16/06/2013

URGENT, URGENT, URGENT! Rassemblent! Aujourd’hui, 16 juin 2013 à 17h00 - 19h00

 

URGENT, URGENT, URGENT!
Rassemblent!
Aujourd’hui, 16 juin 2013 à 17h00 - 19h00
Place des Nations – Unis
Genève

 

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Le Premier ministre Tayyip Erdogan a finalement déclenché une guerre totale contre tous ces opposants. Suivant ces ordres, les policiers ont évacué samedi soir à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau le parc Gezi d'Istanbul, berceau de la contestation, provoquant des scènes de chaos et des affrontements qui se sont poursuivis toute la nuit en ville.

Deux heures après un dernier ultimatum du chef du gouvernement, les forces de l'ordre sont passées à l'action dans la soirée en investissant le parc Gezi qu'elles ont vidé en quelques minutes de ses milliers d'occupants en les noyant sous un nuage de gaz lacrymogènes.

Les tentes dans lesquelles les occupants du parc s'apprêtaient à passer une nouvelle nuit ont été détruites, leurs banderoles arrachées et des dizaines de personnes interpellées.

Le collectif Solidarité Taksim, qui chapeaute l'organisation de la contestation au Premier ministre, a condamné l'opération, qui "a transformé le parc Gezi, Istanbul et le pays en zone de guerre". "Cette attaque brutale de la police doit s'arrêter. Le parti au pouvoir sera tenu pour responsable des événements", a-t-il ajouté.

"A l'heure actuelle, nous manifestons à travers le pays contre l'attaque du gouvernement et nous marchons dans le quartier de Taksim", où se situe le parc Gezi, ajoute le collectif, qui dénonce des "centaines de manifestants blessés" et des dizaines de personnes touchées par des "balles en caoutchouc" qui ne peuvent pas être hospitalisées.

La police a dispersé samedi soir à coups de canons à eau et de gaz lacrymogènes la place Taksim où se massaient des centaines de manifestants. Dans la foulée, elle a lancé l'assaut sur le parc Gezi occupé depuis le 1er juin par des milliers de manifestants. Ces derniers ont fui les gaz lacrymogènes permettant aux policiers de démanteler les tentes dressées dans le camp. Depuis plusieurs heures, la police cherche à repousser le plus loin de la place Taksim tout manifestant. Des centaines de policiers sont déployés dans les rues donnant sur la place à la recherche des manifestants.

La police intervient jusque dans le lobby de grands hôtels, comme le Hilton et le Divan. L'hôtel Divan, proche du camp Gezi, a été transformé en hôpital de campagne pour soigner les manifestants touchés par les gaz lacrymogènes ou les balles en caoutchouc. Pour sa part, le gouvernement avance un bilan de 29 blessés.

"Ils sont entrés de force, avec beaucoup de gaz. Ils nous ont frappés, même les femmes", a raconté à l'AFP un des manifestants, Ader Tefiq. "J'étais à l'intérieur de la tente-hôpital (...), ils ont lancé des grenades lacrymogènes et des dizaines de policiers sont entrés", a rapporté de son côté Elif, une thérapeute de 45 ans.

La police a poursuivi les manifestants dans toutes les rues environnantes jusque tard dans la nuit, y compris dans le hall d'un hôtel luxueux copieusement arrosé par les canons à eau de véhicules antiémeute et gazé.

Selon la coordination des manifestants, baptisée Solidarité Taksim, des "centaines" de personnes ont été blessées lors de l'opération. Le gouverneur d'Istanbul Huseyin Avni Mutlu a lui évalué le nombre des blessés à 29.

Le vice-Premier ministre Huseyin Celik s'est félicité de l'évacuation du parc. "J'espère que nous pourrons oublier tout ça, comme un mauvais rêve ou un cauchemar", a-t-il dit.

A peine connue la nouvelle de l'évacuation du parc, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue à Istanbul.

"Nos revendications dépassent les limites du parc Gezi, à présent, il s'agit d'un mouvement contre le gouvernement", a déclaré à l'AFP une étudiante, avant d'ajouter: "Nous allons continuer et personne ne nous arrêtera". "C'est le point de non-retour", a renchéri un autre manifestant, estimant qu'"il s'agit de défendre la liberté en Turquie".

La police est intervenue toute la nuit à grand renfort de gaz, de canons à eau et de tirs de balles en caoutchouc pour disperser la foule sur plusieurs artères de la ville, notamment près du Bosphore.

A l'aube, les camions de nettoyage et les bulldozers continuaient de s'affairer sur la place Taksim et dans le camp Gezi pour effacer les traces de la contestation qui a débuté le 31 mai et s'est soldée par quatre morts et plus de 7.500 blessés dans le pays.

A Ankara, des milliers de personnes ont également manifesté en fin de soirée. Aucun incident n'avait été signalé dans la capitale. Des manifestants sont également descendus dans la rue à Izmir (ouest).

Samedi, le chef du gouvernement avait lancé un nouvel avertissement aux manifestants, lors d'un discours prononcé devant plusieurs dizaines de milliers de ses partisans réunis dans une lointaine banlieue d'Ankara.

"Je le dis clairement: si Taksim n'est pas évacuée, les forces de sécurité de ce pays sauront comment l'évacuer", a lancé Erdogan sur le ton ferme qu'il affectionne depuis le début de la crise. Le Premier ministre doit tenir dimanche après-midi une nouvelle réunion publique avec des dizaines de milliers de manifestants à Istanbul.

http://www.info-turk.be/418.htm#guerre

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10/01/2013

Trois militantes kurdes assassinées à Paris

 

Les victimes de l’attaque sont Sakine Cansiz, l’une des fondateurs du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante du Congres National du Kurdistan (KNK), basée à Bruxelles, et Leyla Soylemez, une jeune activiste

Les corps de trois femmes ont été retrouvés vers 1 heure par leurs amis, inquiets après de nombreux coups de téléphones sans réponse. « Lorsqu’ils ont vu des traces de sang sur la porte, ils ont cassé la porte, et ont découvert les corps de trois femmes exécutés » a dit Mehmet Ulker, président de la Fédération des associations kurdes en France (FEYKA).

Selon la police, le crime a probablement été commis mercredi après-midi vers 15 heures. Des armes silencieuses auraient été utilisées dans l’attaque, a-t-on appris de sources kurdes.

Cette attaque intervient au moment où le gouvernement turc entame des négociations directes avec le leader kurde Abdullah Ocalan, emprisonnés sur l’Ile d’Imrali depuis 1999 sous l’isolement total.

Dans un bref communiqué, la FEYKA a appelé tous les kurdes d’Europe à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque.

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/100113/trois-militantes-kurdes-assassinees-parissakine-rojbin1.jpg

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Fidan Dogan (Rojbin), représentante du
Congres National du Kurdistan (KNK),
une des victimes de l'assassinat

Trois activistes kurdes ont été retrouvées mortes dans la nuit de mercredi à jeudi, tuées chacune d'une balle dans la tête, dans les locaux d'une association de la communauté kurde à Paris dans le Xe arrondissement, a-t-on appris de sources concordantes.


"La scène peut laisser penser qu'il s'agit d'une exécution, mais l'enquête devra éclaircir les circonstances exactes de ce drame", a précisé une source policière.

Sur les trois victimes, une était Fidan Dogan (Rojbin), 32 ans, permanente du centre d'information du Kurdistan, a déclaré à l'AFP le responsable du centre Leon Edart, responsable de la fédération des associations kurdes.

Elle était également la représentante en France du Congrès national du Kurdistan, a précisé dans un communiqué diffusé sur place la Fédération des associations kurdes de France.

Selon la fédération, les deux autres victimes sont Sakine Cansiz, présentée comme "une des fondatrices du PKK" et Leyla Soylemez, une "jeune activiste".

Dès l'annonce de ces assassinats, des centaines de Kurdes se sont rassemblés devant l'immeuble, scandant "Elles ne sont pas mortes", "Nous sommes tous PKK!", "Turquie assassin, Hollande complice !"

Selon le récit de M. Edart, mercredi à la mi-journée, les trois femmes étaient seules dans les locaux du centre d'information, situé au premier étage et pourvu d'un digicode et de sonnettes, dans cet immeuble du 147 rue Lafayette.

En fin d'après-midi, un membre de la communauté a essayé en vain de les joindre. Il a tenté de se rendre sur place, mais n'avait pas les clés et n'a pu entrer immédiatement.

Selon la fédération des Kurdes de France, des Kurdes inquiets se sont alors rendus sur place. Ils auraient vu des traces de sang sur la porte qu'ils auraient alors défoncée. Ils ont découvert les trois corps vers 01H00 du matin, selon cette source.

Deux des femmes auraient été tuées d'une balle dans la nuque, la troisième présentant des blessures dans le ventre et au front, selon cette source.

Aucune plaque ne signale la présence du centre d'information du Kurdistan. D'après Leon Edart, les victimes auraient peut-être ouvert la porte à leur(s) assassin(s).

"Selon des sources kurdes, des armes munies de silencieux auraient été utilisées", affirme dans son communiqué la Fédération des associations kurdes de France. Citant la police, la fédération affirme que le crime aurait pu se produire mercredi vers 15H00. Elle appelle les Kurdes d'Europe "à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque".

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été chargée de l'enquête.

Qualifiant ces "assassinats" d'"insupportables", le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a indiqué qu'il se rendrait sur place.

Les Kurdes représentent une population de plus de 150.000 personnes réparties sur tout le territoire français avec une forte concentration en Île-de-France, en Alsace, en Lorraine et dans les Bouches-du-Rhône, selon une étude réalisée en 2006 par Rusen Werdi, experte de l'Institut kurde de Paris.

Elle est formée de près de 90% de Kurdes de Turquie. On compte environ 6.500 Kurdes iraniens et 4.800 Kurdes irakiens. Le reste est formé de Kurdes de Syrie, du Liban et des ex-républiques soviétiques du Caucase.

Les premiers migrants kurdes sont arrivés dans le cadre des accords bilatéraux entre la France et la Turquie signés en 1965. Ceux-ci - une main-d'oeuvre masculine principalement - ont quitté leur terre pour des raisons économiques et ont longtemps occulté par habitude leur "kurdité".

Les événements politiques dans les différents pays (révolution islamique en Iran en 1979, coup d'Etat militaire en Turquie en 1980...) ont ensuite précipité l'arrivée massive des Kurdes en Europe et notamment en France.

L'ouverture de la France à cette immigration a notamment reposé sur l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, réputée plus sensible à la question kurde. (AFP, 10 janv 2013)

http://www.info-turk.be/413.htm#Trois

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26/09/2012

«La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.

«La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.

Ce matin sur l’Ile Rousseau, lieu symbolique, a eu lieu une conférence de presse de la CGAS pour exprimer publiquement son appréciation sur la nouvelle constitution genevoise.

Aux yeux des syndicats, cette constitution ne répond pas aux attentes du monde du travail et elle ne propose aucune avancée en ce qui concerne les droits syndicaux, en particulier :
 

  • Un droit de grève amputé (cf. art. 37) : le libellé ne fait que reprendre, trait pour trait, le contenu de la constitution fédérale (droit de grève des salariés… avec symétriquement le droit de mise à pied par les employeurs !... on appréciera la symétrie !) ; un droit garanti seulement s’il se rapporte aux relations de travail ! ! La Charte sociale européenne va pourtant plus loin, elle reconnaît « le droit des travailleurs (…) à des actions collectives, y compris le droit de grève en cas de conflits d’intérêt. Avec le projet de constitution genevoise, toute grève entre travailleurs d’entreprises différentes serait donc interdite, tout comme celle dépassant le cadre d’une seule institution/entreprise ; elle interdirait donc des grèves telles que : la grève générale de 1918 (qui revendiquait le droit d’éligibilité des femmes, l’AVS, etc), la grève du 12 novembre 32 qui protestait contre le massacre, la veille, de militants antifascistes par l’armée ; la grève des femmes du 14 juin 91, etc !!!


  • Droits syndicaux insuffisants (art. 36) : « la liberté syndicale est garantie » et « l’information syndicale est accessible sur les lieux de travail » Comment sera-ce possible sans en garantir les conditions (faudra-t-il demander l’accord de l’employeur, par ex ?), sans préciser et affirmer en même temps le droit de réunion sur le lieu de travail, le droit de désigner et l’obligation de protéger les délégués syndicaux et de personnel dans les entreprises ?


  • Des beaux principes… sans aucune garanties ni aucunes mesures d’application : 1) « droit à un niveau de vie suffisant » (art. 39), sans aucune manière de le garantir, par décision de l’autorité cantonale d’établir un salaire minimum légal  (pensons aux « working poors » contraints de faire appel à l’assistance pour compléter leur revenu salarial) ; 2) « le droit à (…) la formation continue est garanti » (art. 24), sauf que sans accompagner ce principe d’un droit à un congé formation payé, ce droit ne se réalisera pas ou que de façon très inégale ; 3) l’Etat « encourage le dialogue social et la conclusion de conventions collectives de travail » (art. 186) C’est ce que l’on appelle « enfoncer des portes ouvertes ! », car c’est déjà le cas. Par contre, nulle mention de la responsabilité de l’Etat d’étendre les conventions collectives avec force obligatoire si nécessaire ou d’imposer des contrats types de travail (54% des salariés du privé ne sont couverts par aucune convention collective ni aucun contrat type) 4) « la femme et l’homme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale (art. 15) malgré les apparences, libellé en régression par rapport à l’actuelle constitution… où « il appartient aux autorités législatives et exécutives de prendre des mesures pour assurer la réalisation de ce principe et aux autorités juridiques de veiller à son respect ». Manquent donc les mesures concrètes pour favoriser l’accès aux formations, aux professions, aux fonctions et la parité dans les instances politiques…


  • Sur le rôle de l’Etat et des services publics (art. 9) « L’Etat agit en complément de l’initiative privée et de la responsabilité individuelle ». Affaiblissement programmé de l’Etat social et visées néolibérales inacceptables ; comme nous l’avons déjà vu, portes ouvertes aux privatisations et externalisations de tâches importantes dévolues aux services publics (santé, éducation, énergie…) ; aucune garantie de financement des tâches que doivent assumer l’Etat et les services publics; aucune mesure pour donner un rôle redistributeur à la fiscalité… (question développée par une autre intervention).


  • Le statu quo en ce qui concerne les droits politiques des résidents étrangers est bien évidemment inacceptable ! Après un lamentable marchandage, seul le droit de vote au niveau communal est maintenu (autant dire, un droit plus qu’au rabais, quand l’on sait le peu de pouvoir que les communes ont dans notre canton !). Ce droit minimum placera Genève à la queue des cantons romands ! Le 40% de la population que représentent les étrangers est donc exclu de ces droits fondamentaux… ces étrangers étant qui plus est, dans leur grande majorité, des travailleurs-euses… dont notre économie ne saurait se passer. 

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DSC_6407.jpgMaison Populaire de Genève

www.assmp.org

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05/07/2012

Le Monde: Le grand enfermement des libertés en Turquie!

Le journal “Le Monde” a publié un article qui a été signé par 50 chercheurs, écrivains, professeurs et journalistes, cet article montre encore comment les droits de l'homme ont été bafoués en Turquie.

Le Monde: Le grand enfermement des libertés en Turquie!

Alors que la Turquie affiche un taux de croissance qui fait rêver le reste du monde, dû à la longévité du gouvernement issu du parti islamo-conservateur AKP –, l'envers de ce tableau devient alarmant : un pouvoir hégémonique exerce une répression judiciaire toujours accrue sur les universitaires, chercheurs, éditeurs, étudiants et journalistes. Des vagues d'arrestations massives font régner la peur dans tous les milieux démocrates. La justice maintient des mois ou des années les prévenus sur la base d'accusations inexistantes, puis organise comme à Istanbul lundi un immense procès politique (193 accusés) destiné à briser le mouvement kurde civil et ses soutiens intellectuels.

Dans ce contexte, les libertés de recherche et d'enseignement sont particulièrement atteintes. Le cas le plus flagrant est celui de Büsra Ersanli : professeure de science politique à l'Université de Marmara, membre du parti légal kurde BDP qui siège au Parlement, elle a été arrêtée le 28 octobre 2011 et doit être jugée dans le cadre de ce procès (dit "KCK"). Alors qu'elle est accusée de "diriger une organisation terroriste", son acte d'accusation ne fait qu'inventorier les activités ordinaires de n'importe quel chercheur : déplacements scientifiques à l'étranger, conversations téléphoniques avec des journalistes, études comparatives sur différentes constitutions européennes ou articles parus dans des journaux scientifiques.

Ce genre d'accusations kafkaïennes est dirigé contre des milliers d'étudiants au sort également très préoccupant. Selon le récent rapport de l'Initiative de solidarité avec les étudiants détenus en Turquie (TODI), 771 étudiants se trouvent actuellement en détention, dont une large majorité est membre de l'organisation de jeunesse du BDP. Parmi eux, figure une autre Büsra, 22 ans, étudiante en science politique, qui dans ses lettres de prison souligne l'absurdité des accusations dont elle fait l'objet : des chansons en kurde trouvées dans son ordinateur, sa participation aux diverses manifestations et conférences de presse, etc. Comme elle, des centaines de jeunes gens se voient interdire d'étudier, soit qu'ils subissent de longues détentions préventives, soit qu'ils fassent l'objet des enquêtes disciplinaires menant souvent à leur exclusion des universités.

Selon la même logique, des dizaines de journalistes et d'éditeurs sont détenus pour avoir enquêté et publié comme leur profession les y engage. Posséder un ouvrage de sciences sociales devient en soi une preuve dans les actes d'accusation, rappelant les années de la dictature militaire. Comment se fait-il alors que des actes aussi ordinaires puissent être associés au crime de terrorisme ? La modification de la loi anti-terreur en 2006 a banalisé la définition du terrorisme de manière à ce qu'elle couvre la moitié des crimes énumérés dans le code pénal. Ainsi, selon l'Associated Press, un tiers des détenus accusés de terrorisme dans le monde entier se trouve dans les prisons turques. Rien d'étonnant à cela, puisque la nouvelle loi, au lieu d'établir un lien avec l'action armée, permet de criminaliser de simples actes d'expression publique. La participation à la marche des femmes du 8 Mars ou au défilé du 1er Mai devient ainsi une preuve d'affiliation au terrorisme dès lors qu'une organisation illégale a fait appel à y contribuer.

Dans le domaine de la recherche, des menaces systématiques sont exercées sur la liberté des universitaires et des chercheurs. Un rapport du Groupe international de travail sur la liberté de recherche et d'enseignement (GIT Branche Turquie) établit de nombreux cas récents d'étouffement de cette liberté. Selon ce même rapport, les chercheurs qui travaillent sur des sujets et des terrains sensibles font l'objet d'intimidation et peuvent voir leurs activités passer sous le coup de la loi anti-terreur. La mainmise du gouvernement sur la recherche est d'ailleurs attestée par la modification du statut du TUBITAK, l'équivalent du CNRS en Turquie, qui a perdu toute son autonomie – le numéro spécial de la revue de cette institution consacré à Darwin et à l'évolution a été ainsi censuré en 2009.

En découle toute une nouvelle définition de la "terreur", menée sans armes ni violence ni intention. En conséquence, la population carcérale a augmenté de 250 % en huit ans, et sur ce chiffre, la part de la détention préventive s'élève désormais à 40 %. Comme l'ont montré les récentes émeutes carcérales à Urfa, la surpopulation des prisons constitue elle-même une manière de punir les détenus. Et l'Association des droits de l'homme en Turquie a recensé des centaines de cas de torture et de traitements dégradants commis au sein des prisons pour la seule année 2011.

Toutes ces atteintes aux libertés, associées aux décisions judiciaires arbitraires, dévoilent les aspects autoritaires du gouvernement AKP et expliquent les raisons pour lesquelles la société civile turque s'inquiète de son avenir. Les milieux diplomatiques et les médias internationaux qui s'empressent de déclarer que la Turquie du premier ministre Erdogan est un pays modèle pour le Moyen Orient, pour sa stabilité politique et sa croissance économique, ferment les yeux sur le viol des libertés publiques, politiques et intellectuelles. On est loin de la démocratisation dont l'AKP s'était fait le héraut il y a 10 ans. Plutôt que de s'attaquer à l'appareil répressif de l'Etat hérité de la dictature militaire, il l'a repris à son propre compte et le dirige aujourd'hui contre tous les dissidents. Parmi eux, les chercheurs, les journalistes, les étudiants qui paient un lourd tribut au maintien d'un espoir démocratique. La voie de la liberté est de plus en plus étroite en Turquie. L'Europe doit en prendre conscience de toute urgence.

Premiers signataires :

Samim Akgönül, enseignant-chercheur à l'Université de Strasbourg-CNRS ; Salih Akin, maître de conférences à l'Université de Rouen ; Janine Altounian, essayiste, traductrice, membre fondateur d'AIRCRIGE ; Marie-Laure Basilien-Gainche, maître de conférences à l'Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle ; Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS/Sciences-Po Paris ; Annette Becker, professeure à l'Université de Paris Ouest ; Avner Ben-Amos, professeur à l'Université de Tel Aviv ; Faruk Bilici, professeur à l'INALCO ; Matthias Bjornlund, chercheur au Danish Institute for Study Abroad ; Olivier Bouquet, maître de conférences à l'Université de Nice ; Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'EHESS ; Jean-Paul Burdy, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Grenoble ; Lieven De Cauter, professeur au Mediaschool Rits de Bruxelles, Christophe Charle, professeur à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Dominique Colas, professeur à Sciences-Po Paris ; Etienne Copeaux, historien de la Turquie ; Philippe Corcuff, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Lyon ; Yves Déloye, professeur à Sciences-Po Bordeaux et à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, secrétaire général de l'Association française de science politique ; Gilles Dorronsoro, professeur à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Vincent Duclert, professeur agrégé à l'EHESS et à Columbia University-Paris ; Deborah Dultzin, Universidad Nacional Autonoma de Mexico ; Ragip Ege, professeur à l'université de Strasbourg ; Jean-Louis Fabiani, directeur d'études à l'EHESS ; Sylvie Gangloff, chargée de cours à l'INALCO ; François Georgeon, directeur de recherche au CNRS, ; Catherine Goldstein, directrice de recherche à l'Institut Jussieu ; Nilüfer Göle, directrice d'études à l'EHESS ; Diana Gonzalez, enseignante à Sciences-Po Paris ; Benjamin Gourisse, postdoctorant de l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; André Grelon, directeur d'études à l'EHESS ; Gérard Groc, chercheur associé à l'IREMAN/CNRS ; Erdal Kaynar, postdoctorant de l'EHESS ; Ali Kazancigil, co-directeur de la revue Anatoli ; Raymond Kévorkian, professeur à l'Institut français de Géopolitique ; Hans-Lukas Kieser, professeur à l'Université de Zurich ; Michèle Lardy, maître de conférences à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Gulçin Erdi Lelandais, Marie Curie Fellow University of Warwick ; Henri Lombardi, CNRS Lab Besançon ; Hélène Piralian-Simonyan, psychanalyste et membre fondateur de l'AIRCRIGE ; Claire Mauss-Copeaux, chargée de recherches au CNRS ; Claire Mouradian, directrice de recherche au CNRS ; Veli Pehlivan, doctorante à l'EHESS ; Jean-François Pérouse, maître de conférences à l'Université de Toulouse-II ; Dalita Roger-Hacyan, maître de conférences à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Monique de Saint Martin, directrice d'études à l'EHESS ; Emine Sarikartal, doctorante à l'université de Paris-Ouest ; Inan Sevinç, doctorant et assistant à l'Université de Strasbourg ; Roger W. Smith, professeur émérite au College of William and Mary (Williamsburg, Virginie), ancien président de l'International Association of Genocide Scholars ; Emmanuel Szurek, doctorant à l'EHESS ; Ferhat Taylan, doctorant à l'université de Bordeaux ; Lucette Valensi, directrice d'études à l'EHESS ; Murat Yildizoglu, professeur à l'université de Bordeaux, signataires de la Déclaration inaugurale du Groupe international de travail "Liberté de recherche et d'enseignement en Turquie" (GIT initiative créé à Paris le 21 novembre 2011).

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/04/le-grand-e...

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27/06/2012

La CGAS rejette la nouvelle constitution

Réunie en Assemblée des délégué-e-s jeudi 14 juin dernier, la Communauté genevoise d’action syndicale a décidé, à l’unanimité des membres et des fédérations présentes, de rejeter le texte de la nouvelle constitution cantonale. Forte de ses quelques 38’000 membres, la CGAS mènera donc campagne contre un texte insatisfaisant qui n’a pas su répondre aux nécessités exprimées par les travailleuses et les travailleurs du canton.

Le NON prononcé par la CGAS sanctionne tant la forme du processus que le fond d’un document qui ne répond pas aux exigences du monde syndical, exigences d’ailleurs exprimées à plusieurs reprises à grands renforts de documents adressés aux membres de l’Assemblée Constituante, par la faîtière ainsi que par l’une ou l’autre de ses fédérations.

Droits syndicaux et démocratie sur le lieu de travail ; droit à des conditions de travail et à des revenus respectueux de la personne ; droits politiques aux résidents étrangers ; égalité réelle entre femmes et hommes à l’accès aux formations, aux professions et aux fonctions ; réorganisation des rôles et des tâches de l’Etat pour un Etat social garant de libertés, d’égalité et de solidarité ! Voilà les quelques revendications centrales posées par le mouvement syndical, qui n’ont jamais été prises en considération par la majorité des constituant-e-s.

L’arrogance de la droite majoritaire est première responsable de cet échec lamentable. En tant que syndicalistes, habitués des concertations existantes dans la pratique sociale, nous avons été frappés par l’absence de dialogue social qui a marqué les travaux de la constituante. Tout au long du processus de discussion jusqu’aux dernières négociations dites de "convergence", les intérêts de communautés entières ont été sacrifiés sur l’autel de la réussite à tout prix, comme si la nécessité d’avoir une "nouvelle" constitution soit prioritaire sur celle de travailler à une "bonne" constitution, à une constitution progressiste, qui permette à Genève de regarder vers l’avant et en direction des nombreux défis qui l’attendent ! Le regrettable marchandage autour de droits politiques des immigrés témoigne de cet état de fait : une mauvaise décision des suites d’un mauvais accord, avec des conséquences extrêmement mauvaises, notamment en terme de participation et d’intégration.

Les quelques avancées enregistrées ne peuvent donc pas pallier aux trop nombreuses faiblesses du texte qui sera soumis au peuple. Pour les raisons brièvement évoquées dans ce document,
la CGAS invitera ses membres à voter NON le 14 octobre prochain (2012)

http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article2132

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19/06/2012

Faites de la Solidarité! Rémy Pagani, maire de Genève

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Discours – Investiture du Maire de Genève – Rémy Pagani
Mardi 19 juin 2012 – Salle communale de Plainpalais

 


Monsieur le Maire, Cher Rémy,
Monsieur le Président du Grand Conseil, Cher Pierre,
Monsieur le Conseiller national, Cher Ueli,
Monsieur le 1er vice-Président du Grand Conseil, Cher Gabriel,
Mesdames et Messieurs les Député-e-s,
Monsieur le 1er vice-Président du Conseil municipal, Cher Pascal,
Mesdames et Messieurs les Conseiller-ère-s municipaux,
Excellence,
Mesdames et Messieurs les collaborateurs de l’administration municipale et Monsieur le Directeur général,
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Mesdames et Messieurs,
Chères et Chers Ami-e-s,


C’est la décision du Maire! Il décide qui aura l’honneur et le privilège de prendre la parole! Il décide combien d’orateurs! Et bien, Cher Rémy, lorsque j’ai appris que c’était moi qui en serait le bénéficiaire, j’en étais fier et réjoui! Puis, dans les jours qui suivaient, je me suis dit que beaucoup d’autres autour de toi et de nous ce soir, te connaissaient bien mieux que moi et que beaucoup d’autres ici présents, auraient pu relater d’autres souvenirs plus précis voire plus croustillants.

Et bien décidément non, toi qui luttes avec acharnement contre tous les privilèges, tu as choisi de me faire ce privilège. Certes, ma modeste fonction de Président du Conseil municipal de la deuxième Ville de Suisse m’a positionné pour t’adresser ces quelques mots et je t’en remercie.

Résumer en 5 minutes Rémy Pagani, notre Maire, est voué à l’échec, tant sa personnalité est attachante et parfois désarmante. Alors, j’ai glané quelques infos et sans prétention et avec quelques touches de couleurs de l’arc-en-ciel, j’ai envie de te dire ceci:

Ta verve oratoire, ton talent de tribun, ta volonté de convaincre à tous prix, tu les as exercés pendant 20 ans, comme secrétaire syndical au SIT, dès 1987, et comme Secrétaire permanent du Syndicat des services publics, dès 1997. Ces combats pour la justice sociale, tu les connais. Car affronter  le monde du travail avec ses divers pouvoirs et ses inégalités sociales a forgé l’homme que tu es. Mais tu avais démarré ta vie professionnelle dans d’autres compétences, comme assistant social, depuis 1974 et jusqu’en 1987, et notamment comme conseiller social d’un Cycle d’orientation. Moi qui suis médecin au Service de santé de la jeunesse depuis 23 ans et qui a travaillé pendant dix ans comme juge assesseur médecin au Tribunal de la jeunesse, actuel Tribunal des mineurs, je peux chaque jour apprécier la complémentarité de compétences avec les conseillers sociaux. Tu y as développé la compréhension de l’être en devenir, du jeune qui devient adulte, et dans une Société actuellement en plein changements et en devenir incertain d’une société à la recherche de la justice et de la maturité, ton expérience acquise durant toutes ces années, ne peut qu’être indispensable à notre Cité.

On m’a dit que tu es un homme extrêmement attaché à ta famille, mari et père attentif, et que les vacances dans le Bordelais, dans la région de Soulac, te sont indispensables! Mais, je n’en dirais pas plus pour ne pas offenser ta pudeur!

Rémy Pagani est l'auteur de quatre romans dont les titres sont tout un programme pas seulement électoral !
- Les beaux jours reviendront,
- Entre chien et loup,
- Confession d'un commissaire de police, et
- Étrange balade

Il est fait mention et comme on peut le lire : « le parcours de ce romancier est balisé de nombreux combats politiques. Il est parvenu à se forger une écriture directe et efficace aux côtés de squatters et d'habitants en lutte pour préserver ce lieu de vie convivial qu'est resté le quartier des Grottes à Genève et comme syndicaliste dans la défense quotidienne des salariés. ».

Dès l’âge de 16 ans (1970), tu milites :
- Participation active dans le mouvement du « Centre autonome » de la maison des jeunes de St Gervais (1970/1971)
- Participation active à l’organisation de collégiens et d’apprentis (1971-1973)
- Membre du comité de l’Action Populaire Aux Grottes APAG (1974-1984), tu es l'un des responsables du mouvement d'habitants qui a préservé le quartier des Grottes à Genève.
- Animateur et membre fondateur de la Fédération des Associations de Quartiers et d’Habitants FAQH 1981.
- Membre de l’association des Habitants de la Jonction AHJ (1984-1990)

Exemple parmi tant d’autres, il y a plus de 30 ans, tu as lutté contre la destruction du Quartier des Grottes. Toujours d’actualité, le Collectif 500 compte sur toi pour continuer à défendre ce Quartier.

Ta vie politique a débuté par un mandat de 8 ans au Grand Conseil, dès 1997. Elu au Conseil administratif en 2007, tu es réélu en 2011. Maire, tu l’a déjà été en 2009, et tu avais consacré cette année-là à la Solidarité internationale, et notamment à Gaza qui m’est cher, où je me suis rendu à 2 reprises. Cette année-là, tu as participé, le 10 juillet, à la Marche commémorative du massacre de Srebrenica, de 34 km, qui séparent Pobudje de Potocari, avec plus de 4’000 personnes.

A peine à nouveau Maire, cette année a déjà magnifiquement commencé: Nous venons de recevoir au Palais Eynard notre ami Moncef Marzouki, Président de la République tunisienne, lui que nous avions déjà reçu comme proscrit, alors qu’il sortait des geôles de Ben Ali. Samedi prochain, nous serons à Villepinte, dans la banlieue parisienne, pour soutenir les Habitant-e-s d’Achraf, et prendre la parole dans un meeting de plus 80’000 personnes, aux côtés de Maryam Radjavi, la présidente élue du Conseil national de la Résistance d'Iran (CNRI), que nous avions déjà reçu à plusieurs reprises à Genève et notamment avec toi au Victoria Hall. Mais si tu es si présent au niveau international, participant au rayonnement de notre Ville quant à ses valeurs humanitaires, tu te bats à chaque instants pour une Genève solidaire et pour une Genève respectueuse.

Comme tu le sais, cette année sera riche en combats locaux, nationaux et internationaux. Monsieur le Maire, Cher Rémy, je suis honoré et surtout très heureux, cette année durant, dans ma fonction de Président du Conseil municipal et toi de Maire de cette si belle Ville de Genève, qu’ensemble nous unissions nos efforts pour plus de paix, de justice sociale  et tout simplement pour plus de respect entre nous tous, qui que nous soyions, citoyennes et citoyens de ce monde, avec ou sans papiers !

Je, nous te souhaitons une excellente année de Mairie !

Je vous remercie !

Par Jean-Charles Rielle, Président du Conseil municipal de la Ville de Genève

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17/06/2012

ELECTION DU CONSEIL D'ETAT DU 17 JUIN 2012: 70 photos

 

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ELECTION DU CONSEIL D'ETAT DU 17 JUIN 2012: 70 photos
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15/06/2012

Suisse - France : Camarades, la victoire nous appartient!

Micheline Calmy-Rey, Jean Charles Rielle, Loly Bolay, Christian Brunier, Melik ÖZDEN Romain de Sainte Marie et la gauche genevoise autour de Anne-Emery-Torracinta et Nicole Castioni pour le 17 juin

 

Le Parti Socialiste Genevois soutient Nicole Castioni pour les élections législatives françaises.


Nicole Castioni, ancienne députée socialiste au Grand Conseil, est la candidate socialiste pour les élections législatives françaises. Bien placée au 1er tour, Nicole Castioni compte de réelles chances de représenter les Français-e-s de Suisse à Paris.

Les enjeux transfrontaliers entre la Suisse et la France sont une problématique majeure pour notre région genevoise. Le PSG s'est fait depuis quelque temps porteur de proposition pour davantage de solutions communes aux enjeux de l'emploi, du logement et de la mobilité, à une réelle gouvernance commune.

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La candidate socialiste pour Election au Conseil d'Etat Genève du 17 juin 2012 DSC_9419.jpg
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08/06/2012

“Rémy Pagani et Jean-Charles Rielle réagissent pour le peuple Tunisie!”

Vendredi matin, le Président de la République tunisienne Moncef Marzouki, l'Ambassadeur de Tunisie Monsieur Moncef Baati, les Conseillers du Président, Khaled Ben Mbarek et Anouar Gharbi ont été reçus par le Maire de Genève, Rémy Pagani et  par le Président du Conseil municipal de la Ville de Genève, Jean Charles Rielle, dans le cadre d'une visite d'amitié au Palais Eynard. Monsieur le Maire Rémy Pagani et Monsieur le Président du Conseil municipal Jean Charles Rielle ont demandé à la Suisse de rendre au plus vite les fonds spoliés au Peuple tunisien par le clan de l'ex-dictateur Ben Ali (quelque 60 millions de francs), afin de les utiliser pour le développement de la Tunisie.

 

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Le Président de la République tunisienne Moncef Marzouki

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05/06/2012

Un président pour le Genève que l'on aime: Jean-Charles Rielle.

 

Dr. Jean-Charles Rielle est élue à la présidence du Conseil Municipale de la Ville de Genève. Voici son premier message de président pour les habitants de la Ville de Genève et un reportage photos des moments forts de la séance d'aujourd'hui du Conseil Municipal.
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03/06/2012

Les gauches s'unissent pour Anne Emery Torracinta!

Le 1er juin 2012, toute la gauche unie derrière la candidature au Conseil d'Etat d'Anne Emery-Torracinta a fait la fête au Palladium! La "Gauche en fête" laisse le souvenir d'une atmosphère magnifique et des militants de gauche confiants et pleins d'espoir!
Le Samedi matin, la gauche s'est également mobilisée à Meyrin pour une action de proximité.

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Le Samedi matin à Meyrin
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02/06/2012

Les Socialistes Suisse se mobilisent pour Nicole Castioni!


Les Socialistes Suisse se mobilisent pour Nicole Castioni!


Les 3 et 17 juin prochain, les français de Suisse et du Liechtenstein votent pour désigner le député qui les représentera à l'Assemblée Nationale française. Nicole Castioni est la candidate du Parti Socialiste français. Députée au parlement de Genève de 1993 à 2001, conseillère municipale dans deux communes genevoises. Elle occupe la fonction de juge assesseur au Tribunal Criminel de Genève. Née à Genève le 14 juillet 1958, son parcours de vie l’a amené à s’installer à Paris puis à Genève où elle vit avec sa famille. Elle est binationale française et suisse, mère de deux grandes filles.

Depuis très longtemps elle s’est indignée et battue contre des injustices qui lui sont insupportables : la violence faite aux femmes, les droits des handicapés, la précarité des familles monoparentales.

C’est forte d’une expérience de terrain que Nicole Castioni s’est engagée dans cette campagne. À de nombreuses occasions elle a eu la possibilité de se faire entendre, la publication de ses trois livres lui a ouverte les portes des médias.  Auteure du « Soleil au bout de la nuit » éditions Albin Michel, « Vivement plus tard » éditions Albin Michel et « Le dernier partage » éditions Favre. Ouvrages dans lesquels elle parle de ses combats. Actuellement, elle travaille comme scénariste pour la Télévision suisse romande.

Elle a, comme députée au parlement de Genève, déposé des projets de lois traitants du recouvrement des pensions alimentaires, de l’intégration des enfants handicapés, des prestations pour les chômeurs…

Membre de la Fédération des Français de l’Étranger depuis le début des années 90, Nicole Castioni est à l’origine de la renaissance de la section de Genève du Parti Socialiste français.

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Nicole Castioni (site internet: www.castioni2012.fr

 

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01/06/2012

Que votez-vous pour la projet de Constitution?

 

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31/05/2012

55 photos :Les candidats s’affrontent !

Aujourd’hui 30 mai 2012 la tribune de Genève à organisé un grand débat sur les élection complémentaire au conseil d’état.

Quelles sont leurs priorité pour Genève ? Emploi, Mobilité, Logement et Sécurité

Les candidats s’affrontent ! Ils ont tous exprimé leur avis sur ces sujets.

J’ai pris les photos de se débat remplie d’expression,

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Manuel Acevedo (sans parti, patron d'une PME), Anne Emery-Torracinta (PS),  Eric Stauffer (MCG), Pierre Maudet (PLR) Laurent Seydoux (Vert'libéral), Alexis Roussel (Parti Pirate),et Paul Aymon (connu sous le nom du Prophète).

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19/05/2012

Manifestation européenne de solidarité internationaliste avec le peuple syrien: ASSAD ASSEZ!

Près de 1000 personnes, venues d’Italie, de france, et de Suisse. Des Européens mais aussi des Maghrébins et bien sûr des Syriens se sont rassemblés samedi depuis le matin à Genève, devant le siège de l’ONU, pour crier ASSEZ ASSAD sur la Place des Nations. Le Collectif Jasmin a accueilli cette grande famille humaniste, engagée et chaleureuse et la manifestation a été diffusée en direct sur de nombreuses chaînes arabes afin de faire entendre jusqu'en Syrie qu'on ne les oubliait pas!

 

Discours de Shady Ammane

Chers amis,

Nous avions promis à Genève un rassemblement digne de son esprit. Nous le devions au peuple syrien. Vous l’avez fait et je vous en remercie chaleureusement.

En tant que Suisse d'origine syrienne, fondateur du Collectif Jasmin, association areligieuse et apolitique basée à Genève et co-organisateur de cette manifestation européenne de solidarité internationaliste avec le peuple syrien, je veux vous affirmer haut et fort que nous sommes parfaitement fidèles à la volonté des Syriennes et des Syriens et à son service: la révolution syrienne est et restera pacifique, multiconfessionnelle et multicommunautaire.

Comme l'immense majorité du peuple syrien nous sommes anti-impérialistes (depuis quand les impérialistes font-ils tomber des dictatures sauf pour les remplacer par d’autres dictatures?), nous sommes donc contre toute intervention étrangère quelle qu’elle soit (n’est-ce pas Assad qui a invité à sa boucherie le silence de la communauté internationale, les armes russes, la logistique militaire chinoise et les miliciens iraniens ou libanais ?) et nous demandons que ce peuple victime d'une dictature de plus de 40 ans puisse enfin accéder aux droits humains les plus élémentaires, la justice, la dignité et la liberté.

Plus nous serons nombreuses et nombreux à soutenir cette révolution populaire légitime, plus nous garantirons et protègerons ce cadre, ces principes et l’impossibilité de voir notre militantisme récupéré et cette révolution volée.

Vive le peuple syrien libre.

Shady Ammane

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18/05/2012

Conflit syrien : une guerre régionale en 2013 ?

La situation s’empire en Syrie, le plan Annan de sortie de crise est mort sous les explosions qui secouent Damas. Les kurdes devenus apparemment la cible des attaques multipliées sont également poussés dans le conflit alors qu’ils mènent leur propre combat loin des yeux. Les tam-tam de guerre retentissent fortement. « L’année 2012 sera probablement une période de la terreur amplifiée, tandis que 2013 sera une année de guerre en Syrie » préconise un spécialiste kurde du Moyen-Orient.

Selon des sources occidentales, plus de 10.000 personnes ont été tuées depuis mi-mars 2011 en Syrie. La principale source des médias mainstreaim est l’Observatoire syrien des droits de l'Homme, une association basée à Londres et liée aux Frères Musulmans soutenus par l’Occident et le duo qataro-turc.

Le cessez-le-feu entré en vigueur officiellement le 12 avril après le plan Annan est systématiquement violé depuis par toutes les parties.  Il semble que la situation s’empire en Syrie. Les bombes explosent et le pays est en voie d’irakisation. Le massacre de quatre kurdes le 9 mai à Alep par des membres d’une tribu, proche du régime Assad, fait partie des efforts qui poussent les kurdes dans le conflit.

Les morts annoncées chaque jour montrent que le plan Annan n’a aucune chance de succès.  Les déclarations de plusieurs dirigeants européens pour qui l’échec du plan serait une catastrophe  ressemblent à un dernier appel  désespéré. L’opposition a déjà annoncé la fin du plan, pointant du doigt Damas après les explosions mortelles à Damas.

Plan de sortie de crise ou une diversion politique ?

« De toute évidence, personne n’avait cru que le plan Annan aboutira au succès. Ce plan était la conséquence d’une diversion politique au moment où les parties n’étaient pas prêtes à une guerre. Les parties n’avaient pas rejeté le plan pour renforcer leurs préparatifs militaires et diplomatiques » analyse Adil Bayram, spécialiste kurde du Moyen-Orient.  

Pour l’analyste kurde, le régime Assad s’était engagé à respecter le plan, tout en sachant que ce plan n’aboutira pas au succès et poursuivant partiellement ses opérations.  « Au début, l’opposition avait une position similaire. Mais aujourd’hui cette position a changé. Elle a multiplié ses attaques militaires. Il semble que certains poussent le plan Annan à l’échec et provoque une guerre en Syrie.  Dans ce cas, le gouvernement AKP en Turquie est suspecté en premier lieu. »

Il ajoute : « Les efforts qui poussent les kurdes dans le conflit prouvent cette hypothèse. Les kurdes avaient jusqu’ici réussi à rester en dehors du conflit. Une position qui sera désormais difficile à préserver. »

Les kurdes ne font pas confiance au Conseil National Syrien, formé à Istanbul et soutenu par l’Occident. Ce conseil dominé par les islamistes refuse de reconnaitre les droits du peuple kurde en tant que nation dans un pays laïc, démocratique et fédéral. Selon des sources kurdes, un accort anti-kurde aurait été conclut entre le CNS et le régime turc. Les kurdes n’ont aucune sympathie pour le régime Baas, au pouvoir depuis 40 ans, et lutte pour  un changement du régime au profit d’une autonomie démocratique. Dans le cadre de ce projet, les kurdes ont ouvert à l’initiative du principal parti kurde PYD des écoles de langue, créé des communes, des conseils du peuple et des comités de légitime défense pour protéger la population kurde, estimée entre 2 et 3 millions, soit 15 % de la population du pays.

En 2012, la terreur s’amplifiera

Pour beaucoup, la Syrie se dirige vers une “guerre civile”, alors que les espoirs de paix s’épuisent de plus en plus. « D’abord la terreur s’amplifiera et la guerre viendra ensuite. L’année 2012 sera probablement une période de la terreur amplifiée, tandis que 2013 sera une année de guerre en Syrie » préconise l’analyste kurde.

Quelle sera la nature de cette guerre ?  Est-ce une « guerre civile » préconisée par certains ou une guerre moyen-orientale et mondiale ?

Une guerre régionale

Il répond : « Il ne s’agit pas d’une guerre civile mais d’une guerre « extérieure ». Ceux qui disent que c’est une guerre civile  et qui attendent des guerres similaires comme en Irak et en Liban se trompent.  La Syrie n’est ni un Irak, ni une Libye et un Afghanistan. La Syrie a toujours été une zone où le statuquo politique de la région était déterminé. Donc, une éventuelle guerre syrienne sera une guerre moyen-orientale. Si la terreur dans ce pays se transforme en guerre, elle provoquera une guerre régionale allant de Méditerranée orientale à Afghanistan, soit le sommet de la Troisième Guerre Mondiale qui dure depuis 1991 (La guerre du Golfe). »

Une guerre à caractère extérieur

Il attire l’attention sur la nature de ce conflit : « Si les 20 % du conflit actuel viennent de l’intérieur,  les 80 % qui restent ont un caractère extérieur. Ce ne sont pas les dynamiques intérieures qui provoquent une guerre en Syrie, mais la politique régionale et mondiale. »  

Les kurdes seront au centre de la guerre

« Il est évident que ce conflit et une éventuelle guerre détruira les restes de l’ancien statuquo. Ceux qui sont contre l’ancien statuquo pourraient atteindre leurs objectifs d’une manière. Mais une guerre moyen-orientale et mondiale n’est pas souhaitable car, une telle guerre sera très dure,  mauvaise et destructive. Le fardeau reposera sur les épaules des peuples du Moyen-Orient. Il faut donc éviter cette guerre catastrophique. Cependant, il semble que la guerre s’éclatera quels que soient les efforts.  Cette guerre impliquera le monde arabe, ainsi que l’Iran et la Turquie. Les kurdes se trouveront au centre de la guerre et ils souffriront plus que tous alors qu’ils ne sont pas responsables de la guerre ! »  

Possible désintégration de la Turquie

L’analyste kurde poursuit : « La fin de la guerre sera aussi imprévisible, car elle ne poursuivra pas comme elle a commencé.  Une chose est sûre : elle touchera profondément tout le monde  et changera tout.

Parmi les plus ardents de la guerre figurent le gouvernement AKP et le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. L’analyste affirme : « On ignore les motivations de cette politique et ce qu’attend le gouvernement turc de cette guerre car la Turquie sera le pays le plus touché et des grands changements suivront probablement la guerre y compris les frontières. »

La Turquie pourrait-elle espère une expansion comme l’empire ottoman ? « Il n’est pas clair » selon l’analyste. « Pourtant la réalité est avérée : la Turquie ne verra pas une telle expansion. Au contraire,  la possibilité de la désintégration du pays se parait plus forte » ajout-il.  

Le rêve dangereux du gouvernement AKP

« Si l’AKP planifie une expansion régionale, ce ne serait qu’un rêve dangereux. Cette position rappelle le Comité Union et Progrès (Ittihat ve Terakki Cemiyeti), soit les jeunes turcs, qui avait fait entrer l’empire ottoman dans la Première Guerre Mondiale.  Cependant, on ne peut pas prédire s’il partagera le même sort. »

Pour l’analyste, ce sont les kurdes qui œuvrent le plus pour éviter la guerre moyen-orientale, sachant que le fardeau le plus lourd reposera sur leurs épaules. « Ces efforts sont pour une solution moins conflictuelle pour éviter une guerre catastrophique. Seront-ils suffisants pour un succès face aux tam-tam de guerre ? L’histoire le montrera ! »



http://www.actukurde.fr/actualites/243/conflit-syrien-une...

 

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13/05/2012

Un samedi avec Anne Emery-Torracinta: la candidate de proximité!


Ce samedi j'accompagne la candidate socialiste au Conseil d'Etat Anne Emery-Torracinta.

Notre journée a commencé à 10h00 à Lancy avec le stand du Parti socialiste Lancy en compagnie de la  Salima Moyard (députée au Grand Conseil), Cyril Mizrahi (Constituant et Conseiller municipal à Lancy), Vally Carter (conseillère municipale à Lancy), Pierre Mancino (
Conseiller municipal à Lancy) et Murielle Marchiando, présidente de la section.

Ensuite nous nous sommes déplacés à Carouge où nous avons visité vers 14h30 la grande braderie, accompagnés par Stéphanie Lammar, Maire de Carouge, Nicolas Walder, conseiller administratif et Arlette La Chiusa, présidente de la section carougeoise du PS.

La dernière destination de la journée était la fête "La Ville est à vous" à Sécheron. Anne-Marie TORRACINTA a écouté et répondu aux questions des citoyens et a présenté son programme pour le poste de Conseillère d’Etat si jamais elle réussit à le conquérir. Ce qui ne devrait pas poser problème, tant elle a des arguments solides et une sérieuse chance pour passer.

 

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Bonne fête à toutes

les mamans du monde !!!

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10/05/2012

Public-Privée: même Combat!

Environ 1500 fonctionnaires ont manifesté  jeudi après-midi devant l’Hôtel-de-Ville de Genève à l’appel du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat pour :

 

STOP aux mesures d’économies sur le dos du personnel et des prestations à la population

Caisses de pension
Défendre l’accord sur la fusion pour sauver nos retraites !


Alors que l’accord signé le printemps dernier entre le Cartel et le Conseil d’Etat sur la fusion des caisses CIA et CEH préservait l’essentiel de notre système de retraite -du principe de primauté de prestation à la répartition des cotisations de 2/3 à charge de l’employeur, en passant par le maintien d’un âge-pivot à 60 ans pour les fonctions à pénibilité physique (l’essentiel du personnel hospitalier), et d’une rente décente pour toutes et tous – il est aujourd’hui menacé par une nouvelle dégradation de la situation des caisses.

Cette nouvelle dégradation découle essentiellement de la baisse des rendements escomptés, qui plombent les finances de la CIA et de la CEH de plusieurs centaines de millions supplémentaires, et qui les placerait en situation de redressement, voire de liquidation si rien n’est fait.

Aujourd’hui, divers scénarios de financement supplémentaires sont étudiés par le Conseil d’Etat, dont
certains feraient porter aux assuré-e-s presque 70% de l’effort supplémentaire.

Aujourd’hui encore plus qu’hier, il s’agit de défendre l’accord signé et ses principes, et d’exiger du Conseil d’Etat qu’il rajoute les millions manquants !

Effectifs, salaires, prestations
Défendons le service public


En ces temps de crise (à laquelle échappent les plus aisés), les services publics, parce qu’ils servent des prestations essentielles à une population qui en a de plus en plus besoin, doivent être préservés.

Voilà des années que le personnel supporte d’innombrables restructurations, que la charge et les rythmes de travail ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, il n’est plus possible d’exiger du personnel toujours plus, sans tenir compte des efforts déjà fournis.

Voilà où nous ont mené la politique des caisses vides (baisses successives d’impôts) de ces dernières années :
dégradation des conditions de travail et de la qualité du service public.

Face à ces attaques contre le personnel des services publics et contre les prestations à la population, nous
devons répondre par une mobilisation massive du

personnel. Le Cartel intersyndical s’engage résolument dans cette nécessaire mobilisation.

Nous revendiquons :

• L’application intégrale des mécanismes salariaux ;

• La reprise immédiate des réévaluations de fonctions et une véritable prise en considération de nos revendications dans le projet SCORE ;

• L’octroi d’effectifs supplémentaires dans les services qui en ont besoin, conformément aux pétitions du
Cartel de 2009 ;

• Le respect de l’accord sur la fusion CIA-CEH et de ses principes ;

• La mise à contribution des plus aisés, par une fiscalité sur la fortune et sur le revenu plus juste et
plus solidaire.

Consignes de grève : quelques précisions



Préavis de grève

Les organisations du personnel ont fait part aux employeurs du préavis de grève pour le 10 mai.

Droit de faire la grève

Tout-e employé-e, quel que soit son statut, son employeur, sa nationalité ou son lieu de domicile, a le
droit de faire grève.

Sanctions

La participation à la grève ne peut pas être invoquée comme motif de sanction, ni figurer au dossier
administratif de l'employé-e. Il n'y a aucune raison d'avoir peur d'une sanction.

Retenue de salaire – Déclaration/formulaire de grève

L'employeur peut faire procéder à une retenue de salaire. Il n’y aucune obligation formelle de remplir les
formulaires de déclaration de grève à l’avance.

Service minimum

Lorsque la sécurité des usagers-ères et les prestations essentielles doivent être garanties, il incombe à la
hiérarchie d’organiser un service minimum.


Solidarité en équipe

Discutez entre vous du service minimum, des prestations essentielles à dispenser, organisez-vous à l'avance pour
qu'un maximum de collègues qui le souhaitent puissent participer à la grève et être présent-e-s à la
manifestation.

Pressions, intimidations

Au cas où des bruits alarmistes devaient circuler, vérifiez leur bien-fondé auprès des syndicats. Si vous constatez
des excès de zèle, des abus de contrôle, des pressions ou intimidations tendant à dissuader le personnel qui
souhaite faire grève, contactez immédiatement le syndicat. Nous entreprendrons les démarches nécessaires.

Défendons nos conditions de travail
Défendons le service public

Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné
ADP/EPM -AGEEP - FAPCEGM/HEM - FAMCO - SIT - SPG - SPJ - UCESG - UFAC

 

 

 

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Manifestation  de soutien avec  les employés de Merck Serono

Jeudi soir, Organisé par UNIA, un défilé et un rassemblement devant le Grand Conseil de Genève pour rappeler aux responsables politiques du canton de Genève leur détermination et l’ampleur de leur mouvement.

Les photos de la manifestation de Merck Serono à Genève

 

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07/05/2012

Parti socialiste Genevois saulée victoire de la Hollande depuis Annemasse!

 

Hollande président: «Une belle victoire pour le parti socialiste et la Gauche»

François Hollande est élu président de la République française avec 51.09% des voix. Parti socialiste Genevois saulée victoire de la Hollande depuis Annemasse.

Parti socialiste Genevois avec son président, Romain De Sainte Marie, Arnaud Moreillon, (Secrétaire général), Réne Longet (Conseil administratif d’Onex, Jean-Charles RIELLE (1er vice-président conseil municipal), Mme. Silvia MACHADO, Laurence FEHLMANN RIELLE (Conseil Municipale), Anne Emery Torracinta (Candidate socialiste au Conseil d'Etat), était présent à Annemasse pour les élections 2012 de la France et pour soutenir le candidat Guillaume Mathelier au élections législative du 17 juin .

Suite au résultat je vais publié un discours de Guillame MATHELIR et les photos.

 

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02/05/2012

1er mai ... un éternel printemps

150 photos manifestation du 1er Mai 2012 à  Genève à l'occasion de la journée internationale revendicative des travailleuses et travailleurs

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Pour deuxième album manifestation 1er Mai 2012 à Genève

à suivre

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1er mai ... un éternel printemps

150 photos manifestation du 1er Mai 2012 à  Genève à l'occasion de la journée internationale revendicative des travailleuses et travailleurs

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30/04/2012

1er mai 2012 : Travailleurs et des peuples opprimés du monde unissez-vous!

 


rubon107-67d2c.pngComme tous les ans, nous vous invitons à participer manifestation du 1er Mai 2012
à l'occasion de la journée internationale revendicative des travailleuses et travailleurs pour contre les sous – enchères et les abus patronaux.


11h à la Pierre, monument à la mémoire du 9 novembre 1932, plaine de Plainpalais, allocutions de Blaise ORTEGA ssp/ VPOD puis d’Anne EMERY-TORRACINTA Parti socialiste, apéritif offert

15h départ du cortège du boulevard James-Fazy empruntant place des 22-Cantons, rue de Chantepoulet, rue et pont du Mont-Blanc, place du Port, place Longemalle, rues
Basses, rue de la Corraterie, place Neuve, puis finalement parc des Bastions


16h place Neuve, devant l’entrée du parc des Bastions, allocutions de Nicole LAVANCHY SIT, Emilie FLAMAND Les Verts et du Groupement trans- frontalier européen

17h parc des Bastions, partie festive avec un manège et des poneys pour les enfants

 

  • dès 12h et jusqu’à 23h, restauration avec plus de 30 stands


  • dès 17h sur scène: concerts et Djs en collaboration avec ARV et Jours de mAi


  • au crépuscule, Entrée du personnel, projection organisée par Spoutnik

 

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Comité d’organisation des manifestations du 1er mai (022 731 84 30 info@cgas.ch), constitué par CGAS Communauté ge- nevoise d’action syndicale, Parti du Travail, Parti socialiste genevois, solidaritéS, Les Verts, Syndicat du personnel du BIT et les associations de personnel du CERN, de l’OIM, de l’OMS et de l’UIT, FICSA Fédération des associations de fonc- tionnaires internationaux : soutenu par AVIVO, OSEO Œuvre suisse d’entraide ouvrière, CCSI Centre de Contact Suisses- Immigrés Genève, ASSMP Association Maison Populaire de Genève, MPF Mouvement populaire des familles, ATTAC Genève, CUP Collectif urgence Palestine, JSG Jeunesse socialiste genevoise, DAL Défense des Aîné-e-s des Locataires de l'Emploi et du Social, ARV Association pour la reconversion des Vernets, Jours de mAi, La Gauche-Genève


Contre les sous-enchères salariales

Lorsque nous nous interrogeons sur la sous-enchère salariale, à l’évidence le constat est qu’elle revêt
des formes fortes diverses et plus ou moins sournoises...

Sous-enchère au travers
d’engagement de temporaire

Le travail temporaire a explosé ces dernières an- nées sans que le choix ressorte d’un comporte- ment volontaire de l’employé de travailler de manière sporadique.

Certains employeurs invitent même les per- sonnes à la recherche d’une activité profession- nelle à s’inscrire dans une entreprise de travail temporaire pour obtenir l’engagement dans leur société. Les couvertures sociales, même si depuis le 1er janvier 2012 une convention «Swissstaffing » a vu le jour, restent au mini- mum légal et la précarité de l’emploi constante.

Sous-enchère par engagement de stages

De plus en plus souvent les employeurs invitent les personnes à effectuer des stages, plus ou moins rémunérées mais sortant des couvertures que les conventions collectives de travail offrent.
La plupart du temps les rapports de travail se terminent avec la fin du stage qui peut durer plu- sieurs mois. Dans le cas contraire, l’engagement commence par une période d’essai.

Sous-enchère au travers du chômage

Obligation d’accepter du travail « dit convena- ble » par des personnes hautement qualifiées dans leur profession, mais engagées au minimum du secteur. Employeur utilisant un système tout à fait défendable que sont les ARE (Allocations de re- tour à l’emploi) mais licenciant les personnes dès l’échéance de la période d’aide au paiement du salaire.

Sous-enchère exercée par la peur

Des employé-e-s sont forcés d’accepter de faux contrats. Les salaires réellement payés ne le sont que partiellement, les charges sociales non-rete- nues, les conditions minimums ou usuelles de la profession non respectées.

Sous-enchère par multiplication des raisons sociales

Nombre d’employés sont aujourd’hui engagés par un même patron, mais sur des contrats à en- tête se modifiant régulièrement, privant les tra- vailleurs des garanties sociales et de périodes prolongées de protection contre le licenciement.

Pour contrer ceci, les syndicats genevois ont fait aboutir une initiative pour un meilleur contrôle des entreprises, surtout dans les branches sans convention collective de travail, mal organisées

Contre les abus patronaux

Lorsque nous réfléchissons sur les abus patronaux, nous ne pouvons qu’être surpris par «l’originalité» des moyens engagés pour profiter du personnel

Engagement de faux indépendants

Pas rares sont les indépendants que nous ren- controns lors de visite de site. Tous venant du même village, arrivés le matin et toujours très heureux d’avoir obtenu un mandat d’indépen- dant extrêmement bien rémunéré. Le problème réside uniquement sur le fait que la vocation d’indépendant a surgi en traversant la Suisse.

Prestations complémentaires emploi-formation

Sous prétexte de former du personnel, nombre d’employeurs engagent au rabais du personnel, souvent dans des programmes de plus subven- tionnés par la caisse d’assurance chômage, et dont le volet formation est totalement inexistant.

Faillites en cascade

La loi sur les faillites datant quelque peu, et ne s’étant pas adaptée aux nouvelles situations, elle permet à des entreprises peu scrupuleuses d’opé- rer des faillites en cascade sans être inquiétées, re- prenant même sous de vaines promesses des tra- vailleurs de société en société et de faillite en faillite.

Flexibilité

Vain mot qui a le vent en poupe. Les contrats de travail sont rédigés en heures annuelles. Les heures supplémentaires obligatoires et non payées. La disponibilité totale.

Il faut pouvoir être joignable jour et nuit, cer- tains patrons n’hésitant d’ailleurs pas à imposer à leurs employés le «modulaire» qui finira par priver ces derniers de toute vie privée.

Sous-traitance

Pas rares sont les travaux adjugés à une entreprise n’ayant ni le personnel ni le matériel pour effec- tuer les travaux pour lesquels elles soumission- nent. Commence alors la farandole de sous-trai- tants, sous-sous-traitants, sous....

Au bout de la chaîne, et après tous les profits in- termédiaires réalisés, les salaires versés aux tra- vailleurs ne peuvent être que de misère et les charges sociales ignorées, tout au moins dans leur versement ; parfois elles ont été tout de même retenues    sur    la    paie !

Face à cela, les réponses syndicales sont notamment: la responsabilité solidaire et le renforcement des conventions collectives avec force obligatoire

Retransmission des discours

sur Radio Zones 93,8 Mz
infos spéciales 1er mai à 18h30, puis rediffusions à 00h45, 07h00 et13h15
sur le canal Naxoo 404 et en streaming à http://www.radiozones.com/

1er MAI 2012
PARC DES BASTIONS
Concerts & Djs- 17h - 23h

Greta Gratos (reine des Fées - Elektro-pop)
Ostap Bender (chanson française)
W-Doublevé (chanson française-punk)
La Jongle des Javas (chansons française - Java- Rock)
Skankin' Society soundsystem (rocksteady-soul)
Jah'Mean Sound (conscious youth mouvement - Radio Usine)
Federal Sound (reggae-dub)


Initiative IN 143

L’initiative «pour une véritable politique d’accueil de la Petite enfance» sera votée le 17 juin
Elle grave dans le marbre:

-    l’obligation constituti
onnelle de répondre aux besoins de places d’accueil pour les enfants en âge préscolaire.

-    inscrit clairement les obligations respectives des communes et du canton.

Ceci signifie que:

chaque enfant en âge préscolaire a le droit à une place adéquate entre crèche, jardin d’enfants, maman ou papa de jour, voire des constructions d’accueil encore à imaginer ;

l’organisation de la cellule familiale en est net- tement améliorée :

  • plus à courir après des situations hybrides, mal vécues, mal gérées;
  • un choix réel de mode de garde ;
  • une    équivalence    homme-femme ;
  • une meilleure conciliation vie familiale et professionnelle.



Et le financement...

Question toujours centrale quand nous parlons projet de société et que nos adversaires parlent privilèges à conserver.

Le financement sera assuré par les com- munes, qui bénéficient pour la plupart d’une situation financière saine. Pour les autres, la nou- velle péréquation financière intercommunale prévoit une aide à l’attention des communes moins aisées.

Point de doute le 17 juin 2012, il faut accepter l’IN 143 et rejeter le contre-projet !
Mais et surtout IL FAUT ALLEZ VOTER

L’ARV (Association pour la Reconversion des Vernets) a été créée en 2008, sur la base d'un sentiment de disparition des lieux culturels genevois alternatifs + le constat qu’une vé- ritable reconnaissance de l'activité culturelle est encore mal- heureusement lacunaire. Ainsi l'ARV a lancé une proposi- tion: rendre la parcelle de la caserne des Vernets à l'usage civil et l'affecter en nouveau centre polyculturel cohabitant avec des logements pour étudiants et jeunes en formations.

Plus    d’infos :    http://www.arv-ge.ch/
Réalisations ARV : Voyage au Bout de la Nuit -2010 ; Etats Généraux de la Nuit - 2011 ; Buvette Pointe de la Jonction 2011- 2012 ; diverses soirées (Théatre de l'Usine, MàD, la Parfumerie) ; 1er Mai, Parc des Bastions (2011, 2012)

Le collectif Jours de mAi a vu le jour au sein du collectif Genève LibertAire pour permettre l'organisation d'événe- ments culturels mettant en avant les idées comme les acti- vités des collectifs anarchistes et libertaires de Genève et d'ailleurs.

Réalisations Jdm: depuis 2009, le collectif Jours de mAi réa- lise le Festival Jours de mAi ... et après ?! à chaque première semaine du mois de mai, ainsi que la Fête des Sanculotides les 24 et 25 décembre (fête anti-consumériste). Plus d’info : http://www.genevelibertaire.ch/


Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
www.assmp.org

 

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Coran à l'école, virtuose athée qui s'exile, alcool interdit: la Turquie débat

La place de plus en plus imposante de la religion dans la société turque sous le gouvernement islamo-conservateur fait débat avec une série de polémiques qui inquiètent les milieux laïcs, craignant de voir leur mode de vie menacé.

C'est une réforme du système éducatif, dénoncée par le camps laïc, qui a allumé la mèche d'une vive controverse. La nouvelle loi qui sera appliquée dès la rentrée 2012-2013 introduit des cours facultatifs sur le Coran et sur la vie du prophète Mohammed dans les écoles publiques laïques.

Les élèves pourront accéder dès la fin du primaire, et non au stade du lycée, aux écoles religieuses, les Imam Hatip, destinées principalement à former des imam et des prédicateurs.

Ces établissements, considérés comme le symbole du militantisme islamiste, étaient tombés en désuétude après l'intervention militaire du 28 février 1997, qui avait chassé un gouvernement pro-islamiste.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, lui-même issu d'une de ces écoles, a déclaré haut et fort que "grâce à nous, la nation à droit à apprendre sa religion" dans un pays où pourtant officiellement 99% de la population est musulmane.

En parallèle à cette réforme de l'éducation nationale, la justice turque a lancé une nouvelle offensive contre la hiérarchie militaire, gardienne autoproclamée de la laïcité, arrêtant une trentaine d'officiers à la retraite impliqués dans le coup d'Etat de 1997, le quatrième depuis 1960, mais opéré cette fois sans effusion de sang.

Selon l'opposition laïque au Parlement et les laïcs, la forte pression sociale en Anatolie et même à la lisière des métropoles poussera les familles à envoyer leurs enfants à ces cours de religion pour éviter d'être montrées du doigt, les rendant de fait obligatoires.

"Tu n'est pas obligé d'envoyer tes petits enfants à ces cours", a ironisé M. Erdogan à l'adresse de son rival Kemal Kiliçdaroglu, chef du parti républicain du peuple (CHP, laïc) qui cherchera auprès de la Cour constitutionnelle à annuler la réforme.

A cette polémique s'est ajoutée récemment la décision du grand pianiste, Fazil Say, qui a annoncé quil quittait sa Turquie natale pour sinstaller au Japon.

Défenseur du laïcisme, le virtuose avait déclaré son athéisme sur Twitter et moqué l'appel à la prière du muezzin, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires.

"Je suis peut-être la première personne au monde à faire lobjet dune enquête en justice pour avoir déclaré mon athéisme", a-t-il dit à la presse, craignant d'être condamné à la prison par la justice qui réprime l'insulte aux valeurs religieuses.

A 41 ans, ce virtuose du clavier, aussi célèbre pour ses talents de compositeur que pour ses interprétations du répertoire classique, affirme n'avoir "plus d'autre voie" que de quitter la Turquie en butte, selon lui, à la montée de l'islam radical intolérant à toute autre mode de vie.

Sa décision qui semble irréversible a provoqué un nouveau débat en Turquie dirigée par le Parti de la justice et du développement (AKP) qui prend sa source dans l'islam politique mais qui nie toute volonté d'islamiser la République laïque créé en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk.

Depuis son arrivé au pouvoir en 2002, l'AKP a provoqué la polémique notamment sur des restrictions bureaucratiques apportées sur la vente de l'alcool.

La dernière en date est celle des autorités de la province d'Afyon (ouest), connue pour ses sources thermales, d'interdire toute vente de boisson alcoolisée.

Face aux vives critiques, le gouverneur local, Irfan Balkanligi, est revenu partiellement sur la décision vendredi, excluant "les lieux de pique-nique" de cette interdiction qui s'est répandue ces dernières années dans la plupart des villes anatoliennes, selon les études.  (AFP, Burak AKINCI, 29 avr 2012)

http://www.info-turk.be/404.htm#Coran

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25/04/2012

UELI LEUENBERGER

 

Lors de la soirée en hommage à Ueli Leuenberger, la co-présidente de la Constituante Marguerite Contat Hickel a lu un message de l'ancienne présidente des Verts Fabienne Bugnon, qui est reproduit ci-dessous

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Cher Ueli,

S'il y a bien un moment auquel j'aurais voulu participer c'est à une soirée de remerciements en ton honneur pour tout ce que tu as fait pour les Verts suisses et pour tous les bénéfices, que nous Verts genevois et Vertes genevoises, avons pu en tirer.

Pourtant ce soir, si mon cœur est présent à Genève, ma foi dans la pensée verte me conduit dans le Sud de la France pour, grâce à mon modeste vote de binationale, redonner quelques couleurs à une Eva Joly bien à la peine.

Elle a décidément plus besoin de moi pour glaner ses maigres "pourcent" que toi pour faire sauter l'applaudimètre.

Mais il ne sera pas dit que je serai totalement absente de cet hommage et je t'offre le petit poème qui suit grâce à la voix de notre amie commune Margot, qui saura sans aucun doute te transmettre mon amitié et ma reconnaissance avec la même force.

Que les puristes me pardonnent le rythme irrégulier de ma prose dont le point d'ancrage choisi réside dans l'usage des lettres de tes noms et prénoms.


U E L I    L E U E N B E R G E R

Utopiste tu as toujours été,
Etrangers, tu as, sans répit, protégés,
Langue de bois, tu as très peu pratiqué,
Idioties, tu n'as jamais proférées,

Larmoyant, tu n'es pas, mais
Epicurien, tout le monde le sait.
Universelle est ta pensée,
Etriquée, jamais elle ne sera,
N' en déplaise aux détracteurs qu'encore tu croiseras.

 

Bonne route mon ami Ueli,
Et surtout un grand merci,
Rares sont nos désaccords,
Grande est notre amitié,
Eternel notre engagement restera.
Rendez-vous donc au prochain combat !

Je t'embrasse !
Fabienne Bugnon


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Obama appelle à la reconnaissance « totale et juste » des massacres en Arménie


arton78989-480x270.jpg Le président américain Barack Obama a commémoré mardi les massacres en Arménie du début du siècle dernier, appelant à une “reconnaissance totale, franche et juste des faits“.

Dénonçant ces massacres d’Arméniens sous l’Empire ottoman comme “une des pires atrocités du 20e siècle“, Barack Obama n’a cependant pas employé le terme de génocide, mais appelé implicitement la Turquie à reconnaître son rôle.

“J’ai à de maintes reprises donné mon point de vue sur ce qui s’est passé en 1915. Mon point de vue sur ce fait historique n’a pas changé“, a déclaré M. Obama dans un communiqué publié par la Maison Blanche à l’occasion du 97e anniversaire des massacres d’Arméniens sous l’Empire ottoman, qui constituent un génocide selon l’Arménie, un terme rejeté par la Turquie.

“Une reconnaissance totale, franche et juste des faits est dans l’intérêt de tous. Nous ne pouvons pas aller de l’avant sans prendre en compte les faits qui se sont déroulés par le passé“, a souligné M. Obama.

Le communiqué de la Maison Blanche intervient au moment où des milliers d’Arméniens défilaient à Erevan à l’occasion du génocide. Dès le matin, des foules ont afflué vers un mémorial de la capitale arménienne pour y déposer des fleurs et allumer des bougies en souvenir des victimes.

Les persécutions des Arméniens sont commémorées chaque année le 24 avril, date de l’arrestation en 1915 à Constantinople de plus de 200 intellectuels et dirigeants de la communauté arménienne, un événement qui avait marqué le début d’une vague de massacres et de déportations ayant duré jusqu’en 1917.

Pour les Arméniens, le génocide a fait plus de 1,5 million de morts, alors que la Turquie ne reconnaît qu’entre 300.000 et 500.000 morts. Elle réfute ainsi le terme de génocide, même si elle reconnaît des massacres.

Le président Obama a assuré que cet anniversaire devait “honorer la mémoire du million et demi d’Arméniens qui ont été brutalement massacrés ou ont marché vers la mort“. “A travers nos mots et nos actions, il est de notre obligation d’entretenir la flamme du souvenir de ceux qui ont péri et de nous assurer que de tels chapitres sombres de notre histoire ne se répètent plus jamais“.

AFP

mercredi 25 avri
l 2012,
Stéphane ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=78986


La Turquie "regrette" la déclaration d'Obama

Le ministère turc des Affaires étrangères a exprimé ses "profonds regrets" mardi concernant la déclaration du président américain Barack Obama appelant à une "reconnaissance totale" des massacres d'Arméniens en 1915, estimant qu'elle constituait une distorsion des faits historiques.

Dénonçant ces massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman comme "une des pires atrocités du 20e siècle", Barack Obama n'a cependant pas employé le terme de génocide, mais appelé implicitement la Turquie à reconnaître son rôle.

"J'ai à de maintes reprises donné mon point de vue sur ce qui s'est passé en 1915. Mon point de vue sur ce fait historique n'a pas changé", a déclaré M. Obama dans un communiqué publié par la Maison Blanche à l'occasion du 97e anniversaire des massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman, qui constituent un génocide selon l'Arménie, un terme rejeté par la Turquie.

"Une reconnaissance totale, franche et juste des faits est dans l'intérêt de tous. Nous ne pouvons pas aller de l'avant sans prendre en compte les faits qui se sont déroulés par le passé", a souligné M. Obama.

Le président Obama a assuré que cet anniversaire devait "honorer la mémoire du million et demi d'Arméniens qui ont été brutalement massacrés ou ont marché vers la mort". "A travers nos mots et nos actions, il est de notre obligation d'entretenir la flamme du souvenir de ceux qui ont péri et de nous assurer que de tels chapitres sombres de notre histoire ne se répètent plus jamais".

La Turquie considère "la déclaration, qui déforme les faits historiques, comme très problématique à tous les égards et la regrette profondément", a déclaré le ministère.

Selon le ministère turc, de telles déclarations qui ne reflètent "qu'un seul point de vue" compromettent les efforts en vue de normaliser les relations entre la Turquie et l'Arménie.

"Nous attendons d'un allié important comme les Etats-Unis qu'il n'aggrave pas le problème en adoptant une approche compromettant les relations turco-arméniennes, mais qu'il contribue à une solution d'une manière constructive", a ajouté le ministère turc. (AFP, 24 avr 2012)

Le génocide des Arméniens commémoré partout dans le monde

Des milliers d'Arméniens ont défilé mardi en Arménie ainsi qu'au Liban et en Israël pour commémorer le 97e anniversaire des massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman, un génocide selon Erevan, terme rejeté par la Turquie.

Dès le matin, la foule a afflué vers un mémorial au sommet d'une colline de la capitale arménienne, Erevan, pour y déposer des fleurs et allumer des bougies en souvenir des victimes.

"Aujourd'hui, nous nous inclinons, comme beaucoup, beaucoup d'autres gens à travers le monde, devant la mémoire des victimes innocentes du génocide arménien", a déclaré le président arménien, Serge Sarkissian, dans un communiqué.

Tsovinar Toumassian, 75 ans, est venue en souvenir de son père qui, raconte-t-elle, s'était battu à l'époque pour essayer de protéger des femmes et des enfants contre les forces turques.

Si les Turcs "ne sont pas forcés à reconnaître le génocide, ils ne le feront jamais. Ils croient qu'avec le temps, tout le monde oubliera", a-t-elle déclaré à l'AFP.

La Turquie réfute le terme de génocide, même si elle reconnaît des massacres.

Le président américain Barack Obama a appelé mardi à une "reconnaissance totale, franche et juste des faits".

Dénonçant les massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman comme "une des pires atrocités du XXe siècle", M. Obama n'a cependant pas employé le terme de génocide, mais appelé implicitement la Turquie à reconnaître son rôle.

"J'ai à de maintes reprises donné mon point de vue sur ce qui s'est passé en 1915. Mon point de vue sur ce fait historique n'a pas changé", a déclaré M. Obama dans un communiqué publié par la Maison Blanche.

"Une reconnaissance totale, franche et juste des faits est dans l'intérêt de tous. Nous ne pouvons pas aller de l'avant sans prendre en compte les faits qui se sont déroulés par le passé", a souligné le président américain.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Istanbul. Les participants, des Turcs, Arméniens et Kurdes, ont organisé un sit-in silencieux place Taksim, dans le centre d'Istanbul. Les manifestants brandissaient des portraits d'intellectuels arméniens, dont celui du journaliste Hrant Dink, tué en 2007 en face de son bureau à Istanbul.

A Beyrouth, des milliers d'Arméniens ont manifesté dans la banlieue nord de la capitale du Liban.

"Nous considérons l'actuelle République de Turquie, en sa qualité de successeur légitime de l'Empire ottoman, responsable de ses crimes contre notre peuple", a lancé le patriarche Aram I lors d'une cérémonie dans la principale église arménienne, à Antélias.

"Une nation dont les prisons sont pleines de militants des droits de l'homme et de journalistes peut-elle faire la leçon à d'autres sur les principes démocratiques et les droits de l'homme?", a-t-il ajouté.

Quelque 140.000 Arméniens vivent au Liban, la plus importante communauté au Moyen-Orient. La majorité d'entre eux sont des descendants des survivants des massacres.

En Israël, des centaines d'Arméniens ont défilé devant le consulat de Turquie à Jérusalem-Est. Après s'être recueillis dans la prière et avoir allumé des cierges au Couvent arménien de la Vieille ville, les manifestants se sont rendus au cimetière arménien du Mont Sion, selon un journaliste de l'AFP.

"La Turquie, coupable de génocide!", "Halte à la machine négationniste turque!", ont scandé les manifestants qui brandissaient des drapeaux aux couleurs nationales arméniennes.

En France, les deux candidats au deuxième tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont assisté à Paris à la commémoration du génocide et confirmé leur engagement à faire adopter rapidement un texte de loi réprimant la négation du génocide.

Le Conseil constitutionnel a censuré le 28 février une loi votée le mois précédent par le Parlement français qui pénalisait la négation du génocide de 1915. Le Conseil avait jugé la loi contraire à la liberté d'expression.

Le vote de cette loi, par des parlementaires de tous bords, gauche et droite confondues, avait donné lieu à une gigantesque brouille entre Paris et Ankara. (AFP, 24 avr 2012)


24 avril: Une journée de la honte pour des leaders politiques belges


A l'occasion du 97e anniversaire du génocide des Arméniens, les candidats présidentiels Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont succédé, mais sans se rencontrer, devant le monument du souvenir érigé près du pont des Invalides, sur la rive droite de la Seine, à Paris. Le même jour, le président américain Barack Obama a appelé à une "reconnaissance totale, franche et juste des faits".

Par contre, les principaux dirigeants politiques belges étaient absents lors de la commémoration du génocide des Arméniens à Bruxelles.

En France, François Hollande a rappelé ses initiatives passées pour la reconnaissance officielle du génocide et s'est félicité du large consensus existant en France sur la question. "Nous pouvons nous rassembler, c'est si rare", a-t-il dit devant les quelques centaines de personnes présentes. "Vous allez permettre, quelle que soit la décision des Français, d'arriver au même aboutissement de votre combat".

"Quelles que soient les pressions qui s'exercent, je tiendrai bon, votre histoire ne sera jamais oubliée parce qu'elle ne pourra plus être contestée", a-t-il ajouté en promettant, s'il était élu le 6 mai, de revenir à cette même cérémonie "chaque année comme président de la République".

Nicolas Sarkozy s'est pareillement félicité que ces idées soient "partagées très au-delà des frontières partisanes" en France.

Il a invoqué sa reconnaissance récente de l'abandon par la France des harkis, les supplétifs de l'armée française à la fin de la guerre d'Algérie il y a 50 ans, pour presser la Turquie à faire de même pour le génocide de 1,5 million d'Arméniens en 1917. "Tant qu'on ne reconnaît pas la faute (...) le pardon est impossible", a-t-il dit.

Le président Obama a, de sa part, assuré que cet anniversaire devait "honorer la mémoire du million et demi d'Arméniens qui ont été brutalement massacrés ou ont marché vers la mort". "A travers nos mots et nos actions, il est de notre obligation d'entretenir la flamme du souvenir de ceux qui ont péri et de nous assurer que de tels chapitres sombres de notre histoire ne se répètent plus jamais".

Quant à la Belgique, ni le premier ministre Elio di Rupo (PS), ni sa principale collaboratrice Vice-première Laurette Onkelinx, qui ont participé au rassemblement électoral de Hollande en France, n'ont fait de geste pendant cette journée de commémoration.  

Lors de la cérémonie au Mémorial à Ixelles étaient présents seulement Viviane Teitelbaum, députée régionale (MR), ancienne présidente du Centre communautaire laïc juif, Christos Doulkeridis, secrétaire d'Etat régional bruxellois au logement (Ecolo), Armand De Decker, vice-président du Sénat fédéral (MR), Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen (Ecolo).

"Aucun élu PS, CDH, FDF ni d'un parti flamand," dit l'observateur Pierre-Yves Lambert qui était présent à la cérémonie, "parce que dans tous ces partis il y a des élus turcs négationnistes." Il rappelle également qu'il y en a un même au MR. (http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/messa...)

Le 24 avril était une journée de la honte pour des leaders politiques belges.


Commémoration à Istanbul par plusieurs centaines de manifestants

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mardi à Istanbul à l'occasion du 97e anniversaire du génocide des Arméniens sous l'empire ottoman pendant la Première guerre mondiale.

Les participants, des Turcs, Arméniens et Kurdes, ont organisé un sit-in place Taksim, dans le centre d'Istanbul. Les manifestants brandissaient des portraits d'intellectuels arméniens, dont celui du journaliste Hrant Dink, tué en 2007 en face de son bureau à Istanbul.

"Nous sommes ici pour dire que cette douleur est celle de nous tous ... Nous essayons de partager la douleur des Arméniens", a déclaré le porte-parole des manifestants Senol Karakas.

Les manifestants sont restés assis en silence, et certains pleuraient.

"Nous sommes ici pour pleurer, et nous le ferons dans la dignité et en silence", a souligné M. Karakas.

La police a renforcé les mesures de sécurité pendant la manifestation. Une ambulance se tenait prête à intervenir.

Un manifestant, Turgay Cakar, a rappelé que cette manifestation commémorant le début des massacres avait lieu pour la troisième fois.

"Chaque année, la foule est de plus en plus nombreuse", a-t-il relevé.

La branche d'Istanbul de l'association des droits de l'homme a de son côté organisé une manifestation en face du musée des Arts turcs et islamiques, qui selon l'ONG a servi de prison pour les intellectuels arméniens arrêtés à l'époque.

"Les intellectuels arméniens ont été détenus dans ces celules avant d'être envoyés à la mort", a déclaré selon l'agence turque Anatolie le président de la branche locale de l'ONG Abdulbaki Boga. (AFP, 24 avr 2012)


http://www.info-turk.be/404.htm#Istanbul





L’Arménie commémore le 97e anniversaire du début du génocide des Arméniens

Des centaines de milliers de personnes ont fait une marche jusqu’au mémorial d’Erevan mardi 24 avril 2012 pour commémorer le 97e anniversaire du début du génocide des Arméniens en Turquie.

Cette commémoration est un rituel annuel depuis les cinq dernières décennies. De nombreuses personnes ont déposé des fleurs tout au long de la journée au mémorial Tsitsernakabert.

« Les grands-parents de mon mari ont fui la Turquie », a déclaré une femme venant déposée une rose rouge. « Les Turcs ont tué le frère de son grand-père. »

La procession silencieuse a commencé dans la matinée après une cérémonie officielle en présence du président Serge Sarkissian, d’autres fonctionnaires de l’Etat et le clergé de l’Eglise apostolique arménienne. Le Catholicos Garegin, chef suprême de l’Église, a fait une prière pour les morts.

« Aujourd’hui, nous, tout comme beaucoup d’autres personnes dans le monde, nous pensons aux victimes du génocide arménien », a déclaré Sarkissian lors de son discours.

Sarkissian a déclaré que le gouvernement arménien va intensifier ses efforts pour parvenir à une plus grande reconnaissance internationale du génocide. Le porte-parole du parti républicain, Edouard Sharmazanov, a réaffirmé cet engagement mardi.

« Nous pensons que la Turquie doit reconnaître le génocide arménien, lever le blocus et normaliser les relations [turco-arméniennes] sans conditions préalables », a déclaré aux journalistes Sharmazanov au mémorial du génocide. «  La nécessité que la Turquie reconnaisse le génocide a également été soulignée par les Arméniens en visite au mémorial de Tsitsernakabert. Le monde va reconnaître le génocide, tôt ou tard, mais il est important que la Turquie le reconnaisse », a déclaré un homme.

« La Turquie doit être prête à le reconnaître. Ce n’est pas grave si nous n’obtenons pas le mont Ararat ou une indemnisation. Ils ont juste besoin de reconnaître ce que leurs ancêtres ont fait », at-il dit.

Un autre homme a suggéré que la normalisation des relations turco-arméniennes est essentielle pour la reconnaissance du génocide. « L’Arménie ne franchira pas l’étape [vers la ratification du protocole] tant que la Turquie ne fait pas quant à elle un pas vers nous », a déclaré Sharmazanov .

mercredi 25 avri
l 2012,
Laetitia ©armenews.com


http://www.armenews.com/article.php3?id_article=78989


2 000 manifestants rassemblés devant le consulat de Turquie à Marseille

A Marseille, près de 2 000 personnes s’étaient rassemblés près de la statue de David. Puis la longue file de manifestants a remonté l’avenue du Prado avec des slogans « Justice, Justice, Justice pour le peuple arménien » ou « Turquie, assassin ! ». Les cris sont devenus plus forts encore lorsque les manifestants -avec de nombreux jeunes- passaient devant le Consulat de Turquie protégé par une barrière de CRS. Aux premiers rangs des manifestants, de nombreux élus. Parmi ces derniers, le Conseiller général et ex-député Christophe Masse (PS), les députés Valérie Boyer (UMP) et Henri Gibrayel (PS) ainsi que Didier Parakian, l’Adjoint au Maire de Marseille, Pascal Chamassian, conseiller municipal. Signalons enfin des élus d’arrondissements tels que Frédéric Dournayan et Garo Yalic.

Rassemblée devant une tribune dressée pour l’occasion à quelques dizaines de mètres du consulat turc, les personnalités prirent la parole. Julien Harounian (président du CCAF Marseille-Provence) à tout d’abord dénoncé que « le négationnisme, stade suprême du génocide » devait être sanctionné par une loi. Il a également dénoncé le rôle du lobby turc en France « Ankara invite à la haine et à la violence en France même et cela jusqu’aux portes même du Conseil constitutionnel » et appelé la France à protéger par une loi ses citoyens d’origine arménienne. Christophe Masse a réitéré les engagements du P.S. et de son candidat François Hollande envers la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Il a fait le vœu qu’avant 2015 « la Turquie reconnaisse le génocide arménien ». La députée Valérie Boyer qui donna son nom à la Loi qui malheureusement a été rejetée par le Conseil constitutionnel a tout d’abord salué le président Nicolas Sarkozy qui était au même instant devant la statue de Komitas à Paris. En rappelant la phrase du président Français lors de sa visite à Erévan « l’Arménie est une sœur ». Valérie Boyer a également évoqué la phrase d’Hitler (« qui se souvient du génocide arménien ? ») qui a ouvert les portes au deuxième génocide du 20e siècle. « La France est fière d’avoir reconnu le génocide arménien, elle sera fière demain, de pénaliser le négationnisme (...) car il est une menace pour notre pays » affirma-t-elle avant d’évoquer les menaces dont elle fut victimes. « Si je suis interdite de séjour en Turquie, l’Arménie est belle, j’irai en Arménie... » ajouta la députée devant les applaudissements du public. « Sarkozy a renouvelé aujourd’hui encore son serment devant la statue de Komitas à Paris (...) cette loi de pénalisation devra être votée avant le 24 avril 2013 ».

Mais, ne respectant semble-t-il pas le protocole établi, le député Henri Jibrayel, fut soudainement autorisé par le CCAF-Marseille à monter sur la tribune. Et comme une douche froide, avec de grands gestes il cria « On nous a trompé en nous embarquant dans une aventure sans lendemain ! ». Une phrase qui s’adressait bien évidemment à Nicolas Sarkozy. A quelques mètres de là, la députée Valérie Boyer et de nombreux élus -dont Didier Parakian- étaient choqués par la violence des propos d’Henri Jibrayel. Le malaise était également ressenti au sein du public. En ce 24 Avril, jour de la commémoration des 1,5 millions de victimes arméniennes, on aurait sans doute souhaité davantage de dignité que des polémiques politiciennes stériles. A quelques jours du second tour des présidentielles cette façon de « récupérer » en accusant l’autre camp est un poignard dans le dos des victimes...

Le public fut ensuite invité à suivre une messe de requieum à l’église Sourp Sahag-Mesrop du Prado. Histoire de calmer peut-être les esprits des élus et surtout de penser à nos morts.

Krikor Amirzayan texte et reportage-photo à Marseille

mercredi 25 avril 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=78985

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22/04/2012

UELI LEUENBERGER LE LION DE LA MONTAGNE CONTINUERA A RUGIR...


 

 

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21/04/2012

La succession d'un grand - L'éléphant Vert Ueli et Les deux femmes succèdent à Ueli

Aujourd'hui, l’Assemble des délègues des verts suisse s’est réunie à Carouge (salle fête de Carouge) pour élire ses coprésidentes, vice-président-e-s à la direction du parti. Les Vert-e-s suisses se sont doté-e-s de deux coprésidentes: la Vaudoise Adèle Thorens (qui a obtenu 183 voix) et la Bernoise Regula Rytz (123 voix). Les deux femmes succèdent à Ueli Leuenberger, à qui l’Assemblée a rendu un émouvant hommage.

Viennent compléter la coprésidence: Jo Lang (ZG), Irène Kälin, des Jeunes Vert-e-s suisses, Robert Cramer (GE) et Bastien Girod (ZU).

Cette nouvelle équipe représente un bel équilibre des différentes tendances et générations qui devrait permettre aux Vert-e-s de renforcer leur position sur l’échiquier politique suisse.

 

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Discours d’Ueli Leuenberger, Président, Conseiller national

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J’ouvre cette Assemblée des délégués avec pas mal d’émotion. C’est la dernière assemblée sous ma présidence. De surcroit à Carouge où j’ai vécu au début des années septante, et dans le canton de Genève, mon canton d’adoption, où je vis, où je travaille, où je milite depuis quarante ans.

Après huit années de responsabilité à la direction des Verts suisses, dont les quatre dernières années en tant que président, j’ai envie de vous faire part de quelques réflexions sur la situation du Parti et ses perspectives. Au risque,  peut-être,  d’en énerver quelques-uns d’entre vous, dans cette belle salle de fête de Carouge, mais j’assume.

D’abord quelques éléments de bilan nécessaires, pour ne pas laisser croire qu’à cause de nos  pertes aux dernières élections fédérales, notre parti serait à terre. Bien au contraire !

Je rappelle que, malgré nos pertes,  nous avons fait en automne dernier notre deuxième meilleur résultat,  après notre résultat record de 2007, le meilleur dans l’histoire de notre parti. Je constate que pendant ces huit ans où j’ai eu l’honneur et le plaisir de faire partie de la présidence des Verts suisses, des avancées importantes ont été réalisées. Au niveau politique, la question écologique est maintenant partie intégrante de l’Agenda aussi bien  au niveau fédéral, que cantonal et communal. Bien que pour nous, Verts,  cet agenda  ne soit pas encore assez ambitieux : la sortie du nucléaire traine, et  le tournant énergétique en faveur des énergies renouvelables avance beaucoup trop lentement !

Au niveau de notre organisation, nous avons maintenant, à l’exception d’Obwald, un parti cantonal dans chaque canton – parfois même deux-  qui sont affiliés aux Verts suisses. Notre secrétariat central s’est renforcé. Les députés cantonaux verts sont passés, ces derniers huit ans, de 130 à 200. A Berne, dans les deux Bâle, en Argovie, à Fribourg, nous avons réussi à entrer dans des gouvernements cantonaux supplémentaires et à Genève nous avons gagné  un deuxième siège vert. Dans presque toutes les grandes villes suisses et dans de plus en plus de villes moyennes, nous sommes maintenant présents dans les exécutifs. Le nombre de juges fédéraux verts a progressé d’une manière importante. Nous sommes mieux écoutés, même si nous ne sommes malheureusement pas toujours suivis. Le toit large des Verts suisses est resté large et prêt à accueillir plus de monde.

Mais que veulent les Verts ? Quel est leur positionnement ? A mon entrée en fonction comme vice-président,  l’assemblée des délégués m’a légué la plateforme politique que je vais citer maintenant :

« Les Verts affirment que tout être humain doit pouvoir vivre dignement et en paix dans un environnement sain. Or l’état de notre planète n’incite guère à l’optimisme. Le gaspillage des ressources naturelles se poursuit. Dans des régions entières, l’approvisionnement en eau potable n’est plus garanti. Les conséquences à venir du réchauffement climatique sont angoissantes. Dans notre pays aussi, les catastrophes naturelles se répètent. Le fossé entre les plus riches et les plus pauvres s’approfondit. Une proportion croissante de l’humanité vit en dessous du seuil de pauvreté. Même au cœur des pays les plus prospères, la pauvreté et la précarité font des ravages.
Les Verts sont convaincus que cette évolution est réversible. Encore faut-il agir maintenant. Les Verts défendent un projet de société qui vise à préserver notre planète et qui refuse toute exclusion. L’écologie politique ne se réduit pas à la protection de l’environnement et des animaux. Elle comprend le développement de la démocratie, la réalisation de l’égalité entre femmes et hommes, la sécurité sociale, la qualité de la vie, pour ne citer que ces exemples.
Les Verts sont persuadés qu’une vie sans guerre ni oppression, plus fraternelle, est possible. Pour que cet autre monde devienne réalité, un engagement fort et diversifié est nécessaire. Dans les parlements, sur les lieux de travail, dans les quartiers, les syndicats, les associations et organisations diverses… jusque dans nos cercles d’amis. »

Une position, un positionnement clair qui nous a permis de convaincre une partie grandissante de la population de nous faire confiance.

Aujourd’hui,  nous allons élire la nouvelle présidence des Verts suisses. On parle beaucoup d’un repositionnement nécessaire des Verts. J’appelle tout simplement, dans ce débat, à tenir compte de l’ensemble des réalités d’aujourd’hui. De regarder de près dans quel état, et je préciserais, dans quel sale état le Monde se trouve.
Au niveau mondial comme  au niveau européen, la situation environnementale et économique se détériore de jour en jour. Dans notre pays aussi, les mauvaises nouvelles se succèdent, avec des conséquences lourdes pour les travailleuses -travailleurs directement touchés. Cette crise est la manifestation de la folie d’un monde où la course à l’argent est la valeur première, où l’enrichissement de quelques uns se fait au détriment du plus grand nombre. Un monde où l’écart entre riches et pauvres s’accentue toujours plus, et où même la classe moyenne se retrouve sérieusement sous pression !

La machine politico-économico-financière qui crée, dans de nombreux pays mais aussi chez nous,  des inégalités toujours  plus criantes, tout en détruisant les tissus sociaux et en attisant les tensions protectionnistes, nationalistes et xénophobes,   doit nous inquiéter, chères Vertes, chers Verts. Elle doit aussi nous encourager à redoubler nos efforts.

Je reste convaincu que, sans changements profonds d’attitude face aux problèmes de la  planète et de ses habitants, l’avenir ne peut pas être rose et bien évidemment encore moins, vert ! Je reste convaincu que nous devons changer de mode de production, remettre en question la croissance irréfléchie, destructrice et dévoreuse de ressources, pour imposer un développement qualitatif.

C’est pourquoi, les sales affaires des grandes banques, le scandale de Glencore, la révolution du Jasmin, la grève de la faim de 900 Kurdes, la lutte des Palestiniens, des Tibétains et de nombreux autres peuples pour leurs droits, le sort des réfugiés, des sans-papiers, des personnes stigmatisées, discriminées, exclues, ne doivent pas laisser les Verts indifférents et doivent les inciter à prendre clairement position et à s’engager. Le soutien des Verts, dans le Monde et particulièrement en Afrique et en Amérique du Sud, doit aussi faire partie de nos activités.

Le vieux président aux cheveux blancs, trop vieux et trop à gauche pour certains médias et quelques Verts, va remettre aujourd’hui son mandat. Je remercie toutes celles et ceux qui m’ont soutenu dans mon travail ces derniers huit ans. Je remercie l’ensemble des Vertes et Verts ici dans la salle et dans l’ensemble de notre pays qui œuvrent pour l’avancement de la cause verte.

Et pour terminer mon dernier discours, je vais vous dévoiler où je me positionne vraiment sur l’échelle gauche droite. Je fais volontiers mienne la définition d’Edgard Morin en disant comme lui :

« Je suis un droitier gauchiste : droitier parce que j’ai un sens très aigu du respect des libertés, mais en même temps gauchiste, dans le sens où j’ai la conviction que notre société requiert des transformations profondes et radicales. Je suis devenu un conservateur révolutionnaire. Il faut tout révolutionner mais en conservant les trésors de notre culture ».
C’est bien pour cela que je compte sur un parti Vert,  avec de nouvelles forces à sa tête,  qui s’engage encore à l’avenir pour l’écologie, un parti Vert qui lie la lutte pour l’environnement à la lutte pour plus de justice sociale et qui se bat contre toute forme d’exclusion et pour une société qui donne à l’égalité des chances, plus de chances…

Bon vent aux Verts suisses. Vives les Verts !


Assemblée des délégués des Verts suisses à Carouge (Genève) le 21 avril 2012
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19/04/2012

Lancement de la campagne d’Anne Emery-Torracinta

 

Lancement de la campagne d’Anne Emery-Torracinta à l'élection partielle du Conseil d'Etat Restaurer la confiance en répondant aux besoins prépondérants de la population

En quoi un gouvernement à majorité de l’Alternative peut faire concrètement la différence pour les Genevois-es? L’accroissement des inégalités n’est pas une fatalité ! Désigner Anne Emery-Torracinta au Conseil d'Etat le 17 juin 2012, pour les citoyen-ne-s, c'est choisir une femme qui compte utiliser la marge de manoeuvre que donnent les lois existantes au gouvernement pour répondre aux besoins prépondérants de la population.

Déterminer des priorités

Le gouvernement doit définir des priorités afin de pouvoir répondre aux besoins prépondérants de la population, ce qui implique des choix en matière budgétaire. Concrètement, un gouvernement à majorité de l’Alternative pourra changer la donne par la détermination de ses priorités.

Travailler autrement

Les problèmes complexes d’aujourd’hui nécessitent une vision globale et une action concertée. Il n’est plus possible que chaque conseiller-e- d’État travaille isolément. Il faut donc renforcer la transversalité entre les départements et la collaboration avec le « terrain », comme les communes ou les partenaires sociaux.

Des solutions existent pour sortir de la crise du logement

Il s’agira d’abandonner la politique menée jusqu’à présent et qui consistait à favoriser les milieux immobiliers aux dépens de la majorité de la population. Ainsi, il faudra non seulement construire,mais également construire des logements qui soient financièrement accessibles à toutes et tous.

Concrètement, cela signifiera :

- renforcer le contrôle du canton pour lutter contre les loyers abusifs ;

- favoriser l’achat des terrains par les collectivités publiques ;

- aider financièrement les communes pour les encourager à construire ;

- impliquer les habitant-e-s dans les nouveaux projets pour que chacun-e puisse y trouver son compte.

Une autre politique pour l’emploi

Il faudra soutenir les entreprises formatrices d'apprenti-e-s et de chômeurs-euses en réinsertion,ainsi que celles qui engagent des jeunes sans expérience professionnelle ou des chômeurs-euses de plus de cinquante ans. Les chômeurs-euses devront pouvoir bénéficier d’un accompagnement
individualisé sur le long terme, en lien avec les communes et les structures de proximité. Enfin, ils’agira de renforcer les contrôles contre la sous-enchèresalariale et refuser de sous-traiter des tâches de l’État à des entreprises qui pratiquent des salaires trop bas.

Ainsi, Anne Emery-Torracinta s'engage à trouver les appuis nécessaires, notamment auprès des communes et des partenaires sociaux, pour mener à bien des projets concrets qui profitent au plus grand nombre et réduisent les inégalités.

Communiqué de presse du PS genevois

Genève, le 18 avril 2012


Pour plus d'informations:

· Romain de Sainte-Marie (079 747 17 08), Président

· Anne Emery-Torracinta (079 759 48 16), candidate au Conseil d’État


· Arnaud Moreillon (079 633 34 63), Secrétaire Général
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13/04/2012

Ahmed Ben Bella: une vie pour la libération des peuples

Ahmed Ben Bella.jpgAhmed Ben Bella vient, à l'âge de 96 ans, de nous quitter. Leader historique du Front de libération nationale et premier Président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella a passé toute sa vie à lutter pour la libération et le développement des pays africains, tout comme de l'ensemble des pays du Sud.

Il était un éminent membre fondateur du mouvement des Non-alignés, issu de la conférence de Bandung (18-24 avril 1955). Cette conférence s'est tenue quelques mois après le commencement de la guerre de libération algérienne le 1er novembre 1954.

Ahmed Ben Bella a passé plus de 24 ans en prison au total, d'abord dans les geôles françaises, puis en Algérie, après le coup d'Etat de Boumedienne, perpétré en 1965. Libéré en 1981, il est devenu une personnalité connue dans le monde entier. Après l'élection de Bouteflika en 1999, Ahmed Ben Bella a été réhabilité dans son pays. C'est ainsi qu'en 2007, il a été nommé par l'Union africaine Président du groupe des Sages pour résoudre les différents conflits de ce continent.
Ahmed Ben Bella était également un membre fidèle du Centre Europe - Tiers Monde (CETIM) depuis de longues années. Pendant son séjour en Suisse, il était un soutien de poids à notre organisation.

Nous présentons nos condoléances à sa famille, au peuple algérien et aux peuples de tous les "Suds".

Cruz Melchor Eya Nchama
Président du CETIM


--
CETIM - Centre Europe-Tiers Monde
6, rue Amat
1202 Genève
Suisse
Tél.: +41 22 731 59 63
Fax: +41 22 731 91 52
www.cetim.ch <http://www.cetim.ch>
contact@cetim.ch

" Il n'y a pas un monde développé et un monde sous-développé,
mais un seul monde maldéveloppé "

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07/04/2012

31 maires kurdes emprisonnés!

31 maires kurdes emprisonnés

Un autre maire du principal parti kurde BDP a été emprisonné jeudi 5 avril par le régime turc pour soutien à « une organisation terroriste », un prétexte bien commode, portant à 31 le nombre des maires incarcérés.

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Ferit Celik, maire de Karliova, dans la province de Bingol, a été interpellé jeudi matin lors d’une décente de la police chez lui et placé en détention après avoir comparu devant un tribunal de Bingol. Un membre du conseil municipal et un dirigeant local du BDP ont également été placés en détention pour les mêmes accusations.

Une ville sans élus

Le 8 mars dernier, Aydin Budak, le maire de Cizre, dans la province de Sirnak, avait été destitué de ses fonctions par les autorités turques, après avoir été condamné à 2,6 ans de prison dans l’affaire KCK.  

Tous les maires BDP de Sirnak ont été emprisonnés ou destitués de leurs fonctions. Il s’agit d’une ville sans maire ni élus locaux, sauf un député BDP qui reste toujours dehors, alors que deux autres députés, cinq maires et deux anciens maires de cette ville sont actuellement en prison.  

31 maires et six députés en prison

Au total, 31 maires sur 98 et six députés BDP se trouvent actuellement derrière les barreaux, a-t-on appris auprès de la commission juridique du parti kurde. Des mandats d’arrêts ont été lancés contre deux autres maires. Cela qui signifie qu’au moins 34 maires ont été écartés de leurs fonctions.

A l’approche des élections municipales de 2013, le régime AKP montre bien son intention de réprimer les principaux interlocuteurs de la question kurde, par les moyens les plus brutaux. Les maires kurdes sont systématiquement visés et leurs projets refusés, afin de les décrédibiliser et rendre inefficaces.

Près de 7 000 membres actifs du parti kurde BDP sont aujourd’hui en prison dans le cadre dans l’affaire KCK, lancée en avril 2009, quelques semaines après le succès historique du parti kurde lors des élections municipales, sans compter des milliers d’autres qui ont été arrêtés sous prétexte lutter contre le « terrorisme ». Chaque semaine, des dizaines de personnes s’ajoutent à cette liste.


http://www.actukurde.fr/actualites/kurdistan/671-31-maire...



 

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

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