• L‘Azerbaïdjan détient illégalement +200 prisonniers de guerre arméniens et viole le droit international

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    Les Arméniens du monde entier se mobilisent pour la libération de leurs prisonniers de guerre en Azerbaïdjan

    Aujourd’hui à Genève sur la place des Nations Unies plus d’une quarantaine d’Arméniens et d‘ amis des Arméniens se sont rassemblés pour une action simultanée dans 15 grandes villes du monde entier pour demander la libération immédiate et inconditionnelle de plus de 200 prisonniers civils et de guerre arméniens détenus illégalement par l‘Azerbaïdjan.

    Madame Anna Barseghian, Conseillère municipale des Verts à la Ville de Genève, ainsi que Messieurs Ueli Leuenberger, ancien Conseiller national des Verts et Patrick Dimier, député MCG au Grand conseil genevois ont apporté leurs soutien au peuple et aux prisonniers arméniens.

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  • Manifestation contre Génocide Games-Beijing 2022

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    Ce vendredi 9 avril, 200 manifestants ont répondu à l’appel de Genève for Uyghurs et Never Again Right Now à se réunir devant les Nations Unies pour appeler à la réaction internationale face au génocide des Ouïgours en Chine et à la relocalisation des jeux olympiques de Pékin 2022. Lisa Mazzone, présidente de la société pour les Peuples menacés et Conseillère aux Etats, Dilara Bayrak, députée au Grand Conseil genevois, Laurence Fehlmann Rielle et Nicolas Walder, conseillers nationaux, ont pris la parole et signé une charte de solidarité au peuple Ouïgour, appelant tous les élus Suisses à la mobilisation. Une très scénique cérémonie d’ouverture des Genocide Games et un témoignage poignant de Abduxukur Abdurixit, président de Justice for Uyghurs, ont ponctué l’événement le rendant fort en émotions.

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    Discours aux noms de "Genève for Uyghurs et Never Again Right Now"

    Il n’y a plus le temps pour les Bonjours. Il n’y a plus le temps pour les « ça va » ?

    Il n’y a plus le temps pour me présenter, vous dire qui je suis, d’où je viens, en quoi je crois.

    Il n’y a plus le temps pour les conversations anodines autour du temps qui passe, de la vie qui défile, de nos existences paisibles.

    Il n’y a plus le temps de parler de politique, de gauche ou de droite, d’extrême ou de radical. Il n’y a plus le temps de parler de droits de l’Homme, de la Femme, des minorités.

    Il n’y a plus le temps de parler de répression, d’oppression, de lavage des cerveaux, de nettoyage ethnique.

    Il n’y a plus le temps de parler de plus de 80 multinationales de taille monstrueuse qui dictent notre quotidien en exterminant les droits de l’Homme.
    Il n’y a plus le temps de parler de ces un milliard de dollars que représentent les organes prélevés sur des Ouighours chaque année.

    Il n’y a plus le temps pour parler des bébés congelés auxquels on prélève des organes alors qu’ils respirent encore.

    Il n’y a plus le temps pour vous dire que les camps de concentration existent encore.
    Il n’y a plus le temps pour vous dire que 3 millions de personnes sont exploitées, violées, accouplées de force, stérilisées, torturées, tuées sur demande.

    On avait dit « Never Again ». Mais ça se passe, « Right Now ».

    Si nous n’agissons pas, nous n’aurons rien appris. Si nous agissons pas, qui le fera ?
    L’Histoire s’en souviendra. Elle jugera les coupables et déplorera les victimes. Dans quel camp voulons-nous être ?

    Vous vous souvenez les films sur la Seconde Guerre Mondiale quand vous étiez petits ? J’avais toujours la même question en tête : si c’était aujourd’hui, dans quel camp est-ce que je serai ? Aujourd’hui, c’est à nous de choisir notre camp. Il faut agir. Il n’y a plus le temps.

    Agir, c’est élever sa voix.
    Agir, c’est en parler autour de soi.

    Agir, c’est ne pas financer ce massacre par nos achats. Agir, c’est obliger nos institutions à ne plus tolérer cela.

    Agir, c’est participer aux évènements s’opposant à cela.
    Agir, c’est dénoncer l’influence de la Chine contre les Ouighours, à Hong Kong, au Tibet, à Taïwan, en Mongolie Intérieure mais même économiquement mondialement.
    Agir, c’est dénoncer l’asservissement du Comité International Olympique.
    Agir, c’est dénoncer l’inaction de chacun des dirigeants actuels.

    Agir c’est crier de désespoir et de haine devant les organisations qui permettent cela. Agir, c’est ne jamais plus se taire face aux atrocités de cette Terre.

    Agir, agir, agir : c’est un Génocide. Il faut agir.
    Il n’y a plus le temps pour les « Au revoir », car ils sont déjà en train de partir. Never Again is Right Now. Genève, réveillez-vous.

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    Discours de Dilara Bayrak, députée au Grand Conseil genevois

    Lorsqu’on est militant, l’indignation peut être épuisant, tant il y a d’injustices commises dans nos sociétés. Des fois, on doit même se forcer à s’indigner, se forcer à ressentir toutes les émotions que l’indignation provoque pour ne pas tomber dans la banalisation du mal et la normalisation de situations inacceptables.

    Pourtant, concernant le Turkestan oriental et les répressions perpétrées à l’encontre du peuple ouighour, je n’ai jamais eu besoin de déclencher en moi l’indignation, tant les faits relatés sont graves et alarmants.

    On nous parle de surveillance constante jusque dans les maisons, on nous parle d’enfants qui se retrouvent arrachés à leurs parents et placés dans des familles qui conviennent au régime chinois ou abandonnés dans des orphelinats. On nous parle de camps de rééducation, de stérilisations de force, de femmes isolées et violées, d’organes volés et vendus. 

    On nous parle de familles déchirées, d’expatriés ouighours qui remuent ciel et terre pour avoir des nouvelles de leurs proches et qui subissent quand même une surveillance des autorités chinoises alors même qu’ils sont à l’étranger.

    Aujourd'hui, la Chine nie ces accusations et mène un combat virulent contre celles et ceux qui osent se dresser sur son chemin et contester ses décisions.  Le gouvernement a tout d’abord justifié une partie de ses actes en qualifiant les ouighours d’extrémistes ou de terroristes. Voyant que cela ne nous avait pas convaincu, la Chine a essayé de nous faire croire à des internements volontaires pour que les ouighours puissent connaître la culture chinoise et bien parler le mandarin.

    La dernière technique en lice consiste en la remise en question de tous les rapports indépendants sur la région du Turkestan oriental. Tous les états ou toutes les entreprises qui ont eu le culot de se prononcer sur la situation des ouighours ont subi une campagne de boycott de la part du gouvernement chinois. Le contrôle via le boycott et les menaces de pertes financières sont les plus grandes armes de la Chine.

    Et bien nous pouvons jouer au même jeu. Nous ne nous tairons pas, et nous continuerons à faire barrage à la Chine. Nous continuerons d’élever nos voix et appellerons au boycott car nous aussi avons une force. Nous devons donner cette impulsion à nos gouvernements ici en Suisse afin de ne plus faire passer les intérêts économiques avant nos valeurs humanistes. Notre pays et l’Europe ont été témoins d’atrocités similaires pendant la deuxième guerre mondiale. Chaque année, nous commémorons ces évènements le cœur gros en se questionnant sur le silence du monde entier. Aujourd'hui, le monde choisit de fermer les yeux pour ne pas déranger un partenaire économique « incontournable ».

    Mais nous, nous disons ASSEZ. Nous refusons la priorisation des intérêts économiques sur les droits humains. La Chine est un partenaire indigne et nous combattrons les relations entre la Suisse et la Chine de toutes nos forces jusqu’à ce que nos voix soient entendues.

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