10/01/2013
Trois militantes kurdes assassinées à Paris
Les victimes de l’attaque sont Sakine Cansiz, l’une des fondateurs du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante du Congres National du Kurdistan (KNK), basée à Bruxelles, et Leyla Soylemez, une jeune activiste
Les corps de trois femmes ont été retrouvés vers 1 heure par leurs amis, inquiets après de nombreux coups de téléphones sans réponse. « Lorsqu’ils ont vu des traces de sang sur la porte, ils ont cassé la porte, et ont découvert les corps de trois femmes exécutés » a dit Mehmet Ulker, président de la Fédération des associations kurdes en France (FEYKA).
Selon la police, le crime a probablement été commis mercredi après-midi vers 15 heures. Des armes silencieuses auraient été utilisées dans l’attaque, a-t-on appris de sources kurdes.
Cette attaque intervient au moment où le gouvernement turc entame des négociations directes avec le leader kurde Abdullah Ocalan, emprisonnés sur l’Ile d’Imrali depuis 1999 sous l’isolement total.
Dans un bref communiqué, la FEYKA a appelé tous les kurdes d’Europe à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque.
http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/100113/trois-militantes-kurdes-assassinees-paris

Fidan Dogan (Rojbin), représentante du
Congres National du Kurdistan (KNK),
une des victimes de l'assassinat
Trois activistes kurdes ont été retrouvées mortes dans la nuit de mercredi à jeudi, tuées chacune d'une balle dans la tête, dans les locaux d'une association de la communauté kurde à Paris dans le Xe arrondissement, a-t-on appris de sources concordantes.
"La scène peut laisser penser qu'il s'agit d'une exécution, mais l'enquête devra éclaircir les circonstances exactes de ce drame", a précisé une source policière.
Sur les trois victimes, une était Fidan Dogan (Rojbin), 32 ans, permanente du centre d'information du Kurdistan, a déclaré à l'AFP le responsable du centre Leon Edart, responsable de la fédération des associations kurdes.
Elle était également la représentante en France du Congrès national du Kurdistan, a précisé dans un communiqué diffusé sur place la Fédération des associations kurdes de France.
Selon la fédération, les deux autres victimes sont Sakine Cansiz, présentée comme "une des fondatrices du PKK" et Leyla Soylemez, une "jeune activiste".
Dès l'annonce de ces assassinats, des centaines de Kurdes se sont rassemblés devant l'immeuble, scandant "Elles ne sont pas mortes", "Nous sommes tous PKK!", "Turquie assassin, Hollande complice !"
Selon le récit de M. Edart, mercredi à la mi-journée, les trois femmes étaient seules dans les locaux du centre d'information, situé au premier étage et pourvu d'un digicode et de sonnettes, dans cet immeuble du 147 rue Lafayette.
En fin d'après-midi, un membre de la communauté a essayé en vain de les joindre. Il a tenté de se rendre sur place, mais n'avait pas les clés et n'a pu entrer immédiatement.
Selon la fédération des Kurdes de France, des Kurdes inquiets se sont alors rendus sur place. Ils auraient vu des traces de sang sur la porte qu'ils auraient alors défoncée. Ils ont découvert les trois corps vers 01H00 du matin, selon cette source.
Deux des femmes auraient été tuées d'une balle dans la nuque, la troisième présentant des blessures dans le ventre et au front, selon cette source.
Aucune plaque ne signale la présence du centre d'information du Kurdistan. D'après Leon Edart, les victimes auraient peut-être ouvert la porte à leur(s) assassin(s).
"Selon des sources kurdes, des armes munies de silencieux auraient été utilisées", affirme dans son communiqué la Fédération des associations kurdes de France. Citant la police, la fédération affirme que le crime aurait pu se produire mercredi vers 15H00. Elle appelle les Kurdes d'Europe "à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque".
La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été chargée de l'enquête.
Qualifiant ces "assassinats" d'"insupportables", le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a indiqué qu'il se rendrait sur place.
Les Kurdes représentent une population de plus de 150.000 personnes réparties sur tout le territoire français avec une forte concentration en Île-de-France, en Alsace, en Lorraine et dans les Bouches-du-Rhône, selon une étude réalisée en 2006 par Rusen Werdi, experte de l'Institut kurde de Paris.
Elle est formée de près de 90% de Kurdes de Turquie. On compte environ 6.500 Kurdes iraniens et 4.800 Kurdes irakiens. Le reste est formé de Kurdes de Syrie, du Liban et des ex-républiques soviétiques du Caucase.
Les premiers migrants kurdes sont arrivés dans le cadre des accords bilatéraux entre la France et la Turquie signés en 1965. Ceux-ci - une main-d'oeuvre masculine principalement - ont quitté leur terre pour des raisons économiques et ont longtemps occulté par habitude leur "kurdité".
Les événements politiques dans les différents pays (révolution islamique en Iran en 1979, coup d'Etat militaire en Turquie en 1980...) ont ensuite précipité l'arrivée massive des Kurdes en Europe et notamment en France.
L'ouverture de la France à cette immigration a notamment reposé sur l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, réputée plus sensible à la question kurde. (AFP, 10 janv 2013)
http://www.info-turk.be/413.htm#Trois
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26/09/2012
«La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.
«La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.
Ce matin sur l’Ile Rousseau, lieu symbolique, a eu lieu une conférence de presse de la CGAS pour exprimer publiquement son appréciation sur la nouvelle constitution genevoise.
Aux yeux des syndicats, cette constitution ne répond pas aux attentes du monde du travail et elle ne propose aucune avancée en ce qui concerne les droits syndicaux, en particulier :
- Un droit de grève amputé (cf. art. 37) : le libellé ne fait que reprendre, trait pour trait, le contenu de la constitution fédérale (droit de grève des salariés… avec symétriquement le droit de mise à pied par les employeurs !... on appréciera la symétrie !) ; un droit garanti seulement s’il se rapporte aux relations de travail ! ! La Charte sociale européenne va pourtant plus loin, elle reconnaît « le droit des travailleurs (…) à des actions collectives, y compris le droit de grève en cas de conflits d’intérêt. Avec le projet de constitution genevoise, toute grève entre travailleurs d’entreprises différentes serait donc interdite, tout comme celle dépassant le cadre d’une seule institution/entreprise ; elle interdirait donc des grèves telles que : la grève générale de 1918 (qui revendiquait le droit d’éligibilité des femmes, l’AVS, etc), la grève du 12 novembre 32 qui protestait contre le massacre, la veille, de militants antifascistes par l’armée ; la grève des femmes du 14 juin 91, etc !!!
- Droits syndicaux insuffisants (art. 36) : « la liberté syndicale est garantie » et « l’information syndicale est accessible sur les lieux de travail » Comment sera-ce possible sans en garantir les conditions (faudra-t-il demander l’accord de l’employeur, par ex ?), sans préciser et affirmer en même temps le droit de réunion sur le lieu de travail, le droit de désigner et l’obligation de protéger les délégués syndicaux et de personnel dans les entreprises ?
- Des beaux principes… sans aucune garanties ni aucunes mesures d’application : 1) « droit à un niveau de vie suffisant » (art. 39), sans aucune manière de le garantir, par décision de l’autorité cantonale d’établir un salaire minimum légal (pensons aux « working poors » contraints de faire appel à l’assistance pour compléter leur revenu salarial) ; 2) « le droit à (…) la formation continue est garanti » (art. 24), sauf que sans accompagner ce principe d’un droit à un congé formation payé, ce droit ne se réalisera pas ou que de façon très inégale ; 3) l’Etat « encourage le dialogue social et la conclusion de conventions collectives de travail » (art. 186) C’est ce que l’on appelle « enfoncer des portes ouvertes ! », car c’est déjà le cas. Par contre, nulle mention de la responsabilité de l’Etat d’étendre les conventions collectives avec force obligatoire si nécessaire ou d’imposer des contrats types de travail (54% des salariés du privé ne sont couverts par aucune convention collective ni aucun contrat type) 4) « la femme et l’homme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale (art. 15) malgré les apparences, libellé en régression par rapport à l’actuelle constitution… où « il appartient aux autorités législatives et exécutives de prendre des mesures pour assurer la réalisation de ce principe et aux autorités juridiques de veiller à son respect ». Manquent donc les mesures concrètes pour favoriser l’accès aux formations, aux professions, aux fonctions et la parité dans les instances politiques…
- Sur le rôle de l’Etat et des services publics (art. 9) « L’Etat agit en complément de l’initiative privée et de la responsabilité individuelle ». Affaiblissement programmé de l’Etat social et visées néolibérales inacceptables ; comme nous l’avons déjà vu, portes ouvertes aux privatisations et externalisations de tâches importantes dévolues aux services publics (santé, éducation, énergie…) ; aucune garantie de financement des tâches que doivent assumer l’Etat et les services publics; aucune mesure pour donner un rôle redistributeur à la fiscalité… (question développée par une autre intervention).
- Le statu quo en ce qui concerne les droits politiques des résidents étrangers est bien évidemment inacceptable ! Après un lamentable marchandage, seul le droit de vote au niveau communal est maintenu (autant dire, un droit plus qu’au rabais, quand l’on sait le peu de pouvoir que les communes ont dans notre canton !). Ce droit minimum placera Genève à la queue des cantons romands ! Le 40% de la population que représentent les étrangers est donc exclu de ces droits fondamentaux… ces étrangers étant qui plus est, dans leur grande majorité, des travailleurs-euses… dont notre économie ne saurait se passer.












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05/07/2012
Le Monde: Le grand enfermement des libertés en Turquie!
Le journal “Le Monde” a publié un article qui a été signé par 50 chercheurs, écrivains, professeurs et journalistes, cet article montre encore comment les droits de l'homme ont été bafoués en Turquie.
Le Monde: Le grand enfermement des libertés en Turquie!
Alors que la Turquie affiche un taux de croissance qui fait rêver le reste du monde, dû à la longévité du gouvernement issu du parti islamo-conservateur AKP –, l'envers de ce tableau devient alarmant : un pouvoir hégémonique exerce une répression judiciaire toujours accrue sur les universitaires, chercheurs, éditeurs, étudiants et journalistes. Des vagues d'arrestations massives font régner la peur dans tous les milieux démocrates. La justice maintient des mois ou des années les prévenus sur la base d'accusations inexistantes, puis organise comme à Istanbul lundi un immense procès politique (193 accusés) destiné à briser le mouvement kurde civil et ses soutiens intellectuels.
Dans ce contexte, les libertés de recherche et d'enseignement sont particulièrement atteintes. Le cas le plus flagrant est celui de Büsra Ersanli : professeure de science politique à l'Université de Marmara, membre du parti légal kurde BDP qui siège au Parlement, elle a été arrêtée le 28 octobre 2011 et doit être jugée dans le cadre de ce procès (dit "KCK"). Alors qu'elle est accusée de "diriger une organisation terroriste", son acte d'accusation ne fait qu'inventorier les activités ordinaires de n'importe quel chercheur : déplacements scientifiques à l'étranger, conversations téléphoniques avec des journalistes, études comparatives sur différentes constitutions européennes ou articles parus dans des journaux scientifiques.
Ce genre d'accusations kafkaïennes est dirigé contre des milliers d'étudiants au sort également très préoccupant. Selon le récent rapport de l'Initiative de solidarité avec les étudiants détenus en Turquie (TODI), 771 étudiants se trouvent actuellement en détention, dont une large majorité est membre de l'organisation de jeunesse du BDP. Parmi eux, figure une autre Büsra, 22 ans, étudiante en science politique, qui dans ses lettres de prison souligne l'absurdité des accusations dont elle fait l'objet : des chansons en kurde trouvées dans son ordinateur, sa participation aux diverses manifestations et conférences de presse, etc. Comme elle, des centaines de jeunes gens se voient interdire d'étudier, soit qu'ils subissent de longues détentions préventives, soit qu'ils fassent l'objet des enquêtes disciplinaires menant souvent à leur exclusion des universités.
Selon la même logique, des dizaines de journalistes et d'éditeurs sont détenus pour avoir enquêté et publié comme leur profession les y engage. Posséder un ouvrage de sciences sociales devient en soi une preuve dans les actes d'accusation, rappelant les années de la dictature militaire. Comment se fait-il alors que des actes aussi ordinaires puissent être associés au crime de terrorisme ? La modification de la loi anti-terreur en 2006 a banalisé la définition du terrorisme de manière à ce qu'elle couvre la moitié des crimes énumérés dans le code pénal. Ainsi, selon l'Associated Press, un tiers des détenus accusés de terrorisme dans le monde entier se trouve dans les prisons turques. Rien d'étonnant à cela, puisque la nouvelle loi, au lieu d'établir un lien avec l'action armée, permet de criminaliser de simples actes d'expression publique. La participation à la marche des femmes du 8 Mars ou au défilé du 1er Mai devient ainsi une preuve d'affiliation au terrorisme dès lors qu'une organisation illégale a fait appel à y contribuer.
Dans le domaine de la recherche, des menaces systématiques sont exercées sur la liberté des universitaires et des chercheurs. Un rapport du Groupe international de travail sur la liberté de recherche et d'enseignement (GIT Branche Turquie) établit de nombreux cas récents d'étouffement de cette liberté. Selon ce même rapport, les chercheurs qui travaillent sur des sujets et des terrains sensibles font l'objet d'intimidation et peuvent voir leurs activités passer sous le coup de la loi anti-terreur. La mainmise du gouvernement sur la recherche est d'ailleurs attestée par la modification du statut du TUBITAK, l'équivalent du CNRS en Turquie, qui a perdu toute son autonomie – le numéro spécial de la revue de cette institution consacré à Darwin et à l'évolution a été ainsi censuré en 2009.
En découle toute une nouvelle définition de la "terreur", menée sans armes ni violence ni intention. En conséquence, la population carcérale a augmenté de 250 % en huit ans, et sur ce chiffre, la part de la détention préventive s'élève désormais à 40 %. Comme l'ont montré les récentes émeutes carcérales à Urfa, la surpopulation des prisons constitue elle-même une manière de punir les détenus. Et l'Association des droits de l'homme en Turquie a recensé des centaines de cas de torture et de traitements dégradants commis au sein des prisons pour la seule année 2011.
Toutes ces atteintes aux libertés, associées aux décisions judiciaires arbitraires, dévoilent les aspects autoritaires du gouvernement AKP et expliquent les raisons pour lesquelles la société civile turque s'inquiète de son avenir. Les milieux diplomatiques et les médias internationaux qui s'empressent de déclarer que la Turquie du premier ministre Erdogan est un pays modèle pour le Moyen Orient, pour sa stabilité politique et sa croissance économique, ferment les yeux sur le viol des libertés publiques, politiques et intellectuelles. On est loin de la démocratisation dont l'AKP s'était fait le héraut il y a 10 ans. Plutôt que de s'attaquer à l'appareil répressif de l'Etat hérité de la dictature militaire, il l'a repris à son propre compte et le dirige aujourd'hui contre tous les dissidents. Parmi eux, les chercheurs, les journalistes, les étudiants qui paient un lourd tribut au maintien d'un espoir démocratique. La voie de la liberté est de plus en plus étroite en Turquie. L'Europe doit en prendre conscience de toute urgence.
Premiers signataires :
Samim Akgönül, enseignant-chercheur à l'Université de Strasbourg-CNRS ; Salih Akin, maître de conférences à l'Université de Rouen ; Janine Altounian, essayiste, traductrice, membre fondateur d'AIRCRIGE ; Marie-Laure Basilien-Gainche, maître de conférences à l'Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle ; Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS/Sciences-Po Paris ; Annette Becker, professeure à l'Université de Paris Ouest ; Avner Ben-Amos, professeur à l'Université de Tel Aviv ; Faruk Bilici, professeur à l'INALCO ; Matthias Bjornlund, chercheur au Danish Institute for Study Abroad ; Olivier Bouquet, maître de conférences à l'Université de Nice ; Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'EHESS ; Jean-Paul Burdy, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Grenoble ; Lieven De Cauter, professeur au Mediaschool Rits de Bruxelles, Christophe Charle, professeur à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Dominique Colas, professeur à Sciences-Po Paris ; Etienne Copeaux, historien de la Turquie ; Philippe Corcuff, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Lyon ; Yves Déloye, professeur à Sciences-Po Bordeaux et à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, secrétaire général de l'Association française de science politique ; Gilles Dorronsoro, professeur à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Vincent Duclert, professeur agrégé à l'EHESS et à Columbia University-Paris ; Deborah Dultzin, Universidad Nacional Autonoma de Mexico ; Ragip Ege, professeur à l'université de Strasbourg ; Jean-Louis Fabiani, directeur d'études à l'EHESS ; Sylvie Gangloff, chargée de cours à l'INALCO ; François Georgeon, directeur de recherche au CNRS, ; Catherine Goldstein, directrice de recherche à l'Institut Jussieu ; Nilüfer Göle, directrice d'études à l'EHESS ; Diana Gonzalez, enseignante à Sciences-Po Paris ; Benjamin Gourisse, postdoctorant de l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; André Grelon, directeur d'études à l'EHESS ; Gérard Groc, chercheur associé à l'IREMAN/CNRS ; Erdal Kaynar, postdoctorant de l'EHESS ; Ali Kazancigil, co-directeur de la revue Anatoli ; Raymond Kévorkian, professeur à l'Institut français de Géopolitique ; Hans-Lukas Kieser, professeur à l'Université de Zurich ; Michèle Lardy, maître de conférences à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Gulçin Erdi Lelandais, Marie Curie Fellow University of Warwick ; Henri Lombardi, CNRS Lab Besançon ; Hélène Piralian-Simonyan, psychanalyste et membre fondateur de l'AIRCRIGE ; Claire Mauss-Copeaux, chargée de recherches au CNRS ; Claire Mouradian, directrice de recherche au CNRS ; Veli Pehlivan, doctorante à l'EHESS ; Jean-François Pérouse, maître de conférences à l'Université de Toulouse-II ; Dalita Roger-Hacyan, maître de conférences à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Monique de Saint Martin, directrice d'études à l'EHESS ; Emine Sarikartal, doctorante à l'université de Paris-Ouest ; Inan Sevinç, doctorant et assistant à l'Université de Strasbourg ; Roger W. Smith, professeur émérite au College of William and Mary (Williamsburg, Virginie), ancien président de l'International Association of Genocide Scholars ; Emmanuel Szurek, doctorant à l'EHESS ; Ferhat Taylan, doctorant à l'université de Bordeaux ; Lucette Valensi, directrice d'études à l'EHESS ; Murat Yildizoglu, professeur à l'université de Bordeaux, signataires de la Déclaration inaugurale du Groupe international de travail "Liberté de recherche et d'enseignement en Turquie" (GIT initiative créé à Paris le 21 novembre 2011).
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/04/le-grand-e...
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27/06/2012
La CGAS rejette la nouvelle constitution
Réunie en Assemblée des délégué-e-s jeudi 14 juin dernier, la Communauté genevoise d’action syndicale a décidé, à l’unanimité des membres et des fédérations présentes, de rejeter le texte de la nouvelle constitution cantonale. Forte de ses quelques 38’000 membres, la CGAS mènera donc campagne contre un texte insatisfaisant qui n’a pas su répondre aux nécessités exprimées par les travailleuses et les travailleurs du canton.
Le NON prononcé par la CGAS sanctionne tant la forme du processus que le fond d’un document qui ne répond pas aux exigences du monde syndical, exigences d’ailleurs exprimées à plusieurs reprises à grands renforts de documents adressés aux membres de l’Assemblée Constituante, par la faîtière ainsi que par l’une ou l’autre de ses fédérations.
Droits syndicaux et démocratie sur le lieu de travail ; droit à des conditions de travail et à des revenus respectueux de la personne ; droits politiques aux résidents étrangers ; égalité réelle entre femmes et hommes à l’accès aux formations, aux professions et aux fonctions ; réorganisation des rôles et des tâches de l’Etat pour un Etat social garant de libertés, d’égalité et de solidarité ! Voilà les quelques revendications centrales posées par le mouvement syndical, qui n’ont jamais été prises en considération par la majorité des constituant-e-s.
L’arrogance de la droite majoritaire est première responsable de cet échec lamentable. En tant que syndicalistes, habitués des concertations existantes dans la pratique sociale, nous avons été frappés par l’absence de dialogue social qui a marqué les travaux de la constituante. Tout au long du processus de discussion jusqu’aux dernières négociations dites de "convergence", les intérêts de communautés entières ont été sacrifiés sur l’autel de la réussite à tout prix, comme si la nécessité d’avoir une "nouvelle" constitution soit prioritaire sur celle de travailler à une "bonne" constitution, à une constitution progressiste, qui permette à Genève de regarder vers l’avant et en direction des nombreux défis qui l’attendent ! Le regrettable marchandage autour de droits politiques des immigrés témoigne de cet état de fait : une mauvaise décision des suites d’un mauvais accord, avec des conséquences extrêmement mauvaises, notamment en terme de participation et d’intégration.
Les quelques avancées enregistrées ne peuvent donc pas pallier aux trop nombreuses faiblesses du texte qui sera soumis au peuple. Pour les raisons brièvement évoquées dans ce document, la CGAS invitera ses membres à voter NON le 14 octobre prochain (2012)
http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article2132
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19/06/2012
Faites de la Solidarité! Rémy Pagani, maire de Genève
Discours – Investiture du Maire de Genève – Rémy Pagani
Mardi 19 juin 2012 – Salle communale de Plainpalais
Monsieur le Maire, Cher Rémy,
Monsieur le Président du Grand Conseil, Cher Pierre,
Monsieur le Conseiller national, Cher Ueli,
Monsieur le 1er vice-Président du Grand Conseil, Cher Gabriel,
Mesdames et Messieurs les Député-e-s,
Monsieur le 1er vice-Président du Conseil municipal, Cher Pascal,
Mesdames et Messieurs les Conseiller-ère-s municipaux,
Excellence,
Mesdames et Messieurs les collaborateurs de l’administration municipale et Monsieur le Directeur général,
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Mesdames et Messieurs,
Chères et Chers Ami-e-s,
C’est la décision du Maire! Il décide qui aura l’honneur et le privilège de prendre la parole! Il décide combien d’orateurs! Et bien, Cher Rémy, lorsque j’ai appris que c’était moi qui en serait le bénéficiaire, j’en étais fier et réjoui! Puis, dans les jours qui suivaient, je me suis dit que beaucoup d’autres autour de toi et de nous ce soir, te connaissaient bien mieux que moi et que beaucoup d’autres ici présents, auraient pu relater d’autres souvenirs plus précis voire plus croustillants.
Et bien décidément non, toi qui luttes avec acharnement contre tous les privilèges, tu as choisi de me faire ce privilège. Certes, ma modeste fonction de Président du Conseil municipal de la deuxième Ville de Suisse m’a positionné pour t’adresser ces quelques mots et je t’en remercie.
Résumer en 5 minutes Rémy Pagani, notre Maire, est voué à l’échec, tant sa personnalité est attachante et parfois désarmante. Alors, j’ai glané quelques infos et sans prétention et avec quelques touches de couleurs de l’arc-en-ciel, j’ai envie de te dire ceci:
Ta verve oratoire, ton talent de tribun, ta volonté de convaincre à tous prix, tu les as exercés pendant 20 ans, comme secrétaire syndical au SIT, dès 1987, et comme Secrétaire permanent du Syndicat des services publics, dès 1997. Ces combats pour la justice sociale, tu les connais. Car affronter le monde du travail avec ses divers pouvoirs et ses inégalités sociales a forgé l’homme que tu es. Mais tu avais démarré ta vie professionnelle dans d’autres compétences, comme assistant social, depuis 1974 et jusqu’en 1987, et notamment comme conseiller social d’un Cycle d’orientation. Moi qui suis médecin au Service de santé de la jeunesse depuis 23 ans et qui a travaillé pendant dix ans comme juge assesseur médecin au Tribunal de la jeunesse, actuel Tribunal des mineurs, je peux chaque jour apprécier la complémentarité de compétences avec les conseillers sociaux. Tu y as développé la compréhension de l’être en devenir, du jeune qui devient adulte, et dans une Société actuellement en plein changements et en devenir incertain d’une société à la recherche de la justice et de la maturité, ton expérience acquise durant toutes ces années, ne peut qu’être indispensable à notre Cité.
On m’a dit que tu es un homme extrêmement attaché à ta famille, mari et père attentif, et que les vacances dans le Bordelais, dans la région de Soulac, te sont indispensables! Mais, je n’en dirais pas plus pour ne pas offenser ta pudeur!
Rémy Pagani est l'auteur de quatre romans dont les titres sont tout un programme pas seulement électoral !
- Les beaux jours reviendront,
- Entre chien et loup,
- Confession d'un commissaire de police, et
- Étrange balade
Il est fait mention et comme on peut le lire : « le parcours de ce romancier est balisé de nombreux combats politiques. Il est parvenu à se forger une écriture directe et efficace aux côtés de squatters et d'habitants en lutte pour préserver ce lieu de vie convivial qu'est resté le quartier des Grottes à Genève et comme syndicaliste dans la défense quotidienne des salariés. ».
Dès l’âge de 16 ans (1970), tu milites :
- Participation active dans le mouvement du « Centre autonome » de la maison des jeunes de St Gervais (1970/1971)
- Participation active à l’organisation de collégiens et d’apprentis (1971-1973)
- Membre du comité de l’Action Populaire Aux Grottes APAG (1974-1984), tu es l'un des responsables du mouvement d'habitants qui a préservé le quartier des Grottes à Genève.
- Animateur et membre fondateur de la Fédération des Associations de Quartiers et d’Habitants FAQH 1981.
- Membre de l’association des Habitants de la Jonction AHJ (1984-1990)
Exemple parmi tant d’autres, il y a plus de 30 ans, tu as lutté contre la destruction du Quartier des Grottes. Toujours d’actualité, le Collectif 500 compte sur toi pour continuer à défendre ce Quartier.
Ta vie politique a débuté par un mandat de 8 ans au Grand Conseil, dès 1997. Elu au Conseil administratif en 2007, tu es réélu en 2011. Maire, tu l’a déjà été en 2009, et tu avais consacré cette année-là à la Solidarité internationale, et notamment à Gaza qui m’est cher, où je me suis rendu à 2 reprises. Cette année-là, tu as participé, le 10 juillet, à la Marche commémorative du massacre de Srebrenica, de 34 km, qui séparent Pobudje de Potocari, avec plus de 4’000 personnes.
A peine à nouveau Maire, cette année a déjà magnifiquement commencé: Nous venons de recevoir au Palais Eynard notre ami Moncef Marzouki, Président de la République tunisienne, lui que nous avions déjà reçu comme proscrit, alors qu’il sortait des geôles de Ben Ali. Samedi prochain, nous serons à Villepinte, dans la banlieue parisienne, pour soutenir les Habitant-e-s d’Achraf, et prendre la parole dans un meeting de plus 80’000 personnes, aux côtés de Maryam Radjavi, la présidente élue du Conseil national de la Résistance d'Iran (CNRI), que nous avions déjà reçu à plusieurs reprises à Genève et notamment avec toi au Victoria Hall. Mais si tu es si présent au niveau international, participant au rayonnement de notre Ville quant à ses valeurs humanitaires, tu te bats à chaque instants pour une Genève solidaire et pour une Genève respectueuse.
Comme tu le sais, cette année sera riche en combats locaux, nationaux et internationaux. Monsieur le Maire, Cher Rémy, je suis honoré et surtout très heureux, cette année durant, dans ma fonction de Président du Conseil municipal et toi de Maire de cette si belle Ville de Genève, qu’ensemble nous unissions nos efforts pour plus de paix, de justice sociale et tout simplement pour plus de respect entre nous tous, qui que nous soyions, citoyennes et citoyens de ce monde, avec ou sans papiers !
Je, nous te souhaitons une excellente année de Mairie !
Je vous remercie !
Par Jean-Charles Rielle, Président du Conseil municipal de la Ville de Genève




































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17/06/2012
ELECTION DU CONSEIL D'ETAT DU 17 JUIN 2012: 70 photos





























































Photos : Demir SÖNMEZ

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15/06/2012
Suisse - France : Camarades, la victoire nous appartient!
Micheline Calmy-Rey, Jean Charles Rielle, Loly Bolay, Christian Brunier, Melik ÖZDEN Romain de Sainte Marie et la gauche genevoise autour de Anne-Emery-Torracinta et Nicole Castioni pour le 17 juin
Le Parti Socialiste Genevois soutient Nicole Castioni pour les élections législatives françaises.
Nicole Castioni, ancienne députée socialiste au Grand Conseil, est la candidate socialiste pour les élections législatives françaises. Bien placée au 1er tour, Nicole Castioni compte de réelles chances de représenter les Français-e-s de Suisse à Paris.
Les enjeux transfrontaliers entre la Suisse et la France sont une problématique majeure pour notre région genevoise. Le PSG s'est fait depuis quelque temps porteur de proposition pour davantage de solutions communes aux enjeux de l'emploi, du logement et de la mobilité, à une réelle gouvernance commune.
























La candidate socialiste pour les élections législatives françaises 17 juin 2012


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08/06/2012
“Rémy Pagani et Jean-Charles Rielle réagissent pour le peuple Tunisie!”
Vendredi matin, le Président de la République tunisienne Moncef Marzouki, l'Ambassadeur de Tunisie Monsieur Moncef Baati, les Conseillers du Président, Khaled Ben Mbarek et Anouar Gharbi ont été reçus par le Maire de Genève, Rémy Pagani et par le Président du Conseil municipal de la Ville de Genève, Jean Charles Rielle, dans le cadre d'une visite d'amitié au Palais Eynard. Monsieur le Maire Rémy Pagani et Monsieur le Président du Conseil municipal Jean Charles Rielle ont demandé à la Suisse de rendre au plus vite les fonds spoliés au Peuple tunisien par le clan de l'ex-dictateur Ben Ali (quelque 60 millions de francs), afin de les utiliser pour le développement de la Tunisie.


















Le Président de la République tunisienne Moncef Marzouki










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05/06/2012
Un président pour le Genève que l'on aime: Jean-Charles Rielle.











































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03/06/2012
Les gauches s'unissent pour Anne Emery Torracinta!
Le 1er juin 2012, toute la gauche unie derrière la candidature au Conseil d'Etat d'Anne Emery-Torracinta a fait la fête au Palladium! La "Gauche en fête" laisse le souvenir d'une atmosphère magnifique et des militants de gauche confiants et pleins d'espoir!
Le Samedi matin, la gauche s'est également mobilisée à Meyrin pour une action de proximité.






























































































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02/06/2012
Les Socialistes Suisse se mobilisent pour Nicole Castioni!
Les Socialistes Suisse se mobilisent pour Nicole Castioni!
Les 3 et 17 juin prochain, les français de Suisse et du Liechtenstein votent pour désigner le député qui les représentera à l'Assemblée Nationale française. Nicole Castioni est la candidate du Parti Socialiste français. Députée au parlement de Genève de 1993 à 2001, conseillère municipale dans deux communes genevoises. Elle occupe la fonction de juge assesseur au Tribunal Criminel de Genève. Née à Genève le 14 juillet 1958, son parcours de vie l’a amené à s’installer à Paris puis à Genève où elle vit avec sa famille. Elle est binationale française et suisse, mère de deux grandes filles.
Depuis très longtemps elle s’est indignée et battue contre des injustices qui lui sont insupportables : la violence faite aux femmes, les droits des handicapés, la précarité des familles monoparentales.
C’est forte d’une expérience de terrain que Nicole Castioni s’est engagée dans cette campagne. À de nombreuses occasions elle a eu la possibilité de se faire entendre, la publication de ses trois livres lui a ouverte les portes des médias. Auteure du « Soleil au bout de la nuit » éditions Albin Michel, « Vivement plus tard » éditions Albin Michel et « Le dernier partage » éditions Favre. Ouvrages dans lesquels elle parle de ses combats. Actuellement, elle travaille comme scénariste pour la Télévision suisse romande.
Elle a, comme députée au parlement de Genève, déposé des projets de lois traitants du recouvrement des pensions alimentaires, de l’intégration des enfants handicapés, des prestations pour les chômeurs…
Membre de la Fédération des Français de l’Étranger depuis le début des années 90, Nicole Castioni est à l’origine de la renaissance de la section de Genève du Parti Socialiste français.










Photos : Demir SÖNMEZ
Nicole Castioni (site internet: www.castioni2012.fr
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01/06/2012
Que votez-vous pour la projet de Constitution?






















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31/05/2012
55 photos :Les candidats s’affrontent !
Aujourd’hui 30 mai 2012 la tribune de Genève à organisé un grand débat sur les élection complémentaire au conseil d’état.
Quelles sont leurs priorité pour Genève ? Emploi, Mobilité, Logement et Sécurité
Les candidats s’affrontent ! Ils ont tous exprimé leur avis sur ces sujets.
J’ai pris les photos de se débat remplie d’expression,
























































Manuel Acevedo (sans parti, patron d'une PME), Anne Emery-Torracinta (PS), Eric Stauffer (MCG), Pierre Maudet (PLR) Laurent Seydoux (Vert'libéral), Alexis Roussel (Parti Pirate),et Paul Aymon (connu sous le nom du Prophète).
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19/05/2012
Manifestation européenne de solidarité internationaliste avec le peuple syrien: ASSAD ASSEZ!
Près de 1000 personnes, venues d’Italie, de france, et de Suisse. Des Européens mais aussi des Maghrébins et bien sûr des Syriens se sont rassemblés samedi depuis le matin à Genève, devant le siège de l’ONU, pour crier ASSEZ ASSAD sur la Place des Nations. Le Collectif Jasmin a accueilli cette grande famille humaniste, engagée et chaleureuse et la manifestation a été diffusée en direct sur de nombreuses chaînes arabes afin de faire entendre jusqu'en Syrie qu'on ne les oubliait pas!
Discours de Shady Ammane
Chers amis,
Nous avions promis à Genève un rassemblement digne de son esprit. Nous le devions au peuple syrien. Vous l’avez fait et je vous en remercie chaleureusement.
En tant que Suisse d'origine syrienne, fondateur du Collectif Jasmin, association areligieuse et apolitique basée à Genève et co-organisateur de cette manifestation européenne de solidarité internationaliste avec le peuple syrien, je veux vous affirmer haut et fort que nous sommes parfaitement fidèles à la volonté des Syriennes et des Syriens et à son service: la révolution syrienne est et restera pacifique, multiconfessionnelle et multicommunautaire.
Comme l'immense majorité du peuple syrien nous sommes anti-impérialistes (depuis quand les impérialistes font-ils tomber des dictatures sauf pour les remplacer par d’autres dictatures?), nous sommes donc contre toute intervention étrangère quelle qu’elle soit (n’est-ce pas Assad qui a invité à sa boucherie le silence de la communauté internationale, les armes russes, la logistique militaire chinoise et les miliciens iraniens ou libanais ?) et nous demandons que ce peuple victime d'une dictature de plus de 40 ans puisse enfin accéder aux droits humains les plus élémentaires, la justice, la dignité et la liberté.
Plus nous serons nombreuses et nombreux à soutenir cette révolution populaire légitime, plus nous garantirons et protègerons ce cadre, ces principes et l’impossibilité de voir notre militantisme récupéré et cette révolution volée.
Vive le peuple syrien libre.
Shady Ammane











































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18/05/2012
Conflit syrien : une guerre régionale en 2013 ?
La situation s’empire en Syrie, le plan Annan de sortie de crise est mort sous les explosions qui secouent Damas. Les kurdes devenus apparemment la cible des attaques multipliées sont également poussés dans le conflit alors qu’ils mènent leur propre combat loin des yeux. Les tam-tam de guerre retentissent fortement. « L’année 2012 sera probablement une période de la terreur amplifiée, tandis que 2013 sera une année de guerre en Syrie » préconise un spécialiste kurde du Moyen-Orient.
Selon des sources occidentales, plus de 10.000 personnes ont été tuées depuis mi-mars 2011 en Syrie. La principale source des médias mainstreaim est l’Observatoire syrien des droits de l'Homme, une association basée à Londres et liée aux Frères Musulmans soutenus par l’Occident et le duo qataro-turc.
Le cessez-le-feu entré en vigueur officiellement le 12 avril après le plan Annan est systématiquement violé depuis par toutes les parties. Il semble que la situation s’empire en Syrie. Les bombes explosent et le pays est en voie d’irakisation. Le massacre de quatre kurdes le 9 mai à Alep par des membres d’une tribu, proche du régime Assad, fait partie des efforts qui poussent les kurdes dans le conflit.
Les morts annoncées chaque jour montrent que le plan Annan n’a aucune chance de succès. Les déclarations de plusieurs dirigeants européens pour qui l’échec du plan serait une catastrophe ressemblent à un dernier appel désespéré. L’opposition a déjà annoncé la fin du plan, pointant du doigt Damas après les explosions mortelles à Damas.
Plan de sortie de crise ou une diversion politique ?
« De toute évidence, personne n’avait cru que le plan Annan aboutira au succès. Ce plan était la conséquence d’une diversion politique au moment où les parties n’étaient pas prêtes à une guerre. Les parties n’avaient pas rejeté le plan pour renforcer leurs préparatifs militaires et diplomatiques » analyse Adil Bayram, spécialiste kurde du Moyen-Orient.
Pour l’analyste kurde, le régime Assad s’était engagé à respecter le plan, tout en sachant que ce plan n’aboutira pas au succès et poursuivant partiellement ses opérations. « Au début, l’opposition avait une position similaire. Mais aujourd’hui cette position a changé. Elle a multiplié ses attaques militaires. Il semble que certains poussent le plan Annan à l’échec et provoque une guerre en Syrie. Dans ce cas, le gouvernement AKP en Turquie est suspecté en premier lieu. »
Il ajoute : « Les efforts qui poussent les kurdes dans le conflit prouvent cette hypothèse. Les kurdes avaient jusqu’ici réussi à rester en dehors du conflit. Une position qui sera désormais difficile à préserver. »
Les kurdes ne font pas confiance au Conseil National Syrien, formé à Istanbul et soutenu par l’Occident. Ce conseil dominé par les islamistes refuse de reconnaitre les droits du peuple kurde en tant que nation dans un pays laïc, démocratique et fédéral. Selon des sources kurdes, un accort anti-kurde aurait été conclut entre le CNS et le régime turc. Les kurdes n’ont aucune sympathie pour le régime Baas, au pouvoir depuis 40 ans, et lutte pour un changement du régime au profit d’une autonomie démocratique. Dans le cadre de ce projet, les kurdes ont ouvert à l’initiative du principal parti kurde PYD des écoles de langue, créé des communes, des conseils du peuple et des comités de légitime défense pour protéger la population kurde, estimée entre 2 et 3 millions, soit 15 % de la population du pays.
En 2012, la terreur s’amplifiera
Pour beaucoup, la Syrie se dirige vers une “guerre civile”, alors que les espoirs de paix s’épuisent de plus en plus. « D’abord la terreur s’amplifiera et la guerre viendra ensuite. L’année 2012 sera probablement une période de la terreur amplifiée, tandis que 2013 sera une année de guerre en Syrie » préconise l’analyste kurde.
Quelle sera la nature de cette guerre ? Est-ce une « guerre civile » préconisée par certains ou une guerre moyen-orientale et mondiale ?
Une guerre régionale
Il répond : « Il ne s’agit pas d’une guerre civile mais d’une guerre « extérieure ». Ceux qui disent que c’est une guerre civile et qui attendent des guerres similaires comme en Irak et en Liban se trompent. La Syrie n’est ni un Irak, ni une Libye et un Afghanistan. La Syrie a toujours été une zone où le statuquo politique de la région était déterminé. Donc, une éventuelle guerre syrienne sera une guerre moyen-orientale. Si la terreur dans ce pays se transforme en guerre, elle provoquera une guerre régionale allant de Méditerranée orientale à Afghanistan, soit le sommet de la Troisième Guerre Mondiale qui dure depuis 1991 (La guerre du Golfe). »
Une guerre à caractère extérieur
Il attire l’attention sur la nature de ce conflit : « Si les 20 % du conflit actuel viennent de l’intérieur, les 80 % qui restent ont un caractère extérieur. Ce ne sont pas les dynamiques intérieures qui provoquent une guerre en Syrie, mais la politique régionale et mondiale. »
Les kurdes seront au centre de la guerre
« Il est évident que ce conflit et une éventuelle guerre détruira les restes de l’ancien statuquo. Ceux qui sont contre l’ancien statuquo pourraient atteindre leurs objectifs d’une manière. Mais une guerre moyen-orientale et mondiale n’est pas souhaitable car, une telle guerre sera très dure, mauvaise et destructive. Le fardeau reposera sur les épaules des peuples du Moyen-Orient. Il faut donc éviter cette guerre catastrophique. Cependant, il semble que la guerre s’éclatera quels que soient les efforts. Cette guerre impliquera le monde arabe, ainsi que l’Iran et la Turquie. Les kurdes se trouveront au centre de la guerre et ils souffriront plus que tous alors qu’ils ne sont pas responsables de la guerre ! »
Possible désintégration de la Turquie
L’analyste kurde poursuit : « La fin de la guerre sera aussi imprévisible, car elle ne poursuivra pas comme elle a commencé. Une chose est sûre : elle touchera profondément tout le monde et changera tout.
Parmi les plus ardents de la guerre figurent le gouvernement AKP et le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. L’analyste affirme : « On ignore les motivations de cette politique et ce qu’attend le gouvernement turc de cette guerre car la Turquie sera le pays le plus touché et des grands changements suivront probablement la guerre y compris les frontières. »
La Turquie pourrait-elle espère une expansion comme l’empire ottoman ? « Il n’est pas clair » selon l’analyste. « Pourtant la réalité est avérée : la Turquie ne verra pas une telle expansion. Au contraire, la possibilité de la désintégration du pays se parait plus forte » ajout-il.
Le rêve dangereux du gouvernement AKP
« Si l’AKP planifie une expansion régionale, ce ne serait qu’un rêve dangereux. Cette position rappelle le Comité Union et Progrès (Ittihat ve Terakki Cemiyeti), soit les jeunes turcs, qui avait fait entrer l’empire ottoman dans la Première Guerre Mondiale. Cependant, on ne peut pas prédire s’il partagera le même sort. »
Pour l’analyste, ce sont les kurdes qui œuvrent le plus pour éviter la guerre moyen-orientale, sachant que le fardeau le plus lourd reposera sur leurs épaules. « Ces efforts sont pour une solution moins conflictuelle pour éviter une guerre catastrophique. Seront-ils suffisants pour un succès face aux tam-tam de guerre ? L’histoire le montrera ! »
http://www.actukurde.fr/actualites/243/conflit-syrien-une...
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13/05/2012
Un samedi avec Anne Emery-Torracinta: la candidate de proximité!
Ce samedi j'accompagne la candidate socialiste au Conseil d'Etat Anne Emery-Torracinta.
Notre journée a commencé à 10h00 à Lancy avec le stand du Parti socialiste Lancy en compagnie de la Salima Moyard (députée au Grand Conseil), Cyril Mizrahi (Constituant et Conseiller municipal à Lancy), Vally Carter (conseillère municipale à Lancy), Pierre Mancino ( Conseiller municipal à Lancy) et Murielle Marchiando, présidente de la section.
Ensuite nous nous sommes déplacés à Carouge où nous avons visité vers 14h30 la grande braderie, accompagnés par Stéphanie Lammar, Maire de Carouge, Nicolas Walder, conseiller administratif et Arlette La Chiusa, présidente de la section carougeoise du PS.
La dernière destination de la journée était la fête "La Ville est à vous" à Sécheron. Anne-Marie TORRACINTA a écouté et répondu aux questions des citoyens et a présenté son programme pour le poste de Conseillère d’Etat si jamais elle réussit à le conquérir. Ce qui ne devrait pas poser problème, tant elle a des arguments solides et une sérieuse chance pour passer.




































Bonne fête à toutes
les mamans du monde !!!


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10/05/2012
Public-Privée: même Combat!
Environ 1500 fonctionnaires ont manifesté jeudi après-midi devant l’Hôtel-de-Ville de Genève à l’appel du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat pour :
STOP aux mesures d’économies sur le dos du personnel et des prestations à la population
Caisses de pension
Défendre l’accord sur la fusion pour sauver nos retraites !
Alors que l’accord signé le printemps dernier entre le Cartel et le Conseil d’Etat sur la fusion des caisses CIA et CEH préservait l’essentiel de notre système de retraite -du principe de primauté de prestation à la répartition des cotisations de 2/3 à charge de l’employeur, en passant par le maintien d’un âge-pivot à 60 ans pour les fonctions à pénibilité physique (l’essentiel du personnel hospitalier), et d’une rente décente pour toutes et tous – il est aujourd’hui menacé par une nouvelle dégradation de la situation des caisses.
Cette nouvelle dégradation découle essentiellement de la baisse des rendements escomptés, qui plombent les finances de la CIA et de la CEH de plusieurs centaines de millions supplémentaires, et qui les placerait en situation de redressement, voire de liquidation si rien n’est fait.
Aujourd’hui, divers scénarios de financement supplémentaires sont étudiés par le Conseil d’Etat, dont
certains feraient porter aux assuré-e-s presque 70% de l’effort supplémentaire.
Aujourd’hui encore plus qu’hier, il s’agit de défendre l’accord signé et ses principes, et d’exiger du Conseil d’Etat qu’il rajoute les millions manquants !
Effectifs, salaires, prestations
Défendons le service public
En ces temps de crise (à laquelle échappent les plus aisés), les services publics, parce qu’ils servent des prestations essentielles à une population qui en a de plus en plus besoin, doivent être préservés.
Voilà des années que le personnel supporte d’innombrables restructurations, que la charge et les rythmes de travail ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, il n’est plus possible d’exiger du personnel toujours plus, sans tenir compte des efforts déjà fournis.
Voilà où nous ont mené la politique des caisses vides (baisses successives d’impôts) de ces dernières années :
dégradation des conditions de travail et de la qualité du service public.
Face à ces attaques contre le personnel des services publics et contre les prestations à la population, nous
devons répondre par une mobilisation massive du
personnel. Le Cartel intersyndical s’engage résolument dans cette nécessaire mobilisation.
Nous revendiquons :
• L’application intégrale des mécanismes salariaux ;
• La reprise immédiate des réévaluations de fonctions et une véritable prise en considération de nos revendications dans le projet SCORE ;
• L’octroi d’effectifs supplémentaires dans les services qui en ont besoin, conformément aux pétitions du
Cartel de 2009 ;
• Le respect de l’accord sur la fusion CIA-CEH et de ses principes ;
• La mise à contribution des plus aisés, par une fiscalité sur la fortune et sur le revenu plus juste et
plus solidaire.
Consignes de grève : quelques précisions
Préavis de grève
Les organisations du personnel ont fait part aux employeurs du préavis de grève pour le 10 mai.
Droit de faire la grève
Tout-e employé-e, quel que soit son statut, son employeur, sa nationalité ou son lieu de domicile, a le
droit de faire grève.
Sanctions
La participation à la grève ne peut pas être invoquée comme motif de sanction, ni figurer au dossier
administratif de l'employé-e. Il n'y a aucune raison d'avoir peur d'une sanction.
Retenue de salaire – Déclaration/formulaire de grève
L'employeur peut faire procéder à une retenue de salaire. Il n’y aucune obligation formelle de remplir les
formulaires de déclaration de grève à l’avance.
Service minimum
Lorsque la sécurité des usagers-ères et les prestations essentielles doivent être garanties, il incombe à la
hiérarchie d’organiser un service minimum.
Solidarité en équipe
Discutez entre vous du service minimum, des prestations essentielles à dispenser, organisez-vous à l'avance pour
qu'un maximum de collègues qui le souhaitent puissent participer à la grève et être présent-e-s à la
manifestation.
Pressions, intimidations
Au cas où des bruits alarmistes devaient circuler, vérifiez leur bien-fondé auprès des syndicats. Si vous constatez
des excès de zèle, des abus de contrôle, des pressions ou intimidations tendant à dissuader le personnel qui
souhaite faire grève, contactez immédiatement le syndicat. Nous entreprendrons les démarches nécessaires.
Défendons nos conditions de travail
Défendons le service public
Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné
ADP/EPM -AGEEP - FAPCEGM/HEM - FAMCO - SIT - SPG - SPJ - UCESG - UFAC





















Manifestation de soutien avec les employés de Merck Serono
Jeudi soir, Organisé par UNIA, un défilé et un rassemblement devant le Grand Conseil de Genève pour rappeler aux responsables politiques du canton de Genève leur détermination et l’ampleur de leur mouvement.
Les photos de la manifestation de Merck Serono à Genève









































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07/05/2012
Parti socialiste Genevois saulée victoire de la Hollande depuis Annemasse!
Hollande président: «Une belle victoire pour le parti socialiste et la Gauche»
François Hollande est élu président de la République française avec 51.09% des voix. Parti socialiste Genevois saulée victoire de la Hollande depuis Annemasse.
Parti socialiste Genevois avec son président, Romain De Sainte Marie, Arnaud Moreillon, (Secrétaire général), Réne Longet (Conseil administratif d’Onex, Jean-Charles RIELLE (1er vice-président conseil municipal), Mme. Silvia MACHADO, Laurence FEHLMANN RIELLE (Conseil Municipale), Anne Emery Torracinta (Candidate socialiste au Conseil d'Etat), était présent à Annemasse pour les élections 2012 de la France et pour soutenir le candidat Guillaume Mathelier au élections législative du 17 juin .
Suite au résultat je vais publié un discours de Guillame MATHELIR et les photos.









































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02/05/2012
1er mai ... un éternel printemps
150 photos manifestation du 1er Mai 2012 à Genève à l'occasion de la journée internationale revendicative des travailleuses et travailleurs













































































Photos : Demir SÖNMEZ
Pour deuxième album manifestation 1er Mai 2012 à Genève
à suivre
http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2012/05/02/1er-mai...
10:21 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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1er mai ... un éternel printemps
150 photos manifestation du 1er Mai 2012 à Genève à l'occasion de la journée internationale revendicative des travailleuses et travailleurs







































































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