Manifestation à Genève de la diaspora Birmanie pour dénoncer le coup d’État militaire

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Des dizaines de manifestant de la diaspora Birmanie se sont rassembler sur la place des nations pour être Solidaire du mouvement de désobéissance civile en Birmanie.

Le parti LND a remporté les élections du 8 novembre 2020 en toute légitimité. Mais l'armée birmane a utilisé la force et fait un coup d'État en arrêtant Madame Aung San Suu Kyi, le président Win Myint et des activistes le lundi 1er février 2021 contre la volonté du peuple birman.

Les manifestant birmans : « Nous sommes contre ce coup d'État et nous le dénonçons sévèrement. C'est la raison pour laquelle nous, la communauté birmane en Suisse, organisons cette manifestation pour dénoncer ce coup d'État.

Nous demandons la libération immédiate de Mme Aung San Suu Kyi, des membres du gouvernement et des activistes, arrêtés injustement.


  1. Nous exigeons la libération immédiate de Mme Aung San Suu Kyi, du président Win Myint et des membres du gouvernement et des militants, qui ont été injustement arrêtés.

  2. Nous exigeons que les militaires redonnent immédiatement le pouvoir aux élus et aux vainqueurs.

  3. Nous appelons et invitons également les commandants militaires en Birmanie à respecter la volonté du peuple et à rejoindre le mouvement populaire. Veuillez sauver et respecter la dignité des militaires.

  4. Nous appelons également la communauté internationale à aider et à faire pression sur les militaires, pas seulement en paroles et en résolutions, mais davantage en actions. »

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Message de Laurence Fehlmann Rielle, conseillère nationale et présidente de l’Association Suisse-Birmanie

Tout d’abord, je remercie les membres de la communauté des Birmans de Suisse pour avoir pris l’initiative de ce rassemblement. Il était indispensable qu’une telle manifestation se tienne aussi à Genève, ville symbole des droits humains et siège européen des Nations Unies. 

Le coup d’Etat qui s’est déroulé le 1er février en Birmanie/Myanmar nous a profondément choqués.

L’armée birmane a une fois de plus montré son vrai visage : en voulant reprendre la totalité du pouvoir, elle a foulé aux pieds les règles les plus élémentaires de la démocratie et nié les résultats des récentes élections qui ont donné une victoire écrasante à la Ligue nationale pour la démocratie. C’était précisément le jour où le nouveau parlement devait siéger qu’elle a choisi de prendre sa revanche après la déroute de son parti l’USDP.

La Cheffe du gouvernement Aung San Suu Ky, le président, de nombreux militants et militantes pro-démocratie ont été arrêtés et l’état d’urgence a été instauré pour un an.

L’Association Suisse-Birmanie s’est associée au réseau européen pour la Birmanie (European Burma Network) pour dénoncer cet acte inqualifiable et exiger la libération immédiate et inconditionnelle des personnalités et représentants de la société civile emprisonnés.

 Nous appelons les militaires à renoncer à l’état d’urgence et à restaurer le gouvernement civil démocratiquement élu.

La communauté internationale doit réagir de manière vigoureuse et concertée pour faire pression sur le pouvoir militaire en vue de restaurer les droits démocratiques du peuple.

Si nous saluons les déclarations énergiques du Secrétaire d’Etat des Etats-Unis,  du président du Conseil européen et d’autres ministres européens, il faut aller au-delà des paroles et prendre des mesures énergiques.

Justice for Myanmar et Burma Campaign UK appellent à une action internationale contre l’armée du Myanmar : il s’agit notamment de prendre des sanctions ciblées contre des entreprises contrôlées par les militaires et leurs partenaires commerciaux importants. Il est nécessaire de sanctionner l’armée mais il faut préserver les peuples de Birmanie.  Les organisations d’entraide doivent pourvoir poursuivre leur soutien à toutes les populations qui sont victimes des violations des droits de l’homme, en particulier les minorités ethniques qui ont subi des déplacements internes et externes (s’agissant des Rohingyas) et des exactions d’une grande violence depuis des décennies. Les discriminations contre les minorités doivent cesser et c’est à ce prix qu’une véritable démocratie pourra se construire.

En Suisse, le département fédéral des affaires étrangères a aussi fermement dénoncé ce coup d’Etat. Il a demandé à l’armée de cesser toutes ses actions et a appelé à la libération des membres du gouvernement de toutes les autres personnes détenues. Il a dit soutenir les aspirations à la paix, à la liberté et à la démocratie du peuple du Myanmar. Mais il sera aussi nécessaire de s’associer aux sanctions internationales contre les militaires. Lors de la session de mars du parlement suisse, je m’engage à déposer une intervention dans ce sens.

Il faut enfin saluer le courage et la détermination des militants et militantes qui bravent la répression afin que le pays ne retombe pas dans un régime totalitaire  

Soyez assuré de toute notre solidarité !

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Commentaires

  • Racolage politicien à dénoncer.

    "Lors de la session de mars du parlement suisse, je m’engage à déposer une intervention", nous promet Laurence Fehlmann Rielle.

    Regrettables constats à lire son postulat, où cette socialiste Conseillère au National utilise l’actu d’un pays lointain à des fins politiciennes, cible et désigne spécifiquement "les minorités ethniques rohingya"

    Soulignés ci-dessous a) et b), regrettable désinformation, détournement d’un sujet grave, et manipulation de l’attention du public.

    Cette élue socialiste base son message sur une lourde désinformation, qu’elle affirme alors qu’elle devrait mieux savoir (selon son poste de présidente d’assoce, citée plus bas) : car de facto,

    - Il n’existe ni ethnie rohingya ni peuple rohingya.

    A moins que les clandestins régularisés par l'opération "papyrus" soient de l'ethnie Papyrus, et issus du peuple Papyrus.

    De son poste de pdte de l’association Suisse Birmanie, elle doit savoir que le mot rohingya est une contraction phonétique d'une expressions en dialecte, de création récente. A rappeler dans cette vague de désinformations, qu’il n'existe ni race rohingya, ni race musulmane, ce que laissent toujours entendre lors de leurs demandes de soutiens, ces organismes, associations & ONGs grouillantes à s'engraisser autour du sujet rohingya.

    Regrettable discours orienté : L'élue socialiste met l’accent sur sa « minorité ethnique victime », mais passe sous silence le sort des réelles ethnies ancestrales (au moins 8) du Rakhan, pourtant d'autant plus victimes des massacres que propriétaires, expropriés, biens brûlés, expulsés, sur ordres, pour exploitations des terres rares- gazoduc -oléoduc, Chinois – une réalité politique gênante pour la représentante au National ?


    a) "Les organisations d’entraide"
    On sait qu’il s'agit d'organismes & associations oeuvrant en soutien des communautés arabo-musulmanes, dont les employés sont au service des intérêts des dictateurs et potentats Moyen-orientaux qui les financent.

    Soit un choix idéologique politique que cette élue socialiste et Conseillère au National devrait publiquement assumer, dès lors que dans son discours elle demande, exige, exhorte les Suisses à apporter notre actif soutien auxdits organismes..

    Eh bien NON, en aucun cas Madame Rielle! Suisse, informé, je refuse ACTIVEMENT de soutenir vos organismes d’entraide arabo-islamistes actifs sous label de pseudo « aide humanitaire à minorités ", en réalités à communautaires islamistes, ou sous la pseudo mention de « droits universels de l’homme" musulman of course.


    b) "doivent pourvoir poursuivre leur soutien à toutes les populations qui sont victimes des violations des droits de l’homme,
    "en particulier les minorités ethniques qui ont subi des déplacements internes et externes s’agissant des Rohingyas ".

    Ses désinformations biaisées sont inacceptables : en effet, la socialiste Conseillère au National est également Présidente de l’Association Suisse Birmanie, dont l’activité est l’assistance des délégués Suisses au Conseil des droits Humains, ONU, Genève.

    A se rappeler de l’accueil froid, dénué de soutien, réservé lors de son dernier passage à la fille du Général assassiné Aung San (pour ces socialistes en Suisse, fallait marquer ouvertement, non, ACTIVEMENT, sa désapprobation de la "Dame de Rangoon" en public) on se demande quand l’Association Suisse Birmanie dont cette élue est présidente, fut .. « activement engagée ».

    Aujourd’hui le vent a tourné: faut soutenir Suu Kyi - mais surtout, faut plaire au Turc, actuel pdt de l’assemblée générale de l’ONU, et à ses amis, saoudiens ou pas, sans parler des gens de toutes leurs missions satellites (et y'a foule), sans oublier de complaire au si honnête et si hautement respectable porte-voie de la Chine trônant à l’OMS. (Dur la politique politicienne de la gauche Genevoise).

    Si la socialiste Conseillère prétend à ce titre, cad EN NOTRE NOM, réitérer ses demandes (qu'elle tourne « à notre attention ») de soutien ACTIF à ces organismes : par pitié, que ses assistants lui ouvrent et traduisent 1-2 pages sur le sujet, écrites en anglais par de vrais historiens du terroir, tel Dr. Aye Kyaw (historien, universitaire, enseignant, US, Australia, etc, mondialement reconnu)
    - ça la changera des communications sur les rohingyas ready-to-read pour socialos à l'international, précuites en sauces arabo-islamistes.

    Quel racolage politicien ce message! Quand des socialistes élus se font déborder par leurs propres désinformations de bobos gauchistes, tourneurs de veste, ignares des sujets qu’ils manipulent, ils se foutent de nous et en l’occurrence des Birmans, dans un seul but de profit politicien.

    En souvenir et par respect à mes amis Birmans, qui n’en demandent pas tant, pour cette Birmanie où j’ai fait de belles choses, incl. sous la junte des années 80.

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