• Appel urgent de la famille de Sevil Sevimli

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    L’étudiante, qui a interdiction de quitter le territoire, attend désormais son procès. Photo Philippe Juste

    Chères amies, chers amis,

    Ma fille de 20 ans Sevil risque 32 ans de prison pour avoir assisté à un concert du 1er mai en Turquie. Seule une immense vague de solidarité en France peut pousser notre Ministre des affaires étrangères à agir pour obtenir sa liberté. Signez dès à présent pour me donner un argument de poids lors de mon rendez-vous jeudi à Paris avec des responsables du ministère des Affaires étrangères et les convaincre d'agir pour sauver Sevil!

    Ma fille Sevil, une citoyenne française de 20 ans, risque 32 ans dans les geôles turques pour s’être rendue à un concert du 1er mai pendant son année d’études là-bas. Son procès commence la semaine prochaine. Seule une énorme vague de solidarité avant mon RDV crucial au Ministère des Affaires étrangères jeudi peut nous permettre de la revoir!

    Sevil, partie étudier un an à l’étranger en tant qu’étudiante Erasmus, se retrouve aujourd’hui accusée de soutien à une organisation terroriste! C’est insensé. Le gouvernement français n’a jusqu’à présent agit que faiblement pour l'aider. Mais Avaaz vient de m’obtenir un RDV avec l’Ambassadeur aux droits de l’Homme ce jeudi. Si j’arrive avec 100 000 signatures de citoyens français, notre gouvernement verra qu’il ne s’agit pas que de la supplique d’un père, mais d’une inquiétude nationale; il se devra d’agir.

    Il ne nous reste que 2 jours -- signez cette pétition pour aider ma fille à rentrer à la maison, et faites passer à tous vos proches!

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberez_Sevil_Sevimli/?vl

    Ma fille a déjà passé 86 jours en prison, après avoir été prise dans un coup de filet des autorités turques, qui détiennent plus de 750 étudiants simplement parce qu'ils sont pour la plupart d’entre eux - et comme Sevil, d'origine kurde. Sevil n'a rien d'une terroriste. Comme beaucoup d'étudiants, elle s’intéresse à la politique, mais c'est tout.

    Suite au lancement de notre campagne et à sa médiatisation, Sevil a été relâchée en liberté conditionnelle, sans pouvoir quitter la Turquie avant son procès et elle pourrait rester en prison jusquà 52 ans. J’ai besoin de votre aide pour la revoir!

    La date de son procès approche, et notre angoisse est à son comble. Plus nous serons nombreux à soutenir Sevil avant jeudi, plus notre appel sera puissant -- signez cette pétition pour demander à Laurent Fabius de défendre la cause de ma fille Sevil, et diffusez mon appel autant que vous pouvez:

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberez_Sevil_Sevimli/?vl

    Récemment, plus d’un million de membres d’Avaaz ont défendu avec succès la cause d’un père qui voulait sauver sa petite fille de la peine de mort au Pakistan. Faisons la même chose pour ma fille.

    Avec espoir et détermination,

    Erdogan Sevimli

    PLUS D’INFORMATIONS

    Libérée, l’étudiante franco-turque encourt 32 ans de prison en Turquie (Le Progrès) http://www.leprogres.fr/rhone/2012/08/12/liberee-l-etudiante-franco-turque-encourt-32-ans-de-prison-en-turquie

    Quel crime a commis Sevil Sevimli monsieur Erdogan ? (Le Monde) http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/28/quel-crime-a-commis-sevil-sevimli-m-erdogan_1725929_3232.html

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  • «La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.

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    «La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.

    Ce matin sur l’Ile Rousseau, lieu symbolique, a eu lieu une conférence de presse de la CGAS pour exprimer publiquement son appréciation sur la nouvelle constitution genevoise.

    Aux yeux des syndicats, cette constitution ne répond pas aux attentes du monde du travail et elle ne propose aucune avancée en ce qui concerne les droits syndicaux, en particulier :
     

    • Un droit de grève amputé (cf. art. 37) : le libellé ne fait que reprendre, trait pour trait, le contenu de la constitution fédérale (droit de grève des salariés… avec symétriquement le droit de mise à pied par les employeurs !... on appréciera la symétrie !) ; un droit garanti seulement s’il se rapporte aux relations de travail ! ! La Charte sociale européenne va pourtant plus loin, elle reconnaît « le droit des travailleurs (…) à des actions collectives, y compris le droit de grève en cas de conflits d’intérêt. Avec le projet de constitution genevoise, toute grève entre travailleurs d’entreprises différentes serait donc interdite, tout comme celle dépassant le cadre d’une seule institution/entreprise ; elle interdirait donc des grèves telles que : la grève générale de 1918 (qui revendiquait le droit d’éligibilité des femmes, l’AVS, etc), la grève du 12 novembre 32 qui protestait contre le massacre, la veille, de militants antifascistes par l’armée ; la grève des femmes du 14 juin 91, etc !!!


    • Droits syndicaux insuffisants (art. 36) : « la liberté syndicale est garantie » et « l’information syndicale est accessible sur les lieux de travail » Comment sera-ce possible sans en garantir les conditions (faudra-t-il demander l’accord de l’employeur, par ex ?), sans préciser et affirmer en même temps le droit de réunion sur le lieu de travail, le droit de désigner et l’obligation de protéger les délégués syndicaux et de personnel dans les entreprises ?


    • Des beaux principes… sans aucune garanties ni aucunes mesures d’application : 1) « droit à un niveau de vie suffisant » (art. 39), sans aucune manière de le garantir, par décision de l’autorité cantonale d’établir un salaire minimum légal  (pensons aux « working poors » contraints de faire appel à l’assistance pour compléter leur revenu salarial) ; 2) « le droit à (…) la formation continue est garanti » (art. 24), sauf que sans accompagner ce principe d’un droit à un congé formation payé, ce droit ne se réalisera pas ou que de façon très inégale ; 3) l’Etat « encourage le dialogue social et la conclusion de conventions collectives de travail » (art. 186) C’est ce que l’on appelle « enfoncer des portes ouvertes ! », car c’est déjà le cas. Par contre, nulle mention de la responsabilité de l’Etat d’étendre les conventions collectives avec force obligatoire si nécessaire ou d’imposer des contrats types de travail (54% des salariés du privé ne sont couverts par aucune convention collective ni aucun contrat type) 4) « la femme et l’homme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale (art. 15) malgré les apparences, libellé en régression par rapport à l’actuelle constitution… où « il appartient aux autorités législatives et exécutives de prendre des mesures pour assurer la réalisation de ce principe et aux autorités juridiques de veiller à son respect ». Manquent donc les mesures concrètes pour favoriser l’accès aux formations, aux professions, aux fonctions et la parité dans les instances politiques…


    • Sur le rôle de l’Etat et des services publics (art. 9) « L’Etat agit en complément de l’initiative privée et de la responsabilité individuelle ». Affaiblissement programmé de l’Etat social et visées néolibérales inacceptables ; comme nous l’avons déjà vu, portes ouvertes aux privatisations et externalisations de tâches importantes dévolues aux services publics (santé, éducation, énergie…) ; aucune garantie de financement des tâches que doivent assumer l’Etat et les services publics; aucune mesure pour donner un rôle redistributeur à la fiscalité… (question développée par une autre intervention).


    • Le statu quo en ce qui concerne les droits politiques des résidents étrangers est bien évidemment inacceptable ! Après un lamentable marchandage, seul le droit de vote au niveau communal est maintenu (autant dire, un droit plus qu’au rabais, quand l’on sait le peu de pouvoir que les communes ont dans notre canton !). Ce droit minimum placera Genève à la queue des cantons romands ! Le 40% de la population que représentent les étrangers est donc exclu de ces droits fondamentaux… ces étrangers étant qui plus est, dans leur grande majorité, des travailleurs-euses… dont notre économie ne saurait se passer. 

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    Lien permanent Catégories : Politique 1 commentaire
  • Tous les Genevois ont salué Madame Ruth Dreifuss

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    Se soir, le Victoria Hall à été témoin d’une soirée historique. Tous les Genevois ont salué Madame Ruth Dreifuss à qui a été décerné le prix “Fondation pour Genève” pour ses activités contre la peine de mort.

    A cette occasion, se sont présentés : M.Robert Badinter l’ancien ministre français de la justice, M.Rémy Pagani au nom du conseil administratif de la Ville de Genève et Maire de Genève, M.Pierre-François Unger président du Conseil d’Etat et de la République et canton de Genève, Jean-Charle Rielle président du conseil municipal de la Ville de Genève et les député-e-s, les conseiller-ère-s municipaux-ales, les militant-e-s défenseur-euse-s des droits humains, puis plus de 1500 personnalités.

     

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    Discours de Madame Ruth Dreifuss

    Allocution prononcée à l’occasion de la réception du prix de la Fondation pour Genève

    Discours Madame Ruth Dreifuss

    Allocution prononcée à l’occasion de la réception du prix de la Fondation pour Genève

    SIDA, drogues et violences: agir… et ne pas nuire

    Ce prix distingue, m’a-t-on dit, un engagement militant. Par ce choix, la Fondation pour Genève reconnait que le rayonnement de la cité doit beaucoup aux idées et à l’action de citoyens et de citoyennes.

    Du Comité international de la Croix-Rouge de Dunant et Moynier au Geneva Call d’Elisabeth D
    ecrey Warner, du Bureau international de la paix d’Élie Ducommun à l’Association pour la prévention de la torture de Jean Jacques Gautier, nombre d’initiatives sont nées ici.

    Nombre d’organisations non-gouvernementales y sont venues, parce que ce lieu est prédestiné au dialogue entre militants et responsables politiques venus du monde entier. Ces derniers ne délibèrent pas ici dans une tour d’ivoire. Nulle part, la proximité entre la société et les institutions n’est plus grande. C’est cela qui donne son souffle à l’esprit de Genève.

    Mais comment devient-on militant? De mille et une façon, bien sûr, selon les temps et les lieux où se vivent les expériences déterminantes. En ce qui me concerne, je retiendrai trois circonstances qui fondent et expliquent mes engagements.

    Juive et fille…

    Premièrement, naître dans une famille juive au temps de la Shoah. Bien que la Suisse ait été un îlot au milieu de la tempête nazie, j’ai grandi dans le sentiment que rien n’est plus menaçant que la haine raciale, le nationalisme et la guerre. Cette angoisse m’a convaincue que notre première tâche, comme être social, est de débusquer le pire et de le combattre, d’en empêcher le retour. Qu’était ce pire, au temps de mon enfance et de mon adolescence? Les guerres que se livraient les super-puissances à travers des peuples sacrifiés, la démocratie trahie, l’holocauste nucléaire possible, le goulag, les lois raciales et les pratiques racistes persistant dans nombre de pays et dans les colonies. Ma première vision de la politique est dramatique. Il s’agit du combat entre l’humanité et la barbarie. Et je fais mienne cette injonction des Psaumes, suggérée par le journaliste François Maudoux: «ne pas abandonner le monde aux méchants».

    Deuxièmement, naître fille dans une famille heureuse et tendre, dont les parents assumaient les rôles traditionnellement dévolus au père et à la mère. Simone de Beauvoir dit qu’on ne naît pas femme, qu’on le devient. Elle exprime ainsi, avec force et à raison, le poids de l’éducation et les contraintes des traditions, les déterminismes sociaux qui limitent le libre épanouissement des femmes et des hommes. En ce qui me concerne, je dirais cependant que, née femme, je suis devenue, pas à pas, féministe. D’abord, par la confrontation aux dernières résistances contre la participation des femmes à la vie politique; ensuite par la découverte des multiples obstacles dressés contre l’égalité de droit et de fait entre les femmes et les hommes. Devoir conquérir ma place au soleil a vraisemblablement contribué à développer ma pugnacité… et mon endurance.

    Troisièmement, la mort précoce de mes parents puis mon travail en psychiatrie sociale m’ont fait attribuer à la santé publique une importance capitale. L’accès sans discrimination aux soins est un aspect de la question; pendant des décennies, j’ai plaidé pour une assurance-maladie obligatoire, afin que la solidarité atténue l’inégalité naturelle face à la maladie. Mais au-delà, il s’agit de combattre l’inégalité produite par la société, mise en évidence par les statistiques de morbidité et de mortalité désagrégées selon les niveaux de revenus et si cruellement différentes selon les continents. Comme l’a écrit Charles Darwin: «If the misery of the poor be caused not by the laws of nature but by our institutions, great is our sin!». Y a-t-il inégalité plus intolérable que celle qui réduit l’espérance de vie? Or, pour la combattre, il faut s’attaquer aux causes, à la pauvreté, à la promiscuité… à l’exclusion sociale.

    Un monde meilleur

    J’ai progressivement ajouté à l’obsession d’éviter le pire la conviction que le monde pouvait devenir meilleur. La conviction alimente mon goût de l’action; l’obsession impose un devoir de précaution. «Soigner… et ne pas nuire!». Cette injonction d’Hippocrate ne vaut pas que pour les médecins. En politique, elle implique une vigilance constante pour identifier ceux et celles qui, relégués dans un angle mort de la société, font les frais de choix erronés… et la volonté de les corriger. Elle oblige à débusquer et à extirper des lois et des pratiques de l’État les scories héritées d’un passé moins respectueux de la dignité humaine et des libertés individuelles. Combien de politiques, inspirées par les meilleures intentions, ont pavé l’enfer des vies méprisées.

    Au seuil de la vie adulte, le travail social m’avait attiré. S’il me montrait bien quels étaient les dysfonctionnements de notre société, il ne me permettait que d’agir au cas par cas, de réparer des dégâts. Et encore! Les institutions nécessaires n’existaient pas, les lois sociales étaient lacunaires, la morale dominante justifiait des contraintes intolérables. Ce cadre inadéquat renvoyait à la politique. C’est là que je voulais dorénavant agir. La Suisse m’a offert de nombreuses occasions de vivre cette passion… puis, à dix ans d’intervalle, deux occasions inespérées se sont présentées. De militante syndicale je suis «passée professionnelle», puis de citoyenne je suis devenue conseillère fédérale. Pendant deux décennies, j’ai eu ce privilège extraordinaire d’agir sous les yeux et sous le contrôle des collègues et des habitants de ce pays. De m’efforcer de les convaincre, de parler en leur nom et de leur rendre compte de mes actes.

    De syndicaliste à ministre

    Vous imaginez sans peine le bonheur qui fut le mien lorsque je me retrouvai à la tête du Département fédéral de l’intérieur: santé publique, sécurité sociale, égalité entre femmes et hommes, lutte contre le racisme… et j’en passe. Voilà que m’était confiée la responsabilité de faire des propositions, de prendre des initiatives, de développer des politiques dans des domaines qui avaient mobilisé, depuis des décennies, mes intérêts et mes énergies de militante socialiste, de travailleuse sociale, de syndicaliste.

    J’ai retrouvé sur mon bureau le dossier de l’assurance-vieillesse et survivants, après avoir porté, avec d’autres bien sûr, l’exigence de reconnaître aux femmes un droit individuel à la rente et de valoriser l’éducation des enfants. J’avais non seulement fait campagne pour l’article constitutionnel sur l’égalité des femmes et des hommes, mais encore participé à l’élaboration de l’avant-projet de la loi sur l’égalité; il prévoyait la création du Bureau de l’égalité, placé fort à propos dans mon Département. Peu après mon élection, le Parlement a adopté la loi sur l’assurance-maladie, garantissant la couverture universelle revendiquée depuis des décennies par la gauche. Ma tâche allait être de convaincre les citoyens et les citoyennes de cette réforme puis de la mettre en œuvre. Après avoir milité depuis une bonne quinzaine d’années pour l’instauration d’un congé maternité, et avoir essuyé deux échecs en votation populaire, j’allais, au nom du Gouvernement cette fois, remettre l’ouvrage sur le métier.

    En d’autres termes, je pouvais tenter, en tant que ministre, de faire aboutir des réformes que j’avais contribué, en tant que militante, à inscrire à l’agenda politique. Faire aboutir ou faire avancer?

    Conseillère fédérale, je devais négocier avec des représentants d’intérêts opposés, élaborer les bases d’un consensus, convaincre les autres membres du gouvernement… puis tout recommencer au Parlement, enfin rallier l’adhésion populaire au cas où le scrutin populaire décidait du sort de la proposition. Il m’est aussi arrivé d’être renvoyée à la case départ et de devoir tout reprendre à zéro, forte d’une connaissance des obstacles à franchir qui permettait d’augurer d’un succès futur. Ce succès serait alors le résultat d’un effort collectif, d’un compromis parfois boiteux, dont je devrais organiser la mise en œuvre et mettre en place les moyens d’en contrôler les conséquences pratiques, afin d’être en mesure d’en corriger les effets secondaires indésirés. Comme Camus nous l’a dit: «Il faut imaginer Sisyphe heureux!». J’ai pleinement vécu ce bonheur.

    Les dossiers choisis – ou non

    Le jour de mon élection, j’avais plagié Léon Blum. Au moment de former le gouvernement de Front populaire, il s’était écrié: «Enfin, les ennuis commencent…». En effet, ils n’ont pas manqué. Il ne s’agissait pas seulement des réformes que je viens d’évoquer et que je me réjouissais d’empoigner à bras-le-corps. Je fus d’emblée confrontée à deux périls majeurs, qui nourrissaient l’angoisse des habitants et le sentiment d’impuissance des autorités: l’épidémie du SIDA et l’irruption des problèmes liés aux drogues. Une danse macabre liait le sexe et la mort. L’épidémie faisait aussi rage parmi les consommateurs d’héroïne par voie intraveineuse. Elle s’étendait à leurs proches et à ceux qui achetaient leurs services sexuels. Le désespoir d’une maladie incurable alimentait la prise de risque.

    Le lien entre SIDA et drogues ne se réduit cependant pas à l’épidémiologie: dans les deux cas, le silence tue!

    Le virus responsable de l’immunodéficience humaine avait été identifié… mais les hommes et les femmes qui le portaient dans leur sang devaient le cacher. Le«sidéen», comme certains l’appelaient à l’époque, était un pestiféré… Pire qu’un pestiféré: il avait, par son comportement, offert son corps à la maladie. Dangereux et coupable! En Suisse, la loi ne condamnait, heureusement, ni l’homosexualité, ni la prostitution; mais la société, elle, le faisait encore! Il fallait briser le tabou, appeler un chat un chat, parler de pratiques sexuelles, placarder sur les murs de nos villes des affiches propres à choquer une société pudibonde, dire que les prisons resteraient des lieux à risque augmenté tant qu’on y priverait les détenus de préservatifs et de seringues propres.

    Le message de la prévention, pour être utile et acceptable, ne pouvait se limiter à énoncer des informations pratiques sur les voies de la propagation du virus et les moyens de la stopper: encore fallait-il susciter la sympathie envers les victimes. Même depuis que la maladie a cessé d’être mortelle et que l’épidémie est plus largement contrôlée, la stigmatisation persiste. Il n’est pas facile, pour les «personnes vivant avec le SIDA» de trouver un emploi, d’établir une relation, de constituer une assurance vieillesse ou d’obtenir un crédit bancaire. Comment éviter, par ailleurs, que les nouvelles générations banalisent le risque et que les groupes vulnérables baissent la garde? Comment s’adresser à des migrants encore sous l’influence des tabous qui règnent dans leur culture d’origine? Et comment toucher celles et ceux qui, travailleurs clandestins, vivent dans l’ombre? Il faut, encore et toujours, taper sur le clou.

    Lutter contre l’exclusion

    La drogue, elle, est interdite… Toutes les cultures connaissent l’usage de substances psychotropes, usage médical, cultuel, festif ou invitation aux paradis artificiels, usage contrôlé. occasionnel ou addictif. L’alcool est, sous nos latitudes, consommé le plus souvent de façon raisonnable, l’alcoolisme par contre est une maladie aux conséquences terribles, pour la personne directement touchée comme pour son entourage. Les analgésiques soulagent de nombreux patients alors que l’abus de médicaments en intoxique d’autres à petit feu. Le risque sanitaire et social est multiplié si le marché de ces substances est entre les mains d’organisations criminelles.

    La prohibition de l’alcool aux États-Unis d’Amérique, pendant l’entre-deux guerres, illustre le lien qui s’établit alors entre clandestinité, violence, misère et consommateurs en déréliction. Une interdiction inspirée par un souci sanitaire face à l’alcoolisme, mais plus encore par une condamnation morale d’inspiration religieuse, avait eu des conséquences pires que le mal qu’elle était censée empêcher. Or, une politique semblable est pratiquée, et cela à l’échelle internationale, pour les substances qui figurent sur les listes des drogues illicites. Les effets sont, en plus grave, similaires à ceux de la prohibition de l’alcool: montée en puissance du crime organisé à l’échelle globale, condamnation et marginalisation des personnes dépendantes, perte de contrôle sur des zones de clandestinité.

    Au cours des années 80 et 90, la propagation du VIH/SIDA a imposé la nécessité de faire sortir de l’ombre les usagers de drogue. Élargissement du spectre des thérapies, mise à disposition de seringues, dans la rue et dans les prisons, locaux d’injection offrant des appuis médico-sociaux, toutes ces mesures visent en fait un seul but: en reconnaissant la dignité et la responsabilité des personnes dépendantes, les réintégrer dans la société et leur permettre de «protéger leur prochain comme eux-mêmes», leur redonner l’espoir de «s’en sortir», un jour, pour de bon. L’ensemble de la population et chacun des intervenants sur le terrain devaient être associés à un tel changement des priorités politiques: préséance à la santé publique sur la répression dans la rue; lutte plus efficace, parce que plus ciblée, contre le crime organisé et le blanchiment de ses gigantesques profits.

    Les gens de mauvaise réputation

    La Suisse a engrangé des succès dans la lutte contre le SIDA ainsi que dans la prévention et le traitement de la dépendance aux drogues et dans la réduction des risques liés à leur consommation. Ces succès sont à mettre au crédit des chercheurs et des travailleurs du front, qui ont poussé les politiques à agir et les ont alimentés des informations les plus actuelles et les plus pertinentes. Aux côtés d’autres associations, les Églises ont été porteuses d’un message de solidarité et ont charitablement fermé un œil sur nos messages les plus crus. Ce dont je me souviens avec le plus d’émotion, c’est la mobilisation de celles et ceux qui étaient directement concernés… les associations d’homosexuels, les prostituées qui se faisaient agentes de prévention, les usagers de drogues qui veillaient à récolter les seringues usagées et à les échanger contre des seringues stériles. Les gens dits «de mauvaise réputation» ou «de mauvaise vie» ont été les premiers à donner l’alarme et à s’engager dans la bataille. Ils ont forcé le respect… et poussé à mettre en place une politique basée sur le respect.

    Certes, de nombreux problèmes demeurent, notamment ceux liés à un deal envahissant qui désécurise les habitants des quartiers les plus touchés. Ils ne pourront trouver de solution, à long terme, que si l’État parvient à reprendre en main ce marché et à le réglementer strictement, comme il le fait pour d’autres substances dont la consommation peut être dangereuse: médicaments, alcool, tabac…

    Dans un pays dont on moque souvent la lenteur des changements (Albert Einstein souhaitait mourir en Suisse parce que, disait-il, les échéances les plus inéluctables s’y présentent avec vingt ans de retard), l’urgence sanitaire a permis d’aller vite en besogne et de prendre des risques calculés. Il faut reconnaître que nous sommes au bénéfice de conditions particulièrement favorables: ressources intellectuelles et financière, cohésion sociale, système politique donnant visibilité aux minorités, culture de concordance, goût pour les solutions pragmatiques, etc. J’ajouterais qu’il est bien utile que les conseillers fédéraux n’aient pas à trop se préoccuper de leur score de popularité… «Faire ce que doit» en devient plus facile.

    Au-delà des frontières

    «Faire ce que doit» ne peut se limiter aux frontières de son pays. Surtout d’un pays si privilégié.

    La pandémie du SIDA concerne tous les pays et frappe plus particulièrement ceux qui ne parviennent pas, seuls, à faire face. Certains pays africains ont vu disparaître la majorité de leurs forces vives. Les tabous qui frappent les homosexuels, lorsque ce ne sont pas des lois qui les condamnent, ont souvent pour corollaire la discrimination des femmes par une société machiste. Des informations erronées sur la propagation ou la prévention de la maladie induisent des comportements inadaptés. Les médicaments, malgré les progrès réalisés ces dernières années grâce à une mobilisation sans précédent de ressources publiques et philanthropiques, grâce aussi à la fabrication de génériques, restent inabordables pour les plus pauvres. L’injection de drogues est toujours responsable d’un tiers des contaminations par le VIH en dehors de l’Afrique subsaharienne. La criminalisation des usagers les prive de l’accès aux soins et les repousse dans une clandestinité sur laquelle règnent les trafiquants.

    Les atteintes aux droits humains, justifiées par la «guerre contre la drogue», culminent dans l’application de la peine de mort. Plus de la moitié des personnes exécutées dans le monde le sont pour des violations des lois sur les stupéfiants.

    Conseillère fédérale, j’ai pu échanger informations et expériences lors de réunions internationales consacrées au SIDA et à la drogue. J’y ai plaidé pour que les groupes les plus vulnérables et les populations les plus pauvres bénéficient de l’attention et des soins nécessaires. Depuis, je continue simplement sur ma lancée.

    Contre la culture de mort

    Ces deux causes, je ne les ai pas choisies mais je les ai épousées. Je me suis demandé pourquoi. Je crois qu’elles renouent avec mes obsessions premières: lutter contre la culture de mort, de violence et d’exclusion. La peine de mort en est l’expression la plus évidente. Elle viole, de sang froid, le premier des droits de l’homme, le droit à la vie. Bessie Gilmore (dont le fils deviendra plus tard un assassin et sera exécuté) parlait ainsi de la peine capitale: «Ces meurtres sont les seuls que nous pouvons prédire – c’est-à-dire les seuls qui sont programmés – alors ils sont aussi les seuls que nous pouvons peut-être empêcher». Ce sont aussi les seuls qui sont décidés au nom du peuple, dans les pays qui n’ont pas renoncé à ce châtiment barbare. Dans le monde entier, de plus en plus de citoyennes et de citoyens s’y opposent et protestent: «Pas en notre nom! Jamais! Aucun acte, même le plus odieux, ne retranche un être humain de l’humanité!». Grâce à eux, grâce à des militants de l’intelligence et de l’endurance de Robert Badinter, l’abolition universelle de la peine de mort progresse.

    Le moment est venu d’exprimer ma gratitude. La liste de celles et ceux envers lesquels j’ai une dette de reconnaissance est interminable. Il me faut donc choisir.

    Merci à la Fondation de Genève. Elle m’a offert ce soir une tribune comme je n’en ai jamais rêvée, elle nous a donné à tous la joie d’entendre le Quatuor des solistes de l’Orchestre du Festival de Lucerne: Etienne Abelin, Anna Puig, Iseut Chuat et Jacques Zoon. Merci à ces quatre virtuoses.

    Merci à Genève, qui m’a tant donné: elle a éveillé en moi l’espoir de la paix, depuis le jour où j’ai manqué l’école pour voir passer Pierre Mendès France, qui s’était donné 20 jours pour mettre fin à la guerre d’Indochine. Elle l’a renforcé en abritant l’Initiative de Genève pour une paix juste et durable entre Israël et la Palestine. Merci pour l’éducation reçue dans cette ville, pour le Collège du soir et la bourse d’études qui m’ont ouvert les portes de l’Université.

    Merci à ma famille, à mes amis, à mes collègues et à mes camarades. Merci aux militants qui me servent d’exemple et auxquels me lient amitié et complicité. Je n’en citerai qu’un ce soir: Robert Badinter, ta présence à Genève est un cadeau pour nous tous.

    http://www.domainepublic.ch/articles/21537

     

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  • Grande manif de l’industrie à Berne: Nous luttons pour des dizaines de milliers d’emplois dans l’industrie.

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    Environ 7000 travailleurs d’  industrielle suisse ont afflué samedi après- midi à Berne pour défendre la place industrielle suisse. A l'appel de quatre syndicats(Unia,syndicom, l'Association du personnel de la Confédération (APC) et celui du personnel des transports), ils ont revendiqué pacifiquement un renforcement de la convention collective de travail (CCT).

    La convention collective de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (CCT MEM) fait partie des principales CCT de Suisse. Elle expirera fin juin 2013. Les négociations en vue de son renouvellement débuteront en novembre 2012 entre les employeurs et les syndicats.

    Les acquis de la CCT MEM sont soumis à des pressions massives, à commencer par les salaires et la durée du travail, mais également les autres conditions de travail.

    En outre, 10 000 emplois sont menacés, si le Conseil fédéral ne se décide pas à mener enfin une politique industrielle et d’innovation active et si la Banque nationale n’augmente pas le cours plancher à au moins 1.40 franc/euro.

    La manifestation nationale de Berne vise à donner un signal fort :

    • pour une CCT moderne dans l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux;
    • pour des emplois sûrs;
    • pour une place industrielle qui offre des emplois stables et en crée de nouveaux.


    Nous avons besoin de l’industrie.
    L’industrie a besoin de vous !

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  • 40% de sans-voix,Genève rate sa réforme !

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    « 40% de sans-voix…
    Genève rate sa réforme ! »

    de la « Rome du protestantisme » à la « lanterne rouge du civisme »

    Les membres de la campagne ViVRe (Vivre, Voter, Représenter) étaient ce matin au Mur des Réformateurs pour une action visant à rappeler aux électrices et électeurs de Genève ce criant contraste avant la votation du 14 octobre sur le projet de nouvelle Constitution: 

    Les quatre réformateurs du XVIème siècle,

    tous étrangers (3 français et 1 écossais),ont fait de Genève un pôle pionnier d’innovation sociale vers qui les regards du monde se sont tournés.

    La voix de ces 4 étrangers résonne encore à nos oreilles.

    Les quatre-vingts « réformateurs » du XXIème siècle,

    tous suisses par obligation,

    proposent de faire de Genève la lanterne rouge romande et prêchent la résignation au statu quo en matière de droits civiques.

    La voix des 40% de résident-e-s étranger-e-s reste étouffée.

     

    Le 14 octobre, dites NON à un projet qui

    ·       - bafoue les extensions de citoyenneté revendiquées par ViVRe dès juin 2010 avec plus de 5000 signatures

    ·       - prive encore d’expression citoyenne 40% de la population du canton

    ·       - maintient des électeurs et électrices inéligibles jusque dans leur commune suite à un ultime chantage xénophobe

    ·       - manque une occasion historique d’en finir avec l’infra-citoyenneté cantonale de résidents durables

    ·       - fait de Genève une lanterne rouge en Suisse romande en matière de participation civique

    ·       - ridiculise le rôle international et multiculturel dont Genève se glorifie 

    Genève rate donc sa réforme, en privant 40% de la population de droit à la parole !

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  • Une « guerre scolaire » sous le drapeau de l’islam

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    C’est dans une ambiance tendue que 17 millions d’écoliers, collégiens et lycéens ont repris le chemin de l’école ce lundi en Turquie. Appels au boycott et manifestations ont précédé cette rentrée scolaire placée sous le signe de la contestation alors que le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, à la tête du parti AKP (Parti de la justice et du développement, issu de la mouvance islamiste) a fait passer au printemps une série de réformes immédiatement mises en pratique.

    «Ces réformes ont été faites sans consultation avec les enseignants, constate Gülbin, une enseignante de primaire à Istanbul. C’est une pseudo-réforme imposée du haut et destinée à casser le système actuel».

    Parmi les mesures les plus impopulaires se trouve l’abaissement de l’âge obligatoire auquel les enfants doivent débuter l’école. Les enfants doivent désormais commencer en classe préparatoire, dès 5 ans et demi contre 7 ans auparavant.

    De nombreux psychologues turcs expliquent qu’à cet âge, les enfants sont souvent inaptes à l’apprentissage de la lecture. Pour Gülbin, croisée dans une manifestation, cette réforme aurait été possible « si les manuels scolaires avaient été modifiés. Or ce n’est pas le cas, explique-t-elle. Les enfants de 5 ans et demi vont suivre des cours destinés à des élèves de 7 ans ».

    Les syndicats se plaignent aussi d’une hausse insuffisante du nombre de classes et d’enseignants, alors que le nombre d’élèves en cours préparatoires (2,3 millions) a augmenté de 40 %. Certes, 42.000 enseignants ont été nommés mais toutes classes et tous niveaux confondus, alors que des cours facultatifs supplémentaires sont proposés en collège et que la durée totale d’enseignement obligatoire est passée de huit à douze années. Le ministère de l’Education nationale reconnaît un manque de 138.000 professeurs.

    Au sein du parti d’opposition CHP (Parti républicain du peuple, kémaliste), on reproche au gouvernement de vouloir casser le système d’enseignement actuel bâti sur l’héritage d’Atatürk, le père de la République, afin d’embrigader les petites têtes blondes dans un système « religieux » et « coupé de la science ».

    Faire démarrer les enfants plus tôt afin de mieux les assimiler, voilà ce que craint le CHP alors qu’en parallèle est facilité l’accès aux écoles de prédicateurs religieux (imam hatip). Ces établissements, qui avaient été affaiblis par le coup d’Etat dit post-moderne de 1997 et dont est diplômé le Premier ministre Erdogan, sont désormais accessibles dès l’âge de 9 ans, contre 14 auparavant. C’est d’ailleurs dans l’un d’entre eux que le chef de gouvernement a passé sa journée d’hier, louant leur succès et la forte demande.

    Quelque 9 % des collégiens turcs y suivent un enseignement cette année et près de 700 nouveaux imams hatip ont été ouverts, prenant souvent la place d’établissements scolaires classiques et forçant les parents d’élèves à trouver des établissements de rechange en dernière minute.

    Cet accès facilité aux imams hatips s’accompagne dans les collèges classiques d’un nouveau cours facultatif sur la vie du Prophète Mahomet. Les associations alévies (confession souvent associée à l’islam chiite) craignent qu’ils ne deviennent en pratique obligatoires, du fait de la pression imposée sur les musulmans non sunnites.

    « Le gouvernement AKP insiste sur une politique basée sur le slogan “une religion, une identité » au détriment d’une Turquie laïque, démocratique, multiculturelle et multiconfessionnelle », regrette Kemal Bülbül, président de la fédération des alévis bektachis. En février dernier, Recep Tayyip Erdogan avait ouvertement reconnu vouloir « former une jeunesse religieuse ». « La machine est lancée », constate aujourd’hui notre manifestante Gülbin.
    Quant aux Kurdes, ils regardent d’un œil dubitatif les cours de langue kurde, facultatifs et désormais possibles en collège. Manque de profs et de moyens, cette mesure est « de la poudre aux yeux », selon le chef du parti pro-kurde BDP (Parti pour la paix et démocratie) car elle « ne répond pas à la demande des Kurdes pour le droit à l’enseignement dans leur langue maternelle ». 
    (Le Soir, NERBOLLIER, DELPHINE, 18 septembre 2012)

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  • La Fête des Vendanges de Russin:125 photos

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  • Fête des vendanges de Russin‐Genève ‐ 50ème édition

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    Pour sa 50ème édition, la Fête des Vendanges de Russin se déroule sur trois jours : vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 septembre. Dans le cadre bucolique du village de Russin, au cœur du vignoble du Mandement, c'est la traditionnelle rencontre de la ville et de la campagne pour une découverte gustative et œnologique du terroir genevois.

    En ce jubilé, le village de Russin et les organisateurs se sont mis en quatre, avec un riche programme d'animations, entièrement gratuites et particulièrement variées.

    La Fête des Vendanges de Russin est un véritable hommage au vignoble genevois, à ses producteurs et à la qualité de ses produits. Comme à l'accoutumée, il sera possible d'y déguster plus de 135 crus, issus d'une trentaine de cépages.

    Traditionnelle vitrine des produits du terroir genevois, nous nous inscrivons tout naturellement dans la « Semaine du goût en Suisse ».

    Tout au long du week-end, de nombreuses animations sont prévues dans les rues et les guinguettes. Vous découvrirez aussi des spécialités culinaires et une sélection de vins genevois de qualité.

    A la saison des vendanges, du moût et du bon vin, il est fort sympathique de vivre, à travers Russin, cet événement de tradition, populaire et festif.

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  • Les fonctionnaires en force dans la rue pour défendre les retraites

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     A l'appel du Cartel intersyndical et du syndicat des services publics, les fonctionnaires ont massivement fait grève. Ils ont exprimé leur colère tout au long de la manifestation dans les Rues Basses et devant le Grand Conseil.

     Le rassemblement à 15 heures à la Place de Neuve a permis à la foule d'apporter son soutien solidaire aux quelque 25 000 enseignants grévistes de Chicago.

     Environ 2 000 employés de la fonction publique ont suivi les mots d'ordres des syndicats et scandé leurs revendications devant les députés, avant les débats parlementaires sur le projet de loi sur la fusion des caisses de pension CIA-CEH, contesté par les associations représentatives du personnel de l'Etat et du secteur subventionné.

     Le Cartel et le SSP ont ainsi réussi une belle démonstration de leur capacité à mobiliser le personnel.

     

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  • Les prochaines élections présidentielles au Venezuela seront d'une importance capitale

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    Le 7 octobre prochain, de nouvelles élections présidentielles auront lieu au Venezuela. L'enjeu de ce suffrage dépasse de loin le Venezuela. Il concerne tout le mouvement de transformation sociale en cours en Amérique latine. Et même au-delà ! Car, au travers de ce vote, ce sont deux projets sociaux qui s'opposent : l'un proposant une transition vers un « socialisme du 21ème siècle, porté par Hugo Chávez Frías, l'autre prêt à tout pour restaurer un régime d'inégalité et un retour au néolibéralisme, avec pour champion un jeune avocat, Henrique Capriles Radonski, soutenu par une coalition de partis d'opposition et qui a évidemment les faveurs des Etats-Unis.


    Tous les sondages donnent Chávez gagnant. Plus que la victoire du Président actuel, qui se présente pour la quatrième fois en 14 ans devant l'électorat vénézuelien et qui l'a à chaque fois emporté, c'est l'ampleur de cette victoire qui sera importante.


    Lors d'un débat organisé le 12 septembre dernier à la Maison du Grütli, l'ancien ambassadeur de Suisse au Venezuela (2003-2007), aujourd'hui à la retraite mais qui a fonctionné encore depuis comme observateur lors d'autres scrutins dans ce pays, assure que toutes les expériences passées récentes amènent à penser que les résultats qui seront proclamés par le Conseil national électoral (CNE) au soir du scrutin seront parfaitement fiables : les procédures sont maintenant bien rodées, l'indépendance du CNE  a été largement démontrée au cours de ces dernières années, le système de votation, grâce à une transmission électronique moderne et sophistiquée, est performant.


    L'ambassadeur en charge à Genève de la Mission du Venezuela auprès des Nations Unies, Germán Mundaraín Hernández, appelle cependant à la plus grande vigilance : l'opposition, qui « n'a pas d'autre programme que l'anti-chavisme », prépare déjà le terrain pour refuser le résultats des urnes sous prétexte de « fraude ». Pressé par le CNE, son candidat Capriles s'est finalement engagé du bout des lèvres à reconnaître par avance les résultats qui seront officiellement proclamés. Mais l'opposition n'est pas à son coup d'essai et le scénario est bien rodé. Et, si la différence de voix est étriquées tout en consacrant la défaite de l'opposition, il sera d'autant plus aisé pour la presse occidentale, qui ne cesse de dénigrer Chávez et le projet bolivarien,  d'accorder crédit à de telles allégations.


    L'ampleur de la victoire sera donc déterminante pour contrer les très probables manoeuvres de l'opposition pour disqualifier l'issue du vote.


    Une comparaison des chiffres des différents scrutins présidentiels montre cependant l'approfondissement constant du processus d'adhésion populaire au bolivarisme incarné par Chávez. Le tableau ci-dessous illustre l'augmentation de la participation populaire, l'élargissement de l'électorat grâce au efforts du CNE et du gouvernement pour inciter les citoyens et citoyens à s'inscrire sur le rôle électoral, et le creusement de l'écart entre Hugo Chávez et les principaux « challengers » qui lui furent opposés (les autres candidats réunissant à chaque fois un nombre de voix insignifiants) :

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  • 11 septembre 1973 en Chili et 12 septembre 1980 en Turquie!

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    En Chile 11 de septiembre, en Anatolia Turquia  12 de septiembre El golpe de estado continúa[1].jpg

    Le 32e anniversaire du coup d'état de 1980 en Turquie

    et

    Le 39e anniversaire du coup d'état de 1973 en Chili

     

    Le 11 septembre était également le 39e anniversaire du coup d'état militaire au Chili fomenté par les Etats-Unis. Plus de dix-mille personnes ont marché dans les rues de Santiago hier pour rappeler les 3200 morts et 1200 disparus qu'a laissé la longue dictature d'Augusto Pinochet.  Mais aucun de ces dirigeants politiques n'étaient chiliens hier et n'ont prononcé aucun mot pour condamner le terrorisme américain et pro-américain.

     

    Aujourd'hui, c'est le 32e anniversaire du coup d'état militaire en Turquie, fomenté toujours par les Etats-Unis.

     

    Le 12 septembre 1980… Les généraux de l'Armée turque ont effectué un coup d'état militaire pour empêcher le progrès des forces civiles défendant les droits sociaux et économiques des travailleurs et les droits nationaux du peuple kurde. Le processus de démocratisation et d'adhésion à la Communauté Economique Européenne (actuellement l'Union Européenne) a été arrêté par force et le pays a été transformé en un immense camp de concentration.

     

    En effet, le coup d'état du 12 septembre 1980 était la deuxième phase d'un processus de militarisation dans tous les domaines du pays.

     

    Voici le bilan honteux des crimes commis par les putschistes pro-américains du coup d'état du 12 septembre:

     

    ·     La Constitution imposée en 1982 par la junte militaire a aboli les derniers vestiges des libertés reconnues par la Constitution de 1961.

     

    ·  Cette constitution nie les droits fondamentaux du peuple kurde et des minorités arménienne, assyrienne et grecque de la Turquie. La domination de l'Armée sur la vie politique, économique et sociale du pays a été rendue intouchable par les privilèges reconnus par cette constitution au Conseil de la Sûreté Nationale (MGK).

     

    ·      En deux ans, plus de 650.000 personnes ont été arrêtées et soumises à la torture. 500 personnes ont perdu la vie durant leur détention.

     

    ·      Des milliers de personnes ont été rendues handicapées. 210.000 procès politiques ont été ouverts devant les cours militaires.

     

    ·      Un total de 98.404 personnes ont été jugées en raison de leurs opinions.

     

    ·      6.353 personnes ont été jugées sous la menace de peine capitale.

     

    ·      21.764 personnes ont été condamnées à de lourdes peines de prison.

     

    ·      Cinquante personnes ont été exécutées à l'issue de (retirer le s) procès politiques. Des fichiers ont été ouverts sur 1.683.000 personnes.

     

    ·      348.000 personnes se sont vues refuser l'obtention de passeports.

     

    ·      Les universités ont été placées sous l'autorité du Conseil Suprême de l'Education (YOK), dépendant du pouvoir politique.

     

    ·      15.509 personnes ont été chassées de leurs postes universitaires sous la loi N°1402. 18.000 fonctionnaires, 2.000 juges et procureurs, 4.000 officiers de police, 2.000 officiers de l'Armée et 5.000 enseignants ont été forcés de démissionner. Tous les partis politiques ont été dissous. Les activités des 23.667 associations ont été arrêtées.

     

    ·      La presse a été soumise à la censure. 4.509 personnes ont été déportées par les commandants de la loi martiale. Plusieurs condamnés ont perdu la vie en prison en raison de mauvais traitements ou lors de grèves de la faim en protestation contre ces mauvais traitements.

     

    ·      113.607 livres ont été brûlés. 39 tonnes de livres, de magazines et de journaux ont été détruites par des usines de papier de l'Etat.

     

    ·           937 films ont été interdits. 2.792 auteurs, traducteurs et journalistes ont été traduits devant les tribunaux. Le total des peines de prison prononcées contre les journalistes et écrivains s'élevait à 3.315 ans et 3 mois.

     

    http://www.info-turk.be/index.html

     

    www.assmp.org

     

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  • Des vignerons mécontents montent à Berne en tracteur!

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    Ce matin 5h, un cortège de tracteurs se forme à la place des Nations. Ils prendront la route de Berne en ramassant sur leurs passage des collègues des autres cantons. Des vignerons genevois monteront en train à Berne.

    A 7h, à Rolle, 60 tracteurs viennent gonfler le cortège qui arrivera aux environs de 15h sur la place fédérale.

    Les vignerons suisses comptent bien montrer le mécontentement de la profession face à la situation du vignoble suisse qui est catastrophique. A quelques jours des vendanges les caves sont pleines et il n'y a pas d'acheteurs:

    "Aujourd'hui, nous voulons rencontrer la Présidente de la Confédération. Nous avons reçu une réponse qui ne satisfait pas la profession de la part de Johann Schneider-Ammann. Il nous a en effet donné la réponse du marché. Il ne veut ni entrer en matière sur les importations ni sur  les mesures d'urgences demandées. Aujourd'hui, nous voulons la réponse des autorités qui représentent le pays."

    Sur la place fédérale, ils seront une centaine cet après-midi.
     

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    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

    Photos: Demir SÖNMEZ

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  • Un honteux procès de la presse tant pour la Turquie que pour l’Europe!

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    44 journalistes devant un tribunal turc



    dogangun.jpgDoğan Özgüden, rédacteur en chef d’Info-Türk, fait ce 9 septembre, à l’occasion du 60e anniversaire du début de sa carrière de journaliste en Turquie, la déclaration suivante :J’ai commencé le journalisme à l’âge de seize ans, le 9 septembre 1952 à Izmir dans la République de Turquie.

    C'était les premières années du pouvoir du Parti démocrate. Il avait promis une réelle démocratisation dans le pays. Toutefois, 184 personnalités dont plusieurs écrivains ou artistes du pays se trouvaient derrière les barreaux de fer sous l’accusation d’appartenance une organisation communiste. Un nombre croissant de journalistes et d'écrivains d'opposition ont suivi.

    Les officiers de l’armée turque ont renversé le pouvoir démocrate le 27 mai 1960 par un coup d’état militaire avec la promesse d’établir un régime démocratique. Toutefois, ils ont refusé de libérer des intellectuels kurdes se trouvant dans les geôles. De plus, ils ont déporté plusieurs personnalités célèbres du peuple kurde, emprisonné notre écrivain mondialement connu Aziz Nesin et le courageux journaliste Ihsan Ada.

    La cible principale des périodes de coalitions, de coups d’état de 1971 et 1980 ainsi que des coups d’état postmodernes fin du 20è siècle et début du 21 siècle était toujours des journalistes, écrivains, artistes ainsi que des défenseurs des droits des travailleurs, du peuple kurde et des minorités nationales.

    Dans ma carrière de journaliste longue de 60 ans, y compris des années d’exil, je n’ai connu que la répression, les poursuites, les procès, les condamnations, l’exil et les menaces de mort.

    Les détails et les preuves de tout ce non-respect de la liberté d’expression se trouvent dans mes mémoires de mille pages, publiés récemment en deux volumes sous le titre Le journaliste "apatride".

    A l'occasion de ce 60e anniversaire de ma carrière de journaliste je ne veux pas parler de mes propres problèmes et combats. Je veux seulement mettre accent sur l’état déplorable de la liberté d’expression et de presse dans un pays toujours membre  du Conseil de l’Europe, de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe et de l’OTAN et membre candidat à l’Union Européenne.

    Dans trois jours ce sera l’anniversaire d’un des putschs les plus sanglants du dernier siècle, le coup d’état du 12 septembre 1980. Malgré toute affirmation de démocratisation, la Constitution de ces putschistes est toujours en vigueur et les pratiques répressives contre le peuple kurde, les minorités nationales et confessionnelles se poursuivent avec la même atrocité.
     
    Si l’on parle des chiffres:

    Durant ces 60 années, jamais une centaine de journalistes n'ont été emprisonnés en même temps comme c'est le cas aujourd'hui.

    Durant ces 60 années, jamais des milliers d’hommes ou de femmes politiques n'ont été emprisonnés en même temps comme c'est le cas aujourd'hui.

    Et demain, le 10 septembre 2012, 44 journalistes seront jugés devant un tribunal turc sous l’accusation de “terroriste”.

    -   Le peuple de Turquie: Turcs, Kurdes, Arméniens, Assyriens, Grecs,  Juifs et plus de 50 groupes ethniques, ne le méritent pas.


    -    Les peuples européens qui considèrent l’Union européenne comme un projet de cohabitation des peuples libres dans la paix et la justice sociale, ne le méritent pas.

    Honte aux dirigeants politiques de Turquie qui se réclament héritiers des 16 “états turcs” fondés pendant des siècles, qui ont l’ambition de voir la Turquie comme étant le deuxième état le plus puissant après l’Allemagne dans l’Union européenne, et qui utilisent tous les moyens pour établir une hégémonie néo-ottomane dans le Moyen-Orient.

    Honte aux dirigeants européens qui poursuivent les marchandages avec la Turquie en la considérant toujours comme un candidat fiable pour l’Union européenne, qui se taisent devant la violation permanente de la liberté d’expression et qui donnent à Ankara n’importe quelle concession pour pouvoir récupérer les votes des électeurs d’origine turque.

    Bruxelles, le 9 septembre 2012

    Doğan Özgüden
    Rédacteur en chef d’Info-Türk

    http://www.info-turk.be/ozguden-tugsavul-F.htm>

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  • La rentrée de Thierry Apothéloz: Ensemble autrement

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    Thieryy Apothèloz a fête la rentrée le mercredi 5 septembre entouré par ses amis politiques et ses proches.  

    Il a choisi “Le Bateau”, lieu symbolique pour Genève et reconnu pour son travail de réinsertion sociale et professionnelle.

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    Discours Thierry Apothéloz 5 septembre 2012 – La rentrée



    Chères amies, chers amis,

     

    Juste quelques mots pour dire le plaisir de vous voir tous réunis à bord.

    Rassurez-vous, comme je souhaite que cette soirée conserve un caractère informel, je serais bref.

    Seulement vous dire que j’ai eu envie de marquer ensemble la rentrée dans ce lieu convivial, utile et symbolique.

    Un lieu convivial, car on s’y sent bien, même par temps de pluie…/surtout par une si belle soirée comme aujourd’hui.

    Un lieu utile, car depuis plus de 30 ans le Bateau Genève est un projet social qui apporte un soutien nécessaire aux plus démunis.

    Comme vous le savez certainement, le Bateau accueil chaque matin des passagers qui viennent partager un petit déjeuner gratuit, mais aussi la chaleur et le soutien social nécessaire pour faire face aux difficultés de l’existence.

    Le Bateau Genève fourni aussi du travail à ceux à qui trop souvent la société tourne le dos.

    Il s’agit notamment d’assurer le service des petits déjeuner et de servir à la Buvette l’été.

    Il s’agit aussi de participer à la conservation du patrimoine historique du Bateau qui connu même en son temps l’assassinat de Sisi l’impératrice.

    Chaque jour, des professionnels de différents horizons collaborent ici pour permettre à des passagers de travailler et de remonter progressivement la pente.

    Je tenais donc à ce que nous marquions la rentrée dans ce lieu convivial et utile.

    Mais, pour moi, cette fête se tient aussi un lieu qui a du sens.

    Un lieu symbolique qui permet de se souvenir des difficultés sociales actuelles, puisque les demandes de petits déjeuners et de petits boulots à l’Association sont en constante croissance ces dernières années.

    Un lieu qui est aussi un symbole de ce que peut-être une action collective qui permet la réalisation de projets concrets qui profitent à toutes et tous sans privilège.

    Un lieu symbolique de la nécessité d’agir pour ceux qui ne le peuvent pas, d’agir pour le mieux vivre, d’agir ensemble dans un processus concerté et cohérent.

    Je vous encourage donc aujourd’hui à profiter après mon apéro de la Buvette, mais aussi à continuer, comme certaines des personnes présentes ici, à soutenir politiquement et institutionnellement le Bateau.

    Je rends donc aussi ici hommage à l’association du Bateau, son équipe de professionnels, ses passagers, ses projets sociaux, collectifs, utiles et nécessaires.

    Je les remercie pour leur accueil, ainsi que tous ceux qui ont permis le déroulement de cette soirée.

    Vous l’aurez donc compris, le choix du lieu pour fêter la rentrée n’est pas anodin.

    Il s’agit de passer un bon moment ensemble, un moment dans lieu proche de nos convictions ; un moment agréable qui a du sens. 

    C’est aussi l’occasion pour moi de confirmer ma conception de mon engagement politique quotidien.

    Un engagement qui se veut convivial, utile et plein de sens.

    Vous le savez, j’ai des projets et ambitions personnelles bien précises, notamment s’agissant de l’exécutif cantonal.

    Je ne m’étendrai pas longtemps dessus, mais vous invite à visiter mon nouveau site internet que nous venons de mettre en place ensemble avec mon équipe que je remercie au passage.

    Car vous le savez aussi, c’est seulement ensemble que nous pouvons progresser et atteindre nos objectifs.

    Partageons donc un agréable moment dans un lieu convivial, utile et plein de sens.

    Je souhaite aussi que ce moment nous permettra de prendre des forces afin que la rentrée soit une réussite.

    Je vous remercie donc de votre présence qui me fait chaud au cœur.

    Je vous souhaite une belle rentrée, une belle soirée et me réjouis de la suite.

    Thierry Apothéloz,

    Conseiller administratif

    Ville de Vernier

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  • Jubilons Bain des Pâquis

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    Le Conseil municipal étant de sortie en Valais, le samedi 1er septembre, les organisateurs du Jubilons ont organisé un splendide petit-déj officiel le dimanche 2 septembre.

    Le Président du Conseil municipal a apporté, en présence de nombreuses et nombreux Conseillères et Conseillers municipaux, les salutations officielles et leur a assuré de tout le soutien.

    Les Bains des Pâquis sont tout d’abord le souvenir ancien mais surtout le plaisir actuel de moments de détente, de rencontre, d’échanges familieux et amicaux, au soleil, avec des mets succulents et quelques boissons de la Buvette.

    Les Bains des Pâquis sont le lieu de rencontre des Genevoises et des Genevois et de tous les habitants de la Ville de genève et du Canton.

    Lorsque l’on franchit le petit pont, on se plonge dans une atmosphère toute genevoise.Lieu unique, situé en pleine rade, Les Bains constituent un formidable exemple de la Genève cosmopolite, où se rencontrent jeunes et moins jeunes, cadres dynamiques et artistes, étudiants et famille.

    Hormis sa célèbre buvette, les Bains offrent de magnifiques salles de sauna, des aires de baignade, des plongeoirs. Cet engouement pour les Bains ne date pas d’hier puisque ce site fut ouvert au public en 1932. Le référendum des usagers, en 1988, pour maintenir et rénover ce lieu, fut accepté par 72% des votants! Belle preuve d’amour !

    Ce matin, on était là pour fêter officiellement le « Jubilons », la Grande Fête des 4 anniversaires :

    140 ans de la construction des Bains

    80 ans de leur restauraion en béton

    25 ans de l’Association des Usagers des Bains des Pâquis

    15 ans de la course autour du Phare 

    Le Conseil municipal a voulu témoigner son attachement aux Bains des Pâquis, et dire merci pour l’offre faites à la population genevoise d’un lieu simple et attachant.

    Le Président du Conseil municipal a terminé son intervention par ces mots « Nous vous souhaitons longue vie et que mes petits-enfants puissent dans 60 ans vous dire à nouveau merci, en présence de leurs petits-enfants ! Dimanche 2 septembre 2012

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  • Genève salue le Valais ! Une Journée du Terroir !

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    Genève salue le Valais !  Une Journée du Terroir !


    Itinéraire réussi de la sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève, ce samedi 1er septembre 2012,  aux origines de son Président Jean-Charles Rielle, bourgeois de Sion et Grimisuat.

     

    Martigny, Musée et Chiens du Saint-Bernard, solide petit-déjeuner, rencontre avec les célèbres chiens du Saint-Bernard et inédite exposition sur l’Aluminium dans l’Art (rappelons la place de l’aluminium en Valais avec ses usines de Chippis, Sierre et Steg).

     

    Sion, et accueil chaleureux par les autorités sédunoises, avec son Président Marcel Maurer, le Président du Conseil général Bruno Clivaz, et le Président de la Bourgeoisie de Sion, Charles-Alexandre Elsig. En quelques enjambées, la Cave de Touvents (Cave du XIIIème), avec Fondue Bacchus et Raclette, en présence des Conseillères administratives Sandrine Salerno et Esther Alder et du Maire de Genève Rémy Pagani.

     

    Grimisuat, et à nouveau accueil chaleureux, en fanfare, par sa Présidente Géraldine Marchand-Balet et le Conseiller d’Etat Maurice Tornay. Visite de la toute nouvelle « Résidence les Crêtes », au coeur de la vie locale, mettant à disposition 9 appartements de 2 ½ ou 3 ½ pièces sans barrières architecturales, privilégiant les relations en préservant une intégration sociale optimale dans le but de poursuivre le maintien à domicile.

     

    Puis, car Oltimer de marque Berna 1956, conduit par son propriétaire Andreas Zenklusen, et gracieusement offert par les Cars postaux suisses en présence du Député jurassien André Burri (ancien Président du Grand Conseil en 2011) et membre de la Direction de CarPostal Suisse SA.

     

    Ce car, en présence du père du Président, René Rielle (92 ans), de sa fille Natasha et de son frère François, a refait symboliquement le trajet Grimisuat-Sion de la première liaison autocar que créa son grand-père, François Rielle, pionnier des transports publics valaisans, qui avait ainsi obtenu la première concession, en 1928.

     

    Puis Saillon, Pascal Thurre et la célèbre Vigne de Farinet, avec initiation du Président, en habits de Farinet (veste, foulard et chapeau valdôtain), tir au fusil sous roulements de tambour, et première vendange 2012, 3 grappes coupées par le Président, le 1er vice-Président Pascal Rubeli et le Conseiller administratif Sami Kanaan. Beaucoup d’émotions, car un dimanche 8 août 1999, le Président Rielle était déjà là pour accompagner l’Abbée Pierre et le Dalaï Lama.

     

    Puis retour avec dernière halte et petite restauration au relais autoroutier du Grand-Saint-Bernard! Il est 22h30, on rentre à la maison, car demain dimanche, à 9h, le Conseil municipal est invité au Petit-déj officiel pour célébrer le Jubilons des Bains des Pâquis avec les Joutes sétoises !

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    Grimisuat

     

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    La vigne de Farinet

     

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    Photos: Demir SÖNMEZ

     

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