paru essentiel de cesser d’opposer la lutte contre l’insécurité de rue et la lutte contre la criminalité économique. Ces deux dimensions se complètent.
 
J'ai adopté un barème plus sévère que celui qui existait jusqu'alors en matière de petit trafic de stupéfiants. La quantité de stupéfiants détenue par le prévenu, sur laquelle se fonde le barème, détermine la sanction à appliquer. Par ailleurs, pour accompagner le durcissement de la loi fédérale sur la circulation routière, j'ai relevé les sanctions applicables aux délits routiers. Dans ce domaine, nous avons dû faire face à une situation genevoise non conforme au droit, car certains délits étaient traités comme de simples contraventions.
 
Dans le domaine de la loi fédérale sur les étrangers, il n’existait aucun barème. Suite à l’accord avec le Conseil d’Etat de 2012, nous avons mis au point, avec les premiers procureurs, une directive permettant de sanctionner les délinquants multirécidivistes en situation irrégulière. C’est un instrument complexe, car il distingue, c’est fondamental, différents types de situations : les multirécidivistes écopent désormais de peines de prison, tandis que les personnes qui n’ont pas commis d’autre infraction que de se trouver sans titre de séjour sur le territoire suisse et travaillent « au noir » par exemple, ne sont punies que de jours-amende et ne sont donc pas envoyées à Champ-Dollon. Cette nouvelle directive permet d’intervenir efficacement, alors que nous aurions besoin de forces de police en très grand nombre pour opérer ces arrestations sur la seule base d’infractions au Code pénal ou à la loi sur les stupéfiants, qui nécessitent la plupart du temps de prendre l’auteur en flagrant délit. En somme, les personnes peuvent certes être arrêtées sur la seule base de la loi fédérale sur les étrangers, mais elles ont soit un lourd passé pénal, soit n’ont pas d’autres moyens de vivre que de s‘adonner à la délinquance. Je note d’ailleurs qu’une part importante des cambrioleurs sont des auteurs occasionnels comptant parmi ces délinquants. La nouvelle pratique a donc eu un effet positif non seulement sur les vols et les violences, mais aussi sur le nombre de cambriolages.
 
Huit axes de politique criminelle ont été définis, parmi lesquels deux ont été jugés prioritaires : la lutte contre les violences et contre les cambriolages. C’est aussi la première fois que l’on a convenu que la migration illégale devait recevoir une réponse pénale appropriée.
 
Si l’on s’en tient aux chiffres de la police, qui montrent notamment que les contrôles ont augmenté de 60%, les arrestations de 30% et qu’au final le nombre de cambriolages et de violences a baissé en 2013, il apparaît que l’efficacité de l’action de la police et du Ministère public a augmenté depuis 2012. Schématiquement, la baisse de la criminalité s’explique par le déplacement vers Champ-Dollon d’environ 200 à 300 délinquants, jusqu’ici en liberté.

Plus de renseignements: http://www.olivierjornot.ch/interview

 

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26/03/2014

Inauguration du CEVA: 21 mois de retard

La délégation du conseil d’Etat au CEVA,des CFF et de la direction du projet du CEVA ont organisé une conférence de presse, sur le bilan d’avancements des travaux. Le premier coup de pioche des travaux a été donné le 15 novembre 2011, accuse d’un retard de 21 mois à cause du tunnel de Champel qui nécessite d’être renforcer.

 

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La conférence à été représenté par Monsieur Philippe Gauderon, chef Infrastructure, chemins de fer fédéraux suisses (CFF), Monsieur Antoine Da Trindade, directeur de projet CEVA et Monsieur Luc Barthassat, conseiller d’Etat chargé du département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA).

 

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"Le projet CEVA a annoncé que, suite aux recours et à des difficultés techniques, l'ouverture du RER ne pourra se faire dans les délais prévus.

Dès aujourd'hui, je m'engage à faire un point de la situation tous les 3 mois, afin que ce "chantier du siècle", soit celui de la transparence, du respect des coûts, et des conditions de travail. De plus, un rapport annuel du Conseil d'Etat sera remis chaque année au Grand

Conseil et 2 inspecteurs supplémentaires - entièrement dédiés au contrôle du chantier - seront engagé sur le terrain. Enfin, je m’engage pour que la quasi-totalité des routes impactées par les travaux du CEVA soient libérées fin 2014 et que la voie verte puisse accueillir

les amoureux de mobilité douce comme prévu en 2017. », de Luc Barthassat, conseiller d’E
tat.

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Communiqué de presse de la délégation du Conseil d’Etat au CEVA, des CFF et de la
Direction de projet CEVA


Projet CEVA (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse):
Bilan d’avancement des travaux

Deux ans après le premier coup de pioche, les travaux se déroulent selon la planification initiale, à l’exception du tunnel de Champel. En effet, suite aux recours et à la nécessité de renforcer les mesures constructives en raison de la géologie, la réalisation de cet ouvrage clé de CEVA accuse un retard estimé à 21 mois. Celui-ci se répercute sur l’objectif de mise en service de décembre 2017.

La réalisation de CEVA a débuté depuis un peu plus de deux ans. Les dernières zones de travaux sur territoire suisse se sont ouvertes sur les communes de Chêne-Bourg et de Thônex à la fin de l’année passée et partout les chantiers progressent.

Il y a quelques jours, a commencé le percement du tunnel de Champel, dont la construction avait été retardée de douze mois par des recours. Au terme d’études menées par la Direction de projet, cherchant à accélérer les travaux, il est désormais certain que ces douze mois perdus ne pourront pas être regagnés.

D’autre part, compte tenu des derniers sondages géologiques réalisés, dont certains avaient également été retardés par des recours, un renforcement des mesures constructives a dû être privilégié au moment de l’établissement du projet d’exécution du tunnel. Cela induit un ralentissement de l’avancement quotidien de la creuse du tunnel de près de 20%, soit un allongement de la durée des travaux de neuf mois.

Les travaux du tunnel de Champel étant déterminants pour l’ensemble de la planification suisse, le retard estimé à 21 mois dans la livraison du tunnel a donc un impact direct sur la fin du chantier.
Dès lors, la date de mise en service à fin 2017 n’est plus considérée comme un objectif réalisable. L’avancement dans la creuse des deux tunnels de CEVA, Champel et Pinchat, ayant une influence prépondérante sur l’ensemble du planning du projet, il paraît pour l’heure prématuré de déterminer une nouvelle date de mise en service. Celle-ci pourra être fixée lorsque la moitié de ces ouvrages aura été creusée, soit à la fin de l’année 2015. Parallèlement, des possibilités de mise en service partielle et par étape sont en cours d’étude.


Grâce aux optimisations réalisées dans le cadre d’autres lots de travaux, les surcoûts relatifs à ce retard peuvent être absorbés dans le financement initial. Le budget de 1,567 milliard de francs
est donc toujours respecté.

En outre, ce retard n’a d’incidence que sur les lots de travaux situés aux extrémités du tunnel de Champel. M. Da Trindade, directeur de projet CEVA, souligne : « D’ici à la fin de l’année 2014, nous pourrons libérer la quasi-totalité des routes que nous avons traversées, comme par exemple l’avenue de Miremont en mai, la route de Chêne en juin, la route de Jussy en août. »

Cet allongement de la durée des travaux aura des répercussions sur la mobilité de la région. CEVA constitue en effet l’une des trois branches du futur réseau ferroviaire, connectant plus de 40 gares entre elles sur 230 km de ligne, dans un rayon de 60 km autour des gares de Cornavin et d’Annemasse. Philippe Gauderon, chef CFF Infrastructure, précise toutefois : «Même si la mise en service de la branche CEVA est reportée, nous nous efforcerons d’améliorer
progressivement l’offre pour nos clients, que ce soit en direction de Bellegarde ou en direction de Coppet. »

Travaux

Depuis 2011, les chantiers CEVA ont franchi d’importantes étapes et certains ouvrages sont déjà terminés, à l’instar de la tranchée couverte du Val d’Arve. Son achèvement a permis de débuter la creuse du tunnel de Pinchat dès septembre 2013, depuis ses deux extrémités.

La dernière partie de la halte de Carouge-Bachet est désormais en cours de construction sous la route de Saint-Julien. Les travaux sous l’autoroute de contournement à la hauteur du Bachet-de-Pesay, ayant nécessité la mise en place d’un système de déviation exceptionnel, se sont terminés en décembre 2013, selon la planification.

A Champel, l’entier de l’enceinte de la halte a été construit et la creuse sous dalles a débuté. L’avenue de Miremont s’apprête à retrouver sa configuration initiale, une fois les réseaux souterrains remis en place.


Dans le secteur de Genève – Eaux-Vives, la tranchée s’étendant de l’avenue Théodore-Weber à la route de Chêne est achevée, tout comme le gros oeuvre sur la moitié de la future gare. Au mois de juin, la route de Chêne sera rétablie selon son tracé d’origine. La creuse de la seconde moitié de la gare se terminera en août 2014
.
Sur le dernier secteur des travaux, l’enceinte des tranchées couvertes qui courent du chemin Frank-Thomas jusqu’à la frontière sont en cours de réalisation, la dernière partie ayant débuté en octobre 2013.


Enfin, d’ici à la fin de l’année 2014 et sur l’ensemble du tracé, les travaux CEVA se recentraliseront sur les périmètres de chantier, libérant la quasi-totalité des routes ayant été touchées.

 

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25/03/2014

Semaine internationale contre le racisme: "l'islamophobie est-elle une forme de racisme?"

Résumé de la Conférence organisée le 21.03.2014 par l’UOMG & le BIE sur le thème «  l’islamophobie est-elle une forme de racisme ? » de Marwan Muhammad, Président du Comité contre l’Islamophobie en France, dans le cadre de la Semaine internationale contre le racisme

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Lorsqu'on parle d'islamophobie, il faut commencer par clarifier le concept: 

Contrairement à certaines controverses politiques, le terme n'a pas été inventé par des mouvements musulmans, ni dans le monde arabe ni en Iran, puisqu'un tel concept n'existe ni en langue arabe, ni en perse. Il a au contraire été inventé en France au début du 20e siècle, par des ethnologues et administrateurs coloniaux, qui s'en servaient pour mettre en évidence un traitement hostile aux populations musulmanes dans certaines zones coloniales. 

Comme de nombreux termes exprimés dans un espace politique européen sous tension, il fait l'objet de désaccords, comme pour d'autres formes de préjudice: antisémitisme, négrophobie, racisme anti-Roms, etc. 

Par conséquent, il faut s'attacher à une définition d'usage claire: 

Nous considérons comme acte islamophobe tout acte de discrimination ou de violence envers des individus ou des institutions en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à l'islam. 

C'est cette définition que nous utilisons, en bonne intelligence avec l'ONU, l'OSCE ou le Conseil de l'Europe. 

Notre travail d'accompagnement et de soutien juridique des victimes nous a permis d'observer, lors des médiations, les idéologies et constructions psychologiques à l'œuvre chez les discriminants. 

Ils ne sont pas uniquement d'extrême droite, mais de toutes les appartenances politiques, sans distinction d'appartenance sociale ou économique. Leurs principales motivations sont d'ordre émotionnelles, irrationnelles, couplées à une méconnaissance des musulmans, mais surtout des lois. Beaucoup utilisent ainsi des arguments de "laïcité" pour s'autoriser à discriminer des femmes portant un foulard sur les cheveux, dans l'illégalité la plus total. Il faut alors les rappeler à l'ordre et, dans certains cas, les faire sanctionner en justice. 

On trouve une islamophobie de droite, principalement articulée autour de questions de sécurité, d'identité, parfois de civilisation. 

On trouve également une islamophobie de gauche, qui dévoie des concepts de leur définition initiale pour en faire des outils d'exclusion: c'est le cas de la laïcité, censée garantir la libre coexistence des différents cultes, qui se retrouve instrumentalisée comme un outil de censure du religieux. C'est également le cas du féminisme, pourtant prônant l'autonomie et la libre détermination des femmes, qui va être utilisé pour leur refuser ce droit au choix s'il s'exprime au travers d'un signe religieux. 

On voit que les représentations islamophobes se placent essentiellement dans un champ irrationnel, qui produit de nombreux actes (469 en France, en 2012), visant principalement les femmes, dans 87% des cas (94% dans les cas d'agression). 

Par conséquent, il faut développer une approche multipolaire pour faire face à la globalité du phénomène islamophobe: 

1) sur le plan juridique, en aidant les victimes à recouvrer leurs droits et en faisant condamner de manière exemplaire les agresseurs et discriminants islamophobes

2) sur le plan politiquer, en déconstruisant les discours stigmatisants et en étant très vigilant face aux tentatives des groupes d'extrême droite de prescrire des débats nauséabonds qui deviennent vite hors de contrôle

3) en agissant sur l'imaginaire et le lien collectif, à travers des œuvres d'art, une dé construction des clichés racistes à travers l'humour et le développement de projets multi culturels

Il est plus que jamais important de faire ce travail de manière collective, musulman et non musulmans ensemble, pour faire face à un mal qui ne touche pas qu'une minorité, puisqu'il vient détruire l'essence de ce qui fait société: le lien social. 

Le drame d'un pays comme la France qui sombre dans le racisme n'est pas dans la violence de ses extrêmes, mais dans le silence de sa majorité. 

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22/03/2014

La diaspora sahraouie débarque à la place des Nations

Grand succès pour la diaspora  sahraouie !

Elle manifestait ce vendredi 21 mars 2014 sur la place des Nations à Genève. Plus de 150 défenseur-e-s des Droits de l’Homme et militant-e-s  sahraoui-e-s  appelaient le Conseil de sécurité à élargir le mandat de la Minurso (forces onusiennes au Sahara Occidental) à la protection de la population civile sahraouie  et au respect des Droits de l’Homme. Cet élargissement est une nécessité tant la répression est violente au Sahara Occidental; plusieurs quartiers de la ville sont assiégées par les force spéciales marocaines, la liberté de manifester pacifiquement est interdite tout comme la liberté d’association. L’impunité est totale.

Il est temps  pour la communauté internationale de condamner le Maroc qui, sous sa diplomatie du sourire, ne remplit pas les engagements qu’il a pris envers la communauté internationale concernant notamment la disparition forcée et involontaire et  la convention contre la torture.


 

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Interview Monsieur de  Berthier Perregaux

Mesdames, Messieurs, chers amis, au nom du Comité suisse de soutien au peuple sahraoui j’ai le plaisir de vous saluer aujourd’hui sur cette place des Nations où`nous sommes rassemblés.

Et j’aimerais saluer tout particulièrement les Sahraouies et les Sahraouis

qui viennent des zones occupées, celles et ceux qui viennent  des camps de réfugiés près de Tindouf en Algérie. les Sahraouies et Sahraouis de la diaspora.

Depuis 38 ans notre Comité suit votre lutte  et votre engagement pour la liberté et l’indépendance. Depuis 38 ans, nous partageons vos joies et vos peines, vos réalisations et votre courage face aux forces tyranniques

de la police et de l’armée marocaines, face à la répression  alors que vous vous battez pacifiquement.

Depuis 38 ans, nous essayons de vous apporter, selon nos modestes moyens, des preuves tangibles de notre solidarité et de notre persévérance à vos côtés.

Nous vous avons visités et partagé votre vie quotidienne  aussi bien dans les camps que dans les territoires occupés. Nous avons apprécié à sa juste valeur votre hospitalité  et votre disponibilité à notre égard

et nous vous en remercions.

Et aujourd’hui votre lutte continue chez vous, mais aussi au niveau mondial et en particulier ici à Genève au sein de l’ONU. Malgré la tiédeur, pour ne pas dire plus, des instances internationales, vous faites entendre votre voix et portez bien haut vos aspirations et vos droits.

Votre présence et vos contacts sont une démonstration de votre détermination. Et j’espère bien que les observateurs  marocains

qui sont parmi nous et nous suivent avec un zèle consternant vont enfin comprendre  la justesse de votre cause et que l’intransigeance du roi

ne peut que le mener   à une défaite inéluctable.

C’est pourquoi nous sommes à vos côtés et le resterons

En vous remerciant encore et en vous félicitant de votre présence ici

nous vous souhaitons, à vous et à votre peuple, bon courage jusqu’à la victoire finale. Merci.

Berthier Perregaux, président du Comité suisse de soutien au peuple sahraoui

 

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BAN KI-MOON: TIBET A BESOIN DE VOTRE AIDE MAINTENANT!

À l’occasion du  25ème conseil des droits de l’homme La Communauté tibétaine en Suisse au Liechtenstein et ses amies se sont rassemblé sur la place des Nations, Une tragédie se joue au Tibet sous silence et en sacrifice de vies humaines. Jusqu'au 16 mars 2014 129 Tibétains et Tibétaines ont offert leurs vies pour leur pays sans nuir à autrui, 106 sont décédés des suites de leurs atroces blessures. Au nom de la justice et de la non-violence nous vous prions de venir à notre secours en soutenant notre campagne " Ban Ki-Moon, Tibet needs dialogue"

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

BAN KI-MOON: TIBET A BESOIN DU DIALOGUE

Il y a 2 ans, depuis le 30 mai 2011, la Communauté tibétaine en Suisse et au Liechtenstein (TGSL) avec ses 5000 membres  a alerté l'Organisation des Nations Unies en actions mensuelles à la violation des droits de l'homme qui a lieu au Tibet. Nous nous sommes adressés  à Son Excellence, le Haut-Commissaire  aux droits de l'homme, Mme Navanethem Pillay, pour appuyer notre demande pour une visite d'une mission d’enquête indépendante des Nations Unies au Tibet.

Nous continuons à être très préoccupés par la détérioration de la situation des droits de l'homme au Tibet et la poursuite des auto-immolations au Tibet . Vivre dans un tel environnement répressif , sans espace pour les méthodes classiques de protestation , les Tibétains de tous les milieux sont obligés de prendre de telles mesures drastiques . Les auto-immolations résultent de 60 ans de mauvaise gestion par la République populaire de Chine (RPC ) , qui continue à nier le principe de l'universalité des droits de l'homme en violant les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme . Le Tibet est toujours sous occupation . Il continue à souffrir de la répression politique , l'assimilation culturelle , la marginalisation économique , la discrimination sociale et la destruction de l'environnement , accélérée par la migration chinoise en masse au Tibet qui a transformé les Tibétains en citoyens de seconde classe dans leur propre patrie . Le nombre actuel de prisonniers politiques connus au Tibet est aujourd'hui estimé à 1'204 .

Dans le récent examen périodique universel des Droits de l'Homme du  Conseil des Nations Unies sur la Chine 12 pays ont exprimé leur inquiétude quant aux violations des droits de l'homme en Chine . La détérioration de la situation des droits de l’homme au Tibet est critiquée dans les rapports du Département d'Etat américain , de l'Amnesty International et de Human Rights Watch . La « Freedom House »  a classé le Tibet parmi les « pires des pires » en matière de droits civils et politiques dans son rapport « Freedom in the World 2013 ».
En dépit de cette situation insupportable à l'intérieur du Tibet , les Tibétains ont souscrit à la non-violence et  à la démocratie et sont  déterminés à trouver une solution pacifique à la situation au Tibet par la « Voie du Milieu », qui ne cherche ni la séparation de la République populaire de Chine , ni un «  haut degré d'autonomie », mais une autonomie réelle pour tous les tibétains sous une seule administration dans le cadre de la Constitution chinoise . Nous avons formulé cette vision au travers de deux documents : le « Mémorandum sur l'autonomie  réelle pour le peuple tibétain » et  « Note sur le Mémorandum pour une autonomie réelle du peuple tibétain », présentés au Gouvernement chinois respectivement en 2008 et 2010.

Le 16.12.13 dans votre allocution d'ouverture lors de la conférence de presse de fin d’année, vous avez déclaré qu’il était important que 2014 soit l'année de la protection des personnes quant à leur sécurité, leur droits élémentaires et  leur bien -être. Vous avez cherché à être un médiateur pour donner la parole aux personnes les plus pauvres et les plus menacés . À cet égard et le fait que les Nations Unies ne cesse de parler de la résolution pacifique des conflits, la force de ces convictions est testée quand vient le moment de soutenir publiquement les mouvements politiques  résolument non-violentes en s’engageant dans un dialogue pour résoudre la question du Tibet  de manière pacifique.

La Communauté tibétaine en Suisse et au Liechtenstein

vient à nouveau frapper à la porte de l'ONU par des actions trimestrielles et demande maintenant à vous et à l'Organisation des Nations Unies de :

 

 

  • faire pression auprès de la République populaire de Chine pour qu’elle abandonne toutes les conditions préalables à des négociations et de reprendre le dialogue avec les représentants de  Sa Sainteté le Dalaï Lama pour résoudre la question du Tibet


  • d’agir comme un médiateur entre les Tibétains et les autorités chinoises


  • faire appel et mobiliser les dirigeants du monde à soutenir le processus de dialogue


  • d’aider Son Excellence,  Mme Navanethem Pillay à effectuer la mission d'enquête au Tibet maintenant


  • demander à la Chine de mettre fin à la répression au Tibet et de se pencher sur les causes profondes de mécontentement et des souffrances du peuple tibétain. 

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La fête de Newroz

Ce soir une (Vendredi 21 mars ) centaines  Kurdes se sont rassemblée à la zone piéton du Mont Blanc pour célébrer la fête de Newroz (nouvel an Kurde). Ils ont marché jusqu’à la Plaine de Plainpalais avec des banderoles et torches. Sur la Plaine, ils ont allumé un feu en l’honneur du jour de la renaissance et de la résistance, suivi de chants et de danses.

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Newroz est le Nouvel An kurde célébré depuis 700 ans avant J.C. C’est une histoire de rébellion et de liberté. Symbole du moment où les Kurdes se sont libérés du tyran Dehak, empereur assyrien. Depuis cette date là, le 21 Mars est devenu un jour sacré pour les Kurdes et aussi pour les autres peuples de la région. Depuis, chaque année, le 21 Mars, les Kurdes, les Persans, les Afghans et les autres peuples du Moyen-Orient célèbrent cette fête en dansant et en sautant autour des feux pour se souvenir de Kawa qui a libéré les peuples du Moyen-Orient de la tyrannie et de l'oppression menée par l’empire Assyrien.
 
 
Les Kurdes appartiennent à une nation résistante qui s’est révoltée contre le tyran Dehak. L’esclavage et les génocides se trouvent assez dans l’histoire de notre peuple. C’est pourquoi les Kurdes ont toujours lutté et ils luttent toujours pour la liberté depuis des siècles.

Dans l’histoire de l’humanité on voit bien qu’elle s’est muée en civilisation par le feu. Les torches de notre peuple montrent bien que nos marches sont toujours dirigées vers la Civilisation. Cela est toujours un objectif dans les efforts de la lutte de liberté et de la Démocratie chez des Kurdes.

La fête traditionnelle kurde le Newroz est la résurrection de la nature. Elle est la révolte, la lutte pour la liberté contre tous les régimes qui colonisent le Kurdistan. C’est le refus de vivre en étant divisé entre quatre pays. Ce jour sacré nous permet de nous remémorer les génocides subis par notre peuple. Dans tous les processus, le Newroz a eu un espoir à apporter la paix  et  jouer  le  rôle d’un pont entre les peuples pour la fraternité.

La fête de Newroz est célébrée, chaque année le 21 Mars, pas seulement par les Kurdes mais aussi par plusieurs peuples du Moyen Orient. Elle est  donc devenu le symbole de la paix et la fraternité entre les peuples. Le Newroz est un jour où des peuples crient la liberté et demandent la fraternité. C’est pourquoi elle n’est pas seulement la fête des Kurdes, elle est aussi la fête des Afghans, des Persans, des Assyriens, des Arméniens et des Arabes. En même temps le Newroz marque l’arrivée du printemps et il est la résurrection de la nature.

Depuis 1984, année où la lutte armée a commencé, les Kurdes de Turquie célèbrent cette journée dans plusieurs villes. Malgré toute la pression faite par l’état turc, les Kurdes de Turquie célèbrent cette fête dans de très nombreuses villes et citées. Lors de ces festivités des dizaines de milliers de personnes se réunissent pour allumer les traditionnels bûchers du Newroz, célébrant l’arrivée du printemps et la victoire de la lutte pour la liberté. Lors de ces festivités, beaucoup de manifestants brandissent des drapeaux aux couleurs verte, jaune et rouge qui sont les couleurs traditionnelles kurdes.

En Turquie et au Nord du Kurdistan souvent les festivités de cette fête sont encadrées par des policiers soutenus par des véhicules blindés et des gendarmes. Ce jour là, des milliers de soldats turcs sont  maintenus en état d’alerte à proximité des lieux des festivités. Chaque année des centaines de Kurdes sont arrêtés sous prétexte de participer à ces festivités. Des milliers de Kurdes ont été condamnés à cause d’avoir participé aux festivités de cette journée sacrée. La Turquie ne permet toujours pas aux Kurdes de vivre pleinement la joie de cette fête traditionnelle.

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