Manifestation à Genève de la diaspora Birmanie pour dénoncer le coup d’État militaire (07/02/2021)

Des dizaines de manifestant de la diaspora Birmanie se sont rassembler sur la place des nations pour être Solidaire du mouvement de désobéissance civile en Birmanie.

Le parti LND a remporté les élections du 8 novembre 2020 en toute légitimité. Mais l'armée birmane a utilisé la force et fait un coup d'État en arrêtant Madame Aung San Suu Kyi, le président Win Myint et des activistes le lundi 1er février 2021 contre la volonté du peuple birman.

Les manifestant birmans : « Nous sommes contre ce coup d'État et nous le dénonçons sévèrement. C'est la raison pour laquelle nous, la communauté birmane en Suisse, organisons cette manifestation pour dénoncer ce coup d'État.

Nous demandons la libération immédiate de Mme Aung San Suu Kyi, des membres du gouvernement et des activistes, arrêtés injustement.


  1. Nous exigeons la libération immédiate de Mme Aung San Suu Kyi, du président Win Myint et des membres du gouvernement et des militants, qui ont été injustement arrêtés.

  2. Nous exigeons que les militaires redonnent immédiatement le pouvoir aux élus et aux vainqueurs.

  3. Nous appelons et invitons également les commandants militaires en Birmanie à respecter la volonté du peuple et à rejoindre le mouvement populaire. Veuillez sauver et respecter la dignité des militaires.

  4. Nous appelons également la communauté internationale à aider et à faire pression sur les militaires, pas seulement en paroles et en résolutions, mais davantage en actions. »

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Message de Laurence Fehlmann Rielle, conseillère nationale et présidente de l’Association Suisse-Birmanie

Tout d’abord, je remercie les membres de la communauté des Birmans de Suisse pour avoir pris l’initiative de ce rassemblement. Il était indispensable qu’une telle manifestation se tienne aussi à Genève, ville symbole des droits humains et siège européen des Nations Unies. 

Le coup d’Etat qui s’est déroulé le 1er février en Birmanie/Myanmar nous a profondément choqués.

L’armée birmane a une fois de plus montré son vrai visage : en voulant reprendre la totalité du pouvoir, elle a foulé aux pieds les règles les plus élémentaires de la démocratie et nié les résultats des récentes élections qui ont donné une victoire écrasante à la Ligue nationale pour la démocratie. C’était précisément le jour où le nouveau parlement devait siéger qu’elle a choisi de prendre sa revanche après la déroute de son parti l’USDP.

La Cheffe du gouvernement Aung San Suu Ky, le président, de nombreux militants et militantes pro-démocratie ont été arrêtés et l’état d’urgence a été instauré pour un an.

L’Association Suisse-Birmanie s’est associée au réseau européen pour la Birmanie (European Burma Network) pour dénoncer cet acte inqualifiable et exiger la libération immédiate et inconditionnelle des personnalités et représentants de la société civile emprisonnés.

 Nous appelons les militaires à renoncer à l’état d’urgence et à restaurer le gouvernement civil démocratiquement élu.

La communauté internationale doit réagir de manière vigoureuse et concertée pour faire pression sur le pouvoir militaire en vue de restaurer les droits démocratiques du peuple.

Si nous saluons les déclarations énergiques du Secrétaire d’Etat des Etats-Unis,  du président du Conseil européen et d’autres ministres européens, il faut aller au-delà des paroles et prendre des mesures énergiques.

Justice for Myanmar et Burma Campaign UK appellent à une action internationale contre l’armée du Myanmar : il s’agit notamment de prendre des sanctions ciblées contre des entreprises contrôlées par les militaires et leurs partenaires commerciaux importants. Il est nécessaire de sanctionner l’armée mais il faut préserver les peuples de Birmanie.  Les organisations d’entraide doivent pourvoir poursuivre leur soutien à toutes les populations qui sont victimes des violations des droits de l’homme, en particulier les minorités ethniques qui ont subi des déplacements internes et externes (s’agissant des Rohingyas) et des exactions d’une grande violence depuis des décennies. Les discriminations contre les minorités doivent cesser et c’est à ce prix qu’une véritable démocratie pourra se construire.

En Suisse, le département fédéral des affaires étrangères a aussi fermement dénoncé ce coup d’Etat. Il a demandé à l’armée de cesser toutes ses actions et a appelé à la libération des membres du gouvernement de toutes les autres personnes détenues. Il a dit soutenir les aspirations à la paix, à la liberté et à la démocratie du peuple du Myanmar. Mais il sera aussi nécessaire de s’associer aux sanctions internationales contre les militaires. Lors de la session de mars du parlement suisse, je m’engage à déposer une intervention dans ce sens.

Il faut enfin saluer le courage et la détermination des militants et militantes qui bravent la répression afin que le pays ne retombe pas dans un régime totalitaire  

Soyez assuré de toute notre solidarité !

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